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Sorties de bunkers: Votre index est-il en relation avec votre habileté dans le sable ?

Sorties de bunkers: Votre index est-il en relation avec votre habileté dans le sable ?

A l’aide de l’Arccos Caddie, il est possible d’analyser chaque compartiment de son jeu de golf, son score sur le parcours, et y compris dans le domaine spécifique des sorties de bunkers. Si votre index dépend le plus souvent de votre capacité à mettre la balle en jeu, approcher les greens, et bien putter, sur 70, 80, 90 ou plus de coups, vous avez quelques occasions de tenter un sauvetage de PAR depuis un bunker. Votre compétence dans le bunker est-elle conforme au reste de votre jeu ? Comment l’évaluer?

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Sand and down… combien de putts après une sortie de bunker ?

Depuis bientôt deux ans que j’utilise le plus souvent possible le système Arccos Caddie sur le parcours, j’ai accumulé un certain nombre de statistiques sur mon jeu.

En moyenne, sur 20 parties jouées sur pratiquement 20 golfs différents, le système révèle que mon index moyen est de 10,9.

C’est surtout dans le domaine du putting que je gagne des points avec un index estimé autour de 8,4 tandis qu’au drive et au chipping, cet index virtuel remonte autour de 20.

Paradoxalement, dans le domaine des sorties de bunker, mon index virtuel est de 12.5 considérant que dans 20% des cas je transforme une sortie de bunker avec un seul putt derrière.

Les anglo-saxons parlent de « Sand and down » en référence à « up and down » pour un coup manqué, un coup sauvé.

Il s’agit de repérer les occasions où vous rattrapez un mauvais coup avec un bon coup.

Toujours selon Arccos, pour chaque sortie de bunker que j’ai tenté, la distance moyenne restant au trou était de 7,5 mètres.

Ayant peu d’occasion de m’entraîner dans les bunkers, j’ai été assez surpris de constater un jeu dans le sable finalement meilleur que le driving ou le chipping auxquels je consacre plus de temps d’entraînements.

Une étude qui met en relation index et qualité des sorties de bunkers

Selon une récente étude très intéressante menée par Peter Sanders aux USA, ce dernier est à l’origine du système de calcul des points gagnés sur le parcours par compartiment de jeu, système qui a été repris par le PGA Tour pour l’analyse du jeu des meilleurs golfeurs, on peut trouver une corrélation entre l’index d’un golfeur, et son niveau de jeu spécifique dans les bunkers.

Plus précisément, il détecte une relation entre l’index et le nombre de fois où un golfeur sauve un coup après une bonne sortie de bunker.

Il relève une évidence : La compétence d’un golfeur au chipping ou au wedging n’est pas comparable avec celle pour sortir du bunker.

Les sorties de bunkers sont bien une compétence à part dans le jeu.

Sanders estime que la statistique traditionnelle des sauvetages depuis le bunker « sand save » est un peu dépassée.

Selon le graphique ci-dessus, Sanders a établi une relation entre l’index et les occasions d’up and down depuis un bunker situé à moins de 45 mètres du green.

Si je me réfère à mon exemple, avec un index qui oscille entre 10 (l’index officieux selon Arccos) et 15 (l’index officiel sans faire de compétitions de classement depuis 10 ans), mon pourcentage de sauvetage depuis le bunker devrait être compris entre 15 et 20%.

Il semble que je sois effectivement dans la fourchette haute de ce classement.

Il est surtout intéressant de constater que le fossé est énorme avec les très bons joueurs.

Selon Sanders, un golfeur classé 5 d’index n’obtiendrait en moyenne que 26% de chances de sauver depuis le bunker.

Les 5% d’écarts entre un joueur 5 ou 10 d’index ne me paraissent pas très bien payés considérant le niveau nécessaire pour jouer 5 d’index.

En revanche, à 0 d’index, il y a un véritable saut de compétence avec 42% de sauvetage.

Enfin, un joueur professionnel est en moyenne à 50%, ce qui par rapport à un joueur classé 10 est aussi un écart de compétence immense.

un joueur professionnel est en moyenne à 50%, ce qui par rapport à un joueur classé 10 est aussi un écart de compétence immense.

