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Difficile 1ère journée de Ryder Cup pour l’Europe !

Difficile première journée de Ryder Cup pour l’Europe !

Ouf ! Rory Mcilroy aura été le grand bonhomme de cette première journée de Ryder Cup pour l’Europe. En signant un eagle sur le trou 16 (un par 5) du parcours d’Hazeltine, le leader du team Europe a limité la casse pour ramener la bande de Darren Clarke à un score de 5 à 3. Après la déculotté des foursomes du matin, il fallait bien cela pour espérer…

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Une entame ratée avec quatre défaites en autant de foursomes !

Chauffés à blanc par les propos stupides du frère de Danny Willett, le public et les joueurs américains n’ont pas tardé à montrer qu’ils n’étaient pas si idiots que le laissait entendre l’anglais.

Cette maladroite manière de tancer le team USA n’a eu que pour effet de parfaitement les propulser dans cette 41eme Ryder Cup.

Si le frère du rookie Willett voulait mettre son frère dans l’embarras, il ne fallait pas s’y prendre autrement.

La meilleure paire américaine, le duo Spieth-Reed a dominé le tandem Rose-Stenson 3 à 2 d’entrée de compétition.

Avec 5 birdies au cours de la partie pour team USA, il n’y eut pas de match face à une pourtant solide association européenne.

Le suédois Stenson a d’ailleurs commencé à se faire remarquer en balançant son bois 3 au-dessus de sa tête après un coup moyen, manquant au passage de s’assommer.

En tout cas, un véritable signe de fébrilité pour une équipe composée pour moitié de rookie, et à laquelle, le capitaine, Darren Clarke avait invité à prendre du plaisir au matin des premiers matchs.

En milieu de journée, le capitaine européen était forcé de reconnaître qu’avec quatre défaites en autant de matchs, il avait été difficile de trouver ce plaisir, admettant au passage que les américains avaient été nettement supérieurs.

Si Spieth et Reed associés ont été intouchables, il en a été de même pour le tandem Mickelson-Fowler, vainqueur de McIlroy-Sullivan one up.

A deux reprises, les boys ont été menés 2 up. Après six trous, et après 14 trous, pourtant, Fowler a porté Mickelson pour qu’ensemble, ils parviennent par deux fois à renverse la situation pour finalement l’emporter.

Au passage, c’est la première victoire d’envergure pour Fowler en Ryder Cup. Tant mieux pour le capitaine, Davis Love III qui l’avait choisi en tant que wild-card !

le soutien du duo  Fowler-Mickelson

Dans le troisième match, la doublette Jimmy Walker-Zach Johnson, des vainqueurs en majeurs ont battu un autre tandem expérimenté, Sergio Garcia-Martin Kaymer. Le match a basculé sur le trou numéro 12 quand Walker a rentré un putt décisif pour ramener les deux équipes squares.

Dans la foulée, les américains ont littéralement éteint les européens en remportant quatre trous d’affilés.

Le pire était encore à venir avec la victoire la plus cinglante pour Dustin Johnson-Matt Kuchar contre Lee Westwood et le jeune rookie belge Thomas Pieters.

Les européens n’ont pas pris le moindre fairway sur les neuf premiers trous, pire en commençant par deux bogeys sur les deux premiers trous, ils ont mis les américains en confiance et en tête. Pieters est passé à côté de son sujet, et Westwood a été médiocre.

Déjà un duo contestable, et un véritable premier échec pour le capitaine Darren Clarke, qui en a sans doute trop fait vis-à-vis de Pieters, faisant trop vite du belge une superstar du match.

Visiblement, il n’a pas bien encaissé la pression mise par son capitaine, et Westwood n’a pas non plus tenu son rôle de joueur expérimenté, capable de rassurer son jeune partenaire. Double pari perdu pour Clarke !

Après ces quatre premiers matchs, et ce réveil douloureux pour l’Europe, Davis Love III, capitaine américain ne pavoisait pas, et au contraire, faisait preuve de prudence, sans doute marqué par le précédent Medinah, où déjà sous son capitanat, les américains avaient réalisé un très bon départ avant de s’effondrer le dernier jour.

Pourtant, il fallait remonter à 1975 pour retrouver trace d’une telle domination américaine sur les foursomes de la première demi-journée !

Retour de flamme pour l'Europe avec trois victoires dans les fourballs

Heureusement pour les européens, ils ont renversé la vapeur sur l’après-midi et rassuré le capitaine Clarke avec 3 victoire pour une seule défaite dans les fourballs.

