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Labo Golf : Le swing… Une question de tempo ? Vraiment ?

Labo Golf : Le swing… Une question de tempo ? Vraiment ?

Ce nouveau sujet trouve deux origines. D’une part, de plus en plus d’outils revendiquent le fait de pouvoir vous informer sur votre tempo en temps réel, et notamment le capteur Zepp déjà présenté sur jeudegolf.org, ou encore les dernières montres GPS comme l’Approach S60. D’autre part, un échange avec le coach Richard Hurvitz qui m’a interpellé avec beaucoup de bon sens, sur la relativité du tempo par rapport à ce qui est vraiment déterminant pour réussir un bon swing de golf. J’ai eu envie de creuser le sujet, et de mettre à contribution le nouveau radar Trackman 4 que nous avons acquis pour justement développer ce type de sujet, et nous poser les bonnes questions.

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Pour commencer, je dois dire que j’ai passé beaucoup de temps sur cette question du tempo qui me tient particulièrement à cœur.

A mes débuts en tant que jeune joueur amateur, je me souviens qu’il était commun à propos du tempo de compter : Un, deux et trois pendant la montée (un et deeeuuux), et puis trooois à la descente.

Cette notion de rythme en trois séquences enchaînées transpire aujourd’hui dans l’explication de ce qu’est un bon tempo pour un swing de golf.

Dans cet article « Labo Golf », je ne vais pas avoir la prétention de me placer dans la peau d’un enseignant, ce que je ne suis évidemment pas, mais bien dans la peau de celui qui a pris beaucoup de cours, et jamais vraiment progressé sur cette question du tempo.

Aujourd’hui, je commence à penser que cette notion de tempo est très mal expliquée, y compris sur les magazines, les sites Internet ou les applications, et que cela créé beaucoup de confusion.

Désolé de dire que dans le domaine du golf, il y a beaucoup de gens qui racontent n’importe quoi, et beaucoup qui avancent des solutions à des faux problèmes, sans jamais rien prouver.

Ici, je ne dis pas que j’ai raison.

Simplement, dans les lignes qui vont suivre, je vais vous faire part de mon expérience avec des outils de mesures, pour justement argumenter ce que j’ai modestement trouvé, toujours dans la peau du simple golfeur qui essaie de s’améliorer, et pas en donneur de leçons.

Pour comprendre, il faut revenir près de deux ans en arrière quand j’ai acheté et testé le capteur Zepp, convaincu à l’époque que cela pouvait m’être d’une grande aide pour auto-contrôler la qualité de mon swing.

Zepp donne plusieurs informations sur le swing en plus d’en dessiner la forme.

Vous avez la vitesse du club exprimée en mph, le plan du club exprimé en degrés, le plan de la main exprimé en degrés, la montée exprimée en degrés, et le fameux tempo exprimé dans un ratio entre temps de la montée, et temps de la descente.

Dans ma précédente revue, j’avais été plutôt positif sur ce produit, car je considérais que c’était une avancée.

En revanche, je n’avais pas l’époque tous les outils pour contrôler le capteur en profondeur.

J’avais des doutes sur la précision de la vitesse de swing puisqu’elle se mesure en théorie sur le club, et non pas à travers un capteur fixé sur un gant.

Cependant, j’étais bluffé par la qualité du dessin (reproduction) du swing très proche de la vérité.

En plus de vous donner des chiffres, Zepp retranscrit en effet très exactement le déplacement du club dans l’espace.

C’est assez utile pour comprendre comment le chemin suivi par le club influe sur la trajectoire de la balle.

Aujourd’hui, pour les besoins de la rédaction de Jeudegolf.org, et pour aller toujours plus loin dans nos analyses, l’entreprise a acquis un Trackman 4.

En France, nous sommes probablement le seul média à avoir consenti un tel effort financier. La logique d’investissement est au cœur de notre projet depuis ses débuts.

J’ai donc désormais la certitude que la vitesse de swing exprimée par Zepp est en fait complètement fausse.

C’est donc logique puisque le capteur situé sur le gant n’est pas situé sur la tête de club, à l’endroit précis où se mesure une telle donnée.

C’est peut-être de leur part, une erreur de traduction entre l’anglais et le français…

Après plusieurs essais, je n’ai pas réussi à déterminer une erreur logique ou un écart récurrent.

Entre le trackman 4, l’outil le plus juste du marché pour donner des informations précises sur un swing (coût supérieur à 20 000 euros) et Zepp qui coûte 149 euros, c’est aussi, et sans doute compréhensible.

Donc sur la vitesse de club, déjà, il y a un problème.

