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Westwood est-il incontournable pour l’équipe européenne de Ryder Cup?

Westwood est-il incontournable pour l’équipe européenne de Ryder Cup ? - Crédit photo : Mark Newcombe

Invariablement, c’est le type de question auquel peut être confronté un golfeur qui fait partie de la liste des joueurs ajoutés par la capitaine européen, Darren Clarke, à l’équipe déjà constituée sur la base du mérite sportif. Lee Westwood, un habitué du Golf National, et l’un des meilleurs golfeurs de ces vingt dernières années à ne pas avoir gagné un majeur, a été choisi en même temps que Martin Kaymer, et le belge Thomas Pieters, pour faire partie du team Europe en Ryder Cup. Russel Knox fait déjà office de sacrifié au même titre que Luke Donald, Shane Lowry ou Graeme McDowell. Westwood mérite-t-il une telle confiance ?

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A Hazeltine dans le Minnesota, fin septembre, l’anglais Lee Westwood représentera l’Europe pour la neuvième fois de sa carrière.

Autant dire qu’il est un véritable pilier de l’équipe, d’autant qu’il a participé à six campagnes victorieuses!

A bientôt 43 ans, Westwood s’apprête sans doute à vivre l’une de ses dernières campagnes de Ryder Cup. Souhaitons-lui de remporter une septième victoire !

Darren Clarke était devant un choix complexe au moment d’annoncer ses trois choix pour le prochain match entre les Etats-Unis et l’Europe.

D’une part, la liste des neuf qualifiés a fait une part très importante à des rookies (Chris Wood,Matt Fitzpatrick, Danny Willett, Rafa Cabrera-Bello, Andy Sullivan…) et d’autre part, par conséquence, limité la présence des habituelles stars de Ryder Cup (Graeme McDowell, Ian Poulter, David Howell, Paul Casey, Padraig Harrington, Luke Donald, Jamie Donaldson…)

Au moment de constituer son équipe, Darren Clarke a forcément dû composer avec cette recherche d’équilibre entre performance, et expérience.

Parmi tous les choix possibles, c’est pourtant sur Lee Westwood que Clarke s’est penché.

En simple, Lee Westwood n’a pourtant jamais été un joueur indispensable avec un total de six défaites pour trois victoires en 9 matchs !

En revanche, et cela plaide en sa faveur, dans les foursomes, et les fourballs, ses scores remontent en flèches avec 9 victoires et 4 nuls sur 17 foursomes disputés ou encore 8 victoires et 2 nuls sur 15 fourballs disputés.

Autrement dit, Westwood est un équipier modèle.

Westwood est un équipier modèle.

Et les internautes du site USA Today ne s’y étaient visiblement pas trompés.

Interrogés sur les choix possibles de Darren Clarke, ils avaient porté en tête la combinaison justement retenu par Clarke, à savoir Westwood, Kaymer, Pieters. Soit 37% des votants contre 24% pour le trio Westwood, Kaymer, Knox.

En réalité, seulement 28% d’internautes américains imaginaient que Clarke puisse se passer de Westwood !

Pourtant, à bien y regarder, sur l’aspect purement sportif lié au mode de qualification pour la Ryder Cup aux USA fin septembre, Westwood n’a jamais été réellement dans la course.

15ème de l’European Points list qui qualifie les 4 premiers.

14ème de world points list qui qualifie généralement jusqu’au 9eme.

En résumé, une bonne demi-douzaine d’autres joueurs auraient été plus légitimes sur la forme du moment.

Surtout que faisant ce choix, Darren Clarke se passe de Russel Knox, un garçon qui a remporté deux tournois du PGA Tour dans ce round de qualification, et qui termine à la plus mauvaise place, à savoir celle du premier repêchable, ce qu’il n’a finalement pas été !

Est-ce que Westwood a profité de sa relation de camaraderie avec le capitaine ?

C’est très probable que le second nommé a renvoyé l’ascenseur au premier.

