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Comment réussir à faire le PAR sur votre habituel trou à bogeys?

Comment réussir à faire le PAR sur votre habituel trou à bogeys ?

Cet article concerne les joueurs qui jouent régulièrement sur un parcours, et qui à la longue, constatent qu’un trou en particulier pose problème. Un trou sur lequel, ils ne font jamais mieux que bogey. Découvrez comment vaincre votre « bogey hole ».

Qu’est-ce qu’un « bogey hole » ou trou à bogeys ?

Très souvent sur un parcours de 18 trous, un golfeur a un trou qui ne lui réussit pas, et plus il joue, et plus il finit par créer une sorte de rituel négatif.

Si vous êtes concernés par ce phénomène, vous allez vous reconnaitre dans ce profil.

Au moment où vous arrivez sur votre « bogey hole », vous êtes très souvent envahit de pensées négatives, un mélange de doutes et de frustrations.

« Bogey hole » ne veut d’ailleurs pas forcément dire que vous allez seulement prendre un coup de plus par rapport au PAR !

C’est en fait une expression pour décrire le trou qui vous met le plus en difficulté, et qui fait tâche sur votre carte de score.

Et ce « bogey hole » n’est pas nécessairement le handicap 1 du parcours, c’est plutôt votre handicap 1 personnel.

Cela peut-être le 17 du parcours de l’Albatros sur le golf national près de Paris que vous n’arrivez au grand jamais à prendre en deux, car vous n’avez pas la longueur pour toucher le green en deux !

Et la distance n’est pas le seul facteur qui vous pénalise.

Très serré, ce trou présente de chaque côté des butes intimidantes très proches du fairway où chaque balle qui s’y trouve est pratiquement injouable, tant le rough y est haut et épais.

Autant dire que si votre premier coup de drive n’est pas au centre de la piste, c’est déjà un à deux coups de perdus.

Même si vous arrivez à vous poser en sécurité, le deuxième coup est un énorme challenge.

Long de 425 mètres depuis les boules blanches, et souvent joué vent de face, il faut un énorme drive pour avoir moins de 200 mètres à jouer sur le deuxième coup, surtout qu’il ne faut pas oublier que le green est surélevé, ce qui ajoute facilement entre 10et 20 mètres au coup à réaliser.

Bref, tous les ingrédients sont réunis pour ne jamais arriver en deux sur le green, et plutôt en trois ou en quatre, alors qu’une fois sur le green, ce n’est pas fini.

L'arrivée sur le trou 17

Le green est très vallonné avec beaucoup de petites pentes qui rendent la lecture de la trajectoire idéale assez aléatoire.

Au final, ce « bogey hole » typique (un par 4 qui pourrait être un par 5) peut coûter jusqu’à un, deux, trois ou plus de coups, et l’histoire se répéter à chaque fois, tout simplement, parce que les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets !

Alors avant d’arriver sur ce trou, votre mémoire commence à nouer votre estomac, car malheureusement, votre esprit n’est pas votre allié dans cette situation.

Au lieu de vous présenter cette problématique comme un challenge à surpasser, vous vous trouvez devant votre situation d’échec que vous ressassez sans vous concentrer sur l’analyse objective du problème, et les solutions à mettre en œuvre pour dépasser votre « bogey hole ».

Que pouvez-faire de manière assez simple pour vous sortir de cette spirale negative ?

Rassurez-vous, il existe des solutions. Il n’y a pas de fatalité avec un trou sur un parcours.

Les techniques que je vais vous fournir vont vous aider à détricoter les idées qui vous ont conduit à mentalement générer ce trou à difficultés.

La clé est toujours de de penser à quelque chose qui est sous votre contrôle.

Quelque chose que vous pouvez maîtriser, et dont vous ne doutez pas d’être capable de reproduire dans n’importe quelle circonstance.

De cette façon, vous occupez votre esprit avec des pensées positives, et vous arrivez sur votre trou « cauchemar » avec un bagage mental beaucoup plus solide.

Travaillez la respiration

Prêtez attention à votre respiration….écoutez-vous respirer est un bon moyen de chasser les pensées négatives.

Quand vous arrivez sur le tee de départ, et que vous vous centrez sur vous-même, les pensées négatives ne peuvent pas envahir votre esprit conscient.

