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Eurasia Cup : Levy dans l’équipe ! Un avant-goût de Ryder Cup à Paris ?

Eurasia Cup : Levy dans l’équipe ! Un avant-goût de Ryder Cup à Paris ?

Du 12 au 14 janvier prochain, l’équipe européenne va affronter pour la troisième fois de l’histoire une équipe asiatique de golf au Glenmarie Golf and Country Club à Kuala Lumpur dans le cadre d’Eurasia Cup, un match sous un format identique à la Ryder Cup. Les amércains disputent depuis bien plus longtemps la President’s Cup contre une équipe de 12 golfeurs en provenance du reste du monde, et dite, l’équipe Internationale. Le capitaine Thomas Bjorn va profiter de cette rencontre pour tester en situation réelle des schémas, et des joueurs dont sa wild-card française, Alexander Levy. Est-ce un signe d’une possible participation du français dans l’équipe pour la Ryder Cup à Paris en septembre 2018 ?

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Mis à part Jon Rahm, Sergio Garcia, Justin Rose et Rory McIlroy, les meilleurs joueurs européens ont été sélectionnés par le capitaine danois, Thomas Bjorn, pour disputer du 12 au 14 janvier 2018, la troisième édition de l’Eurasia Cup.

Parmi les 12 noms cochés par Bjorn, on retrouve deux invités : l’anglais Paul Casey et le français Alexander Levy.

Si le premier a clairement manqué à l’équipe européenne de Ryder Cup en 2016 à Hazeltine par le fait d’une inadéquation du système de qualification avec le programme du joueur, exclusivement dédié au PGA Tour, pour le second nommé, c’est un choix qui ne correspond pas actuellement à la logique de qualification, mais bien une orientation personnelle en faveur d’un golfeur français, le numéro 1 actuel, éventuellement sélectionnable pour la Ryder Cup à Paris.

Ce serait une formidable nouvelle que d’avoir au moins un golfeur français dans l’équipe européenne au golf national.

D’ici à septembre 2018, tout est encore possible à ce sujet, et sans passer par une invitation.

A ce titre, aussi incroyable que cela puisse paraître, Victor Dubuisson est actuellement en position de neuvième homme sur la liste « World points », et donc virtuellement qualifié.

Cette liste va encore beaucoup bouger d’ici à la clôture du processus de qualification.

Incroyable dans la mesure où Victor a été très peu en veine cette année, et n’a obtenu des résultats probants qu’en toute fin de saison 2017 sur l’European Tour.

Oui, mais il a obtenu des points au bon moment. La fin de saison 2017 coïncide avec le début de la phase qualificative pour la Ryder Cup.

Toutefois, dans l’esprit de Bjorn, il convient de tester Alexander Levy dans un match plutôt que Dubuisson, et pour au moins plusieurs raisons : Levy est l’actuel numéro un français.

Levy a été plus consistant sur les douze derniers mois du clan tricolore.

Dubuisson a déjà participé à l’Eurasia Cup 2016, et à la Ryder Cup 2014.

Levy n’a jamais participé à un match par équipes de cette envergure.

Ne pas prendre Dubuisson est peut-être un petit signe envoyé par le capitaine pour piquer le mousquetaire…

Pourtant, prendre Levy est un pari.

Son classement mondial, son classement en Europe, et même son classement pour la qualification en Ryder Cup ne garantissent pas une participation automatique à la prochaine rencontre contre les Etats-Unis.

Soit Bjorn anticipe le fait que Levy puisse entrer dans l’équipe par le biais classique, soit il se laisse la possibilité de choisir un français pour la Ryder Cup.

Ce ne serait pas que nous faire un cadeau. Le capitaine sait toute l’importance d’avoir un joueur du pays hôte pour galvaniser le public.

C’est évoqué par tous ceux qui ont eu la chance de jouer une Ryder Cup : Avoir le public, avec ou contre, fait une réelle différence.

En ce sens, il y a tout de même une forte probabilité qu’il y ait un français au Golf National en septembre 2018.

De Thomas Levet à Alexander Levy, le passage de témoin

Il faudrait que les tricolores réalisent une saison catastrophique d’ici à septembre 2018 pour que Bjorn se prive d’un tel atout, ou alors c’est le plus à craindre, le niveau d’écart de performance avec les 12 meilleurs européens soit tel qu’il faille prendre ce risque.

21eme de la Race To Dubaï et premier français, Alexander Levy est le plus proche de pouvoir combler cet écart. Vainqueur du Volvo China Open, malheureux second du Porsche European Open, quatrième au Maybank Malaysian Open, pays dans lequel sera disputé l’Eurasia Cup, Levy n’est plus qu’à un palier d’intégrer régulièrement le top-10 européen.

Pourra-t-il le franchir en 2018 ? C’est peut-être le pari que Bjorn fait pour lui.

L’équipe européenne qui ira défier l’équipe asiatique en janvier dans une sorte de répétition grandeur nature aura belle allure, même sans ses quatre meilleurs joueurs, Rahm, Rose, Garcia et McIlroy.

Il faut d’ailleurs considérer que les places en jeu ne sont pas de 12 mais seulement de 8 ! Levy doit donc s’illustrer pour essayer de gratter l’une de ces 8 places.

