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Secrets de Richard: Contrôler la distance avec vos wedges

Secrets de Richard: Contrôler la distance avec des wedges

« Aux Etats-Unis, nous adorons les statistiques ! Nous comptons pour tout et sur tout ! Appliqué au golf, nous savons que 75% des coups au golf sont joués à moins de 50 mètres du green. » C’est par ces mots que notre consultant, Richard Hurvitz, pro au golf de Salvagny a démarré sa nouvelle rubrique consacrée au wedging. Un compartiment du jeu pour lequel il se dit intarissable. Ci-après, il vous présente ses secrets de petit-jeu...

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Introduction : L’importance des wedges dans le jeu de golf à moins de 50 mètres du green

Richard Hurvitz vous présente ses secrets de petit jeu

25 à 40% des coups sur un parcours de golf peuvent être réalisés avec des sandwedges.

Personnellement, j’ai 3 wedges dans mon sac. Normalement quand vous achetez des clubs en magasin, vous sélectionnez la plupart du temps (60, 56 et 52), ce qui permet de créer un espacement des lofts cohérents pour appréhender la plupart des distances sur le parcours.

Dans mon cas, j’ai plié les wedges pour jouer des 59, 55 et 51. J’ai fait ce choix en fonction des trajectoires et de distances que je préférais.

Mais peu importe les lofts, avec trois wedges, je considère qu’en fait j’ai « 3x3 = 9 solutions » dans mon sac ! Pourquoi 3x3 ?

Avec trois wedges, je peux au moins créer trois amplitudes distinctes.

A partir de là, je vais vous démontrer comment contrôler la distance avec vos wedges.

Avec 3 clubs, j’ai beaucoup plus que 3 solutions

La distance se contrôle selon deux paramètres : l’amplitude, et la vitesse du swing. En plus de ces deux paramètres, vous pouvez créer une grande variété de coups en agissant sur d’autres paramètres comme par exemple la face du club. J’y reviendrai après…

J’utilise donc trois amplitudes différentes.

Ma première amplitude s’appelle « hanche droite-hanche gauche ».

Ce qui veut dire que je déclenche mon backswing de sorte de monter le club jusqu’à la hanche droite.

1ère amplitude : à hauteur de hanches

Ensuite, je tourne à gauche, et je finis mon geste avec mon club à hauteur de la hanche gauche.

Cette organisation me permet de générer la distance la plus courte.

Ma deuxième amplitude s’appelle « épaule droite-épaule gauche ».

Schématiquement, je monte mon club jusqu’à l’épaule droite, je tourne, et je finis mon geste en montant mon club jusqu’à l’épaule gauche.

2ème amplitude : à hauteur d'épaules

Cette organisation me permet de générer la distance la plus longue.

Enfin, ma troisième amplitude s’appelle « mi-chemin ».

Je monte à mi-chemin entre la hanche et l’épaule droite, je tourne à gauche, et je finis avec le club à mi-chemin entre la hanche et l’épaule gauche.

Cette organisation me permet de générer une distance intermédiaire.

3ème ampltude : mi-chemin

En résumé, vous avez bien trois amplitudes différentes pour trois wedges différents, soit neuf combinaisons possibles.

Il y a un autre paramètre qui intervient en plus : La vitesse !

Pour chaque amplitude, vous pouvez varier la vitesse de votre swing, ce qui multiplie encore les combinaisons possibles.

Pour appréhender tout cela, il n’y a pas de mystère, il faut beaucoup travailler pour ressentir ces combinaisons. C’est pour cela que l’on parle de feeling.

Cependant, si vous arrivez à toujours maintenir la même vitesse avec chaque wedge, en associant mes trois amplitudes, vous obtenez bien trois distances constantes avec ces trois clubs.

C’est précieux quand vous vous retrouvez sur le parcours, car si vous avez un coup à 20, 30 ou 40 mètres, vous pouvez automatiquement sélectionner le bon club avec la bonne amplitude, et si possible sans toucher à la vitesse de votre swing.

