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Comment augmenter la vitesse d’un swing de golf pour plus de distance ?

Comment augmenter la vitesse d’un swing de golf pour plus de distance ?

Pour générer beaucoup de distance, notamment au driver, nous essayons tous de produire la plus grande vitesse de swing possible. Les pros swinguent en moyenne à 113 mph (181 kmh), et les meilleurs a plus de 120 mph (193 kmh) alors que la moyenne des amateurs se situe entre 80 (128 kmh) et 90 mph (144 kmh), et parfois moins pour les seniors. Nous avons vu dans un précédent sujet que par un travail physique, on pouvait limiter les pertes de vitesses engendrées par le vieillissement. Mais comment gagner de la vitesse de swing quand on plafonne, et peu importe l’âge ?

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Préambule sur la vitesse de swing au golf

Avec ce sujet, on démarre une série avec plusieurs articles, dont la revue d’exercices proposés par des grands coachs. Dans la peau d’un golfeur amateur comme le lecteur, si la solution nous paraît bancale, on l’écrira !

Les fondements de la vitesse

Si on aborde la question de la vitesse de swing de manière simpliste, on peut considérer qu’augmenter la vitesse est essentiellement liée au fait d’augmenter l’amplitude du mouvement.

Si le club se déplace sur un chemin plus long, et notamment si le backswing entraîne le club plus loin de la balle, il y a des chances que le club revienne sur la balle avec plus de temps pour accélérer, et donc contacter la balle plus vite.

Ceci étant, nous avons déjà vu que l’augmentation de la vitesse de swing ne signifiait pas nécessairement augmentation de la vitesse de balle, ce qui est en fait le but réellement recherché par tous les golfeurs.

Augmenter la vitesse de swing présente un intérêt, seulement si cela permet d’augmenter la vitesse de balle, ce qui signifie que le golfeur ou la golfeuse est non seulement capable d’augmenter sa vitesse, sans perdre sa capacité à contrôler la tête de club.

A savoir, il ou elle doit toujours être capable de centrer la balle dans la face au moment de l’impact.

Même si les marques proposent des clubs avec des faces à épaisseurs variables pour limiter les pertes de vitesses de balles sur les coups décentrés, on constate toujours aujourd’hui qu’un coup décentré ne peut pas générer la meilleure vitesse de balle possible.

Augmenter la vitesse de swing doit donc être pris en compte avec le fait de maintenir ou si possible améliorer la capacité à centrer la balle dans la face.

Ces dernières années, les marques de matériel ont sensiblement joué sur la corde sensible des golfeurs, et en « trichant » quelque peu. Elles ont progressivement augmenté la longueur des manches.

La longueur idéale pour un driver est comprise entre 44.5 et 45 inches. 45 inches, c’est même déjà un manche relativement long.

Callaway a par exemple proposé un driver long de 46 inches en 2013 avec le modèle Optiforce.

Pour l’avoir testé, clairement, il amenait un gain net de vitesse de swing, soit environ 2 mph à 93 mph au lieu de 91 mph en moyenne.

Cependant, le gain en vitesse de balle était très marginal, car très peu de golfeurs sont en fait capables de gérer une telle longueur de shaft.

Dans le cas du test, le gain de vitesse de balle a été de moins d’un mile par heure.

Le smash factor a donc significativement baissé alors que la dispersion augmentait. Ce driver n’a pas battu des records de ventes.

A l’inverse, les pros ont inspiré des amateurs, car ils coupaient leurs drivers à 44 inches, et obtenaient des distances en fait plus longues, car justement, en moyenne, ils trouvaient plus souvent le centre de la face.

Cette année, Xavier Bretin a produit un article à ce sujet, en coupant un manche de driver tous les inches, afin de quantifier cette notion de longueur du manche, et distance produite.

Ce qui permet d’introduire ici un autre sujet…

Quand on parle de distance, de vitesse de swing, ou de vitesse de balle, il faut savoir distinguer ce qui est un pic que l’on atteint une fois, d’une moyenne de performance.

Comme notre consultant Richard Hurvitz le dit avec beaucoup d’à-propos, on ne prépare pas un coup de golf pour taper un coup moyen ! On joue pour taper un bon coup !

Cependant, sur 14 départs qui peuvent être potentiellement une question de distance sur le parcours, il est plus intéressant de s’organiser pour taper des coups à un optimum de performance plutôt que de taper un coup parfait pour 13 coups décevants.

C’est d’ailleurs la limite de cette recherche permanente de vitesse de swing supérieure.

Comme garde-fou, disons que plus de golfeurs gagneraient en score, ce qui est encore plus la finalité que la distance absolue, à générer des coups plus réguliers avec moins d’écart type entre chaque coup qu’à réellement gagner 5 ou 10 mètres de plus sur leurs meilleurs drives.

Cependant, la question de l’augmentation de la vitesse de swing reste intéressante.

