Plus de 5000 pages pour votre jeu de golf. Matériel, technique, parcours, voyages...
Posté par le dans Circuits PRO de golf

Un play-off pour la RACE TO DUBAI 2013

En 2013, les organisateurs ont voulu créer un finish à la mesure de ce qu’est aux Etats-Unis, le play-off de la Fedex Cup, à savoir un final avec des tournois à élimination jusqu’à la finale des DP World Tour Championship de Dubai.

Race to Dubai 2013 : Un champ de joueurs toujours prestigieux ?

Ce n’est pas franchement la meilleure idée de l’année, tant le golf ne se prête pas à ce genre d’exercices.

Si le golf est un sport très ancien, en revanche, il n’est pas si facile de créer un vécu pour une compétition sportive.

Le "Superball" est une institution pour le football américain, comme les play-offs au Baseball, ou la coupe du monde pour le football !

Les play-offs dans le golf arrivent comme un cheveu sur la soupe d’un sport qui cherche désespérément des bonnes formules pour intéresser les spectateurs.

Le sport se nourrit de grandes oppositions, comme Senna-Prost en formule 1, OM-PSG en football, Federer-Nadal en tennis, etc…

Le golf devrait plutôt chercher de ce côté pour populariser ses évènements plutôt que de surcharger le calendrier avec de nouveaux tournois sans histoires, et sans intérêts, à l’image des trois nouveaux tournois rajoutés pour créer cette fameuse série finale (BMW Masters de Chine, WGC-HSBC Champions de Shanghai, et le Turkish Open qui auront lieu du 24 octobre 2013 au 10 novembre 2013).

La Ryder Cup est pourtant un formidable exemple à suivre ! Et la formule du match-play tellement plus spectaculaire que le strokeplay, et justement générateur de duels !

Au passage, on note le peu de créativité des organisateurs qui positionnent trois tournois au même nom (sponsor titre) dans la même saison : BMW PGA Championship à Wentworth qui est en fait l’original puis les deux copies que sont le BMW Masters de Chine, et le BMW International open qui est en fait l’Open d’Allemagne).

On comprend que les spectateurs ou néophytes s’y perdent !

Enfin, il est curieux que l’European Tour porte ce nom européen, alors que partout on parle de Volvo World Match Play Championship au lieu d’European Match Play Championship ou pire de DP World Tour Championship au lieu de DP European Tour Championship.

En fait, c’est tout le dilemme de l’European Tour qui est de se prendre pour un autre! La Race to Dubai est une compétition internationale, mais pas encore mondiale !

En 2012, Rory McIlroy a largement remporté la Race To Dubai, et bien avant le dernier tournoi final disputé aux Emirats Arabes Unis.

Il sera légitimement considéré comme le grand favori à sa propre succession en 2013, à condition de jouer suffisamment de tournois sur ce circuit ?

Car ce fût le principal reproche émis par ses détracteurs, et au premier rang desquels, on trouve quelques golfeurs sans doute jaloux, mais qui pointent tout de même un des gros problèmes du tour européen.

A une époque où l’Euro est plus intéressant que le dollar, et où les dotations des tournois de la Race To Dubai n’ont rien à envier à certains tournois du PGA Tour, le prestige du tour américain est tel, que bons nombres de professionnels préfèrent encore traverser l’Atlantique.

Nicolas Colsaerts, le prodige belge a passé avec succès l’écueil des épreuves qualificatives alors qu’il est un des piliers du circuit européen.

Plus récemment, le prometteur Romain Wattel a tenté de passer les cartes américaines, comme si le fait de joueur sur le tour européen ne présentait déjà plus un si grand intérêt.

C’est donc un des principaux problèmes que les organisateurs du tour européen auront besoin de régler, à savoir conserver les meilleurs joueurs sur la Race To Dubai.

Et une piste pourrait aussi expliquer ce mouvement migratoire vers l’Amérique : la distance entre les tournois.

Même si les USA sont un très grand pays, les épreuves ne s’éparpillent pas entre l’Afrique du Sud, l’Inde, la Chine et l’Europe…

Les frais de déplacements sont par voies de conséquences relativement moins importants, et on a aussi l’assurance de jouer chaque semaine contre le gotha du golf mondial.

A l’inverse, sur l’European Tour, on joue régulièrement contre le gotha local !

Pour McIlroy, toute la question sera de savoir si, il a le temps de disputer quelques tournois sur les deux circuits, et si il en éprouve le besoin !

Restez informé

Recevez notre newsletter

Vous ne pouvez pas poster de commentaires si vous n'êtes pas membre du site.