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Darren Clarke profite de l’Eurasia Cup pour préparer la Ryder Cup 2016

Darren Clarke profite de l’Eurasia Cup pour préparer la Ryder Cup 2016

Depuis sa nomination en tant que capitaine de l’équipe européenne de Ryder Cup, Darren Clarke avait entouré la date de l’Eurasia Cup dans son agenda, surtout dans la perspective de passer son effectif en revue. Pas sûr que ses joueurs y accordent la même importance…Finalement, un bon test pour la méthode de coaching et de motivation du néo-capitaine Clarke.

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Quand des garçons comme Ian Poulter et Lee Westwood ont préparé leur calendrier 2016, il n’est pas certain qu’ils aient fait de l’Eurasia Cup, l’affrontement entre l’Europe et l’Asie, un rendez-vous absolument majeur.

Ceci dit, si pas majeur, incontournable sur la route de la prochaine Ryder Cup disputée aux Etats-Unis en Septembre prochain…surtout pour le capitaine qui se veut un perfectionniste.

Les deux golfeurs seront sans doute aligner ensemble à Kuala Lumpur pour tenter de remporter la deuxième édition de cette compétition, et marquer des points auprès du capitaine, en particulier, si l’un ou les deux ne seraient pas directement qualifiés dans l’équipe.

En 2014, pour la première édition, les deux équipes s’étaient quittées sur un nul. Le capitaine Jimenez face au capitaine Jaidee n’avaient pas à cette époque un aussi gros enjeu à préparer.

Deux ans plus tard, les choses ont changé surtout que des rumeurs font état d’une possibilité de fusion entre l’European Tour et l’Asian Tour dans un futur pas si lointain…

L’Eurasia Cup pourrait alors prendre une toute autre importance, surtout dans la perspective d’exister par rapport à la toute-puissance du golf américain.

C’est justement le moment d’avoir un Darren Clarke qui souffle dans les bronches de tout le monde pour rappeler l’importance de bien faire, et créer de l’attente autour de cet événement.

Le Nord-Irlandais a bien entendu besoin de ce rendez-vous pour totalement habiter son personnage de capitaine, faire oublier Paul McGinley, et réduire son déficit d’expérience par rapport à Davis Love III, le capitaine américain.

Au cours de cette compétition, tous les yeux seront surtout braqués sur lui. Jeev Mikka Singh, le capitaine indien de l’équipe Asiatique n’a pas les mêmes enjeux à venir, et même les joueurs européens ne seront pas forcément sous la même pression.

Déjà un certain nombre d’entre eux n’ont pas encore tous validé leurs billets pour la prochaine Ryder Cup, et l’adversité ne sera pas la même, ni même l’ambiance du public, et la probable hostilité ou à minima ferveur du public américain.

Comment Clarke va manager la situation est en fait la question la plus intéressante de ce match Europe-Asie ?

Après plusieurs campagnes victorieuses en Ryder Cup, l’équipe européenne fait office de belle machine de course.

Toutefois, la dernière Solheim Cup à Berlin a démontré que les américains pouvaient se mobiliser derrière un bon capitaine.

L’Europe est prévenue, et Clarke est très conscient que ce tour de chauffe contre l’Asie peut lui permettre de mettre en place ses idées dans un match presqu’amical, et avant de se retrouver dans le grand bain de la Ryder Cup.

De son expérience à Kuala Lumpur, il pourra tirer du positif ou du négatif.

Lui se dit prêt, et avoir déjà beaucoup travaillé en préparation de ce premier rendez-vous.

Il va expérimenter des paires qu’il pourrait mettre en place dans huit mois avec l’objectif de gagner pour ne pas se mettre sous pression entre le mois de janvier et le mois de septembre.

Autant dire que pour lui et la sérénité de la préparation de la prochaine Ryder Cup, la victoire est indispensable.

Et c’est là qu’il a besoin de rappeler l’importance d’un tournoi, qui n’en aurait pas tant que cela sans la perspective de la Ryder Cup.

Si Victor Dubuisson a déjà de bonnes chances de partir à Hazeltine en Septembre, ce n’est pas encore assuré pour Westwood et Poulter, des cadors de l’épreuve qui savent se surpasser pour l’occasion, mais bien plus à la peine en individuel sur le circuit qu'en match par équipes.

Clarke veut les tester et leur laisser une chance, mais ce n’est pas un chèque en blanc.

En théorie, ces deux anglais sont exactement le type de joueurs qu’il faudrait pourtant emmener aux USA pour affronter le désir de revanche du team America.

Surtout que les autres membres de l’équipe européenne, Shane Lowry, Andy Sullivan, Matthew Fitzpatrick, Danny Willett et Bernd Wiesberger incarnent plus la relève, mais tant qu’ils n’ont pas été à l’épreuve du feu, personne ne sait ce qu’ils valent encore réellement à ce niveau de la compétition.

L’épreuve asiatique va permettre au capitaine de passer en revue une grande partie de son effectif, et observer comment ils jouent dans les différents formats de jeu...comment ils interagissent ensemble, et en tant que coéquipiers.

L’équipe européenne est en fait très jeune, et relativement inexpérimentée d’où la sélection de Poulter et Westwood pour apporter du poids à la sélection.

D'autant que l’Asie ne sera pas un simple sparring-partner.

L’équipe du capitaine Singh a fière allure avec Kiradech Aphibarnrat, Byeong-hun An et Anirban Lahiri, sans oublier Jaidee qui à 46 ans, reste un féroce compétiteur sur les deux tours, européen et asiatique.

Dernier facteur que devront affronter les joueurs : les conditions climatiques de chaleur étouffante, et d’humidité !

La journée de vendredi donnera lieu à six Fourballs.

Le lendemain, ce sera six foursomes.

Et comme dans un format Ryder Cup, le dernier jour servira aux douze matchs en simples sur le parcours de Glenmarie and Country Club.

Verdict dimanche soir pour savoir si Darren Clarke aura réussi son premier grand oral…de capitaine européen.

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