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Quel est l’élément le plus important pour réduire la dispersion de votre swing ?

Quel est l’élément le plus important pour réduire la dispersion de votre swing ?

Vous l’expérimentez peut-être ? D’un coup, vous vous mettez à envoyer tous vos coups, fers ou drives, à droite ou à gauche. Vous essayez de corriger, mais rien n’y fait ! Votre dispersion sur le parcours est très prononcée. Sur 18 départs, plus de 65% ne touchent pas le fairway en régulation. Derrière, c’est la partie galère, et pourtant, au practice, vous n’avez pas autant l’impression de disperser, ou même lors de la partie précédente, vous n’aviez pas l’impression d’avoir été aussi irrégulier. Qu’est-ce qui se passe dans votre swing ?

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Comprendre un swing de golf : Simple avec les bons chiffres

A l’aide d’un radar de type Trackman ou Flightscope, on peut observer un grand nombre de paramètres liés directement au swing, au club, à la balle, et aux trois éléments ensembles.

Surtout, le gros avantage de ce type d’outils indispensables pour prodiguer un coaching golf sérieux et efficace, est de rendre intelligible par les élèves amateurs, des données finalement complexes à saisir, et qui ne faisaient pas jusqu’à présent beaucoup de débats sur les practices.

Disperser au golf n’est pas une fatalité ! C’est plutôt un résultat logique d’une série d’actions. Cette série d’actions peut se déchiffrer, comme elle peut se corriger.

Quand on parle de dispersion, sans rentrer dans des termes barbares ou incompréhensibles, on peut résumer les causes dans un enchaînement de trois séquences : la direction du swing, le chemin du club, et la position de la face à l’impact.

Pour comprendre la notion de dispersion latérale au golf, vous ne devez-vous focaliser que sur ces trois notions.

Et la plus importante des trois, celle qui créé le plus de dispersion, est très certainement la direction du swing, à ne pas confondre avec le chemin du club.

Avant d’aller plus loin, il convient de distinguer et définir ces notions.

Très simplement, la direction du swing est l’orientation du swing au centre, à droite ou à gauche. C’est déjà un élément clé s’agissant de la dispersion, et il est préalable au chemin du club, et à la position de la face.

Selon la définition fournie par Trackman, la direction de swing est la direction horizontale du swing relative à la cible définie par le centre de gravité de la tête de club en mouvement avant d’impacter la balle.

Le chemin du club n’est pas exactement la direction du swing.

Si vous avez une petite connaissance de la biomécanique d’un swing, vous savez alors que l’on parle souvent de dissociation segmentaire.

Par séquences, le corps produit des mouvements qui s’enchaînent comme un jeu de domino. Les hanches tournent, entraînent le buste qui entraîne les bras, et in fine, les bras transmettent l’énergie au club, qui est un segment extérieur au corps, mais un segment à part entière.

Attention, ici, on ne fait pas référence à un swing seulement avec les bras. Les bras n’agissent que pour transmettre l’énergie du corps au club. Chaque segment est dissocié, et a une fonction dans la séquence complète du swing.

Entre la direction du swing, et le chemin du club, il est donc tout à fait possible que s’opère une désynchronisation, même sur quelques centimètres.

Rien n’interdit que la direction du swing soit à droite, et le chemin du club décalé à gauche !

Entre les deux notions, en réalité, dans un swing, il se passe seulement quelques centimètres.

C’est pourquoi, ces notions sont à la fois distinctes et très proches en définition.

La direction du swing se mesure bien avant l’impact, alors que le chemin du club se mesure au point bas du swing dans l’arc de swing.

Selon la définition de Trackman, le chemin du club est la direction horizontale du centre géométrique de la tête en mouvement, au moment où la compression de la balle est au maximum (à l’impact).

Tous les golfeurs cherchent à générer une direction du swing dans l’axe, avec un chemin de club dans l’axe.