La précédente édition de l’Eurasia Cup a donné un net avantage à l’Europe avec dix-huit points et demi contre seulement 5 points et demi pour l’équipe du nouveau capitaine indien Arjun Atwal, qui nommera son équipe dans quelques jours.

Un succès en Eurasia Cup ne signifie pas vraiment un bon présage dans la perspective de la Ryder Cup. En 2016, Darren Clarke avait plutôt bien réussi dans cette épreuve. Cela n’a pas empêché l’Europe de complètement sombrer à Hazeltine face à une rivalité plus forte.

Bjorn en est largement conscient, mais il va s’appuyer sur les nouveaux ténors du golf européen pour tenter de réinsuffler le « fighting spirit » qui a si bien réussi à l’Europe de la génération Poulter, McGinley, Donald, Clarke, Harrington, Jimenez, Garcia, Stenson ou encore Westwood, la génération dorée qui a si souvent damé le pion à Tiger Woods and co.

En 2016, les Fitzpatrick, Cabrera-Bello, Wood, et autre Sullivan se sont fait mangés tout cru, et sans résistance, mis à part la révélation Thomas Pieters, et le désormais nouveau leader, Rory McIlroy.

Tommy Fleetwood, tout juste vainqueur de la Race en sera lui aussi à sa première apparition. Avec lui, d’autres nouveaux venus comme Tyrell Hatton, Ross Fisher, Bernd Wiesberger, et Paul Dunne qui rejoindront Matthew Fitzpatrick, Rafa Cabrera-Bello, Alex Noren et Henrik Stenson, sans oublier Thomas Pieters.

En 2016, Clarke avait choisi Poulter pour apporter de l’expérience et transmettre le fighting spirit. En 2018, ce sera autour de Paul Casey de jouer ce rôle, auréolé de ses 9 points glanés de 2004 à 2006 en Ryder Cup.

Pour Bjorn, il ne fait pas de doute que ses sélectionnés sont motivés. 10 des 12 joueurs de l’équipe font partie du top-20 de la dernière Race to Dubaï.

« Je suis très confiant dans cette équipe. Nous serons très forts du premier au douzième homme. J’ai beaucoup d’expérience avec 6 joueurs qui ont déjà joué une Ryder Cup, et un champion majeur en la personne d’Henrik Stenson. Et j’ai aussi des jeunes talents comme Tommy Fleetwood et Tyrell Hatton. »

Crédit photo : European Tour - Getty Images

Au sujet de son nouveau leader, Bjorn ajoute « A l’évidence Tommy a connu une année exceptionnelle et a mérité d’être sacré numéro un. En tant que capitaine, je vais regarder attentivement comment les 12 garçons vont se comporter dans ce format de compétition si particulier. C’est très différent de ce qu’ils connaissent chaque semaine sur le tour. Cela va être intéressant de juger leurs réactions dans un environnement différent. »

Comme l’explique Thomas Levet dans son interview consacré à la Ryder Cup, c’est surtout le leader d’une équipe qui doit faire pencher la balance du bon côté le dimanche soir avec un maximum de points glanés.

En 2016, Danny Willett avait complètement failli et entraîné l’équipe européenne de Darren Clarke dans la déroute.

Fleetwood, inexpérimenté sera sous pression alors que Levy, lui à l’opposé, aura tout à gagner.

S’agissant de ses deux « choix du capitaine » Bjorn commente « C’était vraiment difficile de choisir car il y a tant de bons joueurs en Europe. Tous sont légitimes pour postuler dans l’équipe. Mais à la fin, j’ai décidé de prendre Paul et Alex. »

Concernant l’anglais, ce dernier a facilité la tâche de son capitaine en annonçant que cette année, il rentrerait à nouveau dans le processus de qualification. Pour Bjorn, il n’y avait pas d’hésitation à avoir, tant son absence en 2016 avait été relevée comme une faille de la précédente équipe.

Pour Paul Casey, tous les voyants sont au vert. Il peut jouer. Il veut jouer, et fait partie des références de l’équipe.

Afin de justifier le choix du français, Bjorn a reconnu la grosse progression du français depuis plusieurs saisons. Son tempérament a aussi joué en sa faveur, tout comme son attitude positive et sa passion pour le jeu. Il a le profil idéal d’un joueur de match-play.

La liste des 12 golfeurs retenus par Thomas Bjorn pour l'Eurasia cup

Si l’équipe a été construite pour gagner l’Eurasia Cup, une grande partie des joueurs devrait composer la prochaine équipe de Ryder Cup, et c’est le plus important pour Bjorn.

Prendre Levy est selon le capitaine une opportunité pour l’aider à se développer, et lui donner une opportunité importante pour son avenir.

Au français de saisir sa chance, sur la ligne de départ, il ne part pas en pole-position. Il lui faudra dépasser au moins cinq joueurs pour être sûr de faire partie de l’aventure parisienne. Cela s’annonce difficile mais pas impossible, et visiblement, Bjorn se prépare à l’éventualité d’emmener au moins un français au Golf National, ce qui semblait inespéré encore douze mois plus tôt…

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