Wright Balance_5 : Les caractéristiques d’un swing de golf Upper Core

Toujours pour mettre en lumière la méthode Wright Balance, intéressons-nous ci-après aux détails de la méthode, pour un profil testé en Upper Core. Parmi les golfeurs professionnels, le docteur David Wright identifie les exemples de Phil Mickelson, Patrick Reed, Paul Casey, Jimmy Walker, Lee Westwood, Martin Kaymer, Branden Grace ou encore Justin Rose. Quelles sont les principales caractéristiques, et les fautes à éviter, pour ce profil spécifique, et qui concernerait une grande majorité des golfeurs masculins et amateurs ?

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Toujours en se référant aux travaux de David Wright, mais aussi sur les explications du coach américain Larry Rinker, qui a le mérite de rendre plus pratique, et plus intelligible la théorie, nous allons lister les cinq grands principes de swings applicables à un profil Upper Core, dont on sait que l’équilibre du noyau interne se fait plutôt sur la partie supérieure du buste.

Equilibré plus haut dans le corps, ce profil se distingue par une forte rotation des hanches pendant le backswing, et un release plus précoce après la zone d’impact.

Ce golfeur a tendance à rester « debout » pendant tout son swing en dynamique, et pas seulement à l’adresse.

Dans une nouvelle vidéo, Larry Rinker dévoile les caractéristiques de ce swing, en partant du stance, de la posture, et la répartition du poids pendant le mouvement.

Les principales caractéristiques du swing Upper Core

Pour commencer, il aborde donc la question du stance.

Il est vrai que personne n’a figé dans le marbre, ce que devrait être le bon écartement des pieds pour un golfeur.

David Wright a le mérite d’avoir creusé le sujet avec une méthode scientifique.

Quel est le bon stance ?

Logiquement, on pourrait penser que le bon stance pour soi serait celui qui paraîtrait le plus naturel…

Pour Larry RInker, le profil d’un golfeur Upper core va de pair avec un stance plutôt étroit à l’adresse, et quel que soit le club utilisé, du putter au driver.

Avec un stance étroit, le golfeur Upper core aura aussi pour caractéristique une posture avec le plus grand angle d’inclinaison du dos vers la balle !

Toujours comme un jeu de domino, en conséquence, à l’adresse, le poids ou l’appui du joueur ou de la joueuse sera plutôt réparti sur l’avant des pieds, près des orteils.

Pour étayer ces arguments, David Wright a mesuré les appuis des golfeurs Upper Core, à l’aide de plaques de forces.

Ces études ont permis d’établir que les golfeurs Upper core plaçaient naturellement le poids sur la partie avant des pieds.

Pour rappel, selon la méthode Wright Balance, on distingue 3 profils subdivisés en 9 régions de la base des hanches jusqu’à la base du cou.

Les golfeurs 1,2, et 3 sont des golfeurs Lower Core. Les golfeurs 4,5 et 6 sont des profils Middle Core, et enfin, les golfeurs 7,8 et 9 sont des golfeurs Upper Core.

Une grande majorité des amateurs sont des golfeurs Upper Core.

Faisons une pause dans la lecture de la vidéo de Larry Rinker, pour revenir aux fondements théoriques édictés par David Wright, et notamment ce qui distingue un profil Upper core, à travers l’exemple des professionnels.

Upper Core : Les caractéristiques visibles chez les professionnels

De face, le profil Upper Core présente une inclinaison des épaules différentes des deux autres profils, Middle et Lower Core.

A gauche, Dustin Johnson est lower core. Ses épaules présentent une forte inclinaison de la gauche vers la droite. C’est naturel chez lui.

A droite, Patrick Reed est upper core. Ses épaules sont plutôt en ligne.

Au milieu, Ernie Els est middle core. L’inclinaison est intermédiaire entre les deux profils cités plus haut.

Si je prends mon cas personnel, cette question des épaules n’a pas toujours été évidente.

Je reconnais que plus naturellement, j’adopte le placement de Patrick Reed, et sans savoir que c’était en lien avec mon profil.

Avec ces exemples ci-dessus, je comprends que ce placement des épaules correspond en fait à un fonctionnement naturel, et donc un profil.

Il n’est plus question d’adopter un placement des épaules, selon une théorie qui édicterait un principe plutôt qu’un autre, ou essayer de copier un joueur dans un autre profil.