De l’autre côté de l’échelle de performance, pour les golfeurs classés 25 d’index, ce qui représente la majorité des golfeurs en France, le taux de sauvetage est inférieur à 10%.

Cette statistique résume assez bien le fait que nous, les amateurs, ne passons pas beaucoup de temps à travailler dans les bunkers, et pour une raison assez simple : Il faut beaucoup d’entraînement sur un coup spécifique pour ne pas dire assez unique, qui se présente finalement peu fréquemment sur le parcours, en comparaison des autres compartiments du jeu.

A titre d’exemple, sur mes 1500 derniers coups sur le parcours dont 730 putts, le nombre de sorties de bunkers s’est résumé à moins de 50 coups !

Les sorties de bunkers représentent une petite partie du jeu de golf. En moyenne, nous avons peut-être entre une à trois sorties de bunkers par partie.

Pourtant, et j’en suis un exemple, un bon niveau de jeu dans les bunkers peut beaucoup aider le score final.

Peu de coups, beaucoup plus de risques d’erreurs

Si je me fie aux données Arccos, jamais l’index virtuel serait à 10,9 sans un jeu dans les bunkers à 12.5 alors que le driving est estimé à 20.9 ou le chipping à 22.7.

L’écart entre le chipping et les sorties de bunkers valide d’ailleurs l’affirmation de Sanders visant à différencier les compétences entre un chip et une sortie de bunker.

Pour l’analyste américain, la notion de « up and down » ne lui paraît pas approprié, justement pour deux raisons : La mesure des « up and down » dépend essentiellement de deux compétences (petit jeu et putting). La statistique ignore selon lui les erreurs ou les coups qui manquent le green.

Et oui, comment comptabilisez un golfeur qui s’y prendrait à trois fois pour sortir du bunker, et sur le troisième coup, rentrerait le putt ?

« En 30 ans d’expériences et d’études de la performance au golf, et à tous les niveaux, j’ai trouvé que la fréquence et la sévérité des erreurs (mauvais coups) avaient beaucoup plus d’impact sur le score d’un joueur par rapport aux bons coups. »

Il poursuit « A l’origine, je n’ai pas créé mon programme d’analyse pour relever les erreurs dans le jeu, mais au départ, mes premiers travaux ont révélé à quel point ils étaient importants de même que l’on manquait cruellement de statistiques pour les suivre. »

Sanders a ainsi créé Shotbyshot.com, un site qui mesure les performances par compartiments de jeu au golf.

Sanders estime en fait trois statistiques comme déterminantes pour relever la véritable performance au golf : La distance moyenne des putts quand le green a été touché en régulation, le pourcentage de coups tapés à moins de 3 mètres du trou, et le pourcentage d’erreurs ou coups qui manquent le green ((Arccos ne donne pas ces statistiques. Ce serait une bonne idée d’amélioration).

si un golfeur sur le tour frôle les 50% de sauvetages amenant des putts à moins de 3 mètres, en parallèle le nombre d’erreurs chute à 12%.

Il arrive à la conclusion que si un golfeur sur le tour frôle les 50% de sauvetages amenant des putts à moins de 3 mètres, en parallèle le nombre d’erreurs chute à 12%.

Inversement, le golfeur d’index 25 ne réussit pas plus de 10% de sauvetages, car en parallèle, il concède 43% d’erreurs.

Les courbes de performances et contre-performances s’inversent. Ceci étant, il ne fallait pas faire des années d’études pour arriver au constat que les amateurs commettent des erreurs, et même beaucoup.

Plus intéressant, il estime qu’un golfeur d’index 15 a une chance sur 6 de placer une sortie de bunker à trois mètres du drapeau. A l’inverse, il estime que ce même golfeur va rater le green une fois tous les trois coups.

Conclusion, ce golfeur a deux fois plus de chance de réaliser un mauvais coup par rapport à un bon coup…

Dans le sable, la sanction double l’opportunité de gagner un coup. Cette statistique amène à réfléchir…

Quel que soit votre index, il pourrait être intéressant que vous vérifiez votre niveau de performance dans le sable, histoire de vous assurer que vous êtes dans votre niveau de compétence.

Gagnez-vous ou perdez-vous des coups ?

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