Le remake du match Stenson-Rose contre Spieth-Reed a cette fois largement tourné à la faveur de l’Europe pour une victoire très nette de 5 à 4.

Stenson a rentré 5 birdies quand Rose en a mis 4 ! La doublette américaine a été littéralement étouffée. Stenson-Rose ont donné le ton d’une après-midi bien meilleure !

Le très attendu tandem espagnol Garcia-Cabrera-Bello qui rappelle toujours de bonnes choses aux Européens est ensuite venu à bout du duo Holmes-Moore sur le score de 3 à 2.

Alors que JB Holmes est complètement passé à côté de son match, au contraire, Sergio Garcia a enfin sorti son putter de Ryder Cup !

Le duo espagnol porté par l’expérimenté Garcia a rentré 7 birdies pour ne jamais être inquiété par leurs rivaux. Moore n’a pas pu compenser la faillite de son partenaire.

la rage de vaincre traditionnelle de Sergio Garcia en Ryder cup !

Au cours du troisième match, pour les débuts de Danny Willett dans la compétition, associé à Martin Kaymer, les américains Snedeker-Koepka ont pris soin de corriger le manque de savoir-vivre de la famille Willett !

Il ne faut pas oublier que plus important qu’une victoire dans ce match bi-annuel, la Ryder Cup est un état d’esprit, une fête du golf.

Le résultat n’est pas secondaire, mais en tout cas, il ne justifie pas des prises de positions anti-américaines, et dégradantes.

Dans ce contexte, bien que Willett ait réussi deux birdies, c’est surtout son partenaire, l’allemand Kaymer qui a fait défaut pour sa deuxième lourde défaite du jour.

Kaymer devra vite se reprendre, car pour cette première journée, il ne justifie pas du tout le choix du capitaine de le sélectionner comme membre d’expérience et fiable.

Battu nettement 5 à 4, ce duo n’a pas été très inspiré alors que Koepka était pourtant un rookie dans l’épreuve, et une des rares proies abordables…

Enfin, le dernier match remporté par le duo McIlroy-Pieters va permettre au capitaine de mieux dormir, et de préparer les matchs du samedi avec moins d’inquiétudes.

McIlroy a non seulement remis l’Europe dans le match, mais aussi porté son partenaire belge qui pouvait pour l’occasion fêter sa première victoire en Ryder Cup.

Chaperon pour la deuxième fois de la journée, le leader de l’équipe europénne a tenu son rang.

Les choses auraient dû être encore plus simples car le duo McIlroy-Pieters menait 4 up au 13.

Johnson et Kuchar ont tenté de faire leurs retards sur les derniers trous, mais l’eagle de McIlroy au 16 a mis tout le monde d’accord.

Sur ce match, le diesel Johnson-Kuchar qui avait encaissé 5 birdies sur les 7 premiers trous a payé ce slow-start.

Bilan de la journée, l’Europe a frisé la correctionnelle, mais pour une équipe composée pour moitié de rookies, le résultat est finalement plutôt flatteur.

Deux points de retard au soir de la première journée, c’était inespérée après les débuts catastrophiques des foursomes du matin.

Clarke a tout de même pu compter sur ses meilleurs joueurs, Garcia, McIlroy, Stenson et Rose.

Au cours de cette première journée, le capitaine européen a su faire preuve de sang-froid pour tenir son plan de jeu, et ne pas céder à la panique.

Encore un bon point pour la suite du match, et notamment la deuxième journée qui promet de mettre encore les européens sous pression.

Les USA sont bien les favoris de cette 41 eme édition. Leur équipe est pour l’instant plus homogène, et mis à part Holmes complètement passé à travers, Davis Love III peut avoir moins d’inquiétudes sur ses choix de joueurs.

Au cours de cette première journée, le capitaine européen a su faire preuve de sang-froid pour tenir son plan de jeu, et ne pas céder à la panique. Encore un bon point pour la suite du match, et notamment la deuxième journée qui promet de mettre encore les européens sous pression.

Les USA sont bien les favoris de cette 41 eme édition. Leur équipe est pour l’instant plus homogène, et mis à part Holmes complètement passé à travers, Davis Love III peut avoir moins d’inquiétudes sur ses choix de joueurs.

Pour Clarke, Westwood et Kaymer représentent déjà un dilemme qu’il faudra vite corriger, sinon, cela pourrait bien être ce qui fera pencher la balance du mauvais côté. Rappelons que l’Europe manque cruellement d’expériences dans cette cuvée 2016.

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