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Se donner une note à la fin de son parcours pour avoir une autre lecture de son jeu

Quelques années en arrière, il y a eu une mode où on pouvait noter son médecin, noter son entreprise, noter son prof., et que sais-je encore… Noter, c’est un moyen d’exprimer son avis, et notamment aux autres. C'est aussi un moyen simple et efficace de s'évaluer. Au golf, on pense à noter son score en référence au PAR, sur une petite carte de score ou sur son mobile. Est-ce vraiment suffisant pour comprendre le déroulement de sa partie ? Pourquoi ne pas réellement noter le contenu pour mieux comprendre le déroulé du jeu, et progresser ?

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En jouant au golf sur un parcours que je considère comme ardu, j’ai eu l’idée de noter la qualité des coups qui ont émaillé ma partie, pour in fine, en faire une synthèse moins simpliste que le seul score au-dessus du par.

L’idée, c’était d’évaluer la qualité du contenu, et pas seulement le résultat brut de la carte de score.

Si vous jouez sur des parcours différents, le score en relation au par n’est pas nécessairement le seul, et le meilleur reflet de la réalité de votre jeu.

Que vaut un 14 à Chamonix contre un 18 à Corrençon ?

Sans rentrer dans des calculs d’apothicaires, en prenant en compte le SSJ, il y a peut-être plus simple pour analyser sa partie, et sans acheter un logiciel complexe.

Pourquoi ne pas donner des points à chaque coups joués sur le parcours, et les ranger par catégories de coups (coups de départs, approches, chips, bunker, putts) …

L’idée sous-jacente serait de se faire un auto-bilan personnel de sa partie, avec ses propres critères de jugements. Il s’agit ici d’un « outil » très personnel pour dessiner une synthèse objective, et utile pour soi.

En sortant d’une partie sur le golf de Corrençon, où très vite, j’ai admis, en refaisant le film de ma partie dans ma tête, que je n’avais pas amené mon jeu de fers AA+, je voulais en avoir une idée plus précise.

J’ai tapé de très bons coups, et de très mauvais. Comment en faire une analyse un soupçon plus pertinente, et peut-être utile ?

De là, m’est venue l’idée de donner une noter de +3 à -2 à tous les coups de la partie jouée en 88, soit +18 au-dessus du par.

+3 pour un coup que je pourrais qualifier de parfait pour moi (c’est ce qui est important… faire sa grille pour soi), +2 pour un bon coup, +1 pour un coup acceptable, 0 pour un coup moyen (qui ne rapporte pas mais ne coûte pas), et -1 pour un coup médiocre, et enfin -2 pour un très mauvais coup.

Les deux derniers cas correspondent à des coups qui vous font clairement perdre un coup de plus derrière, y compris une pénalité ou un coup de recentrage.

Schématiquement, cela donnerait un tableau comme celui présenté ci-dessous.

Pour chaque trou, en fonction des coups joués, et des situations, j’attribue une note.

Sur le premier trou, je fais un par, sur un trou que je considère comme difficile pour moi (par-5 à Corrençon de 338 mètres tout en montée).

Le premier coup est un drive de 224 mètres qui trouve le bord droit du fairway. Je n’aurai pas pu faire vraiment mieux.

En revanche, le deuxième coup est un fer 7 embarqué à gauche. Ce n’est pas un coup mémorable, mais il n’est pas éliminatoire pour la suite.

Pour finir, l’approche en montée, à 69 mètres du green est vraiment bonne. Je suis en 3 sur le green.

Avant de partir, j’aurai signé pour ce résultat.

Le premier putt à 8 mètres me laisse un « tap-in putt ». Je sors avec un par qui dans mon esprit représente un trou joué de manière solide, et selon la grille, donne une note de 10 points possibles sur 15.

La limite de ce système veut que je donne au mieux 3 points pour chaque coup, soit 15 points pour un par-5. Quid du birdie ?

Je vous laisserai proposer vos idées et votre façon de calculer pour améliorer le système.

Disons qu’à ce stade, ce qui m’intéressais, c’était de donner une « coloration » plus détaillée à ma partie, et moins dépendante du seul score par rapport au PAR.

Le score par rapport au PAR ne dis pas comment vous avez joué ? Où avez-vous eu la sensation d’être bon ? Ce que vous avez raté ?

Encore un exemple avec le deuxième trou où je sors avec un bogey qui sur le papier pourrait paraître convenable.

