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Pourquoi on ne progresse pas au golf ?

Pourquoi on ne progresse pas au golf ?

Cela peut paraître curieux d’aborder la progression au golf par la négative. Curieux d’un point de vue marketing, puisque la plupart du temps, on retrouve dans la presse ou sur Internet, des titres beaucoup plus accrocheurs, comme par exemple : Progresser au golf sur le parcours : 9 conseils pour des résultats rapides… Un entraînement efficace pour progresser au golf… Golf, comment faire progresser son jeu rapidement, ou le pire de tous : Comment baisser son index en trois étapes. On peut comprendre que le lecteur ou l’internaute recherche de plus en plus une solution simple, rapide et qui marche, quand il se pose une question, et plus précisément quand il pose cette question dans un moteur de recherche. Pourtant, la vérité, c’est que le golf est un sport complexe, et même antinomique parfois avec l’idée de progression rapide. Pour écrire ce nouvel article, je me suis appuyé sur ma propre expérience depuis 20 ans, des discussions avec un pro PGA, et des cas que j’ai observé autour de moi.

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Progresser au golf ?

Vous avez peut-être déjà entendu parler de cette expression souvent employée au golf : l’apprentissage par palier qui pourrait plutôt se résumer à des successions de phases de stagnations.

C’est plus poétique de parler de paliers.

Dans les faits, on traverse tous des périodes de stagnations, et même de frustration, devant le fait de ne pas réellement changer son jeu.

Quand on démarre le golf, généralement plus de 50 d’index, on s’imagine pouvoir partir du point A et arriver au point Z.

La seule inconnue est le temps nécessaire pour parcourir tout le chemin, et il varie selon les individus.

On est d’ailleurs un peu trompé par le fait de baisser très rapidement son index, de 50 à moins de 30.

Beaucoup arrivent à rejoindre l’index de 24 qui était à l’origine le premier handicap au golf, en moins de trois, deux ans, et même un an.

Les choses commencent à se compliquer quand on veut jouer moins de 18, puis moins de 10, et encore moins…

Les fameux paliers s’allongent.

Mis à part les professionnels qui sont hors de ce sujet, en réalité, même si on peut toujours baisser son index sans totalement modifier et améliorer son swing, la plupart du temps, on joue toujours au golf de la même façon.

On parle souvent du swing comme d’un élément propre de sa personnalité. Un joueur… un swing… et ce swing ne varie pas beaucoup, malgré des quantités d’entraînements.

Pour quantifier la progression, dans le langage du golfeur, on parle alors plus facilement de consistance.

Ce n’est plus la qualité du geste qui compte, mais la capacité à le répéter à l’identique (la définition de la consistance au golf).

Plus haut, j’évoque des titres plus accrocheurs, comme "Baisser son index en 3 étapes", et sans faire trop mystère du fait que je n’aime pas trop ce type de promesse.

Je peux comprendre la demande.

Si je me mets dans la peau d’un lecteur ou plutôt d’une question qui me préoccuperait du style « Comment améliorer un site Internet en 3 étapes » … bien entendu, on a tous envie de lire ce type de sujet.

Si seulement, c’était aussi simple !

On a tous beaucoup de questions qui se bousculent dans nos têtes, le sentiment d’avoir de moins en moins de temps pour tout faire, et donc le besoin de trouver des solutions plus rapides, plus performantes, et si possible qui ont fait leurs preuves.

Quand je vais sur un practice, et que je regarde les golfeurs et les golfeuses, ou tout simplement, sans aller aussi loin, quand je regarde mon swing, et malgré tous ces articles sur comment progresser en deux coups de cuillères à pots, il est frappant de constater que les changements profonds de swings sont souvent faibles ou pire inexistants…

Surtout chez les joueurs expérimentés, chez qui le fameux swing personnel est bien installé depuis longtemps.

L’idée de cet article m’a été soufflée involontairement par notre consultant Xavier Bretin, alors que nous discutions tout en tapant des coups pour tester un club.

En parlant de nos swings, Xavier me lance « Pourquoi on ne progresse pas ? Parce qu’on oublie ! »

C’est le cœur de mon sujet.

Oublier !

Pour beaucoup d’entre vous, comme moi, vous n’allez pas taper des balles tous les jours, vous ne jouez pas sur le parcours du matin au soir…

Il peut se passer même beaucoup de temps entre deux parties de golf.

Un jour, vous pensez découvrir une clé de votre jeu.

Sur le moment, vous avez l’impression d’avoir trouvé enfin la bonne réponse.

La partie se termine. Vous avez un de ses rares moments de satisfaction, et puis vous rentrez chez vous. Vous reprenez le cours normal de votre vie.

Un jour, deux jours, cinq jours, dix jours plus tard, vous vous retrouvez à nouveau en situation sur le practice ou sur le parcours.