A l’entraînement, si vous pouvez prendre un seau de balles, et calibrer vos trois amplitudes avec vos trois clubs pour déterminer la moyenne de distance que vous parcourez pour chaque combinaison, vous allez gagner beaucoup de coups au petit jeu.

Je remarque que ce qui fait le plus souvent défaut aux amateurs est le manque de connaissance du coup, et du club à jouer à moins de 50 mètres.

En apprenant quelle est votre bonne combinaison personnelle, à la fois de club, d’amplitude et de vitesse, vous serez moins démuni sur le parcours.

Le mieux serait qu’à force de répétition, et d’expérience sur le terrain, vous soyez plus instinctif et intuitif en fonction de chaque nouvelle situation.

Varier les vitesses pour augmenter les combinaisons possibles

Pour compliquer un petit peu, je vous invite à varier les vitesses avec chaque coup, et chaque club.

En admettant que vous arriviez à trouver 3 vitesses différentes pour chaque amplitude, et chaque club, cela porterait votre totale de possibilités à 3x3x3=27 solutions !

Cela représente un gros travail pour maîtriser toutes les distances correspondantes. Certes, cela complexifie le nombre de combinaisons à retenir mais cela augmente considérablement votre échantillon de solutions, et donc votre capacité à être précis pratiquement au mètre près.

Pour continuer à complexifier ou plutôt à varier les possibilités, ce qui peut finir par s’appeler la créativité dans le petit jeu, et aussi « l’art du petit-jeu », je peux aussi agir sur la face du club.

La face du club

Si je prends l’exemple de l’amplitude « hanche droite-hanche gauche », et que j’agis sur la face de club pour qu’elle reste la plus ouverte possible, la balle va monter !

Un jour, mon ami Johnny Miller m’a dit « imagine que tu as un verre d’eau posé sur la face du club. Quand tu finis le geste, le verre d’eau doit être resté sur la face du club. »

Cette technique incite le club à passer sous la balle avec une face à l’horizontale, ce qui par frottement de la balle lui donne beaucoup de spin, mais surtout la fait décoller quasiment à l’horizontale, et grimper au ciel.

Autre exemple, toujours avec l’amplitude « hanche droite-hanche gauche », je peux exécuter un release de mon club dans la zone d’impact à seulement 50%, ce qui revient à conserver la tête de club basse après l’impact. La balle part alors toute droite, sans effet, ni gauche-droite, ni droite-gauche…Elle fait un rebond, deux rebonds, et elle s’arrête comme si j’avais un fil pour tirer dessus et la ramener vers moi.

Troisième cas de figure possible avec mon amplitude « hanche droite-hanche gauche », je joue sur la face du club par une action des poignets pour faire totalement pivoter la face dans la zone d’impact, et après.

Mon poignet droit passe complètement par-dessus le poignet gauche. (Je suis droitier)

Si je fais cela pour un coup joué à 50 mètres du green, je m’arrange pour viser à 2/3 mètres du drapeau.

La balle reste basse, tourne 2/3 mètres à gauche…elle tombe un rebond tout droit, un rebond à gauche, et elle ne bouge plus !

Peu de gens me croient quand je leur affirme qu’avec une balle basse, dans ce cas, elle va s’arrêter rapidement ! Croyez-moi ! Ça marche !

Nous en sommes à 3x3x3x3 = 81 solutions différentes !

Selon moi, la clé du petit-jeu consiste à parfaitement connaître toutes les possibilités, et appliquer la bonne à chaque situation distincte.

Plus que de taper toujours les mêmes coups au practice, je vous invite à essayer de densifier votre jeu, de plus varier vos solutions. Vous deviendrez de bien meilleurs golfeurs en jouant 81 coups différents plutôt qu’en répétant 81 fois le même coup !

A vous de jouer…

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