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Labo Golf: Créer une grosse rotation des épaules pour plus de vitesse de swing

Labo Golf : Créer une grosse rotation des épaules pour plus de vitesse de swing

L’idée de départ de ce nouveau sujet n’était pourtant pas de traiter de puissance, et de distance au drive, mais de meilleure rotation des épaules, et de plan de swing. Cependant, évoquer dans la titre la conséquence de l’expérience menée m’a paru plus parlante. Dans ce sujet, j’ai testé un conseil en ligne d’un célèbre coach américain, et obtenu un changement assez intéressant. Un changement que vous devriez peut-être testé, si vous aussi vous avez du mal à diriger vos drives, et obtenir une distance satisfaisante…

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Labo Golf

Labo Golf est une série d’articles sur le test et l’évaluation de techniques, et conseils en ligne.

Bien souvent, les conseils en ligne sont généraux, non quantifiés, et délivrés sans savoir qui les regarde et écoute. Source de confusion ou inspiration ? Je cherche les pépites.

A l’aide du Trackman, justement, je cherche à mesurer l’intérêt et le bénéfice, si jamais il existe…

Préambule

A l’origine, je cherchais à comprendre le lien de cause à effet entre mon backwing, et le chemin suivi par le club jusqu’à la balle.

Comment avoir le véritable contrôle de son club ?

Pour citer Andrew Rice, un coach américain, que je considère comme l’un des meilleurs, ce dernier déclare « On ne peut pas devenir parfait au golf, en revanche, on peut toujours s’améliorer.

Généralement, et involontairement, ce chemin était très souvent très/trop intérieur-extérieur, dans un degré mesuré par un radar entre 5 degrés jusqu’à 10 degrés à droite du centre du fairway avec le driver.

Si à la rigueur, je plaçais à chaque fois la face de mon driver plutôt ouverte à l’impact entre 2 et 8 degrés, cela signifierait des trajectoires à droite du fairway, mais selon la vitesse de balle, et le centrage de la balle, une chance de terminer entre 10 et 20 mètres à droite du fairway, sur la piste.

Le problème, c’est que bien souvent, la face n’en fait un peu qu’à sa tête, et elle est peut-être un coup fermée, un coup square, et un coup ouverte, pour finalement une certaine imprévisibilité de la trajectoire finale.

Au practice, ce n’est pas très grave. Sur le parcours, et sur environ 14 départs, taper un drive sans au moins réduire un peu le champ des possibles, atteint quelque peu la confiance en soi.

Bref, c’est le début d’une mauvaise spirale.

Pour beaucoup d’amateurs, c’est souvent le même problème, sauf que c’est plus souvent un chemin extérieur-intérieur exagéré qui créé les conditions d’un slice.

J’ai beaucoup investigué et discuté avec des pros sur les causes des trajectoires très courbées au drive.

Par exemple, quand j’ai évoqué à Rudy Olmos, coach à Bourg-En-Bresse, l’idée que je swinguais très intérieur-extérieur, et parfois jusqu’à 10 degrés, et que pour compenser, je décalais ma jambe gauche (droitier) vers l’arrière par rapport à mon stance, de sorte à ouvrir mes hanches, et me forcer à lancer le club au backswing vers l’extérieur, et non pas l’intérieur, ce dernier m’a indiqué que ce n’était pas vraiment quelque chose de normal ou conventionnel.

Sans m’avoir vu tapé, il m’a conseillé d’aller voir un ostéopathe, car peut-être, à cause des positions assises répétées ou d’autres raisons physiques, j’avais sans doute une posture naturelle dégradée.

J’ai trouvé l’hypothèse pertinente.

Plus longtemps en arrière, j’en avais déjà discuté avec le pro Richard Hurvitz à Lyon-Salvagny.

Il avait alors une astuce qui consistait à prendre le grip du club avec deux doigts interlockés, et en même temps au moment de frapper la balle, de forcer la hanche droite à revenir rapidement au-dessus de la position initiale de la balle au moment de l’impact, pour se retrouver plus rapidement avec le bassin face à la cible après la frappe.

C’était son astuce pour ne plus envoyer de balle à gauche à 100% ! Il ne certifiait pas cependant, que je n’enverrai pas quelques balles à droite.

Quelles solutions en ligne ?

Par le plus grand des hasards des réseaux sociaux, je suis récemment tombé sur un GIF animé d’un pro américain qui expliquait comment combattre le swing over-the-top.

Son astuce m’a paru dans un premier temps aussi bête que géniale.

