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Secrets de Richard : Comment utiliser ses wedges dans le bunker

Secrets de Richard : Comment utiliser ses wedges dans le bunker

Pro depuis plusieurs décennies, Richard Hurvitz a joué sur le tour américain avec des golfeurs comme Lanny Wadkins, Tom Kite, et Johnny Miller.Témoin privilégié des fortes évolutions qu’a connu le golf, aussi bien la technique, que le matériel, dans ce nouvel article, il a voulu vous parler d’un sujet qui lui tient particulièrement à cœur : L’utilisation des wedges dans le bunker, et une technique qu’il n’a jamais trouvé « logique » ! Le fait de vouloir couper la balle avec un stance très ouvert. Découvrez un nouveau secret de Richard, pour mieux utiliser toutes les ressources de votre matériel dans un bunker, et en particulier, vos wedges modernes.

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Un peu d’histoire du matériel pour comprendre l’influence sur la technique des sorties de bunkers

Il y a très longtemps, nous n’avions que le 56 degrés.

Le 60 degrés n’existait pas, alors oui, il fallait coucher le club dans le sable, et ouvrir très largement le corps en déplaçant le pied gauche très en arrière et en avant.

Mais aujourd’hui, nous sommes bientôt en 2018, et depuis longtemps, les marques proposent des nouvelles semelles (grind) sur les wedges. Même le bounce a été retravaillé.

Les possibilités de choix de semelles chez les plus grandes marques comme Titleist, Callaway, Mizuno, TaylorMade ou Cleveland est beaucoup plus large, sans parler du fait qu’il y a en plus de notre époque, des wedges qui vont de 48 à 62 degrés.

Le gap wedge d’aujourd’hui est l’équivalent du pitch d’il y a trente ans ! Quand j’étais jeune, le pitching wedge était autour de 50 degrés.

L’organisation qui consiste à ouvrir le stance, et coucher le club dans le bunker est selon moi dépassée.

Il y a trente ans, les premiers clubs cavity back faisaient que la balle montait plus haut, essentiellement à cause de la répartition du poids.

Aujourd’hui, toutes les marques savent faire des clubs cavity back, sauf que le loft s’est considérablement fermé autour de 44 degrés. C’est du marketing pour faire de la distance, et taper plus loin.

J’avoue même que je n’ai jamais vraiment compris la logique de cette technique qui peut engendrer des fautes de centrage, et des balles prises en pointes, qui partent basses et directement à droite, sans aucune possibilité de contrôle.

Dans ce sujet, il faut que je vous parle du bon choix de vos wedges, et comment les utiliser dans le bunker, selon la distance que vous allez devoir parcourir, sans rien trafiquer à votre geste !

Honnêtement, quand je vois les amateurs jouer avec cette organisation… je ne sais vraiment pas comment ils peuvent swinguer comme ça, essentiellement parce que je ne suis pas d’accord avec cette méthode, et alors que les nouveaux bounces, et grinds offrent tellement plus de facilités.

Et d’ailleurs, on peut voir que pratiquement tous les pros sur le tour désormais adoptent un stance beaucoup plus « simple » que je qualifierai de « presque carré ».

Le stance n’est pas aussi dramatiquement ouvert.

Le pied gauche est à peine en retrait du pied droit, et la hanche légèrement ouverte pour faciliter seulement le passage du club quand c’est un petit coup qui est tapé.

On ne voit plus de pros jouer avec un stance complètement ouvert, sauf peut-être un gars comme Jim Furyk et quelques autres.

Comme les clubs ont changé, on peut simplifier l’organisation de la sortie de bunker

Au lieu de trafiquer un wedge 56 degrés couché dans le bunker, les pros utilisent le bon wedge pour la bonne distance, et du fait de la semelle, le club est porté face à la balle dans le bunker… pour être joué de face… Ce qui est tout de même beaucoup plus logique selon moi.

Il y a déjà 15 ans que je joue comme ça, parce que l’autre technique, je ne la comprenais tout simplement pas.

Pour moi, ce n’était pas logique de s’organiser en ouvrant les épaules, les hanches en direction de la gauche (je suis droitier) et le club en direction de la cible, et espérer que la balle parte dans la bonne direction.

Si je prends l’exemple de Padraig Harrington, lui, il a carrément le stance fermé ! Il n’est même pas square.

Quand je m’entraîne dans le bunker, je dessine plusieurs lignes : Une ligne pour la direction, une ligne où je veux rentrer dans le sable avec le club, une ligne où je veux mettre ma balle entre les pieds, un ligne devant mes pieds pour voir de combien mes hanches sont ouvertes (un tout petit peu)…

Si je suis légèrement ouvert, et que je tourne à gauche, je prends la balle dans le centre de la face à chaque fois.

Si je suis exagérément ouvert, pour moi, c’est le petit bonheur la chance, si je touche bien la balle.

A moins de 10 mètres, mon objectif, c’est pourtant de mettre la balle dans le trou !

Maintenant avec toutes les différentes semelles qui existent M-grind, L-grind, S-grind, F-grind, K-grind, il y a moyen pour chaque golfeur de trouver le wedge adapté à son swing et/ou aux conditions du terrain.

Les pros sur le tour sont donc désormais organisés en ligne avec la position du drapeau depuis le bunker.

C’est justement grâce aux nouveaux bounces et grinds que les balles sortent tout droit ! Le club ne s’enfonce tout simplement pas dans le sable. Le club glisse.

Je peux même prendre mon wedge 60°, le plus ouvert de mon sac, et je mets carrément dans cette position « square » à la balle, et je peux sortir la balle du bunker en ligne.

Par exemple, avec mon wedge 50 degrés, j’ai un bounce de 8 degrés. En modifiant légèrement ma face, un peu plus ouverte en angle de face, le bounce se transforme en 10 degrés.

