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Comment accélérer sa progression technique au golf ?

Comment accélérer sa progression technique au golf ?

Très souvent, quand on cherche des informations pour progresser plus rapidement dans un processus de perfectionnement au golf, on trouve la plupart du temps des réponses liées à l’augmentation de la vitesse de swing. En réalité, ce n’est pas la question posée, et même une vision parcellaire, en même temps que pas franchement réaliste, ou pertinente pour 95% des amateurs. Comment apprendre plus vite au golf ? C’est la vraie question qui doit amener des réponses plus globales, et plus pratiques…

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Ne pas se tromper de sujet – l’étape du diagnostic

Augmenter la vitesse de swing est une étape intéressante pour un golfeur, qui a déjà une base technique solide, et qui de là, peut effectivement se concentrer sur la recherche de distance supplémentaire, surtout par exemple, pour partir de tees de départs reculés sur le parcours.

Avant cela, pour beaucoup d’amateurs, la question principale est comment construire cette base solide.

Ce premier étage sur lequel, il sera ensuite plus facile d’ajouter des compétences supplémentaires.

Débutant ou joueur plus expérimenté, pour Mark Blackburn, enseignant PGA reconnu aux USA, la première question fondamentale à se poser avant de chercher à progresser, consiste à savoir évaluer l’état actuel de son niveau de jeu, et souvent, cela passe par le swing ou le stroke au putting.

Le score sur le parcours est un moyen très simple, et très immédiat de mesurer son niveau technique du moment.

Il serait encore plus précis de mesurer la performance technique dans différents compartiments du jeu, comme le driving, les approches, le petit-jeu autour du green, les sorties de bunker et le putting.

Se filmer de derrière, et de face est aussi une bonne pratique pour évaluer l’état de son swing.

En somme, faire un bon diagnostic est la première étape clé pour établir les bonnes priorités, et gagner du temps dans sa progression.

A ce stade, on ne parle encore jamais de vitesse de swing !

Pour évaluer correctement son swing et sa technique dans différentes circonstances, des outils comme Arccos  ou ShotScope décortiquent vos performances sur le parcours, selon les secteurs du jeu.

C’est aussi la mission du parcours accompagné avec un pro-enseignant, qui peut tout à fait vous fournir ce type de feedback.

L’avantage des outils comme Arccos ou ShotScope, c’est de vous apporter ce feedback de manière intuitive avec vos données, vos coups, et vous avez même intérêt à répéter plusieurs parcours pour établir des tendances, et mesurer vos efforts pour progresser.

Vous pouvez partager ces informations avec le pro, qui pourra à son tour, analyser les données, et vous guider dans votre progression.

Après la problématique du diagnostic, et avant d’évoquer des pistes de solutions pour progresser, il convient d’évoquer le plus gros problème auquel sont confrontés tous les amateurs : Le plateau de progression, qui résume en fait le moment ou la période de temps où justement, on ne progresse plus.

Quand on s’attaque au sujet de comment apprendre plus vite, il y a la question du diagnostic en premier, la question des méthodes d’apprentissages, l’auto-évaluation, mais il y aussi beaucoup comment réduire ces périodes de plateaux.

C’est même l’enjeu numéro un.

Pour progresser plus vite, il faut réduire les phases de stagnations

C’est bien parce qu’il y a des plateaux où l’on ne progresse plus, qu’il y a un intérêt à se poser la question d’une progression plus rapide.

Et plus on veut se rapprocher du handicap ou score sur le parcours le plus bas possible, plus la difficulté s’élève, et plus les plateaux peuvent s’allonger.

Et s’il s’allonge, c’est qu’en réalité, il y a un écart entre ce qu’il faut produire et ce que l’on produit.

Pour sortir d’un plateau, il faut changer, or, quand on a passé beaucoup de temps à acquérir des compétences, psychologiquement, cela devient de plus en plus difficile d’accepter de devoir remettre en question certaines zones de conforts, pour aller de l’avant.

Zach Parker, enseignant PGA, considéré comme l’un des meilleurs jeunes dans la profession aux Etats-Unis, a passé pratiquement dix ans à essayer de comprendre comment l’être humain apprend sur et en-dehors du parcours.

