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Comment améliorer la phase de transition d’un swing de golf

Comment améliorer la phase de transition d’un swing de golf

La phase de transition pour un swing de golf correspond au moment de la fin du backswing dont l’objet est de monter le club au sommet du swing, et le moment du début du downswing dont l’objet consiste à ramener le clubs vers la balle. Pour de nombreux enseignants, c’est justement à ce niveau que se joue la grande différence entre un excellent swing, et swing difficilement répétable. Le fait de perdre de la stabilité du corps au sommet du swing, ou le fait de descendre le haut du corps de manière trop brutale au tout début du downswing sont autant de causes d’un mauvais mouvement. Dans cet article, sur la base des conseils de 3 coachs, nous allons reprendre ce qui constitue selon eux, les bases d’une bonne séquence de transition.

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La stabilité au sommet du swing de golf

Pour Justin Parsons, enseignant à la Butch Harmon Academy de Dubaï, il faut énumérer 3 clés pour améliorer la phase de transition, dont une lui paraît prioritaire : La stabilité du corps au sommet du swing.

« Vous pouvez générer une bonne transition à partir d’une position de bonne résistance, et de bons appuis sur vos jambes avec le shaft du club qui est bien stable au sommet. »

Il poursuit « Si vous regardez les joueurs du Tour, vous pourrez voir à quel point ils sont bien ancrés dans le sol quand le club arrive au sommet. Pour sûr, ils ont beaucoup travaillé physiquement pour que la partie basse du corps paraisse aussi tranquille à ce moment précis du swing. »

Pour le pro, le point clé est justement le moment où le club doit arriver au sommet du swing, et en quelque sorte, faire une sorte de mini-pause, avant de repartir vers le sol.

Au contraire, la plupart des amateurs ont tendance à précipiter cette phase du swing, trop obsédé à l’idée de générer un maximum de vitesse.

Pour le pro, le point clé est justement le moment où le club doit arriver au sommet du swing, et en quelque sorte, faire une sorte de mini-pause, avant de repartir vers le sol.

Il faudrait donc travailler sur le tempo, et ne pas relancer le downswing trop brutalement.

La partie basse du corps travaille pour ramener le club à la balle

Toujours pour Justin Parsons, au moment où le downswing commence, les meilleurs joueurs du monde sont capables de séparer le mouvement de la partie basse du corps par rapport à la partie supérieure, et ramener le bassin et les genoux quasiment dans la position où ils étaient à l’adresse, avant que le club n’arrive sur la balle.

Ben Hogan évoquait le fait d’avoir la sensation de lancer la rotation vers la cible par la hanche gauche. D’autres joueurs émettent l’idée d’activer la rotation par une pression du pied directeur (gauche pour un droitier).

pour Justin Parsons, au moment où le downswing commence, les meilleurs joueurs du monde sont capables de séparer le mouvement de la partie basse du corps par rapport à la partie supérieure

Pour Parsons, l’important serait surtout de trouver le bon rythme, et la bonne séquence.

ramener le bassin et les genoux quasiment dans la position où ils étaient à l’adresse, avant que le club n’arrive sur la balle.

« Vous devez initier le downswing par vos hanches, et la partie basse de votre corps, sans pour autant jeter le club depuis le sommet. »

Le shaft du club doit légèrement s’horizontaliser (shallow)

Pour le coach, la troisième chose à observer sur une bonne transition correspond au fait que le shaft doit légèrement descendre sous le plan par rapport à la position qu’il occupait au moment de la montée.

« Il y a beaucoup de manières différentes de bien swinguer un club de golf. Cependant, s’agissant de 95% des meilleurs golfeurs du monde, le club commence à s’horizontaliser un tout petit peu au moment où ils commencent le downswing. C’est justement ce mouvement qui les aide à créer un chemin de club neutre, alors que c’est aussi une réaction au fait qu’ils séquencent très bien la rotation de la partie basse du corps par rapport au haut. »

Il ajoute « Certains golfeurs aiment bomber légèrement le poignet gauche au moment de tirer les bras vers le sol. »

s’agissant de 95% des meilleurs golfeurs du monde, le club commence à s’horizontaliser un tout petit peu au moment où ils commencent le downswing.