Mais venons-en à la question du tempo, et notamment la définition précise.

Le tempo est le rapport entre la durée en secondes du backswing (montée) divisé par la durée du downswing jusqu’à l’impact (descente).

A la limite, même si Zepp se trompe sur la vitesse, il peut au moins être juste sur le chronométrage des deux actions.

Le tempo est donc le terme le plus généralement utilisé pour définir le rythme naturel, et le timing d’un swing de golf.

Selon les codes de l’enseignement du golf, le tempo doit être parfait, mais surtout régulier d’un coup à l’autre.

Je répète : Parfait et régulier ! Je vais y revenir plus loin dans ce sujet.

Zepp a le mérite de nous donner une norme, celle des professionnels.

Ces derniers déplaceraient le club à la montée en moyenne en 0,82 secondes, alors que la descente durerait en moyenne 0,27 secondes. Soit un rapport parfait de 3 temps pour 1 temps, toujours selon Zepp.

J’en reviens à mon exemple personnel au début de mon apprentissage sur mon fameux tempo de 1, 2,3, à se répéter dans sa tête pendant le swing (un, deuuuux, et troois).

Selon Zepp, le timing de la plupart des amateurs manque de régularité.

Si les écarts sont faibles au downswing (qui va finalement très vite), c’est surtout au backswing que le bât blesserait.

On vous conseille alors, si votre tempo est trop rapide, de ralentir votre montrée, ou si votre tempo est trop lent, d’essayer d’accélérer votre montée.

Pour ma part, et depuis plus de vingt ans, je peux considérer que mon tempo a toujours été trop rapide, selon cette norme.

En acceptant de me fixer comme objectif ce ratio de 3 pour 1, si je prends un swing tapé aujourd’hui, je monte le club en 0,75 secondes alors qu’à la descente, je reviens vers la balle en 0,44 secondes.

Autrement dit, mon tempo est de 1,7 pour 1 ! Il semblerait que ce soit très mauvais.

J’ai fait le test sur une trentaine de frappes sans chercher à modifier mon tempo naturel. J’oscille dans un rapport compris entre 1.7 et 2.2 pour 1.

Quand je suis à 2.2 pour 1, il semble que je monte en 0,80 secondes, et que je descente en 0.36 secondes.

Donc, je suis bien relativement irrégulier à 0,05 secondes près à la montée, et 0,08 secondes à la descente. Vous pouvez imaginer le degré d’irrégularité ! On parle de centième de secondes !

Par rapport à un professionnel, dans mon cas, c’est surtout à la descente que je ne suis pas assez rapide. Or, le conseil est d’accélérer ou de ralentir la montée !

Le backswing des pros est en moyenne de 0,82 secondes. Admettons que 0,80, je ne suis pas très loin !

Avant d’écrire cet article, n’ayant pas encore tout posé et tout analysé, j’ai donc bêtement essayé de ralentir ma montée.

Je me suis amusé à compter : Un, deux, trois et quatre, pensant pouvoir gagner un temps ! Je peux vous assurer que cela ne marche pas aussi simplement !

Puis n’y arrivant toujours pas, j’ai carrément imité Matsuyama et sa pause au sommet du backswing.

A savoir, j’ai arrêté mon swing au sommet, marqué un temps, et relancé le club.

Le hic, c’est que vous commencez à rater des coups, et taper parfois talon !

Toutefois, ce faisant, j’ai enfin réussi à caler mon tempo sur 3 pour 1 ! Selon, Zepp, j’étais enfin dans le bon ratio.

Ma montée était alors de 1.42 secondes pour 48 secondes à la descente.

A savoir, au lieu de l’idéal à 0,82 secondes, j’ai quand même sacrément augmenté le temps de montée, mais toujours pas réduit la durée du downswing, toujours deux fois plus lente qu’un pro (48 secondes au lieu de 27).

Cela fait donc deux ans que je me tracasse avec cette question du tempo !

Je n’ai jamais vraiment réussi à durablement modifier ce ratio, qui reste plutôt naturellement proche de 2 pour 1 au lieu de 3 pour 1.

A la lecture de tous ces chiffres, il me paraît maintenant évident que le problème n’est pas la montée, et bien au contraire, la descente.

Pour cela, il faut que je gagne encore en vitesse de swing.

Et dire cela, c’est faire une toute petite phrase pour un vaste chantier qui met en jeu le physique, et la qualité de la séquence de swing.

Donc, quand je vois des vidéos qui vous parlent d’améliorer le tempo en quelques minutes, cela ne me fait pas doucement rire.

