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Augmenter la vitesse de swing par un exercice sur la vitesse de propulsion

Augmenter la vitesse de swing par l’exercice sur la vitesse de propulsion

Nous démarrons avec ce sujet une série de plusieurs articles consacrés à cette question de la vitesse de swing. Après avoir introduit le sujet, expliqué les éléments fondamentaux sur la relation entre score, distance, vitesse de balle, et vitesse de swing, nous allons passer en revue des exercices proposés par des grands coachs américains, pour justement travailler dans le but d’optimiser le swing, et sans investir dans du matériel coûteux.

Revue de l’exercice du bâton d’alignement par un golfeur amateur

Augmenter la vitesse de swing au golf est quelque chose qu’il faut forcément à un moment donné raccorder avec un objet que vous tenez dans les mains.

Cependant, avant de travailler la vitesse de swing avec un club, un des tous premiers exercices qui est généralement proposé consiste à prendre un bâton d’alignement, ce que tous les golfeurs devraient avoir dans le sac, d’abord parce que c’est très utile, et ensuite très peu cher.

Avec ce bâton ou baguette (stick), le premier exercice à réaliser se veut en théorie très simple à réaliser. Il permet justement de déconnecter pendant un petit moment la notion de frappe de balle.

Quand on est au-dessus d’une balle au practice, l’envie de la frapper et la faire voler prend parfois le dessus, sur le fait de penser à s’organiser au mieux.

Avec le bâton, oublions la balle pour un moment, pour être seulement sur le swing, et comment produire de la vitesse.

Pour Billy McKinney, enseignant PGA mis à l’honneur dans l’application ZEPP GOLF, le bâton est donc un outil utile pour apprendre à ressentir le fait de propulser.

Car il s’agit bien de propulsion !

Comment propulser plus vite ?

Il faut apprendre à relâcher la vitesse à son pic d’accélération maximum au bon moment.

Dans l’article d’introduction, souvenez-vous… nous avons parlé de la transmission d’énergie séquentielle, allant du bassin au torse, puis du torse aux bras (notamment le bras dominant), et enfin des bras vers le club.

Le premier problème majeur chez les golfeurs n’est pas qu’il ne comprenne pas ce que demande un swing.

Il suffit de se rendre sur un practice pour bien constater qu’à peu près tous les joueurs, même les débutants, cherchent à lancer le club vers la balle.

Cependant, la différence, entre un excellent swing et un autre, se joue au niveau de l’enchaînement des séquences.

Le problème le plus fréquent est en fait la mauvaise utilisation de la propulsion.

Tout le monde est censé être capable de générer de la propulsion. C’est son usage au bon moment qui est en cause.

Le phénomène est plus communément appelé « release » ou relâchement précoce.

Comprendre les notions de chargement et déchargement de l’énergie

Beaucoup de golfeurs et de golfeuses perdent la capacité de propulsion sitôt après avoir « chargé », soit quasiment au sommet du backswing, et au moment de démarrer le downswing, de sorte qu’il n’y a plus d’accélération et de vitesse maximum au moment d’attaquer la balle.

Rappelons ce qu’est le fait de « charger » ! Charger, c’est justement l’intérêt du backswing. On accumule de l’énergie à restituer au moment du downswing.

Concernant la faute que nous les amateurs, nous commettons le plus souvent, c’est lié au fait que nous jouons trop avec les bras, et premier manquement, nous ne mettons pas en action le premier moteur : le bassin.

Pour corriger ce phénomène, il faut effectivement entraîner le corps et le cerveau à propulser le club en se servant en premier d’un pivot des hanches, et puis une transmission du torse aux bras, et puis une transmission vers le club en cherchant à le lancer le plus vite, et le plus loin possible.

Autour de moi, le golfeur qui nous aide pour les tests de clubs, Jean, est un excellent reflet de la problématique. Il joue énormément avec les bras, et met très peu en action le bassin.