Il est arrivé à la conclusion que la meilleure façon de progresser revient à développer un « état d’esprit dédié à l’apprentissage. »

Pour lui, cet état d’esprit est directement le sous-produit de l’environnement dans lequel le golfeur évolue.

Pour aider un élève, les enseignants, et les parents dans le cas de jeunes, doivent briser toute croyance contraignante pour au contraire, cultiver un environnement optimal.

Il illustre son propos de la façon suivante « Imaginez-vous en train d’essayer d’apprendre à conduire en étant uniquement assis sur le siège passager, et vous contenter de regarder. Cela sera pratiquement impossible d’apprendre, et cela devrait même vous conduire à de multiples accidents sur la route. »

Il utilise cette image pour affirmer que c’est justement ce qui se produit tous les jours sur le parcours, à la différence que c’est moins dangereux que d’accidenter une voiture.

Les golfeurs à qui on apprend les fondamentaux et les concepts du swing manquent souvent d’une compréhension pratique selon lui.

Ils manquent aussi d’une véritable capacité à appliquer cette compréhension pratique pour leur jeu.

Zach Parker revendique de « placer le golfeur derrière le volant » pour vanter sa méthode d’enseignement qui consiste à internaliser une meilleure connexion entre le corps et l’esprit.

Il veut se différencier de la méthode qu’il dit classique, et consiste à traditionnellement changer le swing à travers un objectif esthétique, ce qui pour lui, serait une « sortie de route » qui la plupart du temps ne pourrait que trop rarement s’exporter en situation, sur le parcours.

Il n’hésite pas à dire qu’il s’agit d’une méthode centrée sur l’approche du coach pour lui procurer du confort, et une gratification instantanée.

A l’opposé, Zach Parker veut placer le golfeur hors de sa zone de confort, pour en réalité lui permettre d’expérimenter par lui-même, comment implémenter des mouvements plus efficaces, tout en augmentant la conscience de sa séquence, l’activation de ses muscles, et la dynamique d’un swing de golf.

En fin de compte, pour Parker, pour accélérer la progression d’apprentissage, il faut augmenter la conscience de ce qui est entraîné, ce qui correspondrait aux derniers travaux de recherches sur l’apprentissage.

Une prise de conscience accrue alignée sur les travaux récents des sciences de l’apprentissage doit permettre au golfeur de challenger son cerveau, d’améliorer les images et représentations mentales, pour in fine, automatiser plus rapidement les nouveaux mouvements sur le parcours de golf.

Dans ce qu’affirme Zach Parker, on se situe plutôt sur un exemple d’approche de l’enseignement, puisque pour progresser, il faut distinguer celui qui reçoit l’apprentissage de ce qui donne cet apprentissage.

Tous les ans, on découvre que des golfeurs professionnels changent de coachs, justement parce que pour sortir d’un plateau, il faut aussi savoir changer d’approche, et changer celui qui délivre cette approche.

En tout cas, si le diagnostic établit que c’est bien là la cause d’une stagnation.

Il se peut que vous trouviez l’analyse et le propos de Zach Parker, peut-être intéressant, mais un peu trop « conceptuel », et pas encore assez pratique.

Peut-être que pour progresser plus vite, il faut tout simplement se concentrer sur la bonne vieille règle des 20/80 ?

Une méthode qui suppose encore une fois de réussir l’étape du diagnostic !

Quel élément technique représente une charge de travail relativement mineure, mais dont une amélioration pourrait représenter un gain majeur pour votre jeu ?

Pour Jaacob Bowden, pro PGA parmi les meilleurs aux USA, c’est le meilleur moyen de progresser rapidement, et cela paraît même relativement évident.

« Pour bien jouer au golf, il est important d’être régulier. Il est difficile de maîtriser un swing que vous changez en permanence. »

Comme vu plus haut, il fait un constat similaire « Ironiquement, pour aller quelque part où vous n’êtes jamais allé, vous avez peut-être besoin de faire les choses différemment par rapport à ce que vous faisiez jusqu’à présent. »

Plus intéressant, il suggère de swinguer sous contrôle. Qu’est-ce que cela veut dire ?

A l’inverse de chercher à augmenter votre vitesse de swing, il suggère que l’amateur swingue à la vitesse avec laquelle, il contrôle vraiment la tête de club.

