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La séquence de swing de Suzann Pettersen

La séquence de swing de Suzann Pettersen

Quelques jours après le tournoi d’Evian, et la Solheim Cup où la norvégienne a été sous le feu des critiques pour un fait de jeu qui l’a opposé à l’américaine Alison Lee, nous avons voulu rendre hommage à cette grande championne, et utiliser nos clichés pris au practice d’Evian pour les soumettre à l’œil de notre coach, Michel Delbos, et ainsi réaliser la deuxième séquence de swing de notre nouvelle rubrique.

Préambule sur le swing de Suzann Pettersen

Actuellement huitième meilleure joueuse du monde, Suzann Pettersen, à 34 ans est l’une des stars du LPGA Tour.

Elle compte deux victoires en majeur acquises au LPGA en 2007 et à Evian en 2013, et plusieurs places d’honneurs dont une deuxième place au British en 2014.

Entre 2013 et 2014, elle a été tout près de prendre la première place du Rolex Ranking, classement mondial des meilleures golfeuses du monde.

Pettersen est une joueuse intéressante pour détailler son swing, car elle présente un gabarit assez athlétique pour une femme, et bon nombre de golfeurs pourrait lui envier sa souplesse, mais aussi sa force musculaire qui lui procure une très grande consistance dans la frappe de balle.

Pour l’avoir vu de près au practice, et sur le parcours, Pettersen dégage une réelle sensation de force et de contrôle, surtout en comparaison des gabarits plus petits des joueuses asiatiques, ou des golfeuses plus âgées qui appartiennent à une autre école du swing de golf.

Pettersen appartient à cette génération de golfeurs et golfeuses qui ont suivi l’exemple de Tiger Woods, et complètement embrassée la préparation physique comme élément complémentaire et nécessaire de la vie d’un golfeur de haut niveau.

Suzann Pettersen : un physique athlétique

Résultat, en 2015, selon les statistiques du LPGA Tour, Suzann Pettersen est classée 23ème pour la distance moyenne au drive avec une moyenne de 235 mètres.

Pour une longue joueuse, Pettersen a aussi la particularité d’être plutôt régulière et précise depuis le tee avec une précision au drive de 73%, ce qui la classe en 61ème position.

Sa longueur lui permet d’assoir un très bon jeu du tee au green avec le 7ème meilleur total du LPGA Tour pour les greens pris en régulations, à plus de 74% par parties jouées.

Bien qu’elle ne réalise pas en 2015 sa meilleure saison, la norvégienne est dans le top-10 des joueuses qui scorent le plus bas.

Autant dire qu’avant de commencer l’analyse de son swing, il s’agit à la fois d’un geste puissant, et précis !

La séquence de swing de Suzann Pettersen au practice

A l’adresse, Suzann Pettersen explique qu’elle travaille toujours les mêmes fondamentaux pour toujours avoir les bons « angles » de set-up devant la balle, et notamment au niveau de ses hanches.

Elle cherche à être bien au-dessus de la balle pour créer les conditions d’un swing relativement raide (stiffer en anglais) par opposition à un plan de swing aplani.

Comme pour beaucoup de bons golfeurs, son objectif est de pouvoir parfaitement tourner autour de son axe vertébral.

Comme pour beaucoup de bons golfeurs, son objectif est de pouvoir parfaitement tourner autour de son axe vertébral.

La clé de la réussite de son swing réside dans le fait d’avoir son club parfaitement en face de sa poitrine.

La clé de la réussite de son swing réside dans le fait d’avoir son club parfaitement en face de sa poitrine

Le démarrage du swing

A partir du moment où Suzann déclenche son swing avec le haut du corps, elle va chercher le maximum d’amplitude avec ses bras et le club, tout en créant de la résistance avec le bas du corps.

Elle est en fait en train de créer ce que nous avons déjà vu dans un précédent article : le X factor stretch, à savoir le décalage entre la rotation du haut et du bas du corps, pour accumuler de la force, comme si elle tendait un élastique prêt à être relâché au dernier moment.

Le démarrage de son club est parfaitement en ligne.

Au practice, comme la plupart des professionnels, elle a recourt à un stick posé au sol pour l’aider à visualiser la ligne parfaite.

Au practice, comme la plupart des professionnels, elle a recourt à un stick posé au sol pour l’aider à visualiser la ligne parfaite.

