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Ryder Cup 2012: Victoire exceptionnelle pour l'Europe!

Ryder Cup 2012: Victoire exceptionnelle pour l'Europe!

Second coup du trou numéro 18, Martin Kaymer est dans un bunker de fairway avec one-up sur Steve Stricker. Le coup punché est parfait, l’allemand, ex-numéro 1 mondial, attrape le green et deux putts pour gagner la Ryder Cup 2012, dans ce qui sera sans doute le plus grand exploit golfique de tous les temps !

Contre un Steve Stricker, laminé par le stress, l’allemand rentre finalement le putt de la victoire, et ramène le 14ème point nécessaire pour conserver la Ryder Cup. Tout simplement incroyable !

Mené 10 à 6, au matin du dernier jour, celui des simples, l’Europe d’Olazabal n’a pourtant aucune chance de remonter un tel retard sur l’équipe de Davis Love III.

En conférence de presse, le capitaine espagnol transmettait pourtant sa confiance, et assurait qu’en golf, tant que le dernier putt n’était pas entré, tout était encore possible.

Et le miracle a eu lieu !

L'Europe, au pied du mur et obligé de gagner les 5 premiers matchs !

Comme si Severiano Ballesteros, le dieu du golf, avait soufflé sur les balles des européens pour rentrer les putts.

Les leaders de l’équipe européenne vont répondre présent à l’appel de leurs capitaines, et réaliser un incroyable 5-0 sur les cinq premiers matchs du jour.

C’est Luke Donald qui a donné le ton de la journée en dominant nettement le héros américain, Bubba Watson.

L'anglais va jouer un superbe jeu de golf pour écoeurer le vainqueur du dernier masters, condamné à faire des exploits pour rester le plus longtemps possible dans la partie.

Puis Ian Poulter, le véritable inspirateur de l'équipe européenne ce week-end, qui crée la sensation en battant Webb Simpson sur le fil.

Les américains, si dominateurs, si sûrs d'eux, commencent à douter...

Rory McIlroy, arrivé seulement 8 minutes avant son heure de départ, allait aussi se débarrasser du bouillonnant Keegan Bradley, et avec une certaine aisance et nonchalance, qui témoignait de la grande décontraction du numéro 1 mondial par rapport à la pression insoutenable que se mettait les "boys" au fur et à mesure où la journée de golf allait avancer...

Justin Rose enchainait, et surprenait un excellent Phil Mickelson sur les derniers trous du match-play.

Pour s'imposer, Justin Rose s'est métamorphosé en sorte de clone de Ian Poulter ! Rentrant des putts improbables, il exultait sur le trou n°18 après avoir réussi un hold-up parfait contre le plus fair-play des joueurs US.

Enfin, Paul Lawrie dominait nettement Brandt Snedeker, pourtant tout juste auréolé du titre de vainqueur de la Fedex Cup.

Les protégés de Michael Jordan semblaient alors tétanisés par l'enjeu...

La confiance change de camp, et le doute s'installe dans les esprits américains

Dans le match des bombardiers du tour, le belge Nicolas Colsaerts serait finalement le premier européen du jour à s’incliner contre un joueur américain. En l'occurence, Dustin Johnson, qui marquait enfin le premier point des USA de la journée.

Mais à ce moment précis, la tendance s’était inversée et l’histoire était en marche. La confiance avait changé de camp, et peu à peu, l’incroyable exploit était en train de se dessiner sur les greens de Medinah.

Les golfeurs américains si brillants pendant 2 jours s'éffondraient les uns après les autres, alors qu’à l’image de Ian Poulter, les européens ne lâchaient rien !

Jamais dans l'histoire de la Ryder Cup, une équipe à l’extérieur n’avait remonté un tel déficit de points pour s’imposer !

Garcia, Kaymer, Westwood, Molinari ont su hisser leurs niveaux de jeux ou profiter de défaillances pour apporter les derniers points.

Le cas de Garcia est révélateur des matchs de la fin d'après-midi à Chicago.