Vous avez peut-être déjà fait cette expérience : Swinguer plus vite que votre vitesse habituelle ! Et vous avez peut-être constaté une véritable perte de contrôle, notamment pour la trajectoire…

Mais vous êtes-vous déjà demandé à quelle vitesse, à l’inverse, vous avez un meilleur contrôle, de votre dispersion latérale, et en profondeur ? Ce n’est peut-être pas 100% de votre potentiel ?

Ce conseil n’est pas si facile à appliquer, surtout pour un homme, et quand une partie du plaisir consiste à envoyer la balle aussi loin que possible.

Cependant, c’est peut-être la clé de la régularité, et donc d’un progrès palpable.

Pour Bowden « Scorer bas n’est pas nécessairement une question de taper des coups parfaits. Au lieu de cela, c’est plus une affaire de réduire la dispersion, et rendre les coups globalement manqués moins mauvais, pour éliminer les potentiels désastres. »

Le bon conseil consiste alors, selon ce coach, à vérifier à quelle vitesse de swing vous tapez le plus de coups droits. C’est peut-être à 90% de votre potentiel, et non pas 100% ?

Autre piste, vous pouvez essayer de vous entraîner à 110% de votre potentiel au driver par exemple, pour qu’une fois sur le parcours, swinguer à 100%... Cela revient au même mais au passage vous pouvez gagner un peu en distance.

Cela peut être un changement mineur sur votre swing, un changement qui ne nécessite pas l’apprentissage d’une technique complexe, et en revanche, vous apporte un gain de performance majeur.

Autre élément qui peut rentrer dans la logique des 20/80, et qui correspond à votre façon de taper une balle de golf : Quelle est la position de la face à l’impact, et où impactez-vous la balle dans la face ?

Le premier élément se décrit plus facilement avec un radar de mesure, et suppose de recourir à un enseignant équipé.

Le second élément peut s’évaluer en achetant des étiquettes que l’on colle sur la face du club, et que l’on peut trouver pour 15 à 25 euros sur Amazon.

Si je permets d’ajouter ici une expérience personnelle, à l’occasion d’un parcours accompagné avec le coach Xavier Bretin, dans un mauvais jour, il a pu constater que je ne contrôlais vraiment pas la dispersion de ma face.

Un coup partait à gauche, puis le suivant à droite. Autant dire qu’il m’était impossible de scorer dans ces conditions.

De retour à l’entraînement, je me suis beaucoup plus focalisé, pour ne pas dire obsédé par cette question de la face à l’impact, pour chercher des solutions afin d’en réduire la plage de dispersion, dans mon cas, comprise entre -2° et +2°.

Au lieu de viser la balle et de garder la tête sur la balle, j’ai commencé à viser devant la balle.

Cela m’a aidé, notamment à mieux compresser la balle avec un angle d’attaque finalement plus négatif, et à lancer mon club plus en ligne avec la cible.

On m’a pourtant toujours enseigné qu’il fallait garder les yeux sur la balle le plus longtemps possible.

Sans prétention de ma part, je vous conseille juste d’essayer de viser une ligne droite imaginaire devant la balle (non pas derrière mais bien entre la cible et la balle), cela vous surprendra sans doute au début, et créera une sensation différente.

Quoi qu’il en soit, mieux contrôler la face du club à l’impact est un élément qui contribue au 20/80.

De même que de vérifier les points d’impacts dans la face.

Là encore, en me servant d’une expérience personnelle, avec un fer, j’ai découvert que je tapais trop haut dans la face pour pleinement exploiter ma vitesse de swing, et générer la bonne distance, et le bon taux de spin.

Dans d’autres cas, vous pouvez vous rendre compte que vous tapez trop talon ou trop pointe, et qu’un simple changement de position à l’adresse peut améliorer le centrage de la balle dans la face.

Si ce n’est pas parfois aussi simple, c’est au moins un élément qui contribue à faire un bon diagnostic.

Toujours pour citer un enseignant, Xavier Bretin, pro au Golf de la Sorelle, constate finalement qu’on swingue toujours de la même façon, la variable qui change, c’est essentiellement la face.

Pour progresser plus rapidement, les quelques conseils toujours bons à rappeler

Etalonner ses clubs pour connaître ses distances est un peu le b.a.-ba du conseil golfique.