Dans ce cas, la balle a des chances de partir… dans l’axe, sauf si la face du club vient perturber la séquence.

En effet, la face du club à l’impact peut être square (dans l’axe) ou bien légèrement ouverte (à droite) ou légèrement fermée (à gauche).

En fonction de cette position, la face peut elle aussi contribuer à la dispersion.

Si on devait définir un degré de dispersion entre ces trois notions, la direction du swing est l’élément prioritaire, alors qu’au bout de la séquence, la position de la face est un facteur aggravant.

Cette théorie peut être battue en brèche selon les degrés d’écartements de la direction du swing, le chemin du club, et la position de la face. Effectivement, si on prend les mesures en degrés avec 0 équivalent à un tir dans l’axe, et -10 degrés, un tir très à gauche, et +10 degrés, un tir très à droite.

Si la direction du swing est seulement de 2 degrés à gauche, mais que le chemin du club ou la position de la face présentent des valeurs très fortes, l’impact sur la trajectoire va être forcément impacté par les valeurs de dispersions les plus fortes, à savoir les plus gros écarts en degrés.

Cependant, on constate à travers des tests sur jeudegolf.org, que bien souvent, le problème numéro un des golfeurs est la direction du swing qui n’est pas à 0 degré.

Pire, si sur les fers, la direction du swing peut être modérément altérée, plus le club s’allonge, et plus le phénomène s’amplifie.

Autrement dit, peut-être que sur vos fers, vous ne voyez pas encore vraiment l’impact de votre direction de swing, mais sur vos drives, un défaut de direction s’accentue avec la longueur du manche !

En fait, si vous avez la chance de générer un « swing direction » à 0 aux fers et au drive, vous avez déjà résolu une grande partie de l’équation.

Quoi qu’il arrive, vos balles partiront dans l’axe. Cependant, pour qu’elles terminent leurs courses dans l’axe, soit le trait parfait, il faut encore que le chemin du club ne se désaxe pas trop, et que la face du club reste square.

A partir du moment où il y a des variations, c’est là que l’on commence à parler d’effets, draw, fade, hook ou slice. Il s’agit de la propension de la balle à courber un peu ou fort, en dehors de la trajectoire axiale.

La balle prend alors ce qu’on appelle du spin loft. Elle se désaxe de sa trajectoire initiale.

Tout ceci ne devait pas servir à seulement définir la direction du swing, et à expliquer à quel point cela crée de la dispersion.

Viser le degré 0 de la direction de swing est le but ultime pour tout golfeur, bien avant d’aller chercher plus de vitesse.

Surtout, en dehors de l’aspect arithmétique, et un peu virtuel du concept, nous voulions vous illustrer ce qu’il faut rechercher concrètement dans un swing, et plus particulièrement au downswing.

Comment amener la direction du swing au plus près de 0, et non pas à +10 ou -10 degrés ?

Quand on parle de swing de golf, finalement tout ce qui se passe avant l’impact n’a pas une grande importance, sauf pour 2 choses : Reproduire relativement constamment la même chose et amener la direction du swing dans l’axe.

De tout ce que vous pouvez faire au backswing, et même au début du downswing, l’élément le plus important est votre capacité à amener le club strictement parallèle à la ligne du sol, parfaitement aligné avec la cible !

Encore une fois : Strictement parallèle à la ligne du sol, parfaitement aligné avec la cible!

Au moment de redescendre, le club passe forcément par une étape où il se retrouve à mi-chemin entre le ciel (sommet du backswing) et le sol.

A l’instant où il doit se trouver parallèle au sol, si le bout du manche pointe dans l’axe, on considère que la direction du swing est axiale ou à 0 degré.

Si le bout ou butt en anglais, extrémité du manche pointe vers l’intérieur (à gauche), la direction du swing est à gauche, et inversement, si le manche pointe vers l’extérieur (à droite), la direction du swing est à droite.

