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Un bon drive, une question de rythme ?

Un bon drive, une question de rythme ?

Qu’est-ce que taper un bon drive au golf ? Taper une balle sur sa cible, la plus longue possible et avec la sensation d’avoir parfaitement impacter le centre de la face ? Pour y parvenir, il faut centrer la balle dans la face. Il faut amener le club sur un chemin cohérent par rapport à la cible, tout en plaçant la face dans la même direction. En fin de compte, il faut transmettre un maximum de vitesse à la balle, ce que l’on ressent pleinement dans les mains à l’impact. Et si au lieu de chercher la technique idéale, tout n’était qu’une question de rythme ?

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Butch Harmon vous aurait titillé en vous posant la question suivante « Vous ne tapez pas la balle avec un contact solide ? Quelle que soit la vitesse de swing que vous essayez de mettre dans la balle, justement, la vitesse de balle se perd, tout comme votre contrôle alors que la frappe est décentrée ? »

Pour Butch Harmon, célèbre ex-coach de Tiger Woods, un mauvais drive ressenti, c’est un drive où vous ne gagnez pas en vitesse de balle, un élément qui se traduit en smash factor, calcul ou rapport entre la vitesse de swing, et la vitesse de balle à la sortie de la face.

Harmon poussant le trait jusqu’à dire « Attention, votre backswing est plus rapide que votre downswing. » dans une forme de provocation…

Si vous voulez plus de distance, il faut se concentrer sur le fait de trouver son rythme, celui qui produit un bon contact, une balle centrée dans la face, et qui part à son maximum de vitesse.

Comment trouver son rythme ?

Comme Jack Nicklaus, en se répétant « Finis ton backswing ! »

Il convient de définir un bon rythme, et par opposition éliminer, ce qui est accéléré trop vite à la limite de la perte de contrôle ou ce qui n’est pas suffisamment accéléré et trop lent.

Face de club, chemin de club, angle d’attaque, plan de swing… il s’agit d’éléments directement en liaison avec la technique d’un golfeur.

Comme cela se mesure en degrés, ce n’est pas si simple à appréhender pour un amateur, d’autant qu’il faut être muni d’un radar pour tout mesurer. Il faut aussi les compétences d’un coach expert pour interpréter les chiffres.

A ce niveau, le rythme ne rentre pas encore en jeu.

Chercher le drive parfait, chercher la perfection technique n’est pas donné à tous les golfeurs.

Bryson DeChambeau qui se veut une sorte de mathématicien du golf, n’est pas l’exemple absolu à reproduire, surtout pour 80% de joueurs qui veulent jouer en loisir.

Savoir que pour taper un drive en cohérence avec une cible implique un chemin de club et une position de la face gérée conjointement est un élément qui fera vraiment progresser un amateur.

C’est sûr à 100%.

Savoir que pour taper un drive en cohérence avec une cible implique un chemin de club et une position de la face gérée conjointement est un élément qui fera vraiment progresser un amateur.

Cependant, il ne faut pas tomber dans l’excès de vouloir faire bouger les chiffres, et les amener le plus près possible de la perfection, car, dans ce cas, cela représente un volume d’entraînement considérable, des milliers de balles à taper au practice (et donc un coût), sans au final, avoir la garantie de taper 100% de drives parfaits le moment voulu.

Les pros se distinguent des amateurs pour au moins deux raisons :

La vitesse de swing bien plus rapide, ce qui est le résultat d’un travail aussi technique que physique.

La compréhension parfaite de la relation entre le chemin du club, la face, et le centrage de la balle.

La compréhension… pas forcément l’exécution !

Tout ceci ne veut pas dire qu’ils arrivent dans 100% des cas à obtenir le résultat parfait. Ils n’y parviennent d’ailleurs que sur un, deux ou trois coups par parties.

Dans ce cas, pour un amateur, c’est peut-être plus important de se focaliser sur un bon rythme que de chercher à modifier drastiquement sa technique.

Technique précise ou bon rythme, pour taper un bon drive, Butch Harmon explique que le plus important consiste à utiliser le backswing pour amener le club dans une position où vous serez « fort », pour le ramener à la balle, de la manière la plus rapide, et la plus efficace possible.

