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Secrets de Richard: Distance ou contrôle, une affaire de pieds

Secrets de Richard: Distance ou contrôle, une affaire de pieds

Sur le parcours, un choix tactique important peut toujours se présenter à vous. Voulez-vous maximiser la distance ou au contraire, voulez-vous assurer au maximum le contrôle de la trajectoire de balle, pour par exemple, rester au centre du fairway. Selon notre consultant, Richard Hurvitz, ces deux grandes options tactiques peuvent se gérer en fonction du placement de vos pieds à l’adresse. Ci-dessus, le pro de golf américain Chad Campbell, pris en photo lors du Genesis Open 2017 à Pacific Palissades, n’a pas encore pris sa décision, il jauge la situation… Quelle option va-t-il choisir ?

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Trouvez plus souvent le centre du fairway ou alors acceptez les conséquences…

Richard Hurvitz, pro de golf à la Tour de Salvagny depuis une trentaine d’années est intarissable sur le sujet de la distance ou la dispersion sur le PGA Tour.

Quand vous lui parlez des gains de distance au drive observé chez les meilleurs joueurs du monde, il vous répond irrémédiablement « What about dispersion ? ».

A quoi bon envoyer un drive à 270 mètres, si c’est pour trouver irrémédiablement les arbres ?

Sur certains parcours qui ressemblent à des pistes d’avions, effectivement, rechercher la distance maximum en acceptant de ne pas être certain de contrôler le point de chute, et tomber dans un rough finalement jouable pour le coup suivant peut-être légitime.

Cependant, Richard remarque que les plus longs frappeurs sur le circuit européen ne sont pas nécessairement ceux qui passent le plus de cuts.

Peut-être qu’en réduisant un tout petit peu l’amplitude du geste, un pro peut perdre une vingtaine de mètres, et au lieu de trouver un arbre sur un parcours mieux défendu, sa balle sera plus près du centre du fairway

Richard ne coache pas de joueurs sur le tour, il n’a donc pas le loisir d’entretenir ce débat avec eux.

En revanche, il a son petit secret pour les amateurs, et en particulier, ceux qui ne savent pas réellement gérer la distinction entre option distance ou option contrôle.

Quand j’étais en Californie pour suivre le Genesis Open 2017 finalement remporté par Dustin Johnson, le nouveau numéro un mondial de golf, sur la journée du samedi, alors que nous avions un temps abominable, j’ai passé quelques minutes au practice, dans les cordes pour suivre l’entraînement de quelques joueurs, dont l’américain Scott Piercy, un pro expérimenté, qui a été plutôt en réussite pendant ce week-end.

Il est toujours intéressant de passer quelques minutes au practice, car, les pros ont toujours des trucs d’entraînements bien à eux.

Scott Piercy au practice du Genesis Open 2017

Dans ce cas, cela corrobore le principe que Richard va nous proposer : En fonction du placement de vos pieds à l’adresse, vous pouvez privilégier, soit la distance, soit le contrôle.

Le meilleur moyen pour préparer cela à l’entraînement, consiste à faire comme Scott Piercy, et placer deux baguettes au sol en forme de croix.

Une au centre du stance et positionnée en face de la balle pour marquer la répartition de votre placement entre pied gauche, et pied droit.

Ce n’est pas sa seule fonction. Elle peut aussi servir de règle pour définir plus ou moins l’éloignement des pieds par rapport à la balle. C’est exactement ce que Scott Piercy est en train de paramétrer avant d’effectuer son coup au practice.

Enfin, l’autre baguette n’a que pour seule fonction d’être alignée en direction de la cible.

Choix tactiques : Une question de distance avec la balle !

Richard : J’ai deux possibilités différentes pour placer mes pieds à l’adresse. C’est vrai aussi bien pour une approche à 50 mètres jouée avec un wedge, ou même pour un drive depuis le tee de départ.

Une très près de mes pieds, ce qui ne laisse pas beaucoup de place pour que le club circule devant moi entre mon corps et la balle.

Cela ne suffit pas !

En plus d’avoir les pieds près de la balle, mon idée, c’est surtout que mes bras soient connectés avec mon buste. « Mes bras touchent le corps ».

Ainsi, c’est clair, je n’ai pas la possibilité de développer une très grande amplitude.

Pour un coup de wedge à une vingtaine/trentaine de mètres du green, en me positionnant ainsi, avec une faible amplitude du chemin de club, je ne peux pas rater la balle.

Pourquoi ? Parce que je ne cherche pas la distance !