A l’adresse, une fois en place, au lieu de démarrer son backswing, il plaçait tout simplement son club sur l’épaule droite, tournait les hanches et les épaules comme pour un swing normal, mais avec le manche du club reposé sur son épaule droite, puis une fois au maximum de rotation vers l’arrière, il se contentait de monter les bras au ciel, et donc le club dans la position qu’il devrait occuper normalement au sommet du swing, avant de relancer.

Et de là, il n’avait plus qu’à déclencher son downswing, comme si de rien n’était.

A le voir faire, cela paraissait facile, et surtout, moi qui cherche à corriger mon backswing en boucle, en plus d’imaginer que c’est ce mouvement qui créé mon irrégularité, je me suis dit euréka !

J’ai donc mis en application pour voir le résultat.

Passé les premières balles en tops ou grattées, au bout d’un moment, effectivement, je suis arrivé à contacter la balle plutôt correctement, mais en constatant que la trajectoire de départ était très à droite avec un fer 5.

En prenant le temps d’analyser les chiffres au trackman, je n’ai pas été vraiment convaincu par le résultat.

La seule mesure qui variait de manière intéressante, était le plan de swing par rapport à mon plan naturel, sans faire cet exercice.

J’ai d’abord cru trouver un lien de cause à effet entre des balles mieux centrées sur le fairway avec un plan de swing entre 53 et 55 degrés, chiffres barbares et difficile à traduire en explication facilement reproductible et compréhensible dans un article.

En fait, je pensais faire le lien entre un plan de swing, le chemin du club, et la position de la face à l’impact, pour expliquer une trajectoire de balle plus cohérente avec le centre du fairway, la cible.

Cet exercice m’a surtout fait constater que je désarmais trop vite les poignets au downswing, quasiment dès la relance depuis le sommet. En tentant de ralentir ce phénomène, je n’ai plus été capable de faire la part des choses, entre la position du club au sommet du swing, le release moins précoce, et la qualité de la frappe.

C’est là que je suis tombé par hasard sur un conseil en ligne du coach américain Rick Smith, évoquant le fait de faire une grosse rotation.

Rick Smith et la position des épaules

A priori, entre les deux conseils, il ne devrait pas y avoir de liens directs.

Pourtant, et alors que Rick Smith vante une solution pour taper plus fort, son astuce m’a permis de réduire considérablement le chemin intérieur-extérieur de mon swing, sans trafiquer ma posture, sans changer mon grip, sans me préoccuper des hanches qui restent pourtant mon point faible, sans penser à la position de mon club au sommet, et tout cela, pour seulement porter mon attention sur la position de mon épaule droite pendant le backswing.

L’argumentation de Rick Smith commence tout simplement par une affirmation que l’on a déjà tous beaucoup entendu.

« Normalement, un bon swing de golf implique d’amener l’épaule gauche sous le menton au backswing. »

Pour Rick Smith, ce n’est pas suffisant !

Il faut faire bien plus que cela pour créer une élasticité corporelle plus puissante depuis le sommet du swing.

Il faut sentir la partie haute du corps tournée, tandis que les bras restent en extension, sans être rigide.

Pour y parvenir, il faut oublier l’épaule gauche, et se concentrer uniquement sur l’épaule droite pour la placer derrière vous, et en position haute. C’est cela la clé !

Il faut sentir l’épaule droite se déplacer derrière sa tête et montée, ce qui permet justement à l’épaule gauche de passer naturellement sous le menton, tout en créant une rotation parfaite du haut du corps.

C’est ce qui accroît la rotation, et place bien mieux le club au sommet du swing. De là, vous pouvez swinguer avec plus de puissance.

Rick Smith étant plutôt une valeur sûre en matière de conseils golfiques, je me suis laissé tenter, et surtout parce qu’il parlait d’une meilleure position du club au sommet du swing, ce qui était initialement ma recherche.

S’agissant de la puissance, c’est difficile de se rendre compte et de mettre des chiffres sur une théorie, et sans outils pour la vérifier. Cela me paraissait secondaire. J’allais être agréablement surpris.

A nouveau, j’insiste sur ce point, et c’est valable pour tous les conseils en lignes, y compris, Rick Smith. Les affirmations et conseils ne sont jamais quantifiés. C’est toujours très théorique comme une promesse sans engagement…

En premier lieu, j’ai commencé à répéter le geste comme lui, sans un club dans les mains, mais simplement en déplaçant les épaules. J’ai bien cru que j’allais me luxer bêtement un muscle faisant ce mouvement à froid.

