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Ryder Cup 2014: Opposition de style entre USA et Europe

Qui va remporter la Ryder Cup 2014? Les gros bras ou les rookies?

Vendredi, pour le compte de la 40ème Ryder Cup, l’Europe de Paul McGinley défend son titre en terre écossaise Gleneagles contre l’équipe américaine de Tom Watson. Les équipes étant connues, et alors que la France sera représentée pour la troisième fois après Jean Van de Velde et Thomas Levet, par l’intermédiaire du talentueux Victor Dubuisson, faisons le point sur ce qui pourrait faire la différence dimanche.

Sommaire de l'article sur la Ryder Cup

  1. A la recherche de l'équipe la plus équilibrée
  2. L'Europe a une véritable tradition de "gros" joueurs en Ryder Cup
  3. Les USA misent plus sur les rookies que sur leurs meilleurs joueurs
  4. Le Captain factor !

A la recherche de l'équipe la plus équilibrée

Traditionnellement, avant les premiers matchs de cette compétition par équipe de prestige, il est de coutume de s’interroger sur les choix des capitaines, et notamment les wild-cards, ces golfeurs qui n’ont pas été qualifiés automatiquement, mais dont le capitaine ne pense pas pouvoir se passer pour composer son équipe de 12 golfeurs.

Côté américain, en l’absence de Tiger Woods, Jason Dufner ou encore Dustin Johnson, le débat des derniers jours a porté sur le fait que Watson n’a pas emmené Billy Horschel, le récent vainqueur de la Fedex Cup 2014 qui a connu deux semaines de folies pour conclure la saison du PGA Tour.

En cas de nouvelle défaite américaine à Gleneagles, pour sûr, les médias américains ne manqueront pas de rappeler l’absence du vainqueur du Tour Championship.

Mais raisonnablement, comment Tom Watson aurait pu prévoir que Billy Horschel qui a réalisé une saison plutôt quelconque, allait gagner coup sur coup, les deux derniers tournois des play-offs et rafler la Fedex Cup ?

En réalité, sans entrer dans un début de polémique stérile, la victoire en Ryder Cup se décide souvent dans le bon équilibre entre rookies, et golfeurs expérimentés.

Et de ce point de vue, Tom Watson comme Paul McGinley ont tous deux construit des équipes en tenant compte de ce facteur clé de succès.

Pour l’Europe, McGinley a ainsi qualifié Lee Westwood, l’un des plus gros vainqueurs de matchs en Ryder Cup depuis dix ans.

En clair, les capitaines sont à la recherche de ce qu’on appelle en anglais « Les big guys » !

Ceux qui font la différence quand la situation est réellement serrée. Ces golfeurs qui se transcendent le temps d’un match.

L'Europe a une véritable tradition de "gros" joueurs en Ryder Cup

Depuis plusieurs saisons, l’Europe a été plutôt particulièrement gâtée en la matière. Darren Clarke, Paul McGinley lui-même quand il était joueur, Sergio Garcia, et plus récemment Ian Poulter, Justin Rose ou encore Martin Kaymer ont été ces joueurs qui vous sortent le gros match quand il faut.

Ce match qui fait basculer plus qu’un point dans votre camp, car elle est acquise contre une autre pointure, et à un moment où cela créé un ascendant moral sur le reste de l’équipe.

Ce week-end, les deux nouveaux capitaines sont 100% concentrés sur le fait de préparer leurs joueurs, et même les conditionner à jouer ce rôle, quand les choses sérieuses commenceront, à savoir le dernier jour, dimanche pour les simples.

Lors de la dernière édition, la dernière journée n’aurait pas du être décisive. Les américains avaient créé à Medinah près de Chicago des conditions qui avaient rendu le scénario final très prévisible.

Pourtant, en Ryder Cup, il ne faut jamais vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, et les joueurs de José Maria Olazabal avaient justement renversé la situation de manière incroyable.

Presque tous les joueurs européens s’étaient alors transformés en Big Guys !

Fait exceptionnel pour un capitaine qui sur une bonne journée classique, espère seulement en avoir deux, parfois trois !

C’est véritablement dans ce domaine que les européens excèlent depuis une dizaine d’année.

Sur sept des neuf dernières Ryder Cup remportées par l’Europe, les 14 derniers matchs disputés en simple ont tourné à son avantage.

Les joueurs de McGinley ont un véritable fighting spirit qui constitue leurs forces sur ce format de compétition.