Toujours pour un coup de wedge, j’ai une deuxième option qui nécessite que j’écarte un peu plus mes pieds de la balle, d’ailleurs, je les écarte aussi un petit peu plus au niveau de mon stance. Ainsi, je libère de l’espace.

Cet espace libéré va me permettre de passer mes bras un peu plus vite dans la zone d’impact, et donc de générer de la distance.

Je suis très connu pour mon fameux jeu des fléchettes !

Si vous avez déjà joué dans un bar au jeu des fléchettes, vous allez comprendre où je veux en venir.

Quand vous jouez aux fléchettes ? Que cherchez-vous à faire ? Distance ou contrôle ?

Secrets de Richard: Quand vous jouez aux fléchettes ? Que cherchez-vous à faire ? Distance ou contrôle ?

Contrôle bien sûr, car vous jouez rarement à plus de 5 mètres de la cible. A l’inverse d’un lancer où vous cherchez l’élan maximum, vous cherchez ici la meilleure connexion possible entre vos bras, et votre buste. Vous n’avez pas besoin d’écarter les pieds démesurément.

Au golf, vous pouvez jouer au même jeu s’agissant de viser un drapeau sur le green à 5 mètres devant vous.

L’objectif consiste à jouer une dizaine de balles, et d’en mettre un maximum dans le trou ou à côté. Il ne s’agit pas de chercher à battre des records de distance, mais à réduire la dispersion.

Pour y parvenir, je prends mon club dans les mains, je plaque mes bras au plus près de mon buste, ce qui revient à coller mes aisselles.

Je me penche au-dessus de la balle, et je joue. C’est valable pour tous mes coups petits, et dans un rayon maximum de 50 mètres, selon le club que je choisis.

Si je veux jouer plus loin, j’ai juste besoin de reculer un peu mes pieds par rapport à la balle.

Cette idée est valable pour mon jeu de fléchettes, mais c’est aussi valable avec un driver depuis le tee de départ.

Pour un coup que je veux contrôler plutôt que de disperser loin, je commence de la même façon avec mes « aisselles collées », et je me tiens près de la balle. Avec cette organisation, pour moi, c’est obligé qu’elle terminera sur le fairway devant moi.

Pourquoi ?

Ma connexion bras-corps sera maintenue à l’adresse, au backswing, et surtout jusqu’au follow-through. Résultat : La balle part devant moi sur le fairway !

Ma connexion bras-corps sera maintenue à l’adresse, au backswing, et surtout jusqu’au follow-through. Résultat : La balle part devant moi sur le fairway !

A l’inverse, si je veux un peu plus de distance, je recule un tout petit peu mes pieds par rapport à la balle, j’agrandis mon stance, ce qui me donne un peu plus d’espace, et donc la possibilité d’augmenter mon amplitude. Cela contribue à légèrement aplatir le geste.

A la descente, cela me donne plus de vitesse avec les bras, mais en contrepartie, c’est moins précis.

Par exemple, sur le trou numéro un du golf de la Tour de Salvagny, je veux mettre la balle plein centre du fairway.

Je vise le bunker à droite du fairway. Je m’organise pour contrôler la balle. Je tourne à gauche au backswing, puis au retour avec une petite action de supination au niveau de mes avant-bras, je ramène le club face au fairway.

Je tourne à gauche au backswing, puis au retour avec une petite action de supination au niveau de mes avant-bras, je ramène le club face au fairway.

La balle part au centre en direction du bunker, puis tourne légèrement à gauche. Je suis au centre du fairway !

Si je suis sur le trou numéro trois à la Tour de Salvagny, un par-5, j’ai devant moi une véritable piste d’avion. Je ne pense qu’à la distance !

Je recule mes pieds en arrière du stance.

Je me concentre toujours sur le fait de jouer main gauche, bras gauche, épaule gauche au moment de déclencher mon geste, mais quand je reviens dans la balle, forcément, étant plus loin, j’ai moins de connexion bras-buste mais j’ai plus de vitesse avec les bras.

La balle va beaucoup plus loin.

Je recule mes pieds en arrière du stance. Je me concentre toujours sur le fait de jouer main gauche, bras gauche, épaule gauche au moment de déclencher mon geste, mais quand je reviens dans la balle, forcément, étant plus loin, j’ai moins de connexion bras-buste

En résumé, la prochaine fois que vous irez sur le parcours, si devant vous, vous avez un départ très étroit, pensez à mon petit secret de Richard sur le contrôle plutôt que la distance, et à l’inverse, sur une piste d’avion, donnez-vous plus d’espace, et plus de vitesse, mais en contrepartie, acceptez moins de connexion.

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