Notez sur le plan suivant, pris de derrière, comment le transfert de poids commence à s’opérer vers la jambe arrière, et l’épaule gauche qui bascule sous la ligne formée de l’épaule gauche à l’épaule droite.

Au cours de cette phase de démarrage du swing, le club est à l’horizontal, et pratiquement parallèle au sol.

Bien qu’elle n’ait pas adopté un stance très large pour une joueuse de sa taille, son gainage lui permet de parfaitement maintenir la stabilité du bas du corps, tout en déplaçant la partie haute.

Et ceci sans « slider » le bas du corps qui reste extrêmement stable.

Bien qu’elle n’ait pas adopté un stance très large pour une joueuse de sa taille, son gainage lui permet de parfaitement maintenir la stabilité du bas du corps, tout en déplaçant la partie haute.

Contrairement à ce que beaucoup d’amateurs pensent, cette phase de démarrage ne se réalise pas à une très grande vitesse.

Au contraire, la joueuse est concentrée sur le fait de placer son club dans le plan.

Sur le plan suivant, nous pouvons constater que la joueuse engage les hanches, le poids est désormais fixé sur la jambe arrière, et le dos commence à être totalement amené à l’opposé de la cible.

Notez la position du coude droit qui est maintenu dans un angle à 90° pour justement favoriser le fait d’emmener le club dans le dos de la joueuse, et emmagasiner la puissance.

Notez la position du coude droit qui est maintenu dans un angle à 90° pour justement favoriser le fait d’emmener le club dans le dos de la joueuse, et emmagasiner la puissance.

A partir de la position la plus haute du backswing, Pettersen admet essayer de dégager ses hanches le plus vite qu’elle peut vers la cible, pour justement libérer la tension accumulée, et créer un maximum de vitesse de swing avec la partie haute du corps.

Bien sûr, le tout, en conservant une excellente stabilité du bas du corps qui reste solidement ancré dans le sol.

Le backswing

Sur ce plan, notez comment le bras gauche est toujours tendu

Sur ce plan, notez comment le bras gauche est toujours tendu, tandis que le bras droit est maintenu près du corps pour favoriser un élément indispensable pour un coup consistant : la connexion bras-corps.

La tête conserve bien sûr une position parfaite au-dessus de la balle.

L’impact

Les hanches ont pivoté avant le haut du corps comme on peut le voir sur le cliché suivant.

La hanche gauche est déjà légèrement ouverte face à la cible

La hanche gauche est déjà légèrement ouverte face à la cible, alors que les bras ne font qu’arriver sur la balle et la tête de club est en retard par rapport aux bras.

L’épaule droite est toujours légèrement sous la ligne formée avec l’épaule gauche.

Il faut aussi observer à quel point sa position à l’adresse et très similaire à sa position à l’impact.

Suzann cherche à étendre son côté droit au maximum pendant la traversée.

Suzann cherche à étendre son côté droit au maximum pendant la traversée.

Sur le plan suivant, constatez à quel point, elle a positionné les hanches rapidement face à la cible.

Le bras droit est en extension complète, et la tête est en arrière, ce qui ne veut pas dire que le poids du corps est en arrière.

Le bras droit est en extension complète, et la tête est en arrière, ce qui ne veut pas dire que le poids du corps est en arrière.

Bien au contraire, tout le poids du corps a été transféré vers l’avant, seule la tête est restée légèrement en retard, justement pour éviter de se relever de manière précoce, et de fausser le plan sur la fin du geste, et en particulier à l’impact.

Contrairement à beaucoup d’amateurs qui ont souvent tendance à chercher très rapidement la balle du regard, ce qui en fait contribue à créer les conditions d’un mauvais coup de golf.

Après l’impact

Pettersen n’a plus qu’à finir de manière solide, en extension complète sur la jambe droite.

Pettersen n’a plus qu’à finir de manière solide, en extension complète sur la jambe droite.

Le finish

L’épaule droite vient face à la cible pour compléter la rotation totale du haut du corps à l’inverse de la position constatée au backswing.

Que dire d’autre ? Il s’agit d’un des swings les plus enviés sur le LPGA Tour. Pettersen force l’admiration de tous pour ce swing puissant et contrôlé.

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