Plus de 4000 pages pour votre jeu de golf. Matériel, technique, parcours, voyages...

Un contenu unique, utile, et passionnant! Pour l'abonnement 12 mois! 1 boîte de 12 balles Srixon AD 333 Tour offertes et envoyées chez vous!

Vinaora Nivo Slider

La séquence de swing d’Alexander Levy, l’attaquant !

La séquence de swing d’Alexander Levy, l’attaquant !

Tout juste vainqueur en play-off de son deuxième Volvo China Open, une première pour ce tournoi, le sympathique et chouchou du public français, Alexander Levy profite du mois de mai 2017 pour revenir dans le top-100 mondial. Désormais 74eme, le leader du golf tricolore doit ambitionner de revenir à son meilleur niveau, le top-50 mondial dont il a déjà été membre en février 2015. Après une période plus délicate marquée par une blessure, Levy semble bien reprendre sa marche en avant. Quels sont les points forts de son jeu ? Peut-il devenir un membre régulier du top-50 mondial et participer à tous les majeurs ?

Découvrez nos formules d'abonnements

Le retour au premier plan du souriant Alexander Levy

Il avait repris goût à la victoire en remportant le Porsche European Open en septembre 2016, un tournoi seulement disputé sur trois tours en raison des conditions météorologiques.

Cette fois, il aura bien joué quatre tours plus un trou, pour l’emporter en play-off contre Dylan Frittelli sur le parcours du Topwin Golf et Country Club près de Pékin.

Plutôt à l’aise en Chine, il remporte son deuxième Volvo China Open en l’espace de quatre ans (2014, 2017) alors qu’une semaine plus tôt, il avait déjà réussi un top-dix à Shenzen.

Très inspiré pour ne pas dire phénoménal sur le dernier tour joué en 67 alors que son rival allait péniblement terminer en 74 avant de partir en play-off, il apparaît de plus en plus comme un des leaders du circuit européen.

Il pointe d’ailleurs à la onzième place du classement de la Race devant des Larrazabal, Cabrera-Bello, Kaymer, Hatton, Noren ou encore Lee Westwood, ses principaux rivaux pour une place en Ryder Cup à Paris dans quelques mois.

Devant lui, les meilleurs européens sont encore Garcia, Stenson, Rahm, Rose, Pieters ou McIlroy.

Avec quatre victoires sur l’European Tour depuis 2014, Levy qui reste un jeune golfeur seulement passé au-dessus du « radar » du haut niveau depuis 2012 (passé du 890eme rang au 290eme en l’espace de 12 mois entre juin 2012 et juin 2013) est désormais le patron du golf français, à la faveur de ses résultats, mais aussi d’une forme de constance.

La carrière d’un golfeur professionnel est certes émaillée de haut et de bas.

Levy apparaît aujourd’hui comme le tricolore le plus performant devant l’espoir Romain Langasque, et la star Victor Dubuisson.

En tout cas le plus à même, avec suffisamment d’expérience et un peu de réussite, pour accrocher le wagon de tête de l’élite européenne.

Pour durer dans le top-dix européen, et essayer d’accrocher le top-50 mondial, il lui faudra d’autres bonnes performances cette année.

Cependant, il pourra déjà participer aux prochains majeurs, ce qui n’avait pas été le cas du dernier Masters d’Augusta.

Levy pourra peut-être atteindre un objectif plus élevé en s’appuyant sur sa constante progression vers le plus haut niveau.

Les points forts et la marge de progression d'El Toro

Depuis 2013, son niveau de jeu n’a jamais cessé de progresser pour lui permettre de régulièrement baisser sa moyenne de score sur le tour européen, passant de 71,48 à 70,23 cette année.

2014 avait été jusqu’à cette saison, sa meilleure année, avec un score moyen de 70,49 (source : European Tour) justement marquée par une première grande victoire sur un gros tournoi, le Volvo China Open.

