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Test bois 3 TaylorMade M1

Test bois 3 TaylorMade M1

La famille M marque un tournant et une prise de risque dans l’histoire de la marque TaylorMade. Comme souvent, la marque a voulu créer une innovation de rupture pour marquer les esprits, et proposer quelque chose de nouveau, et plus performant. Avec le concours de notre consultant test & technique, le pro Xavier Bretin, ainsi que deux autres amateurs aux vitesses de swings distinctes, nous avons testé le bois 3 TaylorMade M1 afin de découvrir ce qu’il pouvait réellement proposer de mieux en performances pures.

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1.LE CLUB TESTE : BOIS DE PARCOURS TAYLORMADE M1

Pour ce nouvel essai, TaylorMade a mis à notre disposition un bois de parcours en version classique, un produit que vous pourriez tout à fait trouver en magasin.


Cela peut paraître un détail, mais le shaft Fujikura Pro 70 est légèrement plus long que la moyenne des shafts montés sur un bois de parcours par l’ensemble des marques en 2016.

En moyenne, la longueur d’un shaft est plutôt de 43 inches quand ce shaft mesure 43.25 inches, ce qui peut jouer sur la maniabilité mais apporter un gain de vitesse de swing.

Autre détail, le poids du shaft est de 64 grammes alors que la moyenne est de 63 grammes.

A priori, rien de choquant, cependant, il faut noter que pour notre précédent test du Callaway XR16, un concurrent, nous avions testé un shaft de seulement 50 grammes en regular.

Un shaft plus lourd pourra plus facilement convenir à un bon joueur, alors qu’un golfeur à vitesse de swing réduite aura plus de mal à créer de la vitesse…

En revanche, un golfeur qui n’a pas de problème de vitesse, bénéficie du poids en plus dans l’énergie qu’il met dans la balle.

Ces éléments fournissent donc des indications sur ce qui est recherché par la marque avec son produit standard.

En somme, plus de vitesse avec la longueur du shaft, et plus de poids, des éléments qui sont plus adaptés à un bon joueur qu’à un débutant…

1.1 La catégorie du club testé

Ci-dessous, un résumé de notre panel de clubs testés en 2016, et de leurs configurations (loft, poids du shaft, et longueur du shaft).


Concernant un bois de parcours, la séparation théorique du marché entre club player et improvment est justement très « théorique ».

D’une catégorie à une autre, les écarts de performances sont minimes.

Simplement, il ressort que les clubs les plus exigeants sont souvent ceux qui donnent le moins de spin, et donc le plus de roulement favorable à la distance globale.

2. Les conditions du test

Pour ce test, nous avons fait appel à deux testeurs amateurs, et complété avec le test du pro, Xavier Bretin, le tout avec un radar trackman.

Ci-dessous, les données moyennes de nos testeurs par rapport à tous les bois de parcours déjà testés.


Ces données permettent de fournir un étalonnage.

Le smash factor est l’indicateur de la tolérance (capacité à ramener régulièrement la balle au centre de la face), tandis que le degré d’efficacité est le ratio entre la distance générée au carry (avant la roule), et la vitesse de swing déployée pour générer cette distance.

Ces deux indicateurs sont les plus importants dans nos tests.

Précision : Le profil (20 à 29 d’index) est un senior de 65 ans. Tous sont des golfeurs très expérimentés avec plus de 20 ans de pratique.

Concernant les données de Xavier Bretin, notez qu’il n’est pas nécessairement le swing le plus rapide du panel, mais en revanche, sa qualité de centrage de balle lui confère le meilleur smash factor, et ensuite, sa manière de swinguer privilégie des trajectoires très tendues, et un taux de spin faible pour une roule encore plus importante.

A lire dans notre rubrique dédiée, la présentation technique du club

3. Les enjeux du test

Par rapport au précédent R15, quels gains de performances ? Un meilleur smash factor ? Moins de spin ? Plus de distance ?

4. Les paramètres clés d’un test de club

Un test doit aborder au moins quatre thématiques :

  • La tolérance ou maniabilité exprimée par le smash factor, rapport entre la vitesse de club produite par le golfeur avec le club, et la vitesse de balle produite à l’impact.
  • La puissance ou distance exprimée par le degré d’efficacité du club, rapport entre la vitesse de swing, et la distance finalement générée au carry.
  • L’optimisation du vol de balle, croisement de l’angle de lancement et du taux de spin.
  • La précision ou dispersion des balles tapées avec le club, exprimé en écart horizontal et vertical par rapport au centre du fairway.

4.1 Tolérance & puissance

Ce graphique représente le croisement du smash factor et du degré d’efficacité pour déterminer le rapport entre tolérance et puissance.


Pour moins de complexité, et plus de lisibilité, nous présentons la moyenne des testeurs par clubs et catégorie plutôt que le détail par testeurs qui va se trouver dans le tableau suivant.

A iso-conditions de tests, il ressort que le M1 est un peu plus tolérant et un peu plus efficace que le R15.

Son niveau de rendement est même excellent par rapport à la moyenne des bois de parcours « player » du marché. En revanche, ce n’est pas le bois le plus tolérant.

Parmi nos trois testeurs, le pro n’a pas obtenu une très bonne note de smash factor, gêné par la longueur du shaft et le fait que le flex du club soit un regular, alors que pour sa vitesse de swing, un shaft plus court, et stiff aurait été plus adapté.