Un Ian Poulter est un exemple de ce type de joueurs qui se dépasse sur un match, et dépasse même le « Big Guy » adverse.

Pour cette édition 2014, ce serait même une surprise, si les meilleurs européens n’arrivaient pas à surclasser les meilleurs américains.

Les USA misent plus sur les rookies que sur leurs meilleurs joueurs

Dans un passé récent, les meilleurs européens ont amené une moyenne de 3 à 4 points sur le dernier jour, quand par opposition, les meilleurs américains peinaient à amener 1,5 points à l’image d’un Tiger Woods, souvent décevant dans cet exercice, car incapable de se transcender comme il était capable de le faire avec son fameux polo rouge sur le dernier tour d’un majeur.

Woods et Mickelson, deux des meilleurs golfeurs de ces 20 dernières années, tous deux américains, et normalement des « big guys » n’ont finalement jamais été à la hauteur de l’événement.

Le premier nommé est 13 victoires pour 17 défaites et 3 nuls, alors que le second est un des joueurs qui a le plus joué, mais aussi le plus perdu avec 14 victoires, 18 défaites, et 6 nuls.

Dimanche prochain, et sans présager de ce que pourra faire l’un des rookies européens, le français Victor Dubuisson, très à l’aise dans la formule du match-play (rappelons qu’il est vice-champion du monde de match-play en 2014), McGinley pourra compter sur au moins 6 « Big Guys » sur 12 : Ian Poulter est 3,7 points amenés par Ryder Cup en moyenne, devant Justin Rose 3, Rory McIlroy, l’actuel numéro un mondial a 2,5, Lee Westwood à 2,4, Sergio Garcia à 2,3 et Graeme McDowell, un autre spécialiste du match-play à 2 points par Ryder Cup disputée en moyenne.

De l’autre côté, les américains ne sont pas aussi bien équipés.

Le meilleur « boy » émerge à peine à 2,2 points par compétition, et il s’agit de Zach Johnson, pas franchement auteur d’une grande saison 2014, devant Mickelson à 1,6 (rappelons qu’il est aussi celui qui a le plus perdu), Jim Furyk à 1,5 qui réalise une bonne Ryder Cup sur deux en général, et Steve Stricker à 1,2, et justement catastrophique en 2012 avec 4 défaites, et zéro point marqué alors qu’il avait été un des choix du précédent capitaine.

Quand on analyse ces chiffres, on comprend que l’Europe est nettement avantagée.

Pourtant, les dernières éditions n’ont pas été remportées avec des écarts immenses.

En 2010 et 2012, l’Europe s’est imposé 14,5 à 13,5, car justement, en plus des leaders, il arrive que les rookies ou les golfeurs de deuxième catégorie fassent des différences, d’où l’importance presque vitale d’équilibrer son équipe entre golfeurs des deux profils.

En 2012, le rookie Keegan Bradley avait fait forte impression dans ce registre pour les USA.

Cela n’avait pas suffi aux américains, et c’est pourquoi l'ancien capitaine Paul Azinger est assez pessimiste sur les chances américaines. Il pense même qu’il faudra que Tom Watson se transforme en magicien pour espérer un exploit ce week-end.

Quand Azinger avait emmené l’équipe US à la victoire en 2008, il avait justement construit son succès sur les jeunes. Le dernier jour, les rookies avaient apporté 4,5 points sur les 5,5 points nécessaires pour s’imposer.

Le Captain factor !

Rookie ? Big Guy ? il semble qu’il faille aussi prendre en compte un facteur clé de succès propre au capitaine…Sa capacité à motiver les troupes au-delà de ce qu’elles sont capables d’accomplir. Olazabal ou Sam Torrance semblent avoir marqué les esprits dans ce registre.

Ce vendredi, cet élément aura son importance, surtout que l’Europe a un soupçon de pression en plus avec le costume d’archi-favorite, et les américains, un soupçon en moins avec une équipe présentée comme diminuée.

Une situation qui pourrait convenir aux joueurs américains, surtout qu’une bonne partie de l’attention des médias est portée sur le capitaine lui-même, Tom Watson, qui sert de paratonnerre pour ses joueurs.

De son côté, McGinley espère surtout que ses joueurs vont continuer à démontrer la même passion que lors des éditions précédentes, surtout devant le public écossais.

Et en plus, si un Dubuisson arrive à se mettre au diapason du reste de l’équipe, il se pourrait bien que le capitaine européen n’ai qu’à accompagner le fighting spirit de son équipe, plus qu’à le créer.

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