Le fait de focaliser sur la respiration peut faire partie de votre processus de swing, et cela vous aide à rester détendu, et donc pas vous crisper sur le grip de votre club, ce qui produit généralement ce fameux mauvais coup qui entraîne toute une série de mauvaises conséquences.

C’est la première chose à absolument mettre en place pour dépasser le problème du trou à bogey : prendre un bon départ !

Et pour prendre un bon départ, il faut pouvoir prendre son driver dans un état de relaxation maximum, sans mouvements de crispations qui parasitent la qualité de votre geste.

Ne vous refermez pas, au contraire…parlez !

Le fait d’entretenir une conversation avec vos partenaires est un excellent moyen de s’occuper l’esprit avec des pensées positives.

En particulier, si vous abordez des sujets qui ne sont pas en rapport avec le golf, la technique, ou le score.

Ne vous refermez pas, au contraire…parlez !

Ce sera bon pour vous, mais aussi pour vos partenaires.

Définissez vos objectifs atteignables

La plupart des golfeurs tentent de mieux jouer sur un « bogey hole » en tentant de réussir leurs meilleurs coups.

Dans notre exemple, il s’agirait d’un drive tapé à 240 mètres en plein centre du fairway avec une balle qui finirait sa course dans une zone relativement plate du terrain.

Si vous tenez compte de la moyenne réelle de leurs coups dans cette situation, cet objectif n’est tout simplement pas réaliste.

Sur un mauvais trou, il ne suffit pas de seulement se souvenir que les choses se sont mal terminées.

Il est beaucoup plus important de se souvenir pourquoi, et comment corriger ce qui n’a pas fonctionné !

Départ du 17 pendant l'Open de France 2014

Si à chaque fois que sur notre fameux 17 de l’albatros, votre drive parcoure une bonne distance, mais termine dans une bute à gauche ou à droite, vous fermant l’accès au green sur le deuxième coup, tout simplement parce que dans le rough même en sortant vos gros bras, le deuxième coup ne va dépasser les 100 mètres…il est peut-être temps de changer de stratégie.

Pour surpasser un trou à grandes difficultés, il n’est pas nécessaire de jouer au-dessus de ses compétences constatées en moyenne, ce qui en fait ajoute de la pression, et produit en fait l’effet inverse.

Vous jouez moins bien que votre compétence moyenne.

Changez donc votre plan de jeu, et adoptez une approche plus prudente pour enlever de la pression.

Tapez votre fer favori sur le tee de départ, et tant pis, si c’est le fer 6.

Il faut absolument faire baisser le niveau de pression sur ce trou pour que vous puissiez enfin le vaincre.

Il y a beaucoup de façons différentes de faire un par.

Vous pouvez très bien joué un long par 4 en visant d’arriver sur le green en trois coups.

Sauf que votre troisième coup peut être un coup d’approche au sandwedge, et joué à cinquante mètres pour justement poser la balle dans un rayon de trois mètres autour du trou…et derrière, avoir le bonheur de rentrer le putt.

Le fait de tenter un green en trois coups plutôt que deux augmente en théorie le pourcentage de chances de ne pas faire un bogey…sauf dans le cas du trou à difficultés, car, au contraire, le fait de diminuer la pression ou de contourner une difficulté constatée réellement à chaque fois que vous le jouez en deux coups, augmente vos chances de faire le par.

Ne changez pas votre rythme de jeu pour aller plus vite sur le « bogey hole »

Souvent, quand on est dans une situation de difficulté, on a tendance, même inconsciemment à vouloir s’en sortir rapidement.

Et au golf, faire les choses rapidement consiste à changer son rythme de jeu, sa routine, sa foulée, son swing...

Pas question de vous inciter à jouer lentement ou rapidement, simplement, conservez votre rythme, tant qu’il est dans le respect de ce qui est usuel au golf.

Le syndrome du « je joue aussi vite que possible pour venir à bout de mon angoisse » n’est pas quelque chose qui permet de faire un bon score.

Ne changez pas de rythme !

Vous « speedez » votre routine, et cela affecte votre swing qui par conséquence devient moins fluide, et moins performant.

Ralentissez !

Le fait de swinguer à 70% de votre potentiel, est une bonne manière de reprendre du contrôle sur la situation.

Comme écrit plus haut, pour sortir d’une difficulté, ne cherchez pas absolument à jouer au maximum de vos compétences. C’est le contraire qui vous sera plus bénéfique.

Désormais, vous savez ce qu’il vous reste à faire…A vous de jouer.

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