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Quelle est la bonne approche ? Pelz, Leadbetter, Stockton ou Utley ?

Peut-être ne le saviez-vous pas mais il existe plusieurs écoles en matière de petit-jeu, et en particulier de chipping. D’ailleurs, d’un point de vue du golfeur amateur, cela peut finir par être confusant, surtout quand on mélange les méthodes, et les techniques. Pour y voir plus clair, nous avons passé en revue les différentes approches des plus grands coachs américains, Dave Pelz, David Leadbetter, Dave Stockton, et Stan Utley. Découvrez les différences qui les opposent…

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Préambule sur les différentes manières d’approcher au golf (chipping)

Le petit jeu au golf a occasionné de nombreux bons livres de techniques golfiques, tant le sujet est vaste, et d’importance quand il s’agit de sauver un par depuis une position en bord de green.

De nombreux enseignants de golf réputés aux Etats-Unis se sont même spécialisés dans ce secteur du jeu de golf.

David Leadbetter, coach parmi les coachs, ayant quant à lui une telle renommée internationale qu’il n’a pas nécessairement besoin de se spécialiser, mais tout de même, une vision bien à lui du chipping.

D’ailleurs, ce dernier n’est sans doute pas reconnu suffisamment à sa juste valeur comme un homme qui aura milité une grande partie de sa vie pour rendre le golf plus facile, et plus abordable.

Encore aujourd’hui, à 63 ans, il ne cesse d’innover dans ce sens. Sa philosophie du A-swing en est encore un bel exemple.

Que ce soit Pelz, Leadbetter, Utley ou Stockton, ils ont tous en commun de vouloir faire le lien, entre le très haut niveau exprimé par exemple sur le PGA Tour par les golfeurs professionnels, et l’immense majorité des golfeurs amateurs.

Si les premiers nommés jouent au golf toute l’année, et la plupart du temps, ils peuvent peaufiner différentes techniques pour jouer le par ou même en-dessous.

A l’inverse, les amateurs ne disposent pas du même temps disponible, et plus que de scorer sous le par, la plupart cherchent à se faire plaisir.

Il est très rare qu’un golfeur qui gratte ou tope une approche éprouve du plaisir.

Le plaisir est souvent connecté à un minimum de maîtrise technique permettant d’accomplir des coups plus ou moins dans l’objectif visé, et souvent près d’un drapeau.

Le niveau de performance variant avec le niveau d’exigence : 10 centimètres, 50 centimètres, 1 mètre, 2 mètres, 5 mètres, etc…

Quand on prend des leçons avec un professionnel de l’enseignement, on n’a pas toujours conscience ou connaissance de l’origine de la méthode qui va nous être proposée au chipping.

Peu d’amateurs ont conscience qu’il existe plusieurs méthodes selon différents coachs.

Alors pour peu que le pro ne vous affranchisse pas sur la technique qu’il a décidé de vous enseigner, et que quelques mois plus tard, vous tombiez sur un article de presse, ou même sur un autre enseignant, vous livrant une autre interprétation d’une autre méthode.

Avouez que cela peut vite devenir le « bazar » dans votre esprit !

« Joue avec les hanches... » ou « Joue avec le club… »

Bref, on peut s’y perdre, et c’est peut-être même la principale raison de difficultés au petit-jeu, car le cerveau a enregistré des instructions contradictoires.

D’une autre façon, si l’amateur a bien conscience qu’il utilise une méthode spécifique de chipping.

Ce n’est pas une garantie de succès, car en préparant ce sujet, et en faisant des recherches, nous nous sommes aperçus que certains amateurs confrontés à des difficultés dans le petit jeu avaient comparé les méthodes, et trouvé des avantages et des inconvénients !

Autrement dit, un amateur pourra être plus à l’aise avec une méthode plus qu’avec une autre !

C’est notamment le cas d’un golfeur index 18 qui déclare avoir lu les différents livres des enseignants, et en particulier cieux de Utley, Pelz et Leadbetter, pour finalement éprouver plus de difficultés avec la méthode Utley.

Selon lui, la méthode Utley est plus adaptée à un index à un chiffre, car plus exigeante dans le degré de précision, par rapport aux méthodes Pelz et Leadbetter, plus adaptées aux joueurs de tous les jours.

A ce stade, il convient donc de distinguer les méthodes d’enseignements, et en plus de trouver celle qui convient le mieux à chacun !

Encore faut-il être affranchi !

La méthode de chipping de David Leadbetter

63 ans – Anglais – Star du coaching depuis près de 30 ans – Coach de Michelle Wie et de beaucoup d’autres stars du jeu.

Leadbetter a construit sa réputation sur de grandes associations avec des joueurs et des joueuses fantastiques comme Nick Price, Nick Faldo, Greg Norman ou encore Ernie Els.

Mais ce serait lui faire injure d’occulter le fait qu’il est très attaché au développement du golf auprès des amateurs, et surtout de proposer des solutions faciles à mettre en œuvre.