Alors que paradoxalement, son jeu s’améliore, sa précision au driving plafonne. Il ne dépasse pas les 60% de fairways pris en régulation.

Quand on compare ces statistiques à celles du numéro deux européen, Tommy Fleetwood (le numéro un étant Sergio Garcia à la faveur de sa victoire au Masters, qui n’a pour le moment joué que 4 tournois européens), l’anglais obtient un ratio de 72% dans le domaine des fairways en régulation.

Certes, les deux golfeurs n’ont pas le même jeu, ni le même gabarit.

Pourtant, Fleetwood est régulièrement sous la barre des 71 coups de moyenne depuis quatre ans, et encore plus bas cette année avec une moyenne de 69,58 coups.

Pour se rapprocher du sommet européen, Levy devra se rapprocher de ce chiffre ou compenser dans un autre secteur, sachant que Fleetwood est justement passé de 60 à 72% en l’espace de quelques mois, ce qui lui vaut d’être aujourd’hui un top-player européen.

Surtout que l’argument du drive plus long ne joue pas réellement !

Fleetwood drive en moyenne entre 290 et 300 yards alors que Levy drive entre 286 et 299 yards de moyenne sur la même période, autant dire que c’est très semblable.

En matière de greens en régulation, Alexander a réalisé un véritable pas en avant depuis le début de cette saison, et c’est certainement là, la véritable explication de son retour dans le top-100 mondial.

Régulièrement entre 67 et 71% de greens en régulation sur le tour européen depuis 2013, il est passé à plus de 73% en 2017, ce qui le rapproche des tous meilleurs.

Depuis 2012, Fleetwood se balade entre 71 et 74%. Il a explosé aux yeux du monde entier cette année en atteignant 84% de greens en régulation.

Il y a un lien de cause à effet direct de cette statistique sur les performances en tournoi, et le classement mondial, sachant que le niveau de distance au drive est très similaire entre les 100 meilleurs, de même que pour le putting.

En passant au-dessus de 73% de greens en régulation, Levy a augmenté significativement ses occasions de performer. Il lui faudra encore monter une marche pour se situer au plus haut niveau.

Surtout que le putting du français n’est pas loin d’être excellent, et peut-être son plus gros point fort alors que paradoxalement, sans rentrer dans les chiffres, beaucoup pourraient penser que le driving du « toro » était sa botte secrète.

Avec une moyenne sous la barre des 30 putts par parties, et proche de 1,75 putts par greens en régulation, il se situe déjà au-dessus d’un joueur comme Fleetwood, parfois au-dessus de 31 putts par parties, et régulièrement autour de 1,80 putts par greens en régulation.

Au putting, les meilleurs européens se situent autour de 28 putts (Harrington, Quiros, Wood…). Levy est 36eme en 2017 pour cette catégorie de jeu, au niveau de Thomas Pieters et Alex Noren.

Pour viser plus haut, Levy doit donc principalement augmenter sa précision au drive, et gagner encore quelques coups du tee au green.

Il ne lui manque plus grand-chose pour basculer du bon côté du classement mondial, la partie des 50 meilleurs golfeurs du monde qui ont un calendrier protégé.

Il en est capable comme l’atteste sa victoire en Chine !

Pas seulement parce qu’il a gagné, mais par la manière !

Après quatre tours, sa moyenne de précision au drive n’a pas été l’élément clé de sa victoire. Il n’a pris que 66% des fairways en régulation (49eme du tournoi) alors que son principal adversaire, Frittelli s’est classé troisième avec 82% de réussite !

Pour le coup, il a même légèrement mieux drivé que sa moyenne annuelle (66% contre 60%).

C’est bien dans le domaine du tee au green, et sur les seconds ou troisièmes coups que Levy a fait une différence notable pour terminer à -17 sous le par.