Il faut donc bien prendre soin de s’échauffer un minimum, et y aller doucement, surtout quand c’est en fait un nouveau mouvement inhabituel.

Au bout de quelques répétitions, j’ai eu l’impression de sentir le « truc » assez facilement. J’ai donc essayé avec le driver.

Plusieurs constatations à faire

En premier, j’ai été surpris, car ce mouvement m’a procuré un plus grand confort dans ma frappe, l’impression de traverser avec plus de force et de confiance, simplement en me focalisant sur une épaule droite qui « tire » un maximum vers l’arrière, et se décale en hauteur par rapport à l’épaule gauche.

Surtout, dans les chiffres au radar, une baisse drastique du chemin de swing intérieur-extérieur avec une valeur descendant de 5 degrés en moyenne à – de 3, et parfois 1 à 2 degrés.

Cela peut paraître anecdotique, mais au contraire, cela signifie une première réduction potentielle des fautes de directions, et du facteur aggravant qui va courber la trajectoire d’une balle à gauche ou à droite, selon votre mouvement.

Dans le même temps, autre effet peut-être moins désirable, mais que j’ai accepté sans rechigner, une baisse de l’angle d’attaque de 2 à 3 degrés à pratiquement 0 et parfois négatif, ce qui en théorie atténue la portée de balle.

Cependant, entre un gain de contrôle de la trajectoire, avec des balles moins dispersées, et une petite perte de hauteur de balle au départ, le choix était vite fait.

Et en dernier lieu, j’ai constaté une très nette augmentation de la vitesse de swing, passant de 92/93 mp/h à parfois 97/98 mp/h avec le même club, pour finalement gagner 10 mètres minimum en distance totale, et malgré la trajectoire moins haute, et le moindre carry.

Le seul fait de me concentrer sur élever l’épaule droite, améliorer la qualité de ma rotation du buste, plus cohérente avec le swing de golf attendu m’a apporté un bénéfice de contrôle, et de puissance.

Chapeau Rick Smith ! Il a trouvé le mot juste pour permettre de mettre en place le haut du corps dans une position plus athlétique, et obtenir un « big turn », une meilleure rotation.

En réalité, son astuce a pour but de favoriser un placement du buste dans une posture athlétique, mais aussi cohérente pour déplacer le club.

Le gros risque à surveiller est de ne pas tomber dans l’excès du pivot inversé.

Cela ne fait pas tout. Il y a encore des sources d’erreurs possibles, mais c’est un point à travailler pour créer un socle de confiance au drive.

Conclusion

S’agissant de l’exercice du club sur l’épaule, je ne suis pas arrivé à déterminer si cela présentait un intérêt.

C’est peut-être une fausse bonne idée ou seulement utile pour sentir le plan du club au sommet.

Derrière, c’est difficile de synchroniser haut et bas du corps et jouer ainsi. A voir, si cela vous aide.

Par contre, le travail sur l’épaule droite est vraiment à tester.

Dans un précédent article sur les caractéristiques de swings, le consultant Olivier Raynal avait listé les fautes liées à une mauvaise rotation.

Tout comme Rick Smith, Olivier démontrait les glissements qui peuvent intervenir quand la rotation est de mauvaise qualité.

Tout tourne souvent autour du même sujet, la qualité de la rotation… Le plus difficile, c’est de trouver, le mot, la phrase qui va vous être appropriée.

C’est la difficulté des conseils en ligne comme le soulignait l’enseignant Anthony Maublanc, pro à Miribel dans le débat mené sur Drivin’ avec Hubert Sauzet, pro au Golf Club de Lyon sur JeudeGolf.tv

Morale de l’histoire, il ne faut jamais cesser de chercher le mot, la phrase qui va vous servir de déclic, pour notablement améliorer votre swing.

Pendant des décennies, j’ai appris à swinguer avec l’épaule gauche qui devait venir sous le menton, ce qui ne m’a pas empêché de parfois l’oublier.

Comme le rappelle, un autre consultant, Xavier Bretin, pro à la Sorelle, l’apprentissage du swing de golf fait que l’on passe notre temps à se rappeler ce que l’on a tendance à oublier, ce qui revient à rabâcher les fondamentaux.

Ici, la bonne astuce, était d’amener l’épaule droite haute et bien en arrière derrière ma tête…

C’est presque la même idée par rapport à l’épaule gauche sous le menton, mais comme l’explique Rick Smith, l’épaule gauche sous le menton, ce n’est qu’une partie de l’équation.

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