Ce faisant, je peux faire une sortie de bunker longue sans avoir à trafiquer quoi que ce soit dans mon swing.

En fait, si j’ai une sortie de bunker entre 5 et 10 mètres, je prends mon 60 degrés.

Si j’ai entre 10 et 15 mètres, je prends le 56 degrés.

Plus que cette distance, je prends le 50 degrés avec 8 degrés de bounce, sans rien changer à mon geste.

Je suis toujours organisé de la même manière quelle que soit la distance à parcourir. Ce qui veut dire que je n’ouvre pas exagérément le stance ou que je pose le club sur le dos avec la face qui pointe vers le ciel.

Le club est aligné là où je veux aller. Je me répète… C’est désormais possible du fait des nouveaux bounces et grinds sur les clubs.

Quels clubs mettre dans son sac ?

Dans mon sac, j’ai choisi le 50, 56, et 60 degrés ! J’ai fait ce choix parce que mon pitch est à 45 degrés.

Avant j’avais un 52 degrés à la place du 50, mais c’était trop éloigné du 45 degrés.

En prenant un gap wedge de seulement 50 degrés, qui est devenu le club le plus important de mon sac, j’avais un bon espacement de distance entre mon pitch, et mon plein coup de 50 degrés.

En fait, avec un wedge, on peut facilement enlever de la distance. Par contre, ce n’est pas possible d’en ajouter !

Avec mon pitch, je tape à 91 mètres à chaque fois.

Avec mon 50 degrés tapé normalement, c’est 81 mètres pile poil.

Avec mon sandwedge 56 degrés, je tape à 72 mètres.

Donc, si j’ai besoin de produire une distance entre le 50 et le 56 degrés, par exemple, je peux légèrement décaler l’ouverture de ma face (la pointe) vers la droite, et ce faisant, mon wedge 50 degrés, devient naturellement un wedge de 52 degrés.

Attention, je n’ouvre pas la face de club en décalant mes mains derrière la tête de club ! C’est une catastrophe ! Les gens qui font ça n’ont aucune idée de ce qu’ils sont en train de faire avec un wedge.

Autre possibilité pour enlever de la distance avec mon wedge 50 degrés, j’avance mon grip de 2 centimètres plus bas, et ça m’enlève 5 à 6 mètres de distance. Ainsi, au lieu de faire 91 mètres, je peux faire 85 mètres.

S’agissant du matériel, je « vends » deux marques

Pour les joueurs, index 15 ou moins, pour moi, c’est Titleist (SM6) et de loin. C’est le meilleur club du marché. Ils ont fait des études aux Etats-Unis pour découvrir que ces wedges donnent 300 à 400 tours par minute de plus par rapport à toutes les autres marques.

La marque propose en plus un choix de semelles très large.

Avant les semelles des wedges étaient carrées. Maintenant, c’est arrondi près du talon. Il est possible d’avoir plus de bounce près de la face, et moins près du dos, etc…

Avant de jouer sur un tournoi, j’arrivais toujours avec 17 ou 18 clubs pour finalement en laisser 4 au placard en fonction des conditions.

Après mon 50 degrés, le club le plus important pour moi, c’est le 60 degrés avec peu de bounce.

En revanche, pour moi, 54 et 58, c’est très mauvais comme choix.

Le 58 n’est pas assez ouvert pour faire un lob shot autour du green. Il vaut mieux un 60 degrés.

Le 54 est par opposition trop fermé pour faire une bonne sortie de bunker.

Je sais que certains choisissent de prendre 50, 54 et 58 degrés pour conserver 4 degrés d’écarts entre chaque club. Cependant, je considère que c’est un mauvais choix.

Si c’est pour rester dans une logique d’écartement cohérente, il vaut mieux en gardant le 50, prendre un 55 et un 59. Si vous avez 54 et 58, essayez de plier vos clubs pour gagner un degré, ou alors, il faut changer de clubs.

Toutes les marques font des clubs de golf standard. Oui, mais quel être humain est standard ? Standard, cela n’existe pas.

Pour deux individus de même taille, il n’est pas dit qu’ils aient la même longueur de bras ou de jambes !

C’est pour cela qu’il est important de pouvoir bien ajuster un wedge à la bonne morphologie de la personne.

Pour les handicaps 20 et plus, je conseille les Cleveland Cavity Back car la tête de club est beaucoup plus grande. Ça pardonne plus !

C’est cavity back et donc le joueur peut taper un peu n’importe où dans la face, et tout de même s’en sortir.

Avec un wedge Titleist, il faut vraiment bien taper au centre de la face pour obtenir le meilleur rendement, et sortir du bunker.

Maintenant, pour les golfeurs entre 15 et 20 d’index, je dirai que c’est un peu pile ou face. Je ne regarde pas vraiment le handicap, mais en gros, c’est une indication pour conseiller les amateurs.

Bien entendu, le plus important c’est de voir comment l’amateur fait son geste, et comment je pense qu’il peut sortir du bunker. Disons que l’index est un guide rapide.

Si je donne un wedge Titleist à un golfeur qui est 25 d’index, il ne va pas s’en sortir. Je vais préférer lui donner un Cleveland.

En revanche, pour un bon joueur, je préfère Titleist parce que même si comme Cleveland, le club est moulé. Je peux le plier beaucoup plus facilement. Le Cleveland, il faut le commander en amont avec le bon réglage. Je ne peux pas faire du « fine tuning ».

Entre les deux clubs, je considère que le feeling est complètement différent, notamment à cause du grind en V, qui selon moi, oblige à trafiquer le mouvement, et donc à ouvrir la face pour faire glisser dans le sable. Disons que je peux m’habituer au deux, mais je préfère la semelle du Titleist.

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