Wright Balance _3 : Etes-vous Upper, Middle ou lower Core ?

 

Pour faire suite aux deux précédents articles, Avant de commencer à faire un swing, c’est quoi un profil ? et Comment se détermine un profil ?, je vous propose d’approfondir encore ce sujet qui met en relation l’importance de son propre équilibre avec le stance, le grip, la posture, et sa séquence de swing, en détaillant les caractéristiques importantes des trois profils déjà identifiés chez les golfeurs, et les golfeuses. Et vous, quel pourrait être votre meilleur profil pour jouer au golf ?

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Un parfait démonstrateur de la méthode Wright Balance : Larry Rinker

Si David Wright est encore peu connu du grand public, sa méthode commence tout juste à faire des émules, et c’est notamment le cas de Larry Rinker, ou encore, en France du clubfitter, John Lawson ou du coach Laurent Poncelet.

Larry Rinker est un ancien golfeur professionnel ayant évolué sur le PGA Tour, et disputé plus de 500 tournois.

Aujourd’hui âgé de 62 ans, il a remporté 7 victoires, et obtenu quelques belles places d’honneurs en majeurs.

Il a notamment terminé 12eme du British Open 1992, 15eme de l’US Open 1982, et 59eme de l’US PGA en 1984.

Sur son site internet, il se décrit lui-même comme un expert du petit-jeu, et fait aussi référence à son expertise dans le domaine de la méthode Wright Balance.

Il affirme pouvoir déterminer si vous êtes upper, middle ou lower core.

Dans une vidéo postée sur Youtube, il donne plus de détails, et explique notamment que si vous vous filmez, vous pourrez commencer à distinguer des clés qui vous mèneront à la bonne analyse.

Bien entendu, il vous recommande de vous référer à un spécialiste Wright Balance, généralement un clubfitter qui pourra vous en dire plus.

En France, pour le moment, je ne connais que John Lawson, spécialisé dans ce domaine.

Le profil Upper Core

Dans sa vidéo, Larry Rinker commence par démontrer ce qu’est un golfeur Upper Core, et comme vu dans l’article précédent, un joueur comme Patrick Reed, en se servant de son propre exemple.

Larry Rinker présente lui-même le profil d’un golfeur Upper Core.

Pour ma part, il semblerait que je fasse aussi partie de cette catégorie, ce qu’il faudrait confirmer avec un expert.

Ce type de golfeur implique un swing avec peu de déplacement latéral pendant le swing, une posture relativement haute en dynamique pendant le swing, et finalement un « release » du club dans la zone d’impact plutôt précoce.

Quand Larry Rinker déplace son club au backswing, on peut voir que sa hanche droite (il est droitier) pivote beaucoup.

Ses hanches s’ouvrent complètement en opposition à la cible.

Quand il revient dans la balle, il reste bien debout, ses mains arrivent à hauteur de la balle à l’impact, son « release » est donc plutôt sur la balle.

Quand la balle quitte la face du club, on peut distinguer son manche de club pointer vers le centre de son buste, alors que les bras sont encore tendus.

C’est une forme caractéristique classique du swing d’un golfeur Upper Core.

Il faut donc retenir que son point de « release » de la tête de club n’arrive pas très loin après l’impact.

Concernant les hanches, si elles tournent beaucoup pendant le backswing, à l’inverse, au downswing, elles reviennent en position, mais ne passent pas devant le club à l’impact, comme chez des golfeurs comme Rory McIlroy ou Dustin Johnson, des profils plutôt middle ou lower core.

Vue de derrière, quand le club arrive sur la balle, on peut voir que si on trace une ligne droite à partir du shaft, cette ligne traverse la partie supérieure du corps, le haut de la poitrine.

C’est sans doute ce qui vaut l’appellation Upper Core.

Le profil Lower Core

Dans la suite de la vidéo, Larry Rinker présente une golfeuse au profil opposé, une joueuse Lower Core.

A l’inverse du profil Upper core, un golfeur ou une golfeuse Lower Core, les hanches vont donc beaucoup plus se déplacer vers l’avant pendant le downswing.

Le point de release sera beaucoup plus tardif.

Avant cela, pendant le backswing, la joueuse, que Larry Rinker prend en exemple, se déplace beaucoup plus latéralement que le joueur Upper Core, mais va beaucoup moins tourner les hanches au début du backswing.

Quand la joueuse réalise son downswing, toujours à l’inverse de l’Upper core, son release va être le plus tardif, et de tous les profils, y compris le Middle core.

A l’impact, non seulement les hanches ont pivoté face à la cible, ce qui n’est pas du tout le cas de l’Upper core, mais en plus, les bras réalisent le release beaucoup plus tard, et loin de la position de la balle sur le tee.

A la fin du mouvement, les bras sont beaucoup plus tendus dans une position plus haute que celle du joueur Upper Core.

Dans le cas d’un golfeur comme Dustin Johnson, c’est encore plus spectaculaire.

A nouveau, quand Larry Rinker trace une ligne depuis le butt du shaft, alors que les bras de la joueuse sont toujours en extension, cette ligne pointe dans une partie beaucoup plus basse du noyau interne.

Le profil Middle Core

Le pro arrive au troisième cas, celle du joueur ou de la joueuse middle core, finalement un intermédiaire entre Upper et Lower core. C’est par exemple le cas de Rory McIlroy ou Ernie Els.

Au moment du backswing, la rotation des hanches va s’opérer à environ 45 degrés.

C’est moins que le golfeur Upper core, mais plus que le joueur Lower core.

Enfin, l’autre trait caractéristique, c’est le moment du release qui finalement se situe entre celui d’un joueur Upper core, et celui d’un joueur lower core.

Il y a donc, selon Larry Rinker et David Wright, une relation entre la rotation des hanches au backswing, puis au downswing, et le release du club dans la zone d’impact.

Oui, mais alors quid de la puissance et du X-Factor ?

Lower, middle ou upper, ce n’est pas cela qui détermine qui est le plus puissant. Dustin Johnson ou Rory McIlroy boxent dans la même catégorie de distance au drive, et pourtant, ils ne proposent pas exactement le même profil.

Phil Mickelson est Upper core, et à bientôt 50 ans, celui qui déclare que tant qu’il tapera des bombes au drive ne jouera pas sur le circuit vétéran, il n’est pas si loin de ces profils pour la distance au drive.

Une question que j’aimerais donc poser à John Lawson quand je le rencontrerai, concerne la relation entre Upper Core et X Factor.

Il y a quelques années, sur JeudeGolf, nous avions mis en lumière la différence de rotation entre les épaules, et les hanches, pour expliquer la création de puissance chez les plus longs frappeurs.

Si le joueur Upper Core assume de tourner beaucoup les hanches au backswing, et donc de réduire le différentiel avec les épaules (X Factor), doit-il admettre qu’il aura moins de chances d’être un long frappeur, par rapport à un joueur Lower Core, qui lui créé naturellement plus de X Factor ?

Comment fonctionne la relation entre X Facteur et la notion de profil ?

En attendant ce prochain sujet, j’ai continué à investiguer, et je vous propose ci-après un quatrième sujet Après avoir défini son profil, quel est le bénéfice pour le golfeur ?

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