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Ryder Cup 2020: Quelle équipe européenne à un an de l'échéance?

Il est bien entendu tôt pour livrer un verdict définitif sur l’état de forme et la composition de l’équipe européenne, surtout issue des rangs du circuit européen quand les meilleurs jouent alternativement sur le PGA Tour, et l’European Tour. Aux termes de la saison 2019, quel visage pourrait néanmoins avoir l’équipe de Padraig Harrington ?

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McIlroy : Le grand patron de l'équipe européenne pour la Ryder Cup 2020

McIlroy apparaît indiscutablement et plus que jamais comme le leader de l’équipe, et à un niveau encore plus élevé que par le passé.

Désigné joueur de l’année 2019 de l’autre côté de l’Atlantique et aux dépens de son rival américain, Brooks Koepka, qui de son côté devrait être le patron de l’équipe américaine, McIlroy a une nouvelle fois démontré qu’il pouvait gagner sur tous les terrains, aux USA, mais aussi en Chine (WGC-HSBC).

Les progrès spectaculaires réalisés dans le domaine du putting lui permettent de revenir à la fin de la saison 2019, au rang de numéro deux mondial. Il a considérablement resserré l’écart avec Koepka.

Les médias américains se plaisent à opposer les deux hommes, et à parler de rivalité, ce que Koepka balaie d’un revers de la main, en affirmant que seuls les victoires en majeurs comptent réellement.

Rory aura donc le Masters en ligne de mire l’an prochain pour répondre au numéro un mondial, et sur un majeur que tous deux n’ont jamais remporté.

Au cours de l’année à venir, la pression devrait gentiment monter avec la Ryder Cup en toile de fond, qui cette fois, aura l’avantage de se jouer aux Etats-Unis.

Koepka sera sur son terrain, alors que McIlroy avait déjà été sévèrement chahuté à Hazeltine.

Toutefois, il aura l’expérience, et aura une toute autre équipe autour de lui… Ce ne sera pas un détail.

Par rapport à 2016, et Hazeltine, McIlroy pourrait être mieux épaulé

Jon Rahm a lui aussi plutôt réussi sa saison sur les deux circuits qu’il a joué alternativement. Il est encore en course pour décrocher l’ordre du mérite européen bien qu’il n’ait disputé que 12 tournois.

L’espagnol n’était pas à Hazeltine en 2016, et compte tenu de son tempérament, on peut légitimement se demander si Rahm n’aurait pas changé le cours de l’histoire à lui tout seul.

Aujourd’hui, aux termes de cette saison 2019, il fait clairement office de lieutenant pour McIlroy. On voit mal ce qui pourrait l’empêcher d’intégrer l’équipe de Padraig Harrington, pour ce qui sera sa première Ryder Cup sur le sol américain.

Membre de l’équipe victorieuse en 2018, il n’aura pas de déficit d’expérience, et au contraire, inspiré la crainte chez ses rivaux américains.

Formé à l’école « américaine », Rahm sera peut-être comme un poisson dans l’eau, même sur un parcours imaginé pour défavoriser les bleus.

Justin Rose ne réalise pas la meilleure de ses saisons. Numéro un mondial début 2019, il a cédé son fauteuil non sans résister, notamment en début de saison, avec sa victoire au Farmers Insurance Open, du côté de Torrey Pines.

Depuis cette seule victoire, il a reculé au huitième rang mondial, son moins bon classement depuis trois ans. Une victoire à Dubaï pourrait le ramener vers la lumière.

Depuis une très honorable troisième place à l’US Open, Rose semble chercher son second souffle. Il a joué 22 tournois en 2019, soit son rythme habituel depuis quatre ans, mais effectivement avec un peu moins de réussite que par le passé.

Est-ce imputable à son changement de clubs, de TaylorMade à Honma ?

En 2020, il devrait toujours être un des meilleurs joueurs de l’équipe européenne. Il aura 40 ans et pourrait y faire sa cinquième apparition consécutive.

Le tandem Moliwood devrait aussi faire partie de l’aventure. Francesco Molinari et Tommy Fleetwood sont toujours parmi les meilleurs du monde, près d’un an, après avoir donné une leçon de golf aux américains, et sur les greens du National.

Molinari, champion majeur, occupe actuellement le 13eme rang mondial. Vainqueur à Bay Hill du Arnold Palmer Invitational, l’Italien continue à mériter son surnom de « Machina ».