Et là, vous avez oublié ce petit détail qui vous avait fait mieux taper que d’habitude, ou mieux putter, ou mieux chipper.

A force d’effort de mémoire, vous finissez par retrouver ce tips ou cette astuce.

Entre temps, le doute a eu le temps de s’installer. Ce qui était une certitude n’est alors plus qu’une hypothèse.

Pour faire court et simple, les deux raisons qui expliquent un manque de progression au golf sont l’oubli des paramètres de la performance, et la faible capacité que nous avons pour nous autocontrôler.

Il y a pourtant une profession qui est à prendre en exemple !

Le pilote de ligne et sa check-list… toujours la même, et répétée avant chaque décollage, et ce, même quand ce pilote a des milliers d’heures de vol à son actif.

La méthode du pilote de ligne

Pour nous les amateurs, la première des difficultés, c’est donc de ne pas oublier un élément que nous empilons comme une couche de savoir supplémentaire.

Penser aux poignets, aux bras, aux hanches, à la tête, à la balle, aux appuis, au release, au…. Etc…

En réalité, c’est très difficile de mémoriser toutes les actions différentes à synchroniser ou à désynchroniser pour parvenir à faire voler la balle vers sa cible.

La bonne check-list est celle qui correspond au bon moment.

Elle doit évoluer selon le temps, la progression, et en fait l’appropriation de ce qui n’est pas encore définitivement ancré, pour ne pas dire complètement naturel ou inné.

Pour lutter contre l’oubli d’éléments qui pourraient être déterminants dans son swing, la check-list au cours de la routine de pré-shot est donc la meilleure parade, et surtout, une solution pour réellement progresser.

La check-list doit idéalement correspondre à des fondamentaux du swing. Elle peut, et même, doit bien entendu varier selon les individus, et les besoins du moment.

Mais, elle doit correspondre à une logique technique, une sorte de causes-conséquences.

Par exemple, avant de taper un coup de fer, la check-list devrait intégrer un élément concernant le loft dynamique (comment je vais adresser la balle avec mon club à l’impact), le chemin du club, la face square, le tempo, l’action dissocié du bas du corps, et du haut du corps, la stabilité, et c’est déjà un maximum.

Quand on observe des golfeurs ou des golfeuses qui jouent au-dessus de 24 d’index, on retrouve souvent deux problématiques : Le manque de stabilité sur les jambes pendant le mouvement, et souvent combiné, un mauvais tempo (généralement trop rapide) créant un déséquilibre, et donc une perte de stabilité au niveau des jambes.

Un swing de golf peut se résumer à une formule mathématique.

Pour faire voler la balle, droite et loin, il faut résoudre une équation qui contient des inconnues comme l’angle d’attaque du club sur la balle, le chemin suivi par le club, la position de la face à l’impact, et la vitesse du club.

Sans compliquer outre-mesure, un golfeur devrait toujours se demander si son organisation de départ va lui permettre de compresser la balle (loft dynamique du club à l’impact).

Si son chemin de club, et sa face à l’impact vont provoquer une trajectoire vers la cible.

Et si la vitesse qu’il va donner à la balle va être optimale, et notamment par l’action du corps plutôt que des seuls bras.

La check-list doit tourner autour de ses questions, et même se concentrer sur un aspect du swing qui demande à être installé.

La check-list se fait donc avant chaque coup, et ne doit pas prendre plus de 10 secondes, sinon, cela veut dire qu’elle n’est plus efficiente.

Une check-list, c’est deux, trois points, guère plus.

Et c’est aussi pour cette raison, qu’elle peut évoluer dans le temps, pour intégrer d’autres paramètres.

Dans mon cas, je me concentre sur les 3 défauts actuels de mon site : Mettre les mains en avant du shaft à l’adresse pour favoriser un loft dynamique inférieur à ce que je réalise actuellement, et ce, afin de mieux compresser la balle.

Je me répète un tempo à trois temps sur la base d’un conseil de Xavier Bretin, fourni dans MyGolfLab, qui consiste à swinguer sur trois temps contre deux naturellement pour moi. Je me répète les syllabes Cho-Co-Lat pour caler le tempo de mon swing sur ces trois temps.

Au lieu de swinguer sur 2 temps, je tends à me rapprocher de 3 temps, et par conséquence, je gagne en smash factor.

En parallèle, je m’assure de déplacer mon club plus extérieur de ma ligne de démarrage par l’action des épaules, puis d’armer les poignets avec le club qui pointe vers le sol.

Ce dernier point de ma check-list actuelle ne m’est pas venu comme cela.

C’est par l’usage d’une autre méthode que je voudrais illustrer ici, et qui selon moi, explique aussi pourquoi nous ne progressons pas rapidement : Les outils pour l'auto-contrôle.

La check-list est la première solution, celle qui consiste à lutter contre l’oubli des bonnes pratiques.