Néanmoins, en utilisant des outils comme Arccos ou ShotScope ou même une montre GPS qui propose une fonction analyse, si je prends encore mon modeste exemple, j’ai découvert que dans plus de 50% des cas, je manquais les greens trop courts, avec pour conséquence de jouer pour bogey au lieu du PAR.

Taper un fer 7 en moyenne à 135 mètres est une chose.

Faire la bonne distance au bon moment sur le parcours en est une autre. Prendre un fer 6 pour assurer 140 mètres est parfois une bonne prise en compte de la marge d’erreur.

Ne pas oublier que sur le parcours, plus de la moitié des scores se font autour du green. Répartir son entraînement en conséquence est sans doute pertinent.

Eviter les « croix » est facile à écrire, et bien plus difficile à faire en réalité. Cependant, un petit conseil qui ne paye pas de mine peut nous aider.

Encore un exemple personnel, quand j’ai joué au mois de décembre sur le parcours d’Arrowood près de San Diego, un parcours que bien entendu, je n’avais jamais joué de ma vie.

Au départ du trou numéro 15, j’avais joué 8 au-dessus du par. En sortant de ce trou, ma carte affichait 12 au-dessus du par.

Si j’avais en amont pris plus de temps pour lire la carte du parcours, et comprendre que le coup de départ était un piège, alors que l’approche du green nécessitait aussi une certaine vigilance...

Si j’avais joué ce trou considéré comme le plus difficile du parcours avec plus de modestie, et au moins une anticipation des difficultés marquées sur le carnet de parcours, j’aurais peut-être joué pour bogey ou double, et évité un quadruple qui gâche la journée, terminée à +13, de ce qui aurait pu être ma meilleure partie de l’année à deux erreurs près.

Hank Haney a intitulé son livre sur Tiger Woods « The Big Miss », car il a expliqué que lorsque le tigre est venu le voir, c’était justement pour gommer ce coup qui transforme une bonne journée en une journée à oublier.

Quelle crédibilité ?

Pour finir, quelle serait la valeur de tout cet article, si son auteur ne témoignait pas son usage avec un bénéfice concret.

Si je me réfère aux premières parties jouées avec le système Arccos montés sur mes clubs, mon index moyen était de 18-20 en juillet 2017, et plutôt de 10-11 en novembre 2018.

Toujours à l’aide de ces outils de mesures, constatant qu’avec le driver, et j’ai beau envoyer à 235 mètres de moyenne, je ne prends que 44% des fairways en régulation avec au moins 2 à 3 balles perdues par parties, et donc les points de pénalités qui vont avec, mon plus gros point faible pour scorer…. C’est en fait le driving.

En 2019, pour ma première partie de l’année, je me fixe comme objectif de ne jouer pas plus que le bois 3, où visiblement mon pourcentage de fairways en régulation est au contraire de 83%, alors qu’en distance, je ne perds que 15 à 25 mètres…

Potentiellement, cela représente un gain possible de 3 à 5 coups sur la carte de score… Tentant, n’est-ce pas ?

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Commentaires   

admin
0 #2 Bonne questionadmin 31-01-2019 16:29
Bonjour Jean-Luc, c'est une bonne hypothèse, cependant, je vois deux contre-indications.
La première, plus le loft du driver augmente, et plus le smash factor baisse. La balle a tendance à "glisser" sur la face au lieu d'être impactée comme si elle frappait un mur avec une face plus fermée. De plus, la trajectoire s'élève et se bombe encore davantage, ce qui réduit la distance. Surtout, deuxième argument, parce que ce serait toujours un driver, la face plus large et le manche plus long autoriserait toujours autant de fautes de chemins et de faces, ce qui n'améliorerait pas la dispersion. En réalité, votre question soulève encore une autre alternative, le mini driver ou une tête 440 cc....A voir, merci d'avoir ajouté ce commentaire qui témoigne de votre intérêt,
Laurent
jeanlucfabre0@gmail.com
+1 #1 Ne jouer pas plus que le bois 3jeanlucfabre0@gmail.com 29-01-2019 22:11
Et pourquoi ne pas envisager un driver avec 13,5° de loft ?

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