Surtout que Leadbetter constate quelques erreurs récurrentes chez les amateurs au moment de faire un chip.

Et pour lui, la première raison est liée à un mauvais set up au-dessus de la balle.

Il part du principe que les amateurs interprètent relativement mal l’instruction qui consiste à positionner la balle en face du pied droit.


Pour le coach, les amateurs ont souvent un écartement du stance trop large, la balle trop loin d’eux en avant, et surtout pour compenser, ils positionnent la tête en arrière du corps, allant jusqu’à se tordre, et en particulier la colonne vertébrale, créant les conditions d’un coup de main au moment de chercher le contact avec la balle, au lieu de donner un coup solide par une action de rotation du corps.

En fait, avec un set up trop en arrière, non seulement l’amateur n’a pas le poids du corps sur la jambe avant au moment de l’impact, mais surtout ses mains et ses bras ne peuvent pas attraper la balle au bon endroit d’où un risque de top !

Pourquoi ? Parce que la balle sera prise par le club dans un mouvement en remontant.

En réalité, pour taper un bon chip, il faut cueillir la balle au passage du club. Club allant vers l’avant, et pas vers le haut à l’impact.

Pour ce faire, Leadbetter recommande de resserrer l’écartement de son stance, de positionner la balle entre le milieu de son stance, et le pied arrière (droit pour un droitier), de mettre un bon pourcentage de son poids sur le pied avant (gauche pour un droitier), et enfin, la tête doit être très légèrement en avant de la balle (ou au moins au-dessus) et surtout pas derrière la balle dans le stance.

L’objectif est bien de faire passer les mains avant la tête de club au-dessus de la balle pour la cueillir au passage du club, et non pas donner un coup de poignet en remontant !

La différence majeure entre Leadbetter et la méthode Pelz, c’est que pour l’anglais, la variation de distance se gère par la variation de vitesse de rotation des hanches.

Après avoir déterminé comment faire un chip pour un amateur, ce n’est pas suffisant, car vous en conviendrez, sur le parcours, vous pouvez avoir à faire un chip à 5, 10, ou 15 mètres.

Entre les trois distances, cela ne peut pas être tout à fait la même solution.

Et c’est là qu’une première différence d’approche doit être comprise.

Selon notre consultant Michel Delbos, certifié Dave Pelz en petit jeu, David Leadbetter prône une variation de distance par le fait de varier la vitesse de rotation des hanches, puis de gérer les différents choix de clubs possibles entre pitch et sandwedges de plusieurs ouvertures, et enfin l’amplitude.

Alors qu’à l’opposé, Dave Pelz entend démontrer que pour varier les distances au chipping, il faut présenter une vitesse de rotation toujours constante quelle que soit la distance, ne faisant varier que l’amplitude du swing, et le choix du club.

C’est subtil ! Mais si vous ne le savez pas, c’est facile de mélanger les approches et de s’y perdre.

La méthode de chipping de Dave Pelz

Pelz est connu pour avoir perdu à plus de vingt-deux reprises contre Jack Nicklaus sur le tour.

Sensiblement de la même génération que Leadbetter, Pelz est en fait un ancien scientifique de la Nasa qui passionné par le petit jeu a écrit plusieurs livres jusqu’à devenir l’un des 25 pros de golf les plus influents de l’histoire.

Ses illustres élèves ont été Steve Elkington, Mike Weir, Phil Mickelson, Vijay Singh ou encore Colin Montgomerie.


Concernant le chipping, la première différence majeure avec Leadbetter consiste dans le set-up.

Pour l’américain, la balle doit être placée en face de la cheville droite. Notez qu’il ne parle pas de pied, de stance ou d’autre chose, mais bien de la cheville.

Ensuite, étant un adepte d’une légère mais constante vitesse de rotation des hanches, Pelz recommande comme Leadbetter d’être relativement proche de la balle.

Il explique très bien le fait qu’il ne s’agit pas de taper un drive, et de chercher un maximum d’amplitude et donc d’écartement par rapport à la balle.

Pour Pelz, l’enjeu consiste surtout à donner un rythme toujours constant au swing.

A la différence de Leadbetter, Pelz suggère d’ouvrir la ligne des hanches par rapport à la ligne formée entre la balle et la cible.

Se faisant, il décale son pied gauche (droitier) vers l’arrière par rapport à son pied droit, décalant par la même occasion sa hanche gauche.

Avant de commencer à faire un chip, Pelz présente deux différences de méthodes au set up par rapport à Leadbetter, qui ne place pas la balle en face de la cheville droite, mais entre le centre de son stance, et le pied arrière.

Ensuite, Pelz décale son pied avant vers l’arrière là où Leadbetter ne change pas la position de ses pieds et de ses hanches !

Pelz argumente que le principal problème des amateurs est en fait de taper dans le sol avant la balle, créant des escalopes, et surtout empêchant de prendre la balle clean avec une perte de distance considérable au passage.

