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Stack and tilt : Une méthode plutôt incomprise qui posait pourtant de bonnes questions ?

Stack and tilt : Une méthode plutôt incomprise qui posait pourtant de bonnes questions ?

Entre la version officielle décrite dans le livre, et les versions de Stack and tilt qui ont filtré sur Internet, ou même celle de Sean Foley, on peut bien voir et lire que cette méthode a aussi été beaucoup déformée depuis son origine. Dans cette dernière partie du dossier consacré à la méthode Stack and tilt, revenons sur les raisons qui ont contribué à éteindre le débat, et les enseignements à tirer, pour le swing d’un débutant comme pour un golfeur plus confirmé.

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Existe-t-il vraiment un seul swing ou une seule méthode pour apprendre à swinguer ?

Nombreux ont été ceux qui ont écrit et surtout théorisé le swing de golf. Ils ont souvent cherché des similitudes entre des swings de toutes époques, tout en trouvant finalement plus ou moins toujours des petites différences.

Cela illustre à quel point le swing de golf d’un individu diffère par rapport à un autre, et que des points communs ne font pas nécessairement une seule et même méthode.

Finalement, tout le monde cherche le moyen d’être plus consistant, et quand on croit y parvenir, on crie « Euréka », en ayant en même temps envie de dire au monde entier, en quoi sa méthode est enfin la meilleure.

Y-at-il vraiment une seule méthode qui marche ou la quête du swing de golf parfait est-elle vaine ?

S’agissant de la méthode Stack and tilt, le premier problème rencontré par les auteurs a été le fait que dans un monde où tout est basé sur le sacro-saint PGA Tour, pour que l’on considère que vous avez absolument raison, il faudrait idéalement que les dix meilleurs joueurs du monde soient des adeptes de la méthode.

Or, à ce jour, Mike Weir et Aaron Baddeley, de très grands joueurs de golf, sont à la fois en fin de carrière, et plutôt loin de leurs meilleures années, et bien qu’en golf, il faille se garder d’être définitif.

Le premier problème de popularité pour cette méthode tient dans le fait que les résistances au changement ont quelque part gagné.

En 2018, Stack and Tilt reste une méthode controversée plus qu’une méthode vraiment analysée en détail, avec des recherches menées effectivement sur un échantillon d’amateurs ayant notablement progressé en l’adoptant.

Plus de 10 ans après, cela reste une expérimentation qui ne lève pas les doutes, surtout de ceux qui ne l’ont pas théorisé, et ont été donc prompts à la critiquer.

Malheureusement pour les auteurs, derrière Weir et Baddeley, il n’y a pas eu d’autres figures emblématiques pour reprendre le flambeau.

Malheureusement pour les auteurs, derrière Weir et Baddeley, il n’y a pas eu d’autres figures emblématiques pour reprendre le flambeau.

Se poser les bonnes questions autour du swing de golf

Comme on l’a vu plus précédemment, Stack and Tilt partait pourtant des bons principes fondamentaux : Toucher le sol sur la même position à chaque swing, développer assez de puissance pour faire face au défi de longueur du parcours, et enfin, contrôler la face du club et le chemin du club pour dominer la direction des coups, ce qui revient à comprendre les lois balistiques.

Au lieu de se concentrer sur le grip, le stance, l’alignement et la posture, on vous parle en premier de point d’impact, de création de vitesse et de gestion de la face.

Pour y parvenir, comme déjà indiqué, il y a des postulats clés à retenir :

Le poids du corps est à 55/45% à gauche sur les fers à l’adresse, et 60/40% au driver.

L’épaule gauche descend quand vous démarrez la rotation vers l’arrière.

Au sommet du swing, la jambe arrière (droite pour un droitier) se raidit.

Au finish, les fesses sont sous le buste, ou plutôt le buste part légèrement en arrière.

En réalité, essayer d’apprendre la méthode stack and tilt sans passer par un enseignant paraît illusoire.

Il y a deux manières pertinentes d’agir.

Soit acheter le livre et essayer de comprendre comment chaque pièce du puzzle agit ensemble.

Soit prendre des morceaux de la méthode pour les adapter à son swing, en se basant sur ce qui fait la plus grande différence sur le vol de la balle.