Le pro admet que le fait d’obtenir une transition correcte est très certainement l’exercice le plus difficile pour un swing de golf. Tous les meilleurs joueurs du monde luttent pour maintenir la qualité de cette transition.

Il faut travailler sur le rythme et le tempo pour se donner assez de temps pour bien séquencer le début du downswing correctement. En faisant cela, il promet que la frappe de balle peut s’améliorer de manière très significative.

La position de la colonne et le transfert de poids

Sur ce même sujet, pour Peter Finch, un des enseignants britanniques parmi les plus célèbres sur Youtube, basé à Burnley en Angleterre, la phase de transition peut se traiter via la position de la colonne vertébrale, et le transfert du poids.

Pour le coach, la première chose à mettre en place est un petit décalage de la colonne qui permet de pencher les épaules par rapport à la ligne formée avec le sol. L’épaule gauche étant ainsi légèrement surélevée par rapport à l’épaule droite.

la première chose à mettre en place est un petit décalage de la colonne qui permet de pencher les épaules par rapport à la ligne formée avec le sol.

Pendant tout le backswing, il convient de maintenir cette position de la colonne, de sorte qu’au moment d’arriver au sommet, ce petit écart de la colonne permet de placer la tête et l’axe du corps légèrement en arrière par rapport à la balle.

Le pro précise qu’il ne faut pas exagérer le mouvement, et trop se déporter vers l’arrière de son stance.

Le pro précise qu’il ne faut pas exagérer le mouvement, et trop se déporter vers l’arrière de son stance.

Au sommet du swing, il considère que la distribution de son poids se retrouve à 70% sur sa jambe arrière.

Plus précisément, le poids est transféré entre le talon et le centre de son pied droit.

Au sommet du swing, il considère que la distribution de son poids se retrouve à 70% sur sa jambe arrière.

« Attention, ce poids ne doit pas être trop transféré sur la pointe des pieds. »

De là, Peter Finch considère que le moment le plus important de la transition consiste par un déplacement du poids de votre talon droit (pour un droitier) vers la jambe gauche.

Pour y parvenir, le coach indique que c’est la hanche gauche qui commence à tourner, et donc à déplacer de la masse corporelle, pendant que le club descend vers le sol.

le coach indique que c’est la hanche gauche qui commence à tourner, et donc à déplacer de la masse corporelle, pendant que le club descend vers le sol.

Pour Peter Finch, ce transfert du poids est en fait la partie la plus importante d’un swing de golf, et donc de la réussite d’une bonne transition.

Son exercice consiste donc à répéter un mouvement où depuis le sommet du swing, vous devez charger le talon gauche, tout en descendant les mains vers le sol.

Déverticaliser le manche au début du downswing pour lutter contre le slice

Chris Ryan est une autre star du coaching sur YouTube avec plus de 100 000 fans, qui rappelons-le à ces limites, comme tous les conseils en ligne. Beaucoup s’adressent aux golfeurs en présentant des généralités sur le swing de golf, la théorie technique qui est bien souvent parfaite, cependant, beaucoup de golfeurs sont uniques avec leurs propres swings.

En cela, le métier d’un enseignant sera toujours de formuler des conseils pratiques à un joueur en face à face.

Chris Ryan est directeur de l’enseignement à la HIT Golf Academy basée au Marriott Forest of Arden à Warwickshire.

Au sujet de la transition, Chris Ryan explique qu’il est possible de modifier le déplacement du club pendant la phase de transition pour obtenir un swing de champion.

Dans sa vidéo, Chris Ryan explique qu’il s’adresse principalement aux golfeurs qui ont tendance à slicer la balle, ce qui revient à générer des trajectoires de balles des gauche vers la droite.

