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La séquence de swing de Martin Kaymer

La séquence de swing de Martin Kaymer

Apprécié du public français, l’allemand Martin Kaymer, membre de la dernière équipe de Ryder Cup est un modèle pour beaucoup de golfeurs amateurs. Calme, rigoureux, mais tout autant sympathique, Kaymer est tout à fait le portrait du bon et beau joueur de golf moderne. Nous nous sommes intéressés à son swing à l’occasion du dernier Open de France.

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Préambule sur Martin Kaymer

53ème mondial aux termes de l’année 2016, Kaymer ne sort pas d’une de ses meilleures saisons sur le tour. Ceci étant, l’allemand de 31 ans n’est pas toujours au top toutes les saisons, il connait même une carrière avec des grands hauts et des petits bas.

Vainqueur de son premier majeur en 2010, éphémère numéro un mondial en 2011, il va décrocher une première fois du top 50 mondial peu avant 2014, son année la plus faste avec une brillante victoire à l’US Open 2014 disputé sur le difficile parcours de Pinehurst, alors que quelques jours plus tôt il avait déjà brillamment remporté le Players Championship à Sawgrass.

Pas tout à fait déterminé à jouer à temps plein aux Etats-Unis sur le PGA Tour, un peu à l’image de Victor Dubuisson, Kaymer a finalement glissé au classement mondial.

Pas de victoire en 2015, pas plus en 2016, il cumule tout de même 8 top-10 cette année pour rester dans les meilleurs européens, mais sans faire d’étincelles en attendant sans doute la prochaine, et qui sait dès 2017 ?

Il a découvert le golf à travers les yeux de son papa qui regardait les grands tournois à la télévision, et certainement déjà les exploits de Bernhard Langer, le premier allemand à avoir brillé sur la scène internationale avec deux victoires au Masters en 1987 et 1993.

Pour le premier titre de Langer, Kaymer n’avait que 3 ans. En revanche, il avait déjà 9 ans quand il a pu suivre la deuxième victoire de son illustre compatriote.

Joueur de son époque, sans doute inspiré par Langer qui était un avant-gardiste sur les questions de préparation physique, Kaymer est un golfeur athlète.

Mais au-delà du physique, le jeune allemand a remporté ses plus grandes victoires en se dominant mentalement, ce qui est d’ailleurs beaucoup plus difficile que de chercher à pousser de la fonte.

Interrogé au sujet de son incroyable victoire à l’US Open en 2014, Kaymer avait mis en avant sa force mentale comme principale explication de sa domination sans partage pendant les 4 jours de compétitions sur un parcours réputé difficile.

Quand un golfeur est derrière au score, il n’a pas d’autre option que de jouer de manière agressive.

En revanche, quand vous démarrez un tournoi avec une grosse avance, cela peut commencer à être compliqué dans la tête.

Vous vous demandez si vous devez assurer ou continuer à prendre des risques.

Pour Kaymer, la question ne s’est pas posée en ces termes. « Vous devez rester focalisé sur l’essentiel. A savoir être calme et concentré sur le fait de JOUER le parcours ! »

En soi, jouer contre le parcours plutôt que le reste du champ de joueurs.

Ceci dit, il admet que les derniers trous sont les plus difficiles. Tout le monde se souvient de la mésaventure du français Jean Van de Velde à Carnoustie !

C’est difficile de rester serein dans de telles conditions. La difficulté consiste à tout faire pour ne pas penser à la victoire, et au trophée.

« Je ne suis pas sûr que tous les joueurs appréhendent la chose de la même façon. Nous n’en parlons d’ailleurs pas beaucoup entre nous. Nous ne sommes pas des robots. Il y a beaucoup d’émotions en jeu, beaucoup d’attentes… Ce n’est pas parce que vous avez 5 ou 6 coups d’avances que vous devez commencer à jouer différemment. »

Mentalement, Kaymer a continué à attaquer les drapeaux, et à se montrer courageux.

Ceci étant, pour parvenir à ce résultat, il fallait bien entendu un swing solide, et c’est ce que nous allons justement découvrir.