Toujours à Corrençon, sur un par-4 en fort dog-leg gauche, mon premier coup de fer 5 est très bon pour se poser dans le virage avec une vue idéale sur l’attaque de green. Le coup est très bon sans être parfait.

En revanche, balle au-dessus des pieds pour le second coup, l’approche m’échappe à gauche du green, derrière et sous les arbres.

Le coup n’est pas injouable, et compte tenu de la balle en pente, je donne 0 point. On pourrait hésiter avec -1 mais je relativise la difficulté du coup.

Sur le chip à suivre, je « tope » la balle pour l’envoyer dans le bunker de l’autre côté du green devant moi, soit -2 ! C’était un très mauvais coup.

La sortie de bunker est bonne avec un putt jouable. Il rentre pour bogey. Est-ce que j’ai bien joué le trou ?

Sur 12 points possibles, je n’en prends que 4. Le coup de fer et l’approche sont annulés par le chip. La sortie de bunker-putt valorise la façon dont j’ai joué, mais c’est tout.

On peut dérouler ainsi les 18 trous.

J’ai en réalité très bien jouer quatre trous (le 1, le 7, le 8 et le 14).

Cet exercice permet d’illustrer que parfois pour faire un par, il suffit d’un seul excellent coup, ou à l’inverse, pour un triple, un seul très mauvais coup fiche tout par terre.

C’est là où le système permet de relativiser le score au PAR.

Si je prends l’exemple du 18, un court par-3, c’est mon putt à plus de 6 mètres qui fait tout le travail, et m’assure-le par plus que mon premier coup trop court du green, ou mon chip très moyen.

A l’inverse, sur le trou numéro 4, un long par-3, mon premier putt est loupé, et conditionne le bogey.

L’autre bénéfice de cette proposition, c’est de pouvoir valoriser son jeu par compartiment entre driving, fers, approches, chipping, bunker, et putter.

En sortant de ma partie, j’avais rapidement compris que j’avais bien putté (34 putts) par rapport à ma moyenne actuelle (37), mais en contrepartie, ma stratégie prudente avec 17 départs avec un fer pour un seul drive de la partie n’a tout simplement pas été assez bonne.

Je n’ai marqué que « 11 » points sur 51 possibles avec mes coups de départs.

Dans le détail, j’ai tapé 5 coups de fers parfaits pour… 5 coups qui m’ont coûté des pénalités ou des points perdus à me recentrer.

Jouer moins de 18 aurait demandé un meilleur équilibre entre bons et mauvais coups.

Autre compartiment défaillant, le chipping avec 9 tentatives pour sauver un par ou mieux.

Si un tiers de ces chips ont été très bons, deux autres tiers ont été très mauvais, ce qui ne fait pas une moyenne ! C’est donc une autre façon d’analyser sa partie, et se rendre compte de ce qui pénalise sur le parcours.

Pour cela, je n’aurai bien entendu pas le Prix Nobel du Golf. Je n’ai rien inventé d’extraordinaire, et sans doute que d’autres ont déjà eu l’idée.

Cet exercice, pour vous illustrer une autre manière d’analyser sa partie de golf. De s’intéresser au comment et pas seulement au combien.

On peut relativiser son score par rapport aux coups que l’on a tenté et réussi ou raté.

C’est sans prétention, et perfectible, mais peut-être que cela pourra vous aider à cibler facilement des progrès ou vous donner une autre lecture de votre jeu de golf.

C’est surtout une façon de vous évaluez selon vos propres critères.

Ci-dessus, autre exemple, vous pouvez synthétiser par grand compartiment du jeu (driving, fers, wedging, autour du green et putting).

Si vous tapez un fer 3 qui fait 200 mètres tout droit sur le fairway ou un fer 7 qui fait 100 mètres pour naviguer jusqu’au green, et que dans les deux cas, cela correspond à votre mieux possible du moment, peu importe, l’exigence du parcours, c’est votre évaluation.

Les points négatifs permettent de fortement souligner ce qui vous fait perdre des points, et qui devrait être travaillé en priorité.

Dans mon cas où je commence par réussir 4 excellents chips pour terminer par 5 très mauvais, cela signifie qu’il n’y a pas qu’un problème technique, mais aussi de concentration, de choix de club, et peut-être travailler sur des situations encore plus variées à l’entraînement.

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