Au contraire, beaucoup se moquent vraiment du monde, à non seulement raconter n’importe quoi, mais aussi, à nous, vous, induire complètement en erreur.

J’en viens à un nouveau test que j’ai réalisé cette fois avec le trackman, notamment quand j’étais persuadé que je montais mon club trop vite, et surtout, je voulais voir si j’avais un réel bénéfice à ralentir mon rythme, en distance ou en qualité de frappe (smash factor).

En parallèle de l’application Zepp, j’ai donc tapé des coups de fer 6 sous le regard du Trackman.

J’ai constaté qu’en ralentissant ma montée, je ralentissais surtout ma vitesse de swing, soit exactement l'inverse du but recherché.

Tempo ralenti à 3 pour 1

Comprenez que lorsque je swingue sur un ratio de 2 pour 1, ma vitesse de swing au fer 6 est souvent entre 81 et 84 mph alors que quand j’essaie de ralentir à 3 pour 1, essentiellement en allongeant la montée, ma séquence de swing se dégradant, ma vitesse de swing (mesurée au retour) est descendue à 75 mph, et parfois moins encore ! ( 73,3 mph dans l'exemple ci-dessus)

Tempo naturel à 2 pour 1

Je n’affirme pas, mais je constate qu’en cherchant à augmenter le temps de montée ou à arrêter le swing au sommet, pour rentrer dans une soi-disant norme, j’ai dégradé la vitesse de swing, et été à l’inverse du but recherché.

La qualité du contact reste la même (pas d'amélioration). En réalité, je compresse moins la balle, à en juger par l'angle de décollage.

Dans les deux exemples ci-dessus, j'ai veillé à comparer des balles bien tapées et centrées.

Conclusion

Si Zepp est dans les choux pour la mesure de la vitesse de swing, je veux bien croire que la mesure des temps de montée et descente est peut-être bonne.

En substance, attention à tous ces outils qui vous alertent sur votre tempo.

Un mauvais tempo, c’est surtout un avertissement sur la qualité générale de votre swing.

Ce n’est pas en fait spécifiquement le tempo qu’il faut travailler, mais bien la qualité générale de votre mécanique.

Pour ma part, mon downswing est trop lent, car je n’active pas assez mon corps, et notamment le bas de mon corps, pour au contraire, trop jouer avec les bras, et le haut du corps.

Je n’active pas cette ressource physique parce que je ne suis pas un golfeur professionnel, et que je ne travaille pas assez en salle sur mon noyau interne.

En plus de vingt ans de golf, je n’ai jamais croisé un golfeur qui m’a dit « Ah, j’ai progressé ! J’ai amélioré mon tempo ! ». Par contre, il m’est arrivé d’entendre à mon sujet de la part d’autres amateurs bien attentionnés « Tu swingues trop vite ».

J’en viens donc à la remarque que Richard Hurvitz m’a faite au détour d’une conversation. « On s’en fiche. Est-ce que tu crois que Justin Thomas a le même tempo que Graeme McDowell ? Non ! »

L’important n’est pas là ! Comme écrit plus haut dans la définition du bon tempo, ce qui est important, c’est que votre tempo soit parfait et régulier !

Le mot clé, c’est régulier !

Je ne sais pas si mon tempo ou le vôtre est parfait. Je sais en revanche, que je n’ai jamais durablement réussi à le modifier, et que par conséquent, il est plutôt régulier !

En l’espace de quelques années, j’ai amélioré différents éléments de mon swing, pour notamment devenir particulièrement précis et long (pour un amateur d’une quarantaine d’années) avec les fers.

Visiblement, le compte n’y est toujours pas sur la question du tempo digne d’un pro, toutefois, la morale que j’en retire et que je voulais vous partager : Le tempo est une indication au sens large sur la qualité de votre swing, n’en faites pas une obsession de timing seulement.

Il est par exemple beaucoup plus important de travailler la direction du swing pour réduire la dispersion et augmenter sensiblement la longueur de vos coups.

Si vous voulez néanmoins spécifiquement améliorer votre tempo.

Gagnez en vitesse de swing à la descente par un travail considérable sur la mise en marche de votre swing par le corps plus que par les bras.

Pour notre consultant, Richard Hurvitz, sur cette question spécifique du tempo « Pour moi, le plus important, c’est la synchronisation avec les bras et le corps à la descente qui est en jeu. Cela n’a rien à voir avec la vitesse, ni à la montée, ni à la descente. »

Ce à quoi, Xavier Bretin, consultant pour le site ajoute aussi « Pour moi, le rythme 2/1 est valable pour tout le monde, mais chacun est libre de son propre tempo. »

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