Si le swing est à droite, selon le chemin de club et la face, dans la même organisation, c’est un gros push à droite assuré, et même un slice, si la face est elle-même encore plus à droite.

En revanche, si la face est à gauche, c’est le début d’un hook qui sera prononcé selon le degré d’écartement entre les deux valeurs.

Dans les deux cas, direction du swing à droite ou à gauche, la dispersion va avoir lieu.

Elle pourra être éventuellement contrée par un chemin de club et/ou une face de club dans un sens inverse. Cependant, la balle va prendre du side spin, et aura au minimum une courbure.

Taper droit ! C’est déjà amener le club parallèle au sol au retour en direction de la cible.

Plus l’angle d’écartement avec cet axe va être important, et plus la dispersion va augmenter dans des proportions considérables.

Pour ressentir un swing direction à 0 degré, vous pouvez vous tenir à l’adresse, mimer votre geste, et interrompre votre swing au moment où le club est sur le chemin du retour, parallèle au sol avec le manche qui pointe vers la cible. Cela devrait à minima vous aider à ressentir la bonne position.

Il est vital qu’un golfeur conçoive cette notion de direction du swing qui est comparable au gouvernail d’un bateau.

Imaginez que vous dirigez un petit bateau sur la mer, si votre gouvernail est poussé devant vous vers la droite, le bateau va virer à gauche, et inversement, si vous tirez le gouvernail vers vous. Le bateau va virer à droite.

De cette position, parallèle au sol, logiquement, le club devrait suivre la direction du swing, et contacter la balle à 0 degré.

Maintenant, il peut y avoir des éléments perturbateurs comme un club mal ajusté.

Le matériel peut influer partiellement...

Toujours au cours de tests, nous avons pu constater que chez un joueur qui présentait une forte tendance à swinguer à gauche (direction du swing entre 10 et 15 degrés à gauche) avec un fer, si au cours d’une séance d’essai, on lui confiait des clubs plus lourds et plus raides que son usage habituel, cela accentuait le phénomène.

C’est encore plus vrai au driver qui accentue le problème du fait de la longueur du manche qui agit comme un facteur aggravant.

Effectivement, plus le manche est long avec une direction de swing à gauche ou à droite, et plus la dispersion va être renforcée.

Il faut dire une vérité concernant le matériel, et ce problème de direction du swing.

Le matériel ne peut pas corriger complètement ce problème. Il peut l’aggraver, mais difficilement l’atténuer.

Si vous dispersez beaucoup, tout ce que vous pourrez faire avec un changement de club ou un ajustement, ne sera qu’un sparadrap sur une jambe de bois.

Certaines marques profitent du problème pour vendre des drivers correcteurs de trajectoires. Il s’agit de fausses solutions, et pour le coup, souvent inefficaces.

Le golf est à la fois un sport complexe et simple.

Si vous comprenez que votre swing est une suite arithmétique avec une direction de swing à 0, et une face à 0, vous savez taper tout droit.

Ce qui est complexe, c’est de le répéter à haute vitesse, et fréquemment.

Honnêtement, sans un radar, vous ne pouvez pas réellement le distinguer.

Cela va trop vite pour être perçu à l’œil nu. Les pros qui travaillent sans radar peuvent donner le change en analysant la trajectoire de balle, et en tentant de déduire les causes.

Si vous dispersez beaucoup, vous gagnerez du temps à aller au cœur du problème. Quel est votre direction de swing ?

Quel que soit la direction, surtout si elle est mauvaise, il existe beaucoup d’exercices pour corriger.

Le plus efficace de tous consiste à placer une baguette au sol devant soi, et tenter de suivre la ligne tracée vers la cible.

Si vous êtes intéressé par ce sujet, on va considérer que c’est parce que vous ne tirez pas droit.

Si vous lancez trop fort et directement à gauche, essayez d’inverser le processus en caricaturant pendant un temps, avec un lancement à droite.

