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Comparatif: Driver Wilson D300 contre Titleist 917 D2

Comparatif: Driver Wilson D300 contre Titleist 917 D2

Que vaut le driver Wilson D300 ? Joue-t-il dans la cour des grands ? Avec un positionnement prix très inférieur aux leaders du marché, peut-on espérer des rendements élevés ? Au-delà du marketing, des peintures sous les semelles, et des turbulettes sur les couronnes, nous vous proposons un nouveau « match » à conditions égales entre le Wilson D300 et le Titleist 917 D2, une des références du marché en 2017.

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Pourquoi un "match" entre deux drivers ?

En 2012, avec les premiers tests publiés sur jeudegolf.org, ils s’agissaient quasiment et exclusivement de comparatifs ou de matchs entre deux clubs. Cet article marque un retour aux sources.

Tester des clubs de golf est un exercice qui peut vite se révéler complexe, tant il y a de paramètres qui peuvent entrer en ligne de compte pour expliquer un éventuel bénéfice.

Ceci étant, si vous lisez cet article ou ce type d’article, c’est que vous cherchez une réponse simple à une question simple : Est-ce que ce club est bon ou meilleur que les autres ?

Vous me permettrez de jouer le rôle du cobaye, et de vous présenter un comparatif entre le Wilson D300 que j’ai récemment soumis à notre procédure d’essai (test à venir du pro et d'un senior), et un produit que j’ai déjà testé à maintes reprises, le Titleist 917 D2.

Club que je considère dans le top-4 du marché en 2017 avec le TaylorMade M2, le Callaway EPIC, et le Cobra King F7+.

Naturellement, pour réaliser un essai objectif, les deux drivers ont été testés dans le même environnement, les mêmes conditions, et avec la même balle.

Aucun changement n’a été apporté au produit d’origine, ni au niveau de la tête, ni au niveau du shaft…

Cet essai revient donc à prendre deux produits standards dans le rack d’un magasin, et les comparer, comme vous pourriez le faire, sauf que nous utilisons un trackman, outil de mesure ultra précis pour collecter des données seulement objectives.

Il ne s’agit pas de parler des goûts et des couleurs ! Il n’y a pas de note artistique ! La seule chose qui importe, c’est la performance.

Entre ces deux drivers, la principale différence notable, et le principal argument mis en avant par Wilson est la légèreté du manche, seulement 44 grammes.

Comme déjà démontré par le passé sur le site, ce n’est pas nécessairement un argument indiscutable, ou qui démontre systématiquement un bénéfice, pour un senior ou pas.

Ce type de shaft très léger est souvent proposé aux seniors, pourtant, si cela ne s’accompagne pas par une tête au grammage adapté, cela perd complètement de son intérêt.

Pour ma part, golfeur d’une quarantaine d’année, swinguant à près de 95-100 mph pour le driver, le shaft plus léger va effectivement influer sur la vitesse de mon swing.

Toutefois, la question va être de voir, si cela se retrouve en vitesse de balle, et donc en qualité de transfert d’énergie ?

En synthèse, comment se situe le Wilson D300 sans fitting contre l’un des meilleurs drivers du marché toujours sans fitting ?

Ci-dessus, et à suivre, je vous présente les résultats de dix frappes effectuées avec chaque driver.

Vous pourrez noter, à l’aide de ce premier graphique, que je me suis évertué à vous proposer des trajectoires de frappes assez constantes d’un club à l’autre. Varie principalement, la hauteur de trajectoire selon le point d’impact dans la face.

Pour les plus observateurs, vous noterez peut-être que systématiquement le driver Titleist 917 D2 (en jaune) propose des longueurs de balles supérieures au Wilson D300…

Venons-en au cœur des résultats…

A l’aide du tableau ci-dessus, vous pourrez constater qu’effectivement le poids du shaft engendre un gain net de vitesse de swing de l’ordre de 1,8 mph en faveur du D300, ce qui est assez important.

En revanche, et c’est le premier problème qui se pose avec le Wilson D300, et malgré son système Vortex sur le capot, le compte n’y est pas en vitesse de balle !

Sans avoir poussé le Titleist 917 D2 au bout de ses retranchements (smash factor de 1.46 au lieu de 1.51), j’ai créé un écart considérable et bien involontaire avec le Wilson D300, à seulement 1.42, un smash plutôt bas pour moi.