Alors que les américains n'avaient besoin que de quelques points pour contrer le départ canon des hommes d'Olazabal, Furyk qui avait pourtant le match en main contre un Garcia, moins inspiré qu'à l'habitude, allait se mettre à déjouer tout seul.

Erreurs de choix de clubs, mauvaises lectures des lignes de putts, etc., Jim Furyk passe de one-up à one-down sur les 3 derniers trous de la partie. Le sort de la Ryder Cup a en partie basculé à ce moment-là.

Effondré sur le 18, Jim Furyk avait tout à fait conscience d'avoir laissé filer un point décisif. Pendant ce temps, Zach Johnson, un des rares boys à surnager, allait assurer l'essentiel contre un Graeme McDowell, très en-dessous de son véritable niveau et à la peine.

Derrière, le discret mais pas très fair-play, Jason Dufner allait encore maintenir le suspense en finissant péniblement par rapporter un point contre le suédois, Peter Hansson.

Ce dernier, mal en point pendant toute la partie, était saisi par la même frénésie que tous ses autres copains, et allait même remonter de 4-down à tout juste one-down au 18, ajoutant du stress au capitaine Davis Love III, qui n'allait pas encore être au bout de ses peines sur les deux dernières parties.

En effet, aussi improbable que cela puisse paraître, la Ryder Cup allait se jouer sur les deux derniers matchs du jour.

Un final incroyable et digne des meilleurs scénarios à rebondissements

Dans un mano à mano, entre golfeurs en perditions, l'allemand Martin Kaymer allait profiter de la vague bleu, pour totalement dépasser le grand perdant de la semaine, Steve Stricker.

L'ex-numéro 5 mondial ne gardera pas un bon souvenir de ce week-end après 4 défaites, et aucun point rapporté à son équipe.

Maudit coéquipier de Woods pendant les doubles, Stricker a semblé beaucoup plus fébrile qu'à l'habitude. C'est lui qui allait donc craquer le premier, et offrir à Kaymer, un point décisif pour emporter la Ryder Cup.

Pas de regrets pour les américains, n'importe quel autre capitaine US aurait de toute façon sélectionné Steve Stricker en wild-card ! Comment se passer d'un tel golfeur ? Pourtant, la réussite n'aura pas été de son côté, le golf peut être cruel parfois...

Et que dire du dernier match qui allait compter pour du beurre, opposant l'italien Francesco Molinari au numéro 1 américain dont les contre-performances à Medinah vont peser lourds dans la balance de la défaite américaine.

Tiger Woods aurait pu rêver d'un scénario hollywoodien avec une dernière partie décisive pour la victoire, Kaymer et Stricker en ont décidé autrement mais en plus, pas sûr qu'il aurait été capable de ramener le dernier point.

Sans être mauvais, ni brillant, Tiger Woods n'a jamais réussi à se défaire de l'italien avec qui il finissait par partager le dernier point en jeu, dans une ambiance partagé entre incrédulité du public américain et folle joie des européens, tout heureux de jouer un drôle de tour aux hommes de l'oncle Sam.

Avec seulement un demi point ramené à son équipe, le numéro un américain va sans doute devoir rendre des comptes aux fans américains.

Une si faible comptabilité pour le supposé meilleur américain est à l'origine directe de cette défaite, qui restera longtemps dans les mémoires...

En Ryder Cup, Tiger Woods n'est décidement pas l'homme sur qui tout un pays peut compter, alors que c'est sans doute le plus grand génie du golf, quel paradoxe !

L'Europe du golf a porté un coup terrible à cette Amérique, qui n'avait jamais aligné une équipe aussi forte et complémentaire, qui avait pourtant dominé les foursomes et les fourballs, et qui ne méritait presque pas de perdre de cette manière.

L’Europe de José Maria Olazabal s’impose 14 et demi à 13 et demi.

Bravo messieurs, finalement, le Fighting spirit de la Ryder Cup est resté en Europe !

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