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Ryder Cup 2012: Les USA mènent 10 à 6 avant les simples

Ryder Cup 2012: Les USA mènent 10 à 6 avant les simples

Au départ du dernier jour, dimanche, les européens ne se font plus guère d’illusions concernant leurs chances de ramener la Ryder Cup en Europe ! Contre une des meilleures équipes américaines de tous les temps, les européens ont tout simplement pas assez bien joué pour laisser planer un soupçon de suspense. A moins que...

Mis à part, l’excellente prestation de Nicolas Colsaerts, le premier jour, pour se défaire du duo Stricker/woods, jamais pendant les foursomes et les fourballs, l’équipe européenne n’a su trouver les bonnes lignes sur les greens de Medinah (Chicago).

On pourrait incriminer les choix de joueurs ou de paires d’Olazabal, mais cela n’aurait aucun sens et serait presque insultant pour la qualité de l’équipe américaine de Davis Love III.

En réalité, le problème de l’équipe européenne ne provient pas des choix de joueurs, mais bien d’une nouvelle génération de joueurs américains qui s’est littéralement révélée ces 12 derniers mois, pour arriver à un excellent niveau sur cette Ryder Cup.

Le « fighting spirit » qui était la marque de fabrique de l’équipe européenne avec Sergio Garcia, Ian Poulter, Darren Clarke and co, a changé de camp.

Et désormais les américains peuvent compter sur l’énergie débordante de Keegan Bradley, Bubba Watson, Dustin Johnson, Matt Kuchar et Webb Simpson pour électriser le public américain, qui ne demande que ça !

Go USA, Go USA, Go USA, chantent les spectateurs dans une ambiance que l’on ne voit jamais traditionnellement sur un parcours de golf…c’est l’esprit Ryder Cup !

D’ailleurs, on peut relever que des golfeurs comme Ian Poulter, côté européen, s’accommode parfaitement de cette nouvelle donne au départ des trous, en incitant aussi la foule à s’exhorter sans sembler être perturbé.

Alors qu’habituellement, les golfeurs réclament le silence pour driver, Ian Poulter, tout comme Bubba Watson n’hésite pas à driver dans un boucan infernal comme marque de soutien indispensable des fans.

Un écart presque décisif entre les deux équipes !

Les USA devraient logiquement profiter des derniers matchs (les simples) pour confirmer leurs avances (4 matchs d’écarts) pour enfin reprendre la Ryder Cup à l’Europe.

La meilleure équipe, la meilleure ambiance, la meilleure volonté, l’équipe de Davis Love III est presqu’une machine parfaite à l’exception de…Tiger Woods.

Le numéro 1 américain aurait dû être le leader de cette équipe, et pourtant, il n’a pas encore rapporté le moindre point à son équipe.

Pire, inconsistant dans son jeu, il a perdu tous les matchs auxquels il a participé, et à tel point que Davis Love III est devenu le 1er capitaine américain à ne pas le faire jouer tous les matchs des deux premiers jours !

La force de l’équipe US vient de la nouvelle vague symbolisée par Keegan Bradley, Bubba Watson, Webb Simpson, Jason Dufner, Matt Kuchar, Dustin Johnson, Brandt Snedeker qui a réussi à porter des habituels "loosers" de Ryder Cup comme Jim Furyk ou Phil Mickelson, enfin dans la bonne équipe, et eux-aussi portés par les événements.

Les rookies américains ont ainsi apporté 8 points à 3 en deux jours, et la paire Keegan Bradley-Phil Mickelson en est même à 3-0 !

En fait, seul Tiger Woods n’arrive pas à se transcender pour la Ryder Cup, bien au contraire, mais cela passe presque inaperçu tant les autres boys font le boulot sur les greens en régalant le public de birdies qui écœurent les européens impuissants à l’image de Luke Donald, fantomatique ou de Rory McIlroy, bien trop discret pour un numéro un mondial.

Le « Bad spirit » a changé de camp et les européens ont la tête basse !

Même l’imbattable tandem Garcia-Donald a lourdement perdu lors du premier jour, démunissant le capitaine Olazabal d’une de ses meilleures paires.

Pourtant « Olie » y croit encore !

Tiger Woods est assez expérimenté pour se souvenir qu’en 1999, l’équipe européenne avait déjà remonté un score de 10 à 6 pour dérober la Ryder Cup.

Alors méfiance pour les américains qui ne crient pas encore victoire à ce qui ressemble pour le moment à une déroute pour l’Europe.

Le fait que l’Europe a gagné samedi les deux derniers points, laisse une toute petite chance de rêver au capitaine Olazabal, qui admettait que sans ces deux points, l’Europe aurait déjà pu faire ses bagages.

Poulter-McIlroy et Donald-Garcia ont en effet maintenu un minimum de suspense en remportant les deux derniers fourballs de la journée.

Mais voilà, le problème, c’est qu’en dehors du fait que les américains semblent irrésistibles, les européens n’ont jamais donné l’impression d’avoir le niveau collectivement.

Lawrie, Hansson, Molinari, Westwood, Kaymer, et McDowell n’ont pas l’air dans le coup, et pas suffisamment révoltés pour épauler McIlroy, Donald, Garcia, Rose, Poulter et Colsaerts dans une équipe qui semble coupé en deux, avec d’une part des joueurs capables de rivaliser avec les américains, et d’autre part, des golfeurs impuissants à soutenir la pression US.

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