Pour générer de la distance, c’est bien cette erreur dans la séquence qui l’en prive, et bien plus que son âge de 66 ans. Il sous-exploite son potentiel.

Faire cela avec un club quand on est déjà en difficulté n’a rien d’évident !

C’est pourquoi l’exercice de la propulsion avec un bâton est un excellent moyen d’oublier la notion de club, et même de balle.

Trop souvent, le fait de vouloir taper fort dans la balle est une mauvaise obsession qui vous prive de travailler sur les causes d’un bon coup de golf.

Avec le bâton, vous désactivez la balle ! Il n’est bien sûr pas question de chercher à taper dans une balle avec un bâton.

On en vient au grand bénéfice du bâton : Créer un effet de sifflement au passage dans l’air.

Cet exercice va vous demander de vous servir de vos oreilles comme référence du bon ou du mauvais geste.

Il vous faut faire siffler le bâton devant vous. Si le bâton ne siffle pas ! C’est que vous n’avez pas créé les conditions d’une bonne accélération.

Concrètement, que faut-il faire ?

Premier exercice, Billy McKinney recommande de swinguer le bâton à vide pour identifier sur un premier coup où vous propulsez le plus vite ?

Est-ce au début du downswing ou sur la balle ?

Si ce n’est pas au-dessus de la balle, alors vous perdez de l’énergie avant.

Pour le coach, la première explication possible vient de la trop grande tension dans les bras.

Il justifie alors les « waggles » comme la bonne solution pour apprendre à relâcher la tension des bras à l’adresse.

Le fait de balancer gentiment les bras, et les poignets relâchés doit permettre de ressentir la baisse de tension, et du coup, la capacité à laisser agir le segment bras, et le segment club au moment de l’accélération.

C’est un élément clé de la création de vitesse : Chaque segment doit être en capacité de recevoir l’énergie transmise par le segment précédent.

Si vos bras sont tendus, quand le torse va transmettre l’énergie venant du bassin, cela va complètement détruire la capacité de transmission d’énergie.

Dernier conseil de Billy McKinney, il faut finir son geste en équilibre sur sa jambe avant, comme pour un véritable swing. Ne pas laisser le bâton venir vous taper les fesses parce que vous ne le contrôlez pas du tout.

Mise en œuvre pratique de l’exercice demandé par le coach

Pour avoir testé cet exercice, première recommandation indispensable : Utilisez un gant !

Effectivement, à même la paume de la main, à pleine vitesse, le bâton glisse, et vous échappe des mains. L’exercice justifie pleinement l’usage d’un gant !

Deuxième constat à l’usage, c’est assez facile pour un golfeur expérimenté de répéter rapidement le bon geste, et d’entendre le sifflement du bâton.

Troisième constat, et c’est le plus important : Pour créer la bonne vitesse d’accélération, et le sifflement du bâton vers le sol, cela demande impérativement un pivot du bassin qui déclenche en premier l’accélération !

De ce point de vue, c’est vraiment un bon exercice, et complètement utile pour travailler la bonne séquence cinématique de swing.

J’ai aussi remarqué qu’au frottement du gazon, on peut arriver à se concentrer pour faire passer l’extrémité du bâton sur un chemin cohérent.

Je veux dire qu’on se rend compte que même à pleine vitesse, on peut parvenir à contrôler le chemin du club.

Sans y réfléchir, j’avais tendance à le laisser naviguer naturellement ! C’est ma grande erreur, le club passer très droite de la position théorique de la balle.

En corrigeant, je suis arrivé à faire siffler le bâton franchement au-dessus de la position théorique de la balle.

Cette remarque pour émettre toutefois une réserve sur l’intérêt de cet exercice.

Dans ce cas, vous cherchez à augmenter la vitesse de swing ! Il ne faut pas perdre de vue que le driving, c’est autant la vitesse que la précision, et la dispersion…

A mon humble niveau avec un outil de mesure tel que le ZEPP qui se fixe au niveau du gant, et qui ne peut donc donner qu’une information relative sur la vitesse de la tête de club, je n’ai malheureusement pas constaté un gain de vitesse de swing pour ma part.

