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Plutôt swing raccourci ou swing long ?

Plutôt swing raccourci ou swing long ?

L’amplitude d’un swing est un facteur déterminant pour créer de la vitesse, et donc transférer un maximum d’énergie à la balle. L’amplitude peut aussi influer de manière directe sur le contrôle du swing, et donc la capacité à centrer la balle dans la face, et in fine la dispersion. Choisir de produire un swing plutôt court ou raccourci par rapport à un swing très ample peut présenter des avantages, mais aussi des contraintes, essayons de sortir des réponses faciles et des clichés pour voir ce qui est le plus pertinent…

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Longueur ou dispersion, le débat se pose-t-il toujours en ses termes ?

John Daly est souvent cité en exemple comme un modèle d’individu extrêmement laxe, et capable d’une grande souplesse pour justement maximiser à outrance l’amplitude de son swing de golf.

Avec son habileté quasi naturelle, le jeune Daly était le plus long frappeur de sa génération sur le PGA Tour au début des années 90, et en tout cas, avant l’arrivée du golfeur athlète à la sauce Tiger Woods.

Actuellement sur le tour, il n’y a pas réellement de distinction ou de camps qui se séparent entre les joueurs qui adoptent systématiquement un swing raccourci et d’autres qui opteraient pour un swing long. Les pros maîtrisent les deux, et choisissent en fonction des situations.

Du fait de l’allongement des parcours, le débat entre longueur et largeur ou plutôt limitation de la dispersion est plus souvent arbitré en faveur de la longueur.

Des joueurs plutôt précis mais moins longs comme Graeme McDowell ont actuellement plus de difficulté pour remporter des grands tournois.

Depuis au moins cinq ans, la tendance est de plus en plus à des victoires des longs frappeurs. Jason Day est actuellement numéro un mondial plus pour la distance au drive et le putting que sa capacité à accrocher régulièrement les fairways. C’est plus qu’un signe des temps.

En revanche, un débat commence à revenir au plus haut niveau sur la longueur des shafts. Les longs frappeurs comme Justin Thomas qui drive à une moyenne de 277 mètres en 2017 (22eme meilleure moyenne sur le circuit américain) swingue à une moyenne de 116 mph (38eme meilleure moyenne de vitesse).

Comme quoi la vitesse ne fait pas toujours tout en matière de driving ! Il faut aussi et surtout bien centrer la balle dans la face ou plutôt plus souvent pour maximiser le smash factor, et le rapprocher plus systématiquement de 1,51, la valeur pratiquement maximale.

Le smash factor exprime le ratio entre vitesse de swing produite par le golfeur, et vitesse de balle produite par la face de club au moment de l’impact.

Mesurant 1m78, Justin Thomas n’est pas actuellement un monstre de physique. C’est plutôt un jeune homme de taille et corpulence normale. Pourtant, son plus long drive a été mesuré à 293 mètres !

Justin Thomas, un modèle de long frappeur sur le tour

Long frappeur dans les faits, il ne touche que 54% des fairways en moyenne (217eme pour la précision).

Il met son coup de départ à gauche du fairway dans 20% des cas et à droite du fairway dans 21% des cas.

Normal que l’américain cherche des solutions pour réduire cette dispersion sans toutefois changer de manière spectaculaire son swing. Thomas recherche du côté de la longueur de son shaft de driver pour réduire la dispersion. L’américain est donc capable d’accepter une perte de vitesse de swing pour être plus précis. En moyenne, les pros optent pour des shafts de 44,5 inches. Dans le commerce, les shafts les plus vendus sont au-dessus de 45 inches car les marques veulent vous proposer des gains de distance sans que vous fassiez trop d’efforts en salles de sports, ou pour changer votre swing.

La nouvelle tendance pour les pros dont Justin Thomas mais aussi le dernier vainqueur du US PGA Championship 2016, quatrième majeur de la saison, Jimmy Walker est à regarder vers les shafts de seulement 43 inches.

Cette question du shaft n’intervient que dans le but de raccourcir l’amplitude totale du geste plus le club en faveur d’un meilleur contrôle de la tête de club dans la zone d’impact.

Pour les amateurs, le débat ne se pose pas encore tout à fait dans ces termes.

Raccourcir son swing, est-ce une solution miracle et sans conséquences ?

Quand un amateur a tendance à en mettre de partout, son pro a le plus souvent tendance à lui conseiller de raccourcir son amplitude pour qu’il retrouve le geste et les fondamentaux qu’il arrive à maîtriser concrètement.