Ryan rappelle que ce mouvement parasite est souvent à mettre en relation avec un chemin de club très souvent extérieur-intérieur qui coupe la ligne avec la cible.

Cependant, pour le coach, le sliceur ignore souvent que son shaft de club revient de manière beaucoup trop verticale au downswing.

 le sliceur ignore souvent que son shaft de club revient de manière beaucoup trop verticale au downswing.

« Je décris tous les swings où le club revient d’une position au sommet plus horizontale à une position plus verticale au downswing. »

Pourtant, Chris Ryan se risque à comparer le swing d’un sliceur avec le swing de Dustin Johnson ou celui de Sergio Garcia à une énorme différence près.

Le fait que le sliceur ramène son club sur une position plus verticale n’est pas encore pour le choquer.

Dustin Johnson et Sergio Garcia réalisent tous les deux un mouvement de verticalisation du downswing juste après la phase de transition, sauf que le shaft du club est initialement beaucoup plus couché (plus horizontal) au sommet.

Dustin Johnson et Sergio Garcia réalisent tous les deux un mouvement de verticalisation du downswing juste après la phase de transition, sauf que le shaft du club est initialement beaucoup plus couché (plus horizontal) au sommet.

La grande différence avec les amateurs consiste dans le fait que les deux pros déplacent la tête de club plus basse par rapport au chemin des mains.

Au moment de la transition, par l’action des poignets, ils couchent littéralement le manche du club, et ce, avant de redescendre le club vers la balle, puis pendant la descente, ils verticalisent le shaft.

Concrètement, cela donne un mouvement en 3 étapes : Montée au sommet, club qui s’horizontalise, puis se reverticalise.

Au moment de la transition, par l’action des poignets, ils couchent littéralement le manche du club, et ce, avant de redescendre le club vers la balle, puis pendant la descente, ils verticalisent le shaft.

Au contraire, le sliceur ne ramène jamais la tête de club plus basse par rapport au chemin des mains.

Pour s’entraîner, le pro recommande de prendre sa posture naturelle, déclencher le backswing, et une fois au sommet, retirer la main droite du grip pour venir soutenir le coude gauche (toujours pour un droitier).

Pour s’entraîner, le pro recommande de prendre sa posture naturelle, déclencher le backswing, et une fois au sommet, retirer la main droite du grip pour venir soutenir le coude gauche (toujours pour un droitier).

De là, il faut sentir que la tête de club tombe tout en tenant le club dans la seule main gauche.

Ce mouvement va consister à bomber le poignet gauche.

Dès que vous sentez ce mouvement, vous pouvez déclencher une rotation.

Petit bémol, ce pro admet avoir du mal à appliquer ce conseil pour lui…

Effectivement, cela ne paraît pas le mouvement le plus simple à effectuer pour améliorer la phase de transition, et le début du downswing.

La revue des 3 conseils

En résumé, nous avons passé en revue trois méthodes de trois coachs pour soigner la transition et le downswing.

Il semble que pour Justin Parsons, la stabilité du corps au sommet du swing, l’action du bas du corps, et la tendance à horizontaliser le club améliore le passage du backswing au downswing, étape qu’il juge capitale pour un bon swing de golf.

Peter Finch insiste sur la position de la colonne vertébrale, et le fait de transférer le poids du corps de l’arrière vers l’avant.

Enfin, Chris Ryan met en exergue le fait de lui aussi horizontaliser le shaft au sommet du swing, pour justement lutter contre la tendance à trop verticaliser le plan de swing au retour vers la balle.

Pour avoir tenté de reproduire ces trois conseils distinctement, j’ai relevé plusieurs difficultés.

Il me semble que la méthode de Parsons est la plus concrète à mettre en œuvre.

Stabiliser le corps et tenter de marque une pause au sommet du swing est relativement accessible pour un golfeur ou une golfeuse. Cependant, cela amène un deuxième sujet : Trouver son bon rythme.

Pour un golfeur dont le tempo serait trop rapide, c’est un bon exercice, car effectivement, le fait de précipiter le downswing depuis le sommet est un vrai problème sur la qualité ou plutôt l’irrégularité des coups.