L’auto-contrôle est la solution ultime pour progresser

Il y a près de 15 ans, je travaillais dans une grande PME spécialisée dans la vente de fournitures de bureau.

Nous avions une quantité de certification professionnelle. Pour atteindre ce niveau et cette reconnaissance d’un service de qualité ultime, il nous fallait fonder notre politique, et notre fonctionnement au quotidien sur une action en particulier : l’Auto-contrôle.

Chaque collaborateur qu’il soit au marketing, à la livraison, au téléphone ou à l’entrepôt devait s’assurer qu’il faisait bien son travail, selon les normes de qualités édictées par l’entreprise ou la profession.

Aujourd’hui, cette PME est toujours un modèle de réussite entrepreneuriale, un exemple dans son métier.

Ce qui est valable dans l’entreprise peut l’être dans le sport.

La difficulté au golf consiste à trouver les outils pour s’auto-contrôler.

Ici, je ne voudrais pas vendre du rêve ou un conseil du type « Progressez au golf en 3 étapes ».

Qu’est-ce que l’auto-contrôle au golf ?

Partant du principe que l’on ne peut pas jouer avec un professeur de golf en permanence avec soi, il faut donc développer des solutions d’autonomies.

Pour ma part, j’ai réellement et durablement fait baisser mon niveau de jeu de 15 à 10 sur le parcours, en m’appuyant sur les données trackman, notamment pour le chemin de mon club, et la position de ma face à l’impact.

Avec l’aide du radar, j’ai enfin pris conscience du fait que mon swing était fortement intérieur-extérieur.

De là, j’ai placé une baguette devant mes pieds dans le sens opposé à mon swing, à savoir extérieur-intérieur. Petit à petit, j’ai déplacé mon club sur ce nouvel axe, et réduit la dispersion de mes coups.

La dispersion est la résultante d'une relation : le chemin de club par rapport à la position de la face à l'impact.

C’est un exemple de ce que j’appelle l’auto-contrôle. Ce n’est pas une méthode en 3 clics ou 3 coups de cuillères à pots.

C’est plutôt apprendre à se connaître, et apprendre à faire avec ce que l’on a. Je n’ai pas réellement modifié ma façon de swinguer en profondeur.

Vous inciter à acheter un radar à 20 000 euros dans un usage de loisirs n’est pas réaliste.

Cela dit, il commence à exister des outils un peu moins précis, mais beaucoup moins chers comme le petit Mevo de FlightScope ou le SkyTrack.

Le plus simple pourrait consister à prendre un cours avec un enseignant muni d’un radar, et lui demander de vous noter votre chemin de club moyen ou en tout cas, les données les plus utiles pour votre cas spécifique, de travailler pour modifier les chiffres, et le revoir régulièrement pour suivre l’évolution des données.

Je ne vous incite pas à prendre des cours, mais admettez que quand on cherche à progresser au golf, que l’on constate un plafonnement dans sa progression, il faut arriver à la conclusion qu’il faut nécessairement changer quelque chose dans sa préparation.

Sortir de sa zone de savoir-faire, et surtout adopter un processus méthodique et efficace : Check-List et auto-contrôle sont les mots-clés.

Chacun peut mettre au point sa check-list. Pour l’auto-contrôle, le trackman n’est pas la seule solution.

Dans mon parcours de golfeur amateur, j’ai le souvenir d’avoir croisé un golfeur qui avait descendu son index de débutant à moins de dix d’index en moins de deux ans, à plus de 45 ans, sans être naturellement doué pour le golf.

Son secret, médecin urgentiste, célibataire sans enfants, il jouait tous les jours, et après son travail. Comble de la chance, il a rencontré une golfeuse qui s’est mise à jouer avec lui tous les jours.

La meilleure solution pour progresser au golf, c’est de jouer le plus fréquemment possible.

La check-list et l’auto-contrôle sont juste deux astuces pour gagner du temps, et ne pas oublier ce qui constituera les fondamentaux d’une véritable progression.

Sans prétention, c’est que j’a fait, et j’ai baissé mon niveau de jeu, et encore, sans jouer beaucoup sur le parcours.

Les meilleures solutions ne sont pas toujours les plus spectaculaires.

En résumé

les questions à auto-contrôler, et à inscrire dans sa check-list (à lire l'article sur le swing de golf en complément)

Pour compresser la balle : Quel loft dynamique au moment d’impacter la balle ?

Pour réduire la dispersion : Quel chemin de club ? extérieur-intérieur ou intérieur-extérieur ?

Pour réduire la dispersion : Quelle position de la face à l’adresse ?

Pour optimiser le smash factor : Quelle vitesse de balle donner à la balle ? Déclencher par les hanches ?

Pour optimiser le smash factor : Quelle stabilité sur les jambes ? Quel tempo pour ne pas perdre l’équilibre pendant le swing ?

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