Ceci étant, le débat n’est pas toujours aussi simple, car comme l’explique notre consultant Richard Hurvitz, le fait d’adopter un swing raccourci implique de respecter des contraintes techniques précises.

Paradoxalement, adopter un swing long ou ample pose moins de contraintes, et donne plus de liberté, et plus de temps pour ramener le club à la balle. L’avantage incontestable d’un swing long étant qu’il donne forcément plus de vitesse de swing, et donc, potentiellement plus de distance.

Rares sont les golfeurs amateurs tellement longs qu’ils sont prêts à renoncer facilement à de la distance…

Un swing raccourci, à savoir un swing qui soit jouer en demi ou trois-quart de swing peut présenter deux avantages : mieux centrer la balle dans la face pour réduire la dispersion des balles sur le fairway, mais aussi, permettre dans certains cas d’allonger la distance pour un joueur qui a l’extrême avec un plein swing ne centrait pas aussi régulièrement.

Bien que les faces des clubs aient été améliorées, un coup tapé dans le sweet spot est toujours plus efficace qu’un coup tapé à côté.

Pour produire un swing raccourci, et comme vous avez moins de temps pour ramener la tête de club à la balle, notre consultant Richard Hurvitz indique qu’il faut mettre en place les poignets, les bras, et le shaft plus tôt dans le backswing.

Notez qu’en vieillissant, tous les golfeurs expérimentés s’en sont rendus compte, nous avons tous naturellement tendance à raccourcir notre swing. Cela s’explique aussi par le fait qu’en vieillissant, nous perdons en souplesse, d’où l’exemple de John Daly en début d’article…

Avec un backswing plus court, le golfeur a besoin de structurer son geste plus tôt. C’est le point clé d’un swing raccourci.

Pour y parvenir, le coach vous recommande d’avoir le poignet dominant bien plat et droit dès que le club est amené à l’horizontale avec le sol, soit au démarrage du backswing.

C’est ce qui va favoriser le fait que la face soit en position plus rapidement sur le plan suivant.

L’intérêt d’un swing raccourci est aussi de placer le club plus proprement et rapidement dans une position à 45 degrés par rapport au sol, le butt du manche en direction de la balle au sommet du swing.

Au sommet du swing, le poignet de la main dominante doit rester plat ou légèrement courbé pour que le club soit dans la position la plus directe et la moins trafiqué pour revenir directement sur la balle.

Ce type de swing ne permet pas d’avoir le temps de changer le plan entre backswing et downswing. Idéalement, la contrainte fait que le swing doit repartir dans le même plan qu’il a démarré.

In fine, ce swing présente bien des avantages mais seulement à condition de respecter les contraintes techniques qu’il impose. Raccourcir n’est donc pas une option si vous ne pouvez mettre en place ces options techniques.

Contrairement à ce qu’on pourrait imaginer spontanément, raccourcir le swing nous accorde moins de temps, et de liberté pour l’organiser. Cela demande plus de maîtrise technique, et d’au-moins savoir ce qu’il convient de faire dans pareil cas.

On ne raccourcit pas le swing pour le raccourcir au prétexte que l’on cherche plus de contrôle.

A l’inverse, chercher un swing long ou d’amplitude maximum donne plus de liberté pour déplacer le club selon un plan dans le backswing, et éventuellement un autre pendant le downswing.

Plus long, ce swing donne plus de temps pour organiser la fameuse phase de transition.

Le coach nous donne alors un précieux conseil : le club doit idéalement croiser la ligne vers la cible quand il pointe vers le sommet.

Pourquoi ? Pour justement avoir tout le temps nécessaire pour déplacer le shaft du club et le ramener dans le plan idéal par l’action des poignets.

C’est un petit peu plus complexe puisqu’en quelque sorte, il y a plus de manipulation mais aussi plus de temps pour y parvenir.

La bonne astuce quand on veut swinguer avec beaucoup d’amplitude consiste à sentir le club se déplacer, et à la fin du backswing, croiser la ligne.

Dans ce cas, le poignet du bras dominant peut-être aussi bien incurvé ou courbé.

En conclusion, vous pourrez avoir une préférence entre ces deux swings mais ce qui vous importera le plus, c’est un swing qui fonctionne pour vous.

A bien regarder les meilleurs joueurs du monde, dans 90 à 95% des cas, ils préfèrent des swings longs, même si dans certains cas, ils peuvent raccourcir le shaft.

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