Plus de 4000 pages pour votre jeu de golf. Matériel, technique, parcours, voyages...

Un contenu unique, utile, et passionnant! Pour l'abonnement 12 mois! 1 boîte de 12 balles Srixon AD 333 Tour offertes et envoyées chez vous!

Vinaora Nivo Slider

Quelles sont les techniques du long-drive réellement applicables au golf ?

Quelles sont les techniques du long-drive réellement applicables au golf ? - crédit photo : Mark Newcombe

Gagner en distance ! Tous les golfeurs ont légitimement envie d’ajouter quelques mètres à leurs moyennes de coups. La distance au drive est un élément clé pour scorer, que ce soit sur le PGA Tour ou dans nos parties du dimanche. Cette semaine se tenait le championnat du monde de long-drive à Thackerville dans l’Oklahoma, un concours remporté par Justin James avec un drive mesuré à 397,76 mètres. Soit 100 mètres de plus que la moyenne d’un des plus longs frappeurs sur le tour, en la personne du numéro un mondial, Dustin Johnson. Nous avons eu envie de recenser les principaux éléments techniques utilisés par des adeptes du long-drive, néanmoins utilisables par des amateurs pour gagner en distance.

Découvrez nos formules d'abonnements

Ça va cogner !

Le championnat du monde de long-drive sponsorisé par Volvik met aux prises des golfeurs un peu particuliers. Ce ne sont pas des golfeurs comme les autres. Ils ont beau frapper à plus de 350 mètres… ils ne sont pas nécessairement pour autant capables de jouer sous le par dans une partie de golf conventionnelle.

Les meilleurs frappeurs passent d’ailleurs la plupart du temps à taper seulement des drives, et uniquement à taper des drives.

Le long-drive a beau être assimilable au golf.

Il faut admettre que ce n’est pas tout à la fait la même discipline.

Les pros utilisent d’ailleurs des clubs très différents, des lofts allant de 3 à 7,5 degrés, avec des manches plus longs de 47 à 48 inches, d’extra stiff à 4 fois extra stiff !

Peut-être percevez-vous la longueur additionnelle du manche, à l’aide de la photo ci-dessous, prise par Mark Newcombe à l’occasion du concours de long-drive organisé début août de cette année, à Heythrop Park dans l’Oxfordshire en Grande-Bretagne.

On peut percevoir la violence du coup porté par Dan Konyk, le vainqueur du concours (1200 euros de gains pour 170 € de frais d’inscriptions…).

Précisons que le français Thomas Morel était présent au cours de ce concours européen.

Si on revient à la discipline qui nous intéresse le plus, le golf classique, la distance est effectivement importante.

Trackman a publié une étude qui fait le lien entre vitesse de swing et index.

Selon leurs chiffres, en-dessous de 95 mph, l’index dépasse difficilement 15. A 105 mph, vous avez des chances d’être 0 d’index !

Vitesse de swing élevée coïncide avec plus de distance au drive, et donc potentiellement des deuxièmes ou troisièmes coups plus courts…

Sur le PGA Tour, la moyenne de vitesse de swing est établie à 113 mph. Les meilleurs tapent légèrement au-dessus de 120 mph alors que les moins longs se situent à 105 mph.

Pour le pro Jean-Nicolas Billot, les choses paraissent claires « Vous ne pouvez pas vous inscrire sur un tournoi professionnel, et espérer être compétitif avec une vitesse de swing de 90 mph ! ».

Si vous prenez les 20 meilleurs joueurs du PGA Tour, et compilez leurs tours les plus bas, vous obtenez une moyenne de 69 coups avec des drives tapés à environ 270 mètres.

Maintenant, si vous prenez les 20 joueurs les moins performants pour le même exercice, la moyenne de score monte à 72 coups avec une moyenne à 262 mètres.

Un écart de 8 mètres peut jouer à hauteur de 3 coups sur une partie pour les meilleurs golfeurs de la planète !

Clairement, la distance compte !

Pour le coach Sean Foley, ancien entraîneur de Tiger Woods « La distance au drive est largement plus que la précision, un indicateur de performance sur le tour. »

Les techniques qui peuvent nous inspirer

Intéressons-nous aux techniques couramment utilisées par les champions de long-driver pour gagner en distance…à commencer par l’adresse.