Le vol de la balle est le juge de paix de la qualité d’un swing.

La meilleure partie du débat sur le stack and tilt correspond très certainement à la question du contact.

Il n’est pas certain que les auteurs aient cherché vraiment à imposer un modèle unique de swing basé sur le seul exemple de Charlie Wi, avec qui ils ont expérimenté en premier.

C’est sans doute la plus grosse incompréhension au sujet de la méthode, en dehors de mythes qui ont été entretenus pour nous maintenir dans une forme d’ignorance.

Parmi les contre-vérités, on retrouve d’ailleurs souvent pêle-mêle : La méthode Stack And Tilt engendre un pivot inversé… cela ne marche pas si vous ne vous convertissez pas entièrement à la méthode…vous ne pouvez pas taper loin…vous ne pouvez pas taper le driver…Les joueurs du TOUR n’utilisent pas cette méthode.

A priori, tous ces arguments ont été érigés pour faire un faux procès à la méthode.

La question n’est pas de savoir si stack and tilt est un pivot inversé, alors que cette méthode se focalise sur le fait de continuellement renforcer la mise en pression du côté gauche pendant le downswing.

Le pivot inversé en tant que faute décrite pour un swing de golf consiste à se retrouver en appui à droite au moment de relancer le club.

L’autre grand mythe qui a eu partiellement raison de la méthode stack and tilt consiste justement à en faire une méthode globale.

C’est d’ailleurs peut-être un tort des auteurs, trop enthousiastes à vouloir démontrer le bien-fondé absolu d’une solution contre toutes les autres.

En réalité, et c’est peut-être la seule chose à retenir de tout ce sujet : Comment améliorer le contact de balle ? Comment faire pour revenir sur la balle toujours au même endroit ?

Si on admet qu’aucun swing ne se ressemble, peut-être faut-il admettre que tous les golfeurs, y compris les meilleurs, ont pris des bouts d’une idée quelque part sur le chemin de leurs expérimentations, et finalement constitué un swing…

S’agissant de la distance amoindrie par cette méthode, c’est peut-être vrai si on l’appliquait brutalement sur un joueur du PGA Tour au sommet de la distance au drive, comme Jason Day ou Dustin Johnson… mais s’agissant d’un amateur, qui justement lutte pour trouver le bon point de contact, rechercher une première approche pour mieux compresser la balle peut être un grand pas en avant dans son golf.

On en arrive au sacro-saint argument du « joué sur le tour » ou au contraire « pas joué sur le tour ».

Comme évoqué plus haut, la méthode est desservie par cet enfermement intellectuel qui voudrait que rien ne pousse en-dehors des fairways américains.

Sean Foley a appliqué sa propre méthode avec succès sur un golfeur comme Justin Rose, qui est en passe de devenir numéro un mondial.

Sean Foley a appliqué sa propre méthode avec succès sur un golfeur comme Justin Rose, qui est en passe de devenir numéro un mondial.

Ce qu’il faut retenir pour soi

Plutôt que la méthode, la partie du débat la plus intéressante consiste à chercher pour soi des solutions qui fonctionnent, tenant compte de son physique, et de son habileté, le tout en gardant à l’esprit les bons fondamentaux.

Pour un bon vol de balle, il faut gérer le contact, la direction et la distance.

Que l’on soit un golfeur expérimenté ou un débutant, le vol de la balle reste la meilleure indication de la maîtrise de son swing.

Pour un golfeur expérimenté, vouloir changer son swing pour prendre 100% de la méthode semble beaucoup d’énergie et de remise en cause, alors qu’il suffit souvent de reprendre à son compte, un élément que l’on pourrait avoir oublié.

Pour un golfeur débutant, la méthode a le mérite de poser trois principes à comprendre le plus vite possible : On tape sur un objet de petite taille et immobile.

Comment générer le meilleur point de contact ?

Comment créer de la vitesse ?

Comment contrôler la face du club, le chemin du club, et finalement la direction ?

Ce qui est confusant quand on débute, c’est parfois d’avoir le sentiment de pouvoir partir dans toutes les directions. Se concentrer sur trois questions à résoudre, c’est déjà pas mal… N’est-ce pas ?

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