Pour un jeune golfeur qui aurait envie de devenir pro, cela reste de doute façon un impératif.

Si ce dernier swingue à 100 mph, il sait qu’il doit au moins augmenter sa vitesse de 13 mph pour jouer sur un grand tour professionnel, écart type ou pas !

Quelles sont les solutions pour augmenter la vitesse de swing ?

Pour augmenter la vitesse de swing, on peut donc chercher à augmenter l’amplitude ou plus techniquement parlant au golf, le X-factor stretch, cette capacité du corps humain qui permet de créer une élasticité plus importante entre le bas et le haut du corps.

Pour lancer plus vite et plus loin, il faut surtout optimiser le corps. Ce n’est pas le driver qui permet réellement de gagner de la distance.

Au mieux, il peut générer moins de spin, et un angle de lancement plus important pour gagner jusqu’à 10 mètres ou parfois un peu plus avec un bon fitting, mais c’est souvent à vitesse constante.

C’est pourquoi la question de la vitesse de swing ne peut pas réellement être dissociée de la question du physique du golfeur ou de la golfeuse.

C’est dans cette optique que l’on s’est intéressé à la société SuperSpeed Golf, qui propose un accessoire d’entraînement en même temps qu’un protocole spécialement dédié à l’augmentation de la vitesse de swing.

Pour convaincre les golfeurs, ils font référence à un super utilisateur, en fait, un golfeur professionnel sur l’Asian Tour, Clint Rice.

Un pro qui a joué sur le web.com tour en 2010 et qui est surtout depuis un enseignant.

Une étude que les fondateurs ont produit nous a particulièrement intéressé.

Le pro a commencé à utiliser le protocole Superspeed en janvier 2015. Jusque-là, il avait passé 3 ans à travailler sa vitesse de swing avec un coach, et surtout au travers de travail sur le fitness, et la mécanique de son swing.

Au cours de cette période, il est passé de 104.5 mph à 106 mph, ce qui est tout à fait conséquent, mais insuffisant pour jouer sur le PGA Tour à un haut niveau.

Plutôt content de ses chiffres, une étude cinématique de son swing a permis de constater qu’il avait néanmoins une certaine tendance à se relever de manière précoce pendant le backswing, et à rester stable pendant la phase du downswing et à l’impact.

Plus précisément, il avait tendance à désarmer un peu tôt au backswing, et à ne pas créer beaucoup d’accélération dans la phase de transition.

L’ensemble général de son geste était pourtant cohérent, et même bon.

Ses pics de vitesses constatés étaient en fait juste en-dessous de ceux d’un golfeur professionnel sur le tour.

Pour être encore plus précis, l’analyse nous a révélé que le joueur déchargeait de manière significative au moment du downswing entre le bassin et le torse, mais très peu entre le torse, et les bras, et au bout du compte, le club.

L’analyse cinématique a ainsi démontré qu’il y avait une perte de vitesse significative au niveau du torse, et une très faible vitesse de rotation thoracique, même à son pic de vitesse.

Notez qu’on entre ici de plein pied dans le sujet !

La création de vitesse de swing est la capacité qu’à le corps à transmettre de l’énergie par séquence successive d’un segment du corps à un autre !

Soit du bassin au torse, du torse au bras dominant, du bras dominant au club !

La notion fondamentale est que le golf est un sport de lancer. Il faut donc une organisation en relation avec le fait de lancer un objet.

Les notions décisives dans le cadre d’un sport de lancer

Il faut comprendre quatre notions clés quand on parle de vitesse de swing : la phase d’accélération, ce qui induit obligatoirement, une fois que l’énergie a été transférée à un autre segment, la décélération, puis le pic de vitesse, et enfin le gain de vitesse, et ce, toujours pour chaque segment.

L’optimisation de la vitesse s’obtient en respectant un ordre, bassin, torse, bras et enfin club, avec des pics de vitesses à chaque fois, et si possible, des gains.

C’est un sujet que nous avons déjà abordé par le passé avec notre consultant Loic Gambardella.

Dans le cas de Clint Rice, après 6 mois d’usages des sticks d’entraînement SuperSpeed golf, il aurait considérablement réduit ses pertes de vitesses, notamment au niveau du torse, et augmenter sa charge au moment du downswing entre le bassin et les autres segments (bras et club).

Conclusion, entre janvier et juillet 2015, il est passé de 106 mph de vitesse de swing à 115 mph !

L’étude de cas est malheureusement plus sommaire à ce stade.

La démonstration n’est pas encore assez convaincante sur le comment. Dommage, car jusque-là, l’analyse de la séquence cinématique tapait dans le mille.

Le protocole SuperSpeed Golf

Les concepteurs de SuperSpeed ont préalablement travaillé sur le base-ball qui partage avec le golf la même problématique de transmission de vitesse de swing à la vitesse de balle, via une batte.