Le premier conseil qui retient notre attention est celui formulé et observé par Xavier Bretin au sujet des longs-drivers. Ils ouvrent légèrement le pied avant en direction de la cible.

Pied en avant

Avec cette position, beaucoup de golfeurs seront plus aptes à engager la hanche au moment du backswing, et à donner plus d’amplitude au swing, tout en conservant un meilleur équilibre, et en minimisant les torsions sur le genou avant.

Notez une particularité du long-drive qui n’est pourtant pas conseillé pour les golfeurs amateurs.

Ils adoptent un stance extrêmement écarté, ce qui altère l’équilibre (ils ne s’intéressent pas absolument à la précision), et les expose à des risques de blessures.

A l’inverse, dans l’histoire du golf, de très longs frappeurs comme par exemple, John Daly n’était pas nécessairement des adeptes d’un stance très écarté, et pourtant, ils ont été des références pour la distance.

Deuxième élément important pour générer plus de distance au drive : le grip.

Grip fort

Pour ramener un driver plus rapidement square à l’impact, il faut un grip fort. Attention, pas fort au sens, pression dans les doigts, mais au sens du placement du poignet dans une position neutre sur le grip. Un grip faible est au contraire un grip justement mal placé sur le manche.

Un grip fort peut contribuer à simplifier le backswing et le downswing en éliminant un niveau de pronation et de supination (roulement du poignet) afin de ramener le club square à l’impact.

On remarque chez un golfeur comme Sébastien Gros qu’il ferme parfaitement la face du club au sommet du backswing, justement du fait d’un grip fort.

Après la posture, le grip, le fait de créer un backswing le plus ample possible aide les long-drivers à créer de la distance.

Un swing ample

Par rapport aux joueurs du tour, un Justin James présente un backswing plus ample.

Il arrive à descendre le manche de son club le long de son dos, alors qu’un golfeur va plus chercher à amener le manche horizontal par rapport au sol, environ entre 260 et 270 degrés.

Au-delà, on considère que c’est un overswing ! Pas en matière de long-drive, c’est plus la norme pour générer un maximum de vitesse.

John Daly est connu pour son swing très ample. Sur le senior tour, bien qu’il ne swingue plus aussi vite que par le passé, il reste un des plus longs frappeurs à la faveur de son amplitude de backswing.

Malheureusement, pour s’inspirer de ce point, il faut passer par la case gymnastique…

Bubba Watson qui a longtemps dominé le classement de la distance au drive est aussi connu pour aller au-delà de 250 degrés d’angle par rapport au tee de départ.

A noter, en août 2014, au cours du championnat du monde Bridgestone, l’américain au départ du 16, un par-5 de 609 mètres, tapa un drive de 387 mètres.

Le fairway était en légère descente, et relativement répondant pour que la balle roule sur plus de 30 mètres.

Ce qui suppose qu’il a tout de même porté la balle à près de 350 mètres.

Autre élément utilisé par les longs frappeurs qui peut servir à générer beaucoup de distance, le fait de lever le pied avant du sol sous l’effet de l’élan au backswing, tout en résistant sur la jambe arrière.

Le transfert de poids et la résistance vers la jambe arrière

Soit exactement la caractéristique de swing de Sam Snead.

Swinguer de cette manière favorise une rotation plus prononcée des hanches, ce qui par conséquence, laisse la partie supérieure du corps tourner plus loin !

Toutefois, sur le tour, rares sont les joueurs qui soulèvent le pied gauche au sommet du backswing. La seule technique qui semble unanimement partagée est le fait de résister fortement sur la jambe droite, parfaitement et complètement tendue chez McIlroy comme illustré ci-dessus.

Toujours concernant le backswing, les experts du TPI ont relevé que les plus longs frappeurs ont tendance à placer les mains très hautes au sommet du swing.

Les mains en l'air !

Faites le test !

Si vous placez vos mains plus hautes, votre vitesse de swing va augmenter. La principale difficulté va être de continuer à bien centrer la balle dans la face.

L’avantage créé peut engendrer un désavantage plus pénalisant… Sans maîtrise, la puissance n’est rien.