Cela revient à nouveau à dire que finalement peu importe ce qui se passe au backswing, pourvu qu’au sommet, vous êtes en position de créer un downswing efficace, et facilement répétable.

Au practice, il suggère de trouver un rythme qui permet de combiner à la fois vitesse et contrôle.

Notez qu’il ne parle pas de chemin de club, de face ou de centrage.

Il utilise même un petit exercice qui consiste à aligner trois balles sur trois tees posés les uns à côté des autres. L’idée consiste à taper successivement les trois balles, pour trouver le bon équilibre, et donc son propre rythme de manière implicite.

Une fois trouvée, ce rythme personnel devrait vous permettre d’augmenter la vitesse de balle, la distance, et en même temps les bonnes sensations à l’impact.

Trouver le bon rythme, est-ce si facile ?

En réalité, changer son rythme naturel n’est pas si simple. Il n’est pas si simple de ne pas confondre vitesse et précipitation.

Après tout, un drive est une affaire de vitesse. On a tous envie d’accélérer le plus possible ou au maximum de nos capacités pour produire le meilleur coup possible.

A l’inverse, vous avez peut-être déjà essayé de driver plus lentement, et constaté que vous n’étiez pas spécialement plus précis ou avec un meilleur contrôle.

C’est vraiment fin. Il faut trouver sa propre vitesse d’exécution, et elle ne peut pas se copier sur quelqu’un d’autre.

Il y a en plus encore une subtilité. Il ne faut pas confondre le rythme et le tempo.

Il y a en plus encore une subtilité. Il ne faut pas confondre le rythme et le tempo.

En musique, on dit que le tempo se rapproche d’une pulsation. Elle sert au musicien pour lui indiquer la vitesse d’exécution d’une partition.

Au golf, on peut utiliser un métronome pour dicter un tempo.

Cependant, la pulsation n’est qu’un élément du rythme.

Le rythme est en fait une association ou combinaison de figures rythmiques semblables ou dissemblables, qui bout à bout forment un rythme.

Le rythme est toujours l’esclave du tempo, mais n’est pas seulement le tempo.

C’est la même chose pour un swing de golf.

Il se mesure en période de temps entre le backswing, et le downswing.

Soit entre le moment où le club quitte la balle, et arrive au sommet du swing, et le moment où il repart pour aller toucher la balle.

Il y a bien au sommet du swing, une phase de transition, car aucun objet au monde ne peut se déplacer dans deux directions opposées à la fois.

Il y a bien au sommet du swing, une phase de transition, car aucun objet au monde ne peut se déplacer dans deux directions opposées à la fois.

Chez la plupart des joueurs, le backswing prend deux fois plus de temps que le downswing.

Ce ratio de deux pour un est en fait un rythme pour un swing de golf.

Si le tempo d’un swing peut varier selon les joueurs, le rythme ne devrait pas.

C’est parce que les pros ont un rythme constant, coups après coups, qu’ils maximisent leurs chances de frapper loin le plus souvent possible.

Quand on regarde la vidéo du swing d’un bon joueur en comparaison d’un amateur ou d’un débutant, le plus frappant, ce n’est pas la technique, c’est ce rythme sans hésitation, ni précipitation, entre les deux parties de son swing.

Le pro a établi un rythme précis, et s’y tient.

C’est pourquoi le fitting du club et notamment le manche est important.

C’est pourquoi il travaille dans la même vitesse de swing pour un coup donné (même amplitude, même biomécanique) et dans le même tempo.

Tom Watson était connu pour déclencher selon un tempo rapide, alors qu’à l’inverse, Ernie Els était connu pour son tempo lent.

Tom Watson était connu pour déclencher selon un tempo rapide, alors qu’à l’inverse, Ernie Els était connu pour son tempo lent.

Vous avez peut-être déjà expérimenté une partie où vous jouez bien, et puis, tout d’un coup, un élément extérieur vient vous perturber. Vous vous énervez après un coup raté ou le téléphone de votre partenaire sonne…

Bref, il y a une rupture dans le rythme naturel de votre partie. De là, vous ne jouez plus du tout la même partie, sans être capable de retrouver la situation initiale.

Vous n’avez pas perdu votre technique. Vous avez perdu votre rythme.