Il faudrait au contraire connaître son profil, et le respecter.

Autre élément caractéristique chez les meilleurs joueurs, la nature du grip !

Toujours pour les mêmes 3 exemples, Johnson, Els et Reed, et dans le même ordre, le premier profil lower core présente un grip strong/fort, le second un grip neutral/neutre, et le troisième un grip weak/faible.

Cette troisième terminologie, utilisée communément dans l’enseignement m’a toujours paru une fausse façon d’aborder cette notion, laissant penser que weak serait faible, et dans notre vocabulaire assimilable à mauvais.

A nouveau, au regard de l’étude Wright balance, alors que j’ai essayé et rapidement renoncé à changer mon grip pour un grip strong, je constate que j’ai naturellement un grip weak, ce qui me confirme encore en Upper Core.

Cette observation pour encore illustrer le lien entre l’inclinaison des épaules, et le grip, qui tendent à donner un profil type.

Comme cité plus haut, je pourrais faire l’erreur de vouloir changer mon grip pour de mauvaises raisons, en voulant copier le grip d’un autre golfeur qui me paraîtrait meilleur que moi…

A nouveau, ce serait une erreur de raisonnement.

Plutôt que de copier un profil aux antipodes du mien, j’ai plus intérêt à mieux connaître mon profil et ses caractéristiques, pour me perfectionner, et ne pas perdre de temps dans une direction d’apprentissage sans issue.

Vue de derrière, le docteur David Wright illustre aussi des différences de postures, et plus précisément d’angles d’inclinaisons de la colonne, et d’angles de flexions des jambes.

Dans le cas du joueur Lower Core, Dustin Johnson, les angles d’inclinaisons et de flexions sont identiques.

Dans les cas des joueurs Middle et Upper core, l’inclinaison de la colonne est plus marquée que l’angle de flexion des genoux.

C’est encore une autre façon d’identifier un swing upper core.

On peut désormais en revenir à la vidéo de Larry Rinker, après avoir vu le stance, la posture, et le poids vers l’avant, il nous explique comment ses hanches sont dites « square » à la cible.

Les hanches square à la cible

C’est là que l’on comprend l’intérêt d’être testé, et de trouver son stance idéal, car les hanches doivent absolument être alignées à la cible, et non pas ouvertes ou fermées.

Dans le cas où elles sont ouvertes, il explique que le joueur ne peut pas pleinement pivoter sur sa jambe avant, et donc tirer le maximum de son mouvement.

Être testé dans un profil ne suffit pas, et c’est là toute la valeur de l’enseignant que de nous guider dans notre profil.

Pour rappel, le profil Upper core tourne beaucoup les hanches au backswing, si dès le départ les hanches sont alignées vers la droite de la cible, il y a des chances qu’elles reviennent dans la même position, ce qui ne sera pas sans conséquences sur le chemin suivi par le club, et par exemple, une tendance à hooker la balle.

Pour un golfeur Upper core, le risque avec des hanches mal placées, c’est de glisser pendant le mouvement avec les hanches, plutôt que de tourner (mouvement de sway déjà détaillé sur JeudeGolf par le coach Loic Gambardella)

Vue de derrière, Larry RInker explique qu’au take-away, la hanche droite tourne en même temps que le club ne se déplace pour rejoindre le sommet du swing.

Au sommet, son bras gauche se place parfaitement dans le plan.

L’importance de toujours placer le club dans le plan

Comme vu dans le précédent article, la principale clé d’un swing pour un golfeur Upper Core est de ne pas tourner la hanche trop vite au downswing, pour éviter le risque d’un haut du corps qui provoque le mouvement dit de « Over the top », et qui conduit à des erreurs.

Quand un joueur Upper core tourne trop vite les hanches, le haut du corps ne permet plus de placer correctement le club, qui sort du plan.

Au contraire, Larry Rinker explique que pour son profil, quand le club descend vers le sol, la hanche gauche a légèrement avancé par rapport à sa position initiale statique à l’adresse, ses hanches tournent au même rythme.

Le plus important, c’est de garder le club dans le plan !

Le joueur doit accepter de laisser le club passer en premier dans la zone d’impact, et tourner le corps après.

Les hanches et les épaules suivent. Elles ne devancent pas le club.

La vidéo sur les caractéristiques du profil Upper core  se termine ainsi.