Le fait de placer les mains plus haut au sommet assure une plus grande extension des bras.

Cela change le plan de swing, mais favorise assurément une plus grande place pour accélérer le club à la descente.

Continuons la revue des techniques pour générer de la distance en passant du sommet du backswing à la manière de lancer le downswing vers le haut !

Orientez les épaules pour lancer vers le ciel

Trackman illustre l’importance de l’angle de lancement dans la portée au driver.

Avec un angle de lancement de +5 degrés par rapport à 0 (neutre), il y a un gain naturel de distance lié à la trajectoire de la balle sur une trajectoire plus élevée.

Le fait d’aller chercher la balle vers le haut au moment de l’impact (épaule avant décalée vers le haut par rapport à l’épaule arrière) confère un petit boost de vitesse au moment de l’impact, comme si on cherchait à fouetter la balle avec le club.

Pensez toutefois qu’un angle de lancement trop élevé chez un joueur qui lève déjà beaucoup la balle peut finir par être contre-productif.

Si un drive est lancé sur un angle de lancement de plus de 17 degrés, l’angle d’atterrissage peut aussi augmenter, et par conséquence, réduire la roule… La balle tombant de plus haut, plutôt que de suivre une trajectoire tendue.

Dernier élément flagrant chez les longs-frappeurs : Les mains accélèrent très vite !

Jeux de mains... jeux de v...

A l’aide de l’application Zepp Golf à laquelle nous avons recours de temps en temps, nous savons que Michelle Wie pour un drive tapé à 105 mph déplace ses mains à près de 20 mph avec une montée de 265 degrés.

N’oubliez pas que dans la séquence de swing, le club est en fait un segment… le dernier dans le processus d’accélération. Les mains sont avant le club dans la séquence, et transmettent justement la vitesse au club.

Proposer une amplitude plus importante pour driver loin est nécessaire mais pas toujours suffisante. C’est bien le fait de coupler une grande amplitude de mouvement (265 degrés dans le cas de Michelle Wie) avec une vitesse des mains qui passent à plus de 20 mph qui crée les conditions de la distance.

Pour le coup, gagner ne serait-ce qu’un mph de vitesse de mains en plus est autrement plus ardu que de gagner deux mph de vitesse de club en plus !

Ce paramètre est essentiel pour comprendre comment de plus petits gabarits, comme par exemple, Sébastien Gros ou Rory McIlroy, arrivent néanmoins à taper des missiles au drive.

Avec une grande amplitude, et une action des mains très rapide, il peut largement taper plus fort qu’un golfeur plus grand et plus costaud.

Tout n'est pas bon à prendre... surtout en même temps !

Dans le domaine du long drive, c’est bien la technique de Jamie Sadlowski plus que son physique, qui en a fait un champion devant des cogneurs bien plus charpentés.

Dans le cas de Sadlowski, on est justement dans un cas extrême difficilement imitable pour 99% des golfeurs pros ou amateurs.

En revanche, au travers de ce sujet, on a vu que le pied tourné vers la cible, un grip fort, donner de l’amplitude au geste, libérer le talon avant et résister sur la jambe arrière, élever les mains, orienter les épaules dans le sens de la hauteur (de l’arrière vers l’avant), et le fait d’agir vite avec les mains, pouvaient accroître la vitesse de swing.

Oui, c’est vrai, mais pour avoir déjà expérimenté la plupart de ces techniques, il faut corréler cela avec la capacité du joueur à centrer régulièrement la balle dans la face.

Dans le cas contraire, c’est assez inutile, et même contre-productif.

L’augmentation de la vitesse de swing n’a de sens que tant qu’elle est maîtrisée pour se transformer en vitesse de balle élevée.

Il y a une chose à ne surtout pas faire !

Prendre toutes ces indications, et essayer de les mettre en œuvre en même temps.

Au contraire, il faut intégrer un élément l’un après l’autre, en s’assurant que chaque compartiment travaillé est automatisé et accepté par le corps, pour éviter les risques de blessures. Ici, on fait la liste des choses possibles et raisonnables. Tout ingérer d’un coup est illusoire.

Restez informé

Recevez notre newsletter

A chacun sa balle Srixon !

Découvrez nos formules d'abonnements