La partie qui est donc intéressante dans leur concept est le fait qu’ils n’ont justement pas occulté la biomécanique du swing, élément capital quand on parle d’augmentation de vitesse.

C’est là où leur protocole a plus de sens que l’outil d’entraînement en tant que tel ou seulement.

Les concepteurs sont partis du principe qu’en utilisant un club plus léger dans un module d’entraînement spécifique, on pouvait augmenter la vitesse de swing en maximisant la biomécanique naturelle du joueur, tout en réduisant les erreurs de séquences.

Une grosse promesse sur quelque chose qui est tout de même complexe, et nécessite au plus haut niveau, l’aide de biomécaniciens experts, comme Loïc Gambardella, notre consultant, ou Jean-Jacques Rivet, reconnu sur l’European Tour.

Mike Napoleon et Kyle Shay ont donc travaillé sur des manches comparables à ceux d’un driver, munis de poids à l’extrémité. Globalement, le club d’entraînement pèse de 300 à 325 grammes.

Un shaft vert (le plus léger de 20%), un shaft bleu (intermédiaire et plus léger de 10%), et un rouge (plus lourd de 5%) permettent d’alterner les mouvements pour entraîner le cerveau, et lui apprendre à swinguer plus vite, en dépassant les limites qu’il s’impose.

La promesse, c’est 5 à 8% de vitesse de swing en plus au bout de 4 à 6 semaines de pratiques régulières, sur une base d’exercices prenant une dizaine de minutes. Ils recommandent 3 séances par semaine.

De quoi parle-t-on ? 5 à 8% sur la vitesse la plus élevée ? En moyenne ? Au practice ? Sur le parcours ? Durable ?

Pour creuser la question, on a donc contacté Mike Napoleon, le fondateur de SuperSpeed Golf pour lui demander comment son principal cobaye pouvait avoir non seulement gagné de la vitesse de swing, mais surtout, amélioré sa séquence, ce qui paraît être l’élément le plus important, la cause.

Ci-dessous la traduction de sa réponse :

« Notre premier objectif avec les produits SuperSpeed golf consiste à augmenter la vitesse de swing d’un joueur. L’étude de cas à laquelle vous faites référence avec Clint Rice, montre une augmentation significative de sa performance via sa séquence de swing. En particulier, il a intensifié les phases de décélérations pour un meilleur transfert d’énergie. C’est quelque chose que nous trouvons de manière récurrente chez les joueurs qui s’entraînent avec notre outil SuperSpeed. Il faut aussi dire que Clint a continué à travailler son physique en parallèle du process. Le but de notre système est d’aider les joueurs à augmenter la vitesse sans avoir à leur donner un grand nombre d’informations techniques sur la mécanique du swing. En allant jusqu’au bout du protocole d’entraînement SuperSpeed, nous ne constatons pas seulement une augmentation de la vitesse, mais aussi plus d’efficacité dans le swing de golf. Les deux concepts sont à l’évidence liés, puisque le swing a pour objet de créer de la vitesse, ce qui nécessite une meilleure efficacité biomécanique pour ce faire. En conclusion, le processus est simple. Clint a suivi le protocole à la lettre pour performer comme c’est illustré sur notre site. »

Il est très appréciable que Mike Napoleon nous ait répondu et rapidement. Pour autant, dans sa réponse, il ne rentre pas complètement dans le détail de la biomécanique. Il a effectivement évoqué une amélioration dans la gestion des décélérations.

Cela paraît encore assez vague pour avoir un avis complètement tranché sur un mécanisme humain qui est tout de même complexe.

Comme toute solution développée pour le golf aux USA, elle est accompagnée de son lot de professionnels PGA qui la recommande. Soit Luke Donald, In Chee Gun, Scott Stallings… et beaucoup de bloggeurs américains.

Commercialisé, 199 dollars pour 4 bâtons, s’il n’y avait pas la corrélation avec les exercices sur la biomécanique du swing, cela semblerait un coût élevé.

A ce stade, nous allons devoir faire l’investissement pour tester la méthode, et vous en faire le compte rendu.

Un point peut être légèrement inquiétant : Quid du risque de blessure ? Augmenter la vitesse de swing de plusieurs mph ou kmh n'est pas anodin, et on parle d'une action du corps sur le club, et ce, sans l'appui d'un biomécanicien ou d'un pro de golf...

Comment augmenter la vitesse d’un swing de golf pour plus de distance ?

In fine, nous avons toujours notre question « Comment augmenter la vitesse de swing ? », et pour cela, il n’existe pas que la solution SuperSpeed Golf.

Passons en revue différents exercices proposés, notamment via l’application ZEPP Golf, dont on vous a déjà parlé, et qui fait appel à plusieurs intervenants, comme par exemple, Michelle Wie, et surtout l’excellent coach américain Rick Smith, une référence aux Etats-Unis.

Commençons la série avec la revue d’un exercice sur la vitesse de propulsion proposé par Billy McKinney.

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