Au cours des vingt dernières années, Westwood et Clarke ont fait partie du même team chez ISM (agent sportif). Ils ont passé beaucoup de temps à faire des publicités ensembles, de même qu’ils ont été associés en Ryder Cup par les précédents capitaines.

Clairement, sur l’aspect purement sportif et la forme du moment, Westwood ne devrait pas être dans l’équipe.

Ses résultats en simple ne lui permettent pas de garantir le plein de points à Hazeltine.

Certes, Knox aurait été un total débutant à ce stade de la compétition, de même que Tyrell Hatton ou Soren Kjeldsen, autres choix possibles pour Clarke.

Il serait relativement inacceptable que le choix de Clarke se soit seulement fondé sur la relation d’amitié qu’il peut avoir avec Westwood.

Ceci étant, dans son choix à trois têtes, Clarke semble avoir procédé à un léger ajustement concernant l’expérience par rapport à la forme du moment.

En prenant Pieters, au motif de sa récente victoire au Danemark, il ne peut pas être accusé de ne pas prendre le plus en forme des joueurs européens, d’autant que le Belge réalise une très belle saison.

Pieters était en fait le véritable choix en balance avec l’écossais Russel Knox !

Car pour les deux autres choix, clairement, Clarke devait rééquilibrer avec de l’expérience, quitte à se passer d’un crack en devenir.

Dans la liste des stars en réserve, Clarke devait choisir entre Kaymer, Westwood, Lowry, Molinari, McDowell, Colsaerts, Donaldson, Harrington, Howell, Donald, et Poulter.

Or, sur le critère de la forme du moment ou des points acquis, Westwood et Kaymer étaient nettement détachés des autres choix possibles.

En substance, Clarke n’a pas défrayé la chronique ou pris le moindre risque. Son choix est en réalité très conservateur.

Aucun des autres choix possibles ne présentait de garanties suffisantes pour contester la place de Westwood dans l’équipe.

En conclusion, Westwood semble bien incontournable pour cette équipe européenne

Deux ans plus tôt, Harrington qui n’était pas trop copain avec Paul McGinley pouvait s’inquiéter de ne pas être dans l’équipe.

Cette fois, à l’inverse, Westwood ne bénéficie pas simplement de sa proximité avec Clarke.

L’anglais sera sans doute associé à Chris Wood, Matthew Fitzpatrick, Andy Sullivan ou Danny Willett pour chaperonner un de ces rookies.

Une doublette Westwood-Willett aurait fière allure.

Souhaitons-leur la même réussite que la paire Westwood-Clarke qui a sévi en 1999, 2004 et 2006 avec au passage une victoire à Oakland Hills sur la paire Woods-Mickelson, ou au K Club deux ans plus tard contre une paire Woods-Furyk !

En conclusion, Westwood semble bien incontournable pour cette équipe européenne, et même bien plus qu’un Ian Poulter qui en quatre simples a toujours connu la victoire, et qui sera seulement présent comme quatrième vice-capitaine à Hazeltine pour exciter la foule en-dehors du fairway !

Paradoxalement, il y a moins de débat sur la présence de Martin Kaymer, double vainqueur en majeur qui a toutefois perdu 23 places au classement mondial cette année pour se retrouver dans le top-50.

Héros de la Ryder Cup 2012, Kaymer présente l’avantage de pouvoir être associé avec n’importe quel joueur de l’équipe, et d’avoir déjà gagné une Ryder Cup aux USA.

Enfin, concernant Thomas Pieters, l’homme en forme du moment pour l’Europe, Clarke a pris un risque par rapport à un choix plus conservateur en faveur de McDowell ou Donald..

Bien que Pieters soit entraîné par Pete Cowen, une vieille connaissance du capitaine, avec ce choix, Clarke va emmener 6 rookie sur 12 aux USA, et dans toute son histoire, jamais l’Europe n’a ramené la Ryder Cup avec tant de débutants.

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