Pour appuyer et approfondir, on peut encore retourner aux écrits du docteur David Wright.

La rotation des hanches des golfeurs professionnels

Sur ce cliché qui compare toujours les trois profils, lower, middle et upper core, au sommet du swing, on peut voir que Dustin Johnson (lower core) restreint la rotation de sa hanche droite par rapport aux deux autres profils.

Autre point très significatif, Dustin Johnson déplace son centre de masse plus à droite ou plus en arrière, et toujours par rapport aux deux autres profils.

Enfin, des trois visuels, c’est bien le joueur Upper core (Patrick Reed) qui tourne le plus la hanche droite à l’inverse de la cible.

Sur ce cliché ci-dessus, on peut approfondir la question du release.

Le cas présent, David Wright insiste pour expliquer que le moment de l’impact correspond à la posture initiale à l’adresse.

Les golfeurs sont dans leur profil, de l’adresse à l’impact !

Notez que Dustin Johnson, toujours à gauche, créé toujours le plus de retard avec sa tête de club, et notamment en comparaison flagrante, avec à droite, Patrick Reed, un profil Upper Core.

Observez le placement des mains, et de la tête de club.

Il n’y a pas là un meilleur joueur.

Il y a des profils différents qui respectent leur équilibre naturel, or ils sont différents, et par conséquent, les façons de swinguer sont différentes.

Premier bilan à ce stade de la découverte de la méthode Wright Balance

Toute cette première série d’articles n’avait que pour but de vous présenter la méthode Wright Balance, pour l’instant relativement peu connue.

Cela tient sans doute à la qualité un peu « old-school » ou médiocre de sa présentation, et son manque de « marketing ».

La forme dessert terriblement le fond, qui est en fait excellent. Il faut passer beaucoup de temps et être motivé pour lire les centaines de pages mises en ligne.

C’est pourquoi dans ces 5 articles, j’ai essayé de synthétiser et d’aller droit au but.

Je me pose aussi la question de savoir pourquoi aussi peu d’enseignants se sont emparés de cette méthode.

Je crois savoir qu’ils ne sont que quelques-uns en France, dont Laurent Poncelet à Hossegor, à délivrer un enseignement tenant compte de cette notion d’équilibre.

Est-ce parce que l’ensemble de la méthode est donné gratuitement en ligne, sans aucune part de mystère ?

Je n’ai pas encore assez de recul sur ce sujet pour formuler un avis.

Encore une fois, la forme dessert peut-être le fond.

Le docteur David Wright est sans doute un excellent chercheur, mais il n’est pas encore un excellent communiquant, ce qu’est déjà plus Larry Rinker.

Plus connu, et plus suivi, Mike Adams aurait repris une partie des travaux de Wright dans son travail Bio Swing Dynamics, un élément qui pourrait créditer le travail du chercheur.

Si la méthode est décrite en intégralité sur le site Wright Balance, la plus-value d’un coach reste cependant déterminante pour l’expliquer, faire les tests, et guider le joueur dans les bons rails.

Tant mieux pour tout le monde, si toute la méthode de A à Z est en ligne.

Le golfeur amateur pourra au moins constater le projet d’ensemble, même si avec son enseignant, il ne se concentrera « step by step » que sur le Stance, le grip, le plan du swing ou encore le mouvement des hanches.

Derrière le but de vous présenter la méthode Wright Balance, il y avait aussi l’objectif de vulgariser, et enfin, plus important, de mettre en perspective nos apprentissages respectifs du swing de golf, et des dangers de tenter de dupliquer un swing qui n’est pas adapté pour soi, et sans le savoir.

Morale de l’histoire : Découvrez votre profil et swinguez dans votre profil, et pas celui d’un autre.

Dans les prochains sujets et prochaines semaines, je développerai les deux autres profils, lower et middle core.

Il y a fort à parier que cette nouvelle méthode alimente mes prochains thèmes, et déteignent sur ma conception du swing.

Tout au long de ces 5 premiers articles, j’espère avoir le mieux retranscrit la méthode Wright Balance, en espérant ne pas avoir fait d’erreurs, ce qui est toujours possible, quand on interprète une technique aussi détaillée et complexe que celle du Dr David Wright.

A bientôt pour de nouvelles informations sur ce thème…

Remerciements à David Wright et Larry Rinker pour les illustrations, et Icon Sportswire pour les photos des golfeurs professionnels.

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