Avec 86% de greens en régulation, très au-dessus de sa moyenne annuelle, Levy s’est classé deuxième meilleur scoreur du tournoi, justement à un niveau de top-player mondial.

Avec 29 putts (dans sa moyenne), Levy pouvait légitimement ambitionner la victoire.

Ce n’est pas sa dixième place pour la longueur moyenne des drives (290 yards), ni son putting qui a contribué à sa victoire. C’est bien le fait qu’il a monté d’un niveau sa capacité à accrocher plus de greens en régulation.

Sans aller jusqu’à 86% de greens en régulation sur tous les tournois, dans une moyenne entre 75 et 80%, il a le reste du jeu pour devenir un top-player mondial ou n’en est plus très loin.

Pourquoi il a plus un swing classique et relâché que celui d’un "taureau" cogneur ?

La première constatation faite par notre consultant Richard Hurvitz tient dans le fait que la posture d’Alexander est un cas d’école. Elle est tout à fait neutre, et vous verrez en quoi, son organisation lui permet justement de frapper haut et fort.

Pas de complexité au niveau du grip… Un corps parfaitement aligné à la cible. C’est assez banal à constater chez la majorité des pros sur le tour.

Autre élément à noter concernant son organisation de départ, le français est particulièrement relâché au niveau des épaules, et du coude droit.

Quelques minutes avant de s’échauffer, il réalise quelques petits mouvements avec ses mains et ses doigts, de sorte d’éviter toute forme de crispation.

Au démarrage du backswing, il maintient les mains très basses, et s’évertue à longer le sol avec la tête de club le plus longtemps possible.

Parmi les plus longs frappeurs, comme nous avons pu le constater précédemment, il créé justement les conditions de cette longueur, dès les premiers centimètres de son swing avec un maximum d’amplitude donnée.

La tête de club va loin derrière lui. Son relâchement lui permet d’allonger les bras au maximum.

Particularité : sa tête de club reste dans la ligne de jeu, en avant de ses mains.

Son backswing est un modèle d’école. Il ne cherche pas l’overswing, ni même à placer son club parallèle au sol au sommet du backswing, ne cherchant pas à frapper à 100% de ses moyens physiques.

Son secret pour envoyer des balles franchement très hautes et très longues se situe au déclenchement du downswing.

Du fait qu’il place le club loin derrière lui au backswing même sans chercher un angle de plus de 270 degrés par rapport au sol, la tête de club est suffisamment éloignée pour parcourir un long chemin de retour vers la balle, couplé au fait qu’il créé naturellement un angle de près de 40 degrés entre le poignet gauche et le shaft du club, ce qui équivaut à un armement très prononcé en prévision d’un release très agressif.

Plus simplement, il arrive de plus haut et plus vite pour créer beaucoup de vitesse avant l’impact.

Une règle simple au golf : Plus la tête de club se déplace vite, et plus elle a de chances de lancer la balle haute et vite, à condition d’être centrée dans la face.

Au niveau de sa mécanique corporelle, Levy pendant le downswing conserve sa tête en arrière de la balle, alors que ses mains avancent vers la balle tractée par le côté gauche.

A l’impact, la tête est en arrière alors que les mains sont en avants pour favoriser un angle de lancement plus important.

Après l’impact, Levy est relâché au maximum toujours pour privilégier un maximum de vitesse de swing.

Bien après l’impact, la tête reste nettement au-dessus de la position initiale de la balle comme tout swing très académique.

Ce qu’il faut principalement retenir du swing d'Alexander Levy

Son relâchement avant, pendant et après le swing pour chercher un maximum de vitesse de swing.


Une posture neutre avec une ligne des pieds, des hanches, et des épaules toutes directement alignés à la cible. Pas de création de compensation !

Un démarrage du swing le long du sol pour chercher le plus longtemps possible avec des mains basses, un maximum d’amplitude, et un maximum de temps, le club en ligne avec la cible.

Restez informé

Recevez notre newsletter

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir