Wright Balance _4 : Quel est le bénéfice pour le golfeur amateur?

Maintenant que l’on a compris les premiers fondements de la méthode Wright Balance, à l’aide des précédents sujets, à savoir que l’équilibre propre et interne du corps a une incidence sur la meilleure façon de swinguer, comment déterminer le profil, et surtout comment le reconnaître, à quoi ça sert concrètement pour un amateur ou une amatrice ? David Wright parle de gagner en puissance, et en même temps de diminuer les risques de blessures. Peut-on modifier son entraînement en conséquence, et progresser ?

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Quel intérêt réel pour l'enseignement du golf, et en particulier pour un amateur ?

Dans la suite des trois précédents sujets Avant de commencer à faire un swing, c’est quoi un profil ?, Comment se détermine un profil ?, et Etes-vous Upper, Middle ou lower Core ?, et toujours en se référant aux travaux de David Wright et les démonstrations de Larry Rinker, tâchons de voir si c’est traduisible en effet concret sur l’entraînement d’un golfeur ou d’une golfeuse, au niveau amateur.

Dans la précédente vidéo, Larry Rinker prend l’exemple d’un jeune élève qu’il a eu en leçon, et nous illustre son swing, l’interprétation qu’un enseignant peut en faire, ce qu’il pourrait conseiller comme axe de travail technique, sans l’avoir testé Wright Balance, et surtout ce qu’il pourrait conseiller pour plus de performance, et justement après l’avoir testé Wright Balance.

De cette seconde partie de la vidéo, et en me référant à ce que Larry Rinker décrit précédemment, quand on regarde le jeune garçon, on peut se demander si ce n’est pas un joueur Upper Core qui essaie de développer les caractéristiques de swing d’un golfeur Lower Core ?

Larry Rinker précise bien que c’est plutôt un bon joueur et un bon swing.

Il précise aussi que pendant le backswing, il pivote relativement peu alors qu’au downswing, il envoie très fortement ses hanches vers l’avant, avec une rotation très franche.

Dans le même temps, à l’impact son haut du corps reste très haut.

Quand on trace visuellement une ligne depuis le butt de son shaft, cette ligne coupe son buste dans une position plutôt haute.

A ce stade, peut-être que le révélateur de ce swing sera justement le release pour savoir si ce joueur est upper, middle ou lower core, et alors que les indices sont jusqu’à présent contradictoires.

Et justement, au moment du release, le jeune golfeur place ses mains au niveau de la balle, et pas avant.

Son release est donc très précoce, et caractéristique d’un golfeur Upper core.

Nous avons là l’exemple d’un golfeur qui cherche à produire un mix des caractéristiques de deux profils, upper et lower core, et alors que malgré son intention, c’est bien naturellement un joueur Upper Core.

C’est un peu comme dans mon exemple, un golfeur qui essaie de produire ce qu’il a vu à la télévision, et sans doute de ses joueurs favoris, mais qui n’a pas la physionomie pour réaliser cela, et tente de swinguer à l’inverse de son profil.

A en croire, David Wright, en plus de risquer de se blesser, au lieu de gagner en puissance, ce qui est son intention, il minimise ses chances de tirer parti de son corps.

Larry Rinker explique la nature exacte de la faute de ce joueur, par l’élévation très/trop prononcée du pied droit de ce joueur au moment de l’impact.

Pour le coach, on ne voit pas de joueur Upper core autant lever le pied droit à l’impact.

Il prend l’exemple d’un golfeur comme Kenny Perry, qui est upper core, et qui au moment de l’impact, ne laisse pas décoller son pied droit du sol, pour le laisser relativement plat.

Qu’est-ce que ce jeune golfeur doit réellement travailler pour améliorer son swing ?

Sans avoir testé le golfeur dans la méthode Wright Balance, pour Larry Rinker, c’est là où on peut faire face à une forme de confusion.

Un enseignant, en voyant le déplacement des hanches du joueur, et son pied droit se lever pourrait conseiller au golfeur de forcer le déplacement de ses mains plus en avant de la balle, dans la zone d’impact.

Ce serait logique pour créer un release plus tardif, et logique par rapport à ce que l’on croit voir à l’image.

Ce serait pourtant une erreur, car ce serait aller contre le profil de ce golfeur, en l’invitant à prendre des caractéristiques d’un golfeur lower core alors qu’il est naturellement upper core.

Larry Rinker précise que ce golfeur en exemple est upper core, et même mesuré à 7 sur une échelle allant de 1 à 9.

A cette occasion, il précise l’emplacement des 9 régions entre lower core et upper core, entre la partie basse des hanches à une extrémité, et la base du cou à l’autre extrémité.

En conséquence de la méthode Wright Balance, au lieu de conseiller au jeune golfeur de placer les mains plus en avant, Larry Rinker conseillerait plutôt à ce joueur d’adopter les caractéristiques de swing de son profil, et donc de moins tourner les hanches à l’impact.

Surtout, autre paramètre en lien avec l’équilibre du joueur, et la production de ce swing hybride entre lower et upper core, ce dernier adopte en fait un mauvais grip, et contre la nature de son profil.

Son grip est qualifié de « strong » fort, ce qui fonctionne pour un golfeur lower core, mais pas pour un golfeur upper core.

Il précise aussi qu’il a besoin d’un grip plus large (midsize), ce qui a pour effet de favoriser un release plus tardif, chez un joueur Upper core.

C’est là où la question du matériel peut rentrer en ligne de compte, et dans le cas de mon expérience personnelle, expliquer pourquoi quand je teste des clubs avec un grip Midsize, j’obtiens nettement plus de vitesse de swing.

Pour ce joueur, il faut donc un grip plus épais, et adopter une prise plus faible, pour arrêter de hooker la balle (courbure de droite à gauche).

Au bout de ce quatrième sujet, on commence à distinguer l’importance de connaître son profil pour choisir un matériel adapté, et développer des caractéristiques de swing plus en adéquation avec son équilibre personnel.

Cet équilibre semble en réalité capital dans la détermination de notre swing.

Il paraît étonnant que cette méthode Wright Balance soit encore si peu connue, et si peu débattue avec des pour, et des contre, de la part des autres enseignants, et notamment aux Etats-Unis.

Pour l’instant, elle semble surtout passer sous le radar, ce qui me fait rester prudent quant à ses effets bénéfiques à long terme.

Je retiens que pour ma part, sans connaître mon profil, à vouloir répéter le swing des meilleurs, je me trompe d’analyse, surtout en me focalisant sur le mouvement de golfeurs finalement souvent lower ou middle core.

Je cherche à atteindre un objectif inatteignable, et générateur de frustration, car l’objectif n’est tout simplement pas en adéquation avec mon profil.

Le fait de connaître son profil, et de commencer à en adopter les caractéristiques, peut permettre de se rassurer, et d’établir une bien meilleure feuille de route, entre ce que l’on produit, et ce qu’il faut produire.

C’est moins frustrant, plus efficace et plus plaisant.

Enfin, si cette méthode est juste, elle remet tout en perspective pour ne pas dire tout en cause…

Aussi bien pour l’enseignement et l’apprentissage du swing de golf que pour le choix du matériel, puisque visiblement tout dépend de notre équilibre interne.

Encore un dernier chiffre, Larry RInker explique qu’au cours de son enseignement, il a testé plus de 72% des golfeurs, comme étant Upper core.

Vous imaginez si tous ces golfeurs ont essayé de swinguer en répétant des caractéristiques de golfeurs lower ou middle core…

Toujours pour développer le plus possible ce dossier qui remet beaucoup de choses en perspectives, je vous propose d’explorer un cinquième sujet : Les caractéristiques et fautes d’un swing de golf Upper Core.

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