De mon point de vue, le conseil de Parsons est surtout une invitation à travailler le tempo, et tenter de reproduire d’un coup sur l’autre. J’ai essayé de compter 1,2,3 à la montée jusqu’au sommet pour éviter de monter d’un bloc, et de relancer immédiatement derrière.

Cela demande du temps pour être intégré. C’est effectivement un point clé de la phase de transition.

En revanche, le fait d’horizontaliser le club est un vœu pieux. Cela me paraît très difficile à travailler sans un coach derrière soi. C’est un peu comme si ce conseil était à deux niveaux : « Commencez déjà par stabiliser le swing, et quand vous y parviendrez, vous pourrez travailler sur le fait d’horizontaliser un peu le club. »

S’agissant de Peter Finch, plus que le fait de décaler la position de la colonne vertébrale, j’ai trouvé un bénéfice à orienter l’épaule gauche (pour un droitier) légèrement à droite de ma cible.

Ce faisant, j’ai amélioré la direction du lancement, et envoyé moins de balles directement à gauche, et beaucoup plus en ligne.

Il me semble que le conseil de Finch nous renvoi surtout à la position du plan des épaules avant et pendant le swing.

Quant au transfert de poids, cela va trop vite pour trop intellectualiser le processus. Il paraît plus pertinent d’ajuster pour soi le placement des épaules que de chercher à compter si on met bien 70% du poids sur la jambe arrière pour ensuite relancer côté gauche.

Je ne dis pas qu’il ne faut pas le faire, mais sans l’aide d’un outil type Bodytrack qui mesure les appuis au sol, c’est difficile de savoir si on a mis 70, 60 ou 80% du poids sur la jambe arrière.

Sans aide extérieure, on ne peut que faire approximativement.

En tentant de lancer la hanche gauche vers la cible, sur quelques frappes, j’ai surtout déplacé tout mon corps, et amener la face de club complètement ouverte sur la balle, pour résultat une balle topée directe à droite. C’est donc assez fin comme mouvement.

Pour finir, la méthode de Chris Ryan me paraît d’un niveau technique trop important pour être réellement applicable à un niveau amateur au-dessus de 5 d’index.

Même lui a du mal à reproduire le geste qu’il tente d’expliquer.

Si son explication du mouvement de Dustin Johnson ou Sergio Garcia est limpide, la mise en application me paraît hors de propos.

La seule chose à retenir est le fait qu’il ne faut pas trop verticaliser son downswing.

C’est le problème avec les conseils en vidéos où manquent le but annoncé dans l’introduction et la conclusion. Pour qui ? Pourquoi ? Dans quel cadre ? Quel intérêt ?

Ryan évoque le fait de taper comme un pro dans son introduction pour parler de la transition. Entre un amateur et un professionnel de golf, il n’y a pas seulement un mot qui les sépare.

En ne posant pas ces questions, les experts des vidéos de coaching en ligne, oublient de donner un cadre, et une utilité à leurs vidéos. C’est à méditer.

Dans cet article, on peut donc voir que trois pros réalisent trois belles vidéos de conseils qui leur paraissent sincèrement les bons conseils, mais la mise en application n’est pas égale selon les personnes qui regardent, et surtout ils se gardent de donner un niveau de difficulté pour leur conseil.

Pour moi, Parsons s’adresse à des golfeurs de tous niveaux. Il est le plus accessible. Peter Finch s’adresse déjà à un niveau de golfeur plutôt autour de 15/30 d’index, et enfin Chris Ryan s’adresse à des golfeurs moins de 5 d’index, et pourtant, ils parlent tous de transition.

Sur le point précis de l’horizontalisation du manche, je constate que deux pros sur trois en parlent, et quand on regarde par exemple le swing d’un Gregory Bourdy, le phénomène n’est pas si exagéré. Au contraire, cela semble parfait.

Remerciements : Justin Parsons, Peter Finch et Chris Ryan.

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