Un smash factor plutôt bas pour un driver, signe d’une grande dispersion des frappes dans la face, et donc beaucoup de pertes de vitesses !

Swingué moins vite, le Titleist m’a permis de sortir la balle à près de 139,8 mph, soit 1,2 mph de plus que le Wilson D300.

On peut commenter beaucoup d’autres paramètres. Cependant, ce premier point est éloquent sur la performance d’un driver.

En l’état, le D300 n’est pas un driver très puissant.

Paradoxe de ce driver, et contrairement aux balivernes souvent écrites sur les sites américains sponsorisés, le taux de spin est inférieur à celui du Titleist, et ce, alors que nous avons vu plus haut que les coups n’ont pas toujours trouvé le centre de la face !

Le spin est le "faux argument" souvent employé à tort pour dire d’un club qu’il n’est pas très puissant versus un autre… En réalité, tous les éléments doivent être pris en considérations dans un ensemble, et non pas isolément.

Par exemple, du fait que les clubs de golf sont fabriqués en Chine et à la chaîne, il est très difficile de certifier que le loft annoncé de 10,5 soit effectivement de 10,5. Si le club était fabriqué par un artisan et à la main, peut-être que lui pourrait vous certifier un loft à 10,5 ?

Dans le cas présent, si nous avons bien deux drivers annoncés pour un loft de 10,5 degrés, des différences de grammages au niveau de la tête, et bien entendu, au niveau du shaft peuvent aussi expliquer pourquoi ils ne lancent pas selon le même angle.

Le D300 propose un angle de lancement au départ légèrement plus tendu, soit 14,7 contre 15,4 degrés pour le 917 D2.

Si on ramène le taux de spin généré à l’angle de lancement, on réalise en fait que les deux clubs proposent des valeurs très proches (159 tours par angle de lancement pour le D300 contre 163 pour le Titleist).

Admettez que c’est très serré, et bien entendu, invisible à l’œil nu !

Toujours est-il qu’avec moins de 2400 tours de spin, le D300 est plutôt peu spinnant, ce qui est un bon point.

Seulement trois clubs m’ont fourni moins cette année (les deux Cobra KING F7 et F7+ ainsi que le TaylorMade M2) !

Non, le problème du D300 pour générer de la puissance, ce n’est pas la spin, mais bien la face et/ou l’équilibrage.

SI, au carry, j’ai créé un écart de 9 mètres en faveur du Titleist, avec la roule (à la faveur de l’angle de lancement plus tendu), cet écart s’est réduit à 5 mètres.

Verdict du match : Victoire du Titleist 917 D2

Par rapport à la question initialement posée, que vaut le D300 par rapport au 917 D2 en configuration standard...?

Je réponds -5 mètres, ce qui à ce stade de comparaison, est en fait beaucoup.

Vous imaginez bien qu’entre les différents produits leaders du marché, les écarts ne sont pas de l’ordre de 25 mètres !

Même si j’ai été un peu plus dispersant avec le Titleist, j’ai été globalement nettement plus efficace avec le 917 D2 versus le D300.

Ma balle la plus longue mettant même 10 mètres à la balle la plus longue avec le D300.

Sur le graphique ci-dessus, vous pouvez noter une certaine régularité avec les meilleures balles tapées avec le 917 D2, alors que c’est un tout petit peu moins le cas avec le D300.

Maintenant, si je devais donner une note artistique…Je dirais qu’effectivement, le look du D300 est plutôt bien réussi. Les turbulettes sur le capot le distinguent du précédent driver Wilson, le D200, bien que l’on ne sache pas vraiment si c’est utile.

Le club est facile à manier (peut-être trop en rapport avec le smash factor trop bas ?), et est effectivement léger.

Si un changement de shaft s’avère indispensable dans le cadre d’un fitting, en conclusion, j’ai quand même un grand doute sur la performance de la face.

En revanche, j’ai un dernier argument choc ! La performance ramenée au prix est totalement défavorable au Titleist 917 D2 !

Soit 2,13 € le mètre en moyenne contre 1,40 € le mètre en moyenne pour le Wilson D300 bien plus compétitif en prix.

Cette mesure qui ramène la distance totale en mètre par rapport au prix de vente tarif (319 € pour le D300 contre 499 € pour le 917 D2) permet simplement de remettre en perspective la question de la performance.

180 € de plus pour 5 à 10 mètres de plus ? En revanche, pour cette question… vous seule avez la réponse.

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