A savoir, placez la baguette, non pas en direction directe de la cible, mais sur la droite de la cible à son extrémité, comme si vous vouliez sortir les mains vers la droite à la fin de votre swing.

A l’inverse, si vous tapez des slices, orientez la baguette vers la gauche de la cible pour vous inciter à changer la direction de votre swing plus vers la gauche.

Attention, il se peut que vous lanciez fort à droite, mais que vos balles tournent fort à gauche.

Cela veut dire que la direction du swing est à droite, mais le chemin de club et/ou la face à gauche.

Il faut savoir regarder la trajectoire de vos balles. Où démarrent-elles ? Quand est-ce qu’elles courbent ? Où finissent-elles ?

Quoi qu’il arrive, quand vous retournerez au practice, votre priorité devrait être de contrôler votre direction de swing, et de la ramener le plus possible à 0 degré.

A partir de là, vous réduirez la dispersion, vous pourrez-vous concentrer sur la position de la face à l’impact.

Contrairement aux diseurs de bonne aventure, cela ne se règle pas en 5 minutes. Selon le degré de correction à rechercher, cela peut prendre plusieurs semaines.

Avec cet article, notre objectif consistait surtout à vous sensibiliser à l’importance de la direction du swing.

Un cas concret

Ci-après, retrouvez un cas concret qui nous a servi à préparer ce sujet, en sollicitant à la fois Guillaume Sauzet (Flightscope) dans un rôle de consistant, et un amateur (testeur senior) qui au cours d’une séance a été plus que d’habitude en difficulté, notamment avec une direction de swing très à gauche.

Ce tableau résumer un essai avec 10 frappes réalisées avec le dernier hybride Mizuno CLK de loft 22 degrés.

Pour cet essai, notre testeur a en moyenne créé un « swing direction » de 15,5 degrés à gauche. Sur 10 balles, il a été « constant » entre -12 et -15, ne parvenant pas à ramener la direction du swing dans l’axe.

Entre la direction du swing, et le chemin du club (club path), notez qu’il a y peu d’écarts (entre 13,3 degrés à gauche pour le « club path », et 15,5 degrés pour le « swing direction » en moyenne).

C’est en la face qui va atténuer ou amplifier la dispersion.

Sur la balle numéro 9, la face va être « seulement » fermée de 3,5 degrés à gauche alors que la direction du swing a été de 17,2 degrés.

Résultat : Le testeur a seulement dispersé de 3,3 mètres à gauche.

Sur la balle numéro 4, la face va être fermée de 16,1 degrés. Avec une direction du swing à 14,7 degrés, cela ne pardonne pas. La balle va terminer sa course à 16,1 mètres à gauche du centre du fairway.

Vous pourriez croire que finalement on peut corriger la dispersion par une action sur la face. Oui, mais ce serait prendre le problème à l’envers.

Notez que l'amateur propose « naturellement » un angle de face moitié moins à gauche que sa direction du swing.

Surtout, si le testeur ne corrige pas la direction de son swing, il sera « condamné » à jouer sur la face pour tenter de ramener la balle dans l’axe.

Le contact de la balle avec la face se joue sur un temps extrêmement court. Imaginez la dextérité nécessaire pour parfaitement opérer ce « contrôle »...

Quand on prend un autre exemple avec un autre testeur sur un fer 3 MP-18.

Pour la balle la plus au centre du fairway au moment de son point de chute (carry), on note que la direction du swing est à 1,4 degrés, le chemin de club à 0,6 degrés (légèrement corrigée par le joueur entre les deux phases), et l’angle de face à 0,2 degrés.

En réalité, réussir à aligner tous les éléments sur 0 est très difficile.

La balle finit sa course à 40 cm du centre du fairway car la direction du swing est à droite (1.4 degrés), alors que la face est dans l’axe (0,2 degrés). Même si la balle est droite, l’écart de valeur commence à créer un très léger effet.

Illustrations : Remerciements à Trackman et FlightScope

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