L’application vous incite à produire 10 swings avec le bâton, puis 50 swings à pleine vitesse au drive, pour finalement, vous demandez encore 10 drives qui serviront de mesures.

Nouvelle remarque : L’exercice est plutôt physique puisqu’il faut enchaîner au moins 60 drives d’affilés.

Swinguer à 110 ou 120% de ses capacités implique forcément un peu de fatigue physique. Vous ne pouvez pas espérer taper des missiles pendant une heure !

En comparant les données que j’avais compilé en mars 2017 à celle du test que j’ai dû effectuer au cours de ce mois d’aout, ma vitesse de swing estimée par ZEPP à 103 mph est restée globalement la même.

Les mises en garde sur la performance à court terme de l’exercice proposé

Sur une seule session, je n’ai donc pas trouvé de gain.

Encore une précision : J’estime que la vitesse fournie par ZEPP est surestimée de 4 à 6 mph par rapport à une donnée fournie par un trackman puisque l’outil est clipsé sur le gant, et non pas sur la tête du club…

Comme dans le cas du système et protocole SuperSpeed Golf, reproduire cet exercice une fois n’a pas une grande faculté à vous améliorer durablement.

C’est en fait la répétition à un rythme régulier qui pourrait donner des résultats à moyen terme.

Autre inconvénient, je remarque que cela fait accélérer le tempo, et jouer un peu plus avec les bras à mesure où on cherche à accélérer plus franchement avec le haut du corps… ce qui est en fait une mauvaise idée, puisqu’idéalement, il faudrait accélérer avec le bas du corps en premier.

Mon tempo est passé de 2.1.1 à 1.9.1 au drive alors qu’il faudrait déjà être sur un tempo de 3 pour 1.

Petite explication, le tempo est en fait le temps que vous mettez pour amener le club au sommet du backswing par rapport au temps que vous mettez pour ramener ce même club sur la balle.

Pour illustrer cette explication, mon exemple démontre que mon backswing est beaucoup trop rapide par rapport à mon downswing. L’exercice du bâton m’a poussé dans la mauvaise direction.

A l’inverse, il est plus probable qu’un joueur senior qui manque vraiment de vitesse améliore son tempo.

C’est pourquoi, je suis amené à considérer que cet exercice est plus intéressant pour un golfeur qui découvre un peu toutes ces notions, et doit apprendre à ressentir la séquence cinématique de swing.

En revanche, pour un golfeur expérimenté, je suis plus dubitatif. A la limite, cela dérègle plus qu’autre chose…

Comme toujours, et contrairement à certaines diseuses de bonnes aventures, il n’existe pas de remède miracle pour gagner des points rapidement…et des solutions uniques applicables à tous.

Dans le cas de cet exercice dont il est difficile de mettre en doute le bien fondé, je n’ai pas encore pu apprécier un réel gain en vitesse de swing.

Une fois au practice, j’ai même carrément balancé des balles à gauche. Il m’a fallu calmer mon tempo et ralentir mon swing pour reprendre le contrôle.

C’est d’ailleurs l’occasion d’une autre remarque.

Tout le monde peut accélérer son swing ! En revanche, la limite est le rapport entre vitesse et contrôle.

Peut-être, si vous en avez l’occasion, vous aurez plus de réussite que moi ? N’hésitez pas à nous en faire part. Je compléterai l’article avec vos expériences.

A ce stade, je reste pour l’instant convaincu que le meilleur moyen d’augmenter la vitesse d’un swing de golf revient à augmenter l’amplitude du mouvement avec un backswing au driver autour de 270 degrés par rapport au sol, soit le shaft parallèle au sol.

L’application ZEPP GOLF est imparfaite, et certaines données relativement imprécises comme la vitesse de swing qui paraît surestimé, cependant, c’est un bon début pour apprendre des notions intéressantes sur son propre swing.

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