Le swing de Martin Kaymer

Entre 2010 et 2014, Kaymer a connu un premier passage à vide qui s’explique principalement par un changement de swing.

Vainqueur de l’US PGA, un temps numéro un mondial, Kaymer a voulu changé son swing pour passer d’un joueur naturel de fade à un joueur de draw dans la perspective de remporter le Masters !

Ce choix n’a visiblement pas été très heureux car en faisant cela, selon le coach américain Charlie King, Kaymer a perdu en fluidité, et est devenu trop mécanique.

De son point de vue, c’est l’exemple type de ce qu’il ne faut pas faire. A savoir aller contre sa nature !

Pour Charlie King, l’un des 50 meilleurs enseignants de golf selon Golf Digest USA, il n’existe pas deux golfeurs qui sont totalement identiques.

En revenant dans son swing naturel, le fade, Kaymer a effectivement recommencé à gagner et briller sur le tour.

Bien entendu, comme la plupart des golfeurs du top-100 mondial, Kaymer a un bon set-up, un bon grip, une bonne adresse. Rien de bien novateur à expliquer là-dessus.

C’est un joueur solide surtout qu’il dispose d’une bonne base athlétique.

Du sommet du swing jusqu’à la balle, il dessine un cercle parfait pour lancer. Du fait de sa taille (1m84), l’allemand créé beaucoup d’amplitude naturellement avec ses bras avant l’impact, et aussi après. C’est dans sa nature !

Quand vous êtes placé derrière lui, vous pouvez constater qu’il démarre son backswing légèrement à l’extérieur, alors que quand il ramène la face du club vers la balle au downswing, cette dernière est légèrement fermée. Son swing est selon Charlie King « face fermée et chemin extérieur ».

Ses hanches et ses épaules sont légèrement ouvertes par rapport à la cible, un set-up idéal pour un chemin de swing favorable au fade.

A partir du moment où il démarre son backswing, Kaymer cherche immédiatement une pleine extension des bras, mais surtout, la tête de club démarre à l’extérieur de ses mains.

Rapidement, il déplace le club vers le sommet et face à son corps, et non pas bas ou bloqué près de son buste.

Le shaft est déplacé vers le sommet et passe surtout au-dessus de son épaule droite.

La face de club va être amenée au sommet de sorte qu’elle va être pleinement alignée avec le bras gauche, ce qui contribue fortement à centrer la frappe de balle au moment de l’impact.

Ses genoux commencent à fléchir au moment où il commence le downswing, poussant de tout son poids vers le sol, ce qui lui confère de la puissance.

Le shaft va pointer sur la balle ce qui au passage démontre qu’il est dans le plan. Son chemin de swing a tendance à être aligné sur la gauche pour dessiner une trajectoire gauche droite avec sa balle.

L’Allemand ferme la face de club à l’impact ce qui prévient son fade de devenir un slice.

Le bras, les mains, et le club se déplace vers la gauche de la cible. Soit exactement ce qu’il faut produire pour taper un fade.

La clé technique à retenir concernant le swing de Kaymer

Mais surtout selon Michael Breed, un autre enseignant américain, la clé du swing de Martin Kaymer réside dans une action très forte de sa hanche côté gauche qui le force à ramener le club depuis un chemin extérieur vers la gauche.

C’est ce mouvement de hanche fort à gauche qui lui permet de faire partir la balle très vite à gauche, alors que le reste du plan lui permet de donner un effet de fade à la balle, qui cumulé ramène une balle dans l’axe de la cible en léger fade.


Vous verrez rarement Kaymer se laisser aller en arrière avec une hanche relativement passive pour pousser des balles à droite. Son jeu, c’est véritablement de lancer la balle à gauche !

Sur la vidéo, le club donne l’impression de sortir de l’épaule gauche, une clé pour une frappe de balle consistante.

Enfin, s’agissant du finish, aucune tension dans le corps après l’impact pour un mouvement parfaitement équilibré.

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