A l’inverse du pro, le golfeur débutant ainsi qu’une majorité d’amateurs n’ont pas de rythme établi.

Non seulement, nous avons un rythme différent pour chaque club, mais aussi un rythme différent par club !

Nous changeons de rythme selon le stress d’une situation, comme par exemple, un lie plus ou moins bon sur le fairway ou depuis le rough.

Notre rythme varie selon le stress du score.

Ces changements de rythmes interviennent particulièrement au niveau du backswing, qui parfois vient à être aussi rapide que le downswing.

De là, notre swing n’est pas aussi esthétique que celui d’un très bon joueur, et surtout, cela ouvre toute une série de fautes.

Le swing de golf est une affaire de biomécanique ou en termes moins savants, de séquences de mouvements parfaitement orchestrés les uns après les autres.

Pour y parvenir, il faut un bon timing. C’est là que le rythme rentre en jeu.

Un bon rythme permet non seulement de bien séquencer les différents mouvements (hanches, buste, épaules, bras, et enfin club), mais il est avéré qu’il permet aussi de mieux centrer la balle dans la face.

Il est déjà prouvé qu’un swing rapide qui ne prend pas le centre de la face à l’impact est moins performant qu’un swing moins rapide qui lui prendrait la balle au centre de la face.

Comment travailler son rythme ?

Le golf est donc bien un sport de timing, de rythme et de tempo plutôt qu’un sport de force brute.

Rory McIlroy est le plus long frappeur du PGA Tour alors qu’il ne mesure qu’1m75 pour 73 kilos.

Quand on commence à apprendre un swing de golf, souvent on apprend des mouvements. Comment placer les pieds ? Comment placer les bras ? Comment se servir de ses genoux ? Comment faire un backswing ? Comment utiliser les poignets ? Etc.

De sorte qu’on finit par se focaliser sur des parties ou des morceaux de la séquence, au risque d’oublier la coordination globale de l’ensemble.

Comment se concentrer sur une très grande masse d’information ? C’est peut-être ce qui rebute le plus les débutants : Avoir à penser à autant de détails pour simplement taper dans une balle…

Penser à taper en rythme serait en fait largement suffisant.

Ne pas perdre l’équilibre est en fait un excellent indicateur d’un rythme contrôlé.

C’est même la clé de la régularité pour Michael Lammana, un enseignant de golf américain.

Une trop forte accélération et vous perdez l’équilibre, de sorte que le contact avec la balle est imprécis.

« Les plus longs frappeurs sont rarement en perte d’équilibre à l’impact. Le rythme est ce qui fait le lien entre leurs positions et leurs mouvements. »

Calvin Peete, un golfeur connu pour avoir gagné à dix reprises le classement du driver le plus précis sur le PGA Tour a déclaré que son secret était « Equilibre, équilibre, équilibre »

Pour y parvenir, il faut comprendre comment le corps doit être équilibré sur au moins quatre étapes du swing.

Il faut être en équilibre au moment de l’adresse.

Pour Lammana « Même quand votre colonne vertébrale s’éloigne de la cible à l’adresse, votre poids doit rester également réparti entre le pied droit et le pied gauche. »

A cela, il ajoute « Vous devez même sentir une répartition équilibrée entre le talon et les orteils. »

Il faut être en équilibre au moment de l’adresse.

Il faut être en équilibre au sommet du backswing.

Du fait que vous pivotiez au sommet du backswing, votre poids se déplace vers l’intérieur de votre pied arrière.

Pour Lammana « Vous devez sentir environ 75% de votre poids réparti sur votre pied arrière, et 25% sur le pied avant. Le poids ne doit jamais aller à l’extérieur du pied arrière. »

Il faut être en équilibre au sommet du backswing.

Il faut être en équilibre à l’impact.

Au moment d’amener le club à la balle, environ 70 à 75% du poids total du corps doit avoir été transféré sur le pied avant.

Pour Lammana « Votre tête doit rester derrière la position de la balle et vos hanches doivent s’être approximativement avancés de 10 centimètres par rapport à leur position initiale. »

Il faut être en équilibre à l’impact.

Il faut être en équilibre au finish.

A la fin du mouvement, la majorité du poids (90%) doit être porté vers l’extérieur du pied avant.

Il faut être en équilibre au finish.

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