Certes, comme Justin Rose, il réalise une saison moins parfaite en 2019, mais il reste une des forces de l’équipe européenne, et avait notablement manqué à Hazeltine.

Pour Tommy Fleetwood, si la saison se terminait ce soir, 10eme mondial, ce serait son meilleur classement aux termes d’une saison de golf, et pourtant, il n’a gagné qu’un seul tournoi, le Nedbank Golf Challenge.

A la différence de Rose et Molinari, il semble plutôt dans ses temps de passages, constant au plus haut niveau.

Molinari et Fleetwood incarnent parfaitement ce qui avait manqué à l’équipe européenne en 2016. Sans être les leaders de l’équipe, ils font la bascule parfaite entre une équipe qui perd, et une équipe qui gagne. Très expérimentés du circuit américain, eux-aussi ne seront pas totalement en terre inconnue à Whistling Straits.

Molinari ayant même fait partie de l’équipe de Chicago, et l’exploit des hommes d’Olazabal en 2012.

Une équipe de Ryder Cup homogène dans laquelle un rookie aurait du mal à se faire sa place

A cette heure, le seul golfeur pleinement issu de l’European Tour qui pourrait postuler automatiquement et indiscutablement dans l’équipe serait bien l’autrichien Wiesberger.

23eme mondial, il lui faudra maintenir cette régularité en 2020, à défaut de briller en majeur ou en championnat du monde.

Déjà dans l’équipe en 2016, il n’avait pas vraiment défrayé la chronique, et plutôt montré ses limites du moment, à l’image de beaucoup d’autres joueurs, et mis à part McIlroy et le belge Thomas Pieters.

Lowry, Fitzpatrick et Hatton semblent aussi être un cran au-dessus du reste des joueurs européens, et devraient pouvoir candidater en 2020

Ils savent gagner des gros tournois au bon moment, comme Hatton en Turquie.

Ce dernier est sur son rythme habituel depuis quatre ans.

A savoir, membre régulier du top-30 mondial, vainqueur d’un gros tournoi par saison, il a justement démontré une belle maîtrise lors d’un Play-off épique en Turquie, un atout pour un joueur de Ryder Cup.

Pour Matthew Fitzpatrick, membre régulier de l’équipe européenne depuis 2016, et donc de la déconvenue à Hazeltine, où il n’avait pas exister face aux américains, une place dans l’équipe en 2020 reste d’actualité.

Dans les 50 meilleurs mondiaux depuis 2015, il réussit une bonne saison 2019 avec quatre places de second, et une solide cinquième place de la Race To Dubaï.

Pour les 3 places restantes, hormis le cas de Paul Casey qui ne joue pas assez sur le circuit européen, et pourtant vainqueur du Porsche European Open, les jeux sont plus ouverts.

Matt Wallace, Robert McIntyre, Marcus Kinhult et Victor Perez ont une chance.

Cela étant, Sergio Garcia, Henrik Stenson, Danny Willet, Rafa Cabrera-Bello, Eddie Pepperell, Ian Poulter ou encore Thomas Pieters pour ne citer qu’eux, pourraient séduire le capitaine Padraig Harrington, pour composer une équipe mélange d’expérience et de « fighting spirit ».

Pour des garçons comme Poulter et Stenson, cela pourrait être la dernière occasion d’intégrer l’équipe.

A la différence de 2016 où l’équipe avait été composée avec un trop grand nombre de rookies, à cette heure, en 2020, on voit mal comment un rookie pourrait se faire une place dans cette équipe, sauf à s’appeler Matt Wallace, et réaliser une saison exceptionnelle.

D’ici à l’an prochain, il y a encore beaucoup de golf à jouer, de nouvelles têtes d’affiches peuvent apparaître, et bouleverser l’ordre établi.

L’équipe de Padraig Harrington aura de grandes chances d’être plus forte que celle qu’avait pu composer Darren Clarke en 2016, toutefois, sur le sol américain, la difficulté restera immense, surtout face à un public remonté comme jamais, et sûr du fait de pouvoir faire basculer le destin de la cup…

Notre équipe type à 10 mois de la Ryder Cup 2020

Rory McIlroy

Jon Rahm

Justin Rose

Francesco Molinari

Tommy Fleetwood

Paul Casey

Shane Lowry

Matthew Fitzpatrick

Tyrell Hatton

Bernd Wiesberger

Sergio Garcia (choix du capitaine)

Ian Poulter (choix du capitaine)

Crédit photo : JB Autissier/Panoramic/Icon Sportswire

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