A l’inverse, le testeur senior a lui aussi été en difficulté par rapport à ce club, mais pourtant, il a obtenu un gain de distance moyen de 7 mètres du fait d’un smash factor sensiblement amélioré.

Des trois profils, c’est le golfeur à vitesse de swing rapide qui a obtenu les meilleurs résultats avec le smash factor le plus élevé, compensant même en distance au carry son écart de vitesse de swing par rapport au pro.

Voir le tableau ci-dessous pour tous les détails.

4.2 Distance (carry) en mètres

Veuillez trouver ci-dessous les données brutes du test.


4.3 Optimisation du vol de balle

En théorie, plus l’angle de lancement est élevé, et plus le taux de spin est bas, et plus la balle a des chances de parcourir une distance importante.

Ci-dessous, les données pour le pro, Xavier Bretin, avec le M1 comparé avec d’autres bois 3 déjà testés.


En moyenne, pour ce club, Xavier produit des trajectoires très tendues. Il aurait gagné en distance avec des trajectoires plus hautes, comme par exemple avec le F6, qui avec la roule, lui permet d’aller un peu plus loin.

Pour le troisième testeur à vitesse de swing lente, le graphique suivant est difficilement exploitable dans la mesure où ce joueur est trop irrégulier pour dessiner une tendance objective. Néanmoins, il a tapé sa meilleure balle avec le M1…

Enfin, pour le troisième testeur, le test du M1 n’a pas révélé de difficultés particulières. Au contraire, c’est le joueur qui a obtenu les meilleures balles par rapport à son potentiel. Encore la démonstration qu’un fitting peut changer les paramètres de performances, ou que d’un golfeur à un autre, les résultats peuvent être très variables, y compris avec le même club.

4.4 Précision & dispersion

La dispersion est bien entendu plus le fait du testeur que du club ! Cependant, certains clubs ou certaines opérations de fitting permettent d’en atténuer les effets.

Testant toujours des configurations standards, nous considérons que tous les clubs sont à armes égales.

Ci-dessous, le pro a fait preuve d’une dispersion raisonnable avec le M1 avec une tendance à être un peu plus à droite par rapport aux deux autres bois 3 qu’il a essayé dans les mêmes conditions.


Pour le testeur senior, la dispersion a été la plus faible avec le M1, avec là-aussi une petite tendance à droite du fairway…


Pour le troisième testeur, à vitesse rapide, la dispersion est équilibrée. A l’inverse des deux autres profils, il a été moins régulier à droite, mais plus régulier en contrôle de profondeur.

Pas besoin d’aller chercher beaucoup plus loin des explications, ce profil a mieux fonctionné avec ce bois 3 que les deux autres testeurs…

5. Comparaison au panel

Pour établir ce tableau comparatif de performances, nous n’avons retenu que les données du testeur intermédiaire à vitesse rapide de sorte de pouvoir être certain de comparer les mêmes bases (Xavier Bretin n’a pas encore testé tous nos bois 3).

Ce comparatif est sans doute le plus évocateur de notre constat concernant le M1.

Effectivement, il est un soupçon plus tolérant que le R15 (smash factor), et son niveau de spin est aussi plus bas d’une centaine de tours par rapport au modèle précédent.

Ceci étant, en efficacité pure, il n’y a pas réellement un gain indiscutable…du fait d'un angle de lancement plus bas.

Entre le M1 et le M2, il n’y a pas photo en faveur du modèle réglable.

Par rapport à l’ensemble du panel testé en 2016, le M1 est plutôt bien placé, mais comme évoqué plus haut, il peut y avoir des disparités selon les profils de joueurs. Le choix du shaft pourra s’avérer déterminant. Le regular standard Fujikura Pro n’est pas l’option à recommander pour tous les profils.

6. Données ramenées à un swing de vitesse moyenne

Pour apporter un résultat comparatif à vitesse de swing totalement identique, et dans la vitesse de swing moyenne des golfeurs amateurs français.

Nous avons appliqué un ratio par rapport à la vitesse réellement produite par nos 3 testeurs, et afin de la ramener à une vitesse médiane de 85 mph.


Dans cet exercice, le bois 3 M1 fait partie des meilleurs bois de parcours. Disons qu’il fait partie des valeurs sûres.

7. BILAN DU TEST

Ce qui reste très intéressant avec le M1 en dehors de sa tête en carbone, et du touché particulier qu’il procure, ce sont les options de réglages qui permettront à un golfeur avisé et passionné, de travailler différents types de trajectoires.


Sans toucher particulièrement aux réglages, le M1 offre de bonnes performances, mais par rapport à l’an passé où le R15 avait pris une certaine avance, nous n’avons pas retrouvé ce même phénomène cette année.

Globalement, la qualité des intervenants sur le marché se resserre grandement quand on regarde seulement la distance totale.

C’est sans doute une des raisons qui explique pourquoi TaylorMade tend à proposer des clubs de plus en plus élaborés, pour continuer à faire la différence, non pas sur les mètres gagnés, mais sur les possibilités de réglages.

Comparativement au R15, le M1 a progressé sur la question de la tolérance, sans doute lié aux deux poids fixés sous la semelle, et au déplacement du centre de gravité.

Les gains en termes de spin sont de plus en plus difficiles à obtenir. Pourtant, le M1 réussit encore à grapiller quelques tours par minute. A contrario, l’angle de décollage n’augmente pas franchement par rapport au R15, ce qui atténue quelque peu le gain en efficacité pure…

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