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Secrets de Richard: Le coup lobé sans risques

Secrets de Richard: Le coup lobé sans risques

Au rugby, on parle communément du « French flair ». Au golf, on pourrait très bien parler du « Richard Flair » ! Contemporain de Johnny Miller, Greg Norman et d’autres grandes stars du circuit américain dans les années 70/80, enseignant depuis plus de 30 ans au golf de Salvagny, Richard a toujours plus d’une astuce dans sa manche quand il s’agit de se faciliter le jeu de golf sur le parcours. Dans ce nouvel article, et comme pour les précédents, il sort des sentiers battus pour vous transmettre le fruit de ses recherches, et aussi de ses échanges avec d’illustres grands golfeurs américains. S’agissant du « lobshot », son secret se veut radicalement différent de l’usage habituel…

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Le pourquoi d’une technique plus simple et plus abordable pour réaliser un lobshot

Lendemain de Masters d’Augusta, le rendez-vous était pris avec le longiligne et bienveillant Richard Hurvitz, pour découvrir, sans savoir à l’avance, quel nouveau secret il allait bien pouvoir partager avec moi, vous, nous…

Installé devant le club-house et le putting-green, je n’ai pas eu à aller bien loin puisque le thème du jour allait être le « Lobshot en bord de green ».

Chaque technique ou chaque astuce proposée par Richard est toujours un moment où il convient d’ouvrir grand les yeux et les oreilles, car c’est l’assurance de voir et entendre quelque chose de totalement inhabituel.

Inhabituel au sens du standard de l’enseignement d’un coup de golf, mais pas inhabituel au sens de l’objectif technique à accomplir… ou pas inhabituel au sens "plus compliqué".

Au contraire, Richard cherche toujours comment rendre un coup ou une technique plus abordable, plus répétitive, pour lui et pour ses élèves.

Chaque pro de golf a sa personnalité, son vécu, sa façon de voir le golf et l’enseignement du golf, qui sont d’ailleurs deux choses différentes.

Richard est un chercheur. A force de le côtoyer, je vois bien qu’il a passé une grande partie de sa vie à jouer au golf, il en fait son métier, mais surtout à chercher des solutions.

Comme quoi, le golf n’a rien d’évident, même pour les meilleurs. Il y a toujours une manière de contourner ou de résoudre une difficulté.

Richard aime transmettre aujourd’hui son savoir… Il a lui-même reçu ce savoir qu’il a ensuite digéré pour lui, amendé, modifié, amélioré au fil des années, jusqu’à en faire sa panoplie de petits secrets techniques.

Pour beaucoup de golfeurs, le lobshot est un coup particulièrement compliqué, alors imaginez quand vous voyez Phil Mickelson en réussir à tour de bras sur le PGA Tour ou même s’amuser à lober Roger Cleveland, à quelques centimètres à peine de lui… cela laisse parfois songeur sur le caractère magique d’un coup de golf.

Ce n’est pas « Edouard aux mains d’argent » (film de Tim Burton avec Johnny Depp), mais c’est tout comme.

En théorie, le lobshot suppose l’emploi d’un club très ouvert (un lobwedge de 60 degrés le plus souvent), d’ouvrir le stance, et de créer un backswing très rapidement vertical, pour essayer de revenir sous la balle avec une face ouverte au ciel le plus longtemps possible.

Un coup qui s’apparente au chop au ping-pong.

Parfaitement exécuté, vous donnez un maximum de spin à la balle tout en la faisant décoller sur un angle de lancement extrêmement élevé.

Le principe de ce coup étant d’arrêter la balle sur le green le plus rapidement possible comme si elle s’élevait pour retomber et s’immobiliser.

C’est pratiquement un coup qui parcoure plus de distance vers le ciel que vers l’avant… ou parfois vers l’arrière quand Mickelson s’amuse à taper ce shot dans une lèvre de bunker pour faire passer la balle au-dessus de sa tête…

Pour Richard, le problème de cette technique revêt dans le caractère parfait qu’elle demande dans son exécution.

Si le golfeur n’est pas assez adroit, il peut taper la balle avec le leading edge du club (tranche) et taper un missile en ligne droite ou planter le club dans le sol, sachant que si ce n’est pas du sable, la balle ne va pas beaucoup bougé, selon la taille de l’escalope qui va être creusée.

Richard a donc longtemps cherché une solution pour se rendre ce coup plus facile…

Le secret de Richard pour le lobwedge

Je voudrai vous montrer un coup lobé sans aucun risque, et sans changer quoi que ce soit au geste…

Pas de besoin d’ouvrir la face du club plus que nécessaire !

Pas besoin d’ouvrir le corps en décalant le pied gauche, les hanches, et les épaules !

Pas besoin de couper la balle !

Mon secret… consiste à placer le club pratiquement square à la balle, ouvert un demi degrés, à viser le trou, mettre la balle en face du talon gauche…

Le moment clé de mon coup secret consiste à appuyer sur ma jambe droite au moment du backswing !

Attention, je ne dis pas de basculer ou de perdre l’équilibre sur ma jambe droite ! C’est bien un appui sur le pied droit.

A partir de là, vous pouvez réaliser la montée comme vous en avez l’habitude, sauf qu’au downswing, au lieu de tourner à gauche comme il faudrait le faire avec un coup classique, vous restez en appui avec le poids sur la jambe droite.

En fin de compte, vous tournez à gauche, mais tout le poids du corps doit rester à droite, ce qui permet de lever la balle.


Application du conseil

Pour vous restituer un premier feedback, j’ai essayé cette technique avec un sandwedge 58 degrés sur un lie ras et ferme, des conditions plutôt difficiles pour faire correctement passer le club sous la balle dans le cadre d’un lobshot classique.

Dès la première balle tapée sans échauffement particulier, j’ai pu faire décoller la balle sans difficulté.

Tout l’exercice consiste à bien rester sur le pied droit au moment de l’impact, ce qui est pourtant l’inverse d’un coup classique.

Puis, je me suis réorganisé pour jouer un lobshot classique, et j’ai réalisé, alors que c’est plutôt mon coup d’approche favori, qu’il est effectivement plus délicat, et ce, pour au moins 3 raisons :

Il faut donner la bonne vitesse à la tête de club.

Il faut très bien armer les poignets.

Il faut très bien gérer la face de club à l’impact.

Avec le secret de Richard, la principale préoccupation est seulement de rester à droite à l’impact : Une chose à penser ou à automatiser contre trois !

Bien que je me prétends à l’aise avec le lobshot classique, sur un lie ras et très ferme, j’ai tout de même trouvé le moyen d’en frapper une ou deux avec le leading edge du club, et ainsi, produire un top.

Cela n’a pas été du tout le cas avec la procédure proposée par Richard. C’est même assez évident dans la pratique.

En revanche, la méthode classique étant plus « agressive », je considère que l’on donne moins de vitesse de balle, un angle de lancement moins prononcé. On produit plus une balle bombée qu’un shot "parachute.

Dans un lie haut, le coup classique, bien que plus difficile sera peut-être plus spectaculaire.

Sur un lie ras et ferme, le secret de Richard est une superbe solution, toute en simplicité et efficacité pour s’éviter bien des désillusions.

A vous d’essayer et de juger…

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