C’est en gardant un rythme constant tout au long du swing, et selon son placement de la balle finalement très en arrière du stance, que l’américain s’assure de prendre la balle en premier avant le sol, et même de la pincer avec le sol.

En revanche, tout comme Leadbetter, Pelz indique qu’il ne faut pas avoir déplacé sa colonne vertébrale en arrière de la balle !

De la même façon, son stance est tout autant réduit, de même que les mains passent au-dessus de la balle avant que la tête de club n’arrive dessus.

Pour Pelz, le chip est surtout le résultat d’une petite action du bas du corps pour créer le rythme naturel du swing de golf.

Enfin, comme déjà écrit plus haut, Pelz ne voulant pas agir sur le rythme, conseille de faire varier l’amplitude du club, et de changer de clubs pour gérer les différentes distances de chipping.

La méthode de chipping de Dave Stockton

Américain – 74 ans – vainqueur de dix tournois sur le PGA Tour, et 14 sur le Champions Tour.

Spécialiste de l’enseignement du putting. Il est connu pour avoir aidé notamment Phil Mickelson à remporter de grands tournois à la fin des années 2000.

Encore un célèbre coach du petit jeu, et encore un autre enseignement du chipping, avec cette fois l’accent mis sur l’usage des mains !

Stockton explique qu’il peut avec le même club, un sandwedge de 58 degrés produire deux coups totalement différents en termes de hauteurs de trajectoires, et ce, seulement par l’action des mains.

Soit une balle basse, et une balle lobée sans changer de club, ni de rythme, ni d’amplitude !

Pour lever la balle, Stockton explique qu’à l’impact, sa main gauche s’arrête dans son mouvement vers le sol, pour que la main droite puisse prendre le relais et cueillir la balle.

Alors que pour taper un chip rasant, Stockton va emmener la tête de club par la seule action de la main gauche, avec pour mission de longer le sol le plus longtemps possible.

Son conseil clé ! Ne pas tergiverser entre les deux options, il faut soit agir par la main gauche pour une balle rasante, soit par la main droite pour la lever, mais ne pas se retrouver entre les deux, au risque d’être trop court ou de la faire rouler au-delà de la cible !

Assurément une méthode qui fait appel à un plus grand sens créatif du joueur.

De notre point de vue, ce n’est pas une très bonne méthode à conseiller à un amateur débutant ou à deux chiffres, car cela implique de « trafiquer les mains ».

Méthode instinctive pour joueur instinctif !

Concernant le set-up, encore une façon de faire différente.

Stockton place sa balle en face du pied droit, mais n’ouvre pas les hanches comme Pelz. Simplement, il porte comme Leadbetter son poids vers l’avant.

Entre un chip rasant et un coup lobé, il se contente d’avancer sa balle entre le centre de son stance, et son pied arrière.

La méthode de chipping de Stan Utley

54 ans – américain – 1 victoire sur le PGA Tour – Considéré comme le meilleur pour le petit jeu sur le tour.

Alors que sa carrière de pro déclinait, il a mis à profit sa réputation dans ce domaine pour devenir un enseignant réputé.

Utley est d’ailleurs considéré comme l’un des 50 meilleurs enseignants de la PGA aux Etats-Unis.

Concernant le chipping, Stan Utley a fait un parallèle intéressant entre le golf et le basket-ball.

Les deux étant des sports de « lanceurs », Utley a remarqué que les meilleurs basketteurs en termes de paniers réussis, étaient ceux qui se servaient de leurs jambes au lancer pour appuyer l’impulsion et le mouvement du bras vers la cible.

Il considère que cette impulsion du bas du corps, et en particulier des jambes peut être reproduite au golf.


Pour Utley, la principale faute commise par les amateurs consiste à se mettre à l’adresse pour un chip, et se servir exclusivement des bras, sans aucun mouvement du bas du corps.

Notez que nous sommes dans un discours encore assez différent de celui de Stockton qui nous invite à jouer avec les bras.

Pour Utley, le principal problème lié au fait de ne pas agir avec le bas du corps consiste dans un coup non contrôlé en distance comme en trajectoire.

Son conseil consiste à avancer la balle un peu plus en avant du stance pour favoriser une action de rotation des hanches pour avancer plus avant en direction de la balle, et avec l’impulsion du bas du corps pour créer la vitesse nécessaire pour amener la tête de club sur la balle.

Comme Pelz, Utley suggère qu’une légère rotation des hanches va créer l’amplitude nécessaire pour réussir un chip.

Autre bénéfice selon Utley, le club va suivre un chemin plus parallèle avec le sol, et donc moins de risque d’accrocher ou de planter le club dans le sol.

Ci-dessous, un résumé des différentes approches des quatre coachs qui sont tous très réputés, et reconnus dans le domaine du petit-jeu.

Un constat…quatre enseignants, et quatre méthodes !

L’objet de ce sujet n’était pas de vous influencer au point d’en sélectionner une plutôt qu’une autre, mais au contraire, de vous alerter sur les différences pour que vous ne vous retrouviez pas à les mélanger.

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