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Labo Golf : L’action des poignets dans la zone d’impact qui ruine une partie…

Quand vous utilisez une application pour suivre les coups que vous réalisez sur le parcours, et notamment historiser vos trajectoires, coups gagnés et coups perdus, à posteriori, c’est intéressant d’en lire la synthèse, pour identifier des tendances. Lors d’une partie de golf disputé sur le parcours des Sangliers à Lyon, pour seulement deux fairways touchés depuis le tee de départ (14%), 9 ont trouvé le côté gauche, et 3 le côté droit ! Ce n’étaient pas nécessairement des fautes d’alignements ou de chemins du club, mais plutôt des erreurs de contrôle de la face dans la zone d’impact. Comment essayer d’y remédier ?

Vous êtes aligné vers la gauche du fairway, la balle part directement dans cette direction dans les bois hors limite. Ce n’est pas une faute technique, mais bien une faute de stratégie, et de concentration.

C’est quelque part le cas le plus dommageable, mais aussi le plus facile à corriger.

Il suffit de se remettre dan l’axe central du fairway lors du prochain coup, et reproduire la même organisation de swing, pour taper droit dans l’axe.

Oui, mais si vous ne commettez pas de grossière erreur d’alignement sur le tee, et que néanmoins votre « tee shot » part complètement à gauche ou complètement à droite, il s’est passé d’autres choses.

Souvent évoqué sur JeudeGolf.org, car c’est la clé pour bien jouer au golf, le déplacement du chemin de club, dans un sens extérieur-intérieur ou intérieur-extérieur, joue un rôle capital, mais surtout un facteur aggravant dans le fait de « courber » la trajectoire de la balle, en draw ou en fade pour les experts, ou en hook ou en slice pour les amateurs.

Ces trajectoires hors de contrôle sont directement à l’origine de scores élevés sur le parcours, car sur ces derniers, les fairways font rarement plus de 40 mètres de largeur.

Toujours à l’aide d’outils de mesures, et de suivis des coups sur le parcours, comme ShotScope ou Arccos, et il en existe d’autres, vous pouvez analyser à posteriori vos parties, et vos fautes.

Arccos propose via son logiciel en ligne, de retranscrire vos coups gagnés ou coups perdus, un peu comme c’est le cas, pour les professionnels sur le PGA Tour.

Les coups gagnés sont un excellent moyen de comprendre pourquoi un golfeur professionnel à gagner un tournoi, et dominé 150 autres joueurs.

Dans le cas d’un Rory McIlroy, et vous le savez sans doute, il vient de compléter l’une de ses saisons les plus prolifiques, démontrant une très grande régularité sur l’année.

Prenons l’exemple des départs (off the tee), il est classé numéro un pour les coups gagnés avec en moyenne 1,19 coups de mieux que l’ensemble du reste du champ des autres engagés sur une partie de 18 trous.

Il est le meilleur au driving, à la fois pour la distance, et la direction.

La qualité de son engagement est à la base de ses cartes de scores dans une moyenne de 69 coups sur le parcours, et sur toute l’année 2019.

Il n’est pas seulement bon avec le driver.

Du tee au green, il se classe encore premier pour les coups gagnés avec en moyenne 2,1 coups de mieux (son jeu avec les fers). Il accentue son avantage au driving avec les fers.

La qualité de l’engagement au golf est la clé du score, bien plus que le petit jeu, et parfois même le putting.

Dans mon cas, en comparaison pour un score de 89 coups (30 de plus sur un parcours de « seulement » 6159 mètres), soit 17 coups au-dessus du par, cette méthode de calcul des coups gagnés illustre que je perds en fait -7 coups par la mauvaise qualité de mes engagements, et par enchainements, je reperds -7 coups supplémentaire sur le fairway pour aller au green.

En résumé, sur un score de 17 coups au-dessus du par, 14 coups sont plus ou moins perdus en grande partie à cause du premier coup sur le tee.

Pas besoin de chercher loin des idées de progressions…

A l’inverse, quand McIlroy drive aussi bien, il bonifie ce capital de départ sur l’ensemble de son jeu du tee jusqu’au green…

L’irrégularité est notre problème numéro un pour la majorité des amateurs avec une pratique du golf inférieure à 24 parties par an.

Pour une moyenne d’engagement depuis le tee de 198 mètres (sur cette partie) avec un drive le plus long et sur la piste à 239 mètres, l’écart-type entre le moins bon et le meilleur engagement est monté à 33 mètres, pour en conclusion, seulement 2 fairways touchés, 9 trop à gauche, et 3 trop à droite.

Le problème qui semble prioritaire à régler, c’est les 9 départs à gauche qui coûtent au pire des pénalités, au mieux, un coup de recentrage ou une impossibilité à attaquer le green sur le coup suivant.

Comme évoqué plus haut, ce n’est pas une question d’alignement. Ce n’est pas non plus une question de chemin de club trop exagéré intérieur-extérieur ou l’inverse.

Dans mon cas, et c’est sans doute aussi le problème de beaucoup d’amateurs, le problème, c’est la gestion de la face dans la zone d’impact, et certainement une tendance naturelle à refermer la face par rapport au chemin.

Plus précisément, si vous faites tourner la balle à gauche, cela peut signifier que pour un chemin à peu près neutre, la face est fermée à l’impact, au lieu de square.

Si le chemin est intérieur-extérieur, une face square peut aussi générer un coup qui tourne à gauche, car ce qui compte, c’est bien l’écart entre le rapport du chemin de club par rapport à la face.

Inversement, si vous slicez, votre chemin est extérieur-intérieur avec une face ouverte à l’impact.

Comment agir sur la face ?

A l’adresse, vous pouvez commencer par orienter la face dans un sens ou dans l’autre, et plus ou moins retrouver cette position au moment de l’impact. C’est déjà une bonne façon de sentir, expliquer ou comprendre ce qui se passe avec la face.

Si toutefois, à l’adresse, avant de déclencher votre swing, votre face est proche d’être square, ce n’est donc pas l’origine du problème.

Il se passe quelque chose entre le démarrage du swing, et le moment de l’impact.

Ce serait réducteur de définir une seule raison.

C’est là où cet article est une « expérience personnelle » pour vous inciter à faire des essais, et pas une solution toute faite.

Le contrôle de la face dans la zone d’impact est un problème récurrent dans mon jeu. C’est aujourd’hui, ce qui me sépare de parties jouées moins de 80 ou moins de 90.

Dans mon cas, je constate que l’action de mes poignets, sous stress (sur le parcours en situation de jeu normale à la différence du practice) à tendance à engendrer ces fautes.

Qu’est-ce qui se passe dans la zone d’impact ?

La face se referme par rapport à un chemin légèrement intérieur-extérieur faisant tourner la balle à gauche.

Si vous slicez, inversez seulement le processus (la face s’ouvre par rapport à un chemin extérieur-intérieur).

La face se ferme en raison du poignet droit qui vient recouvrir trop rapidement le poignet gauche à l’impact, et dans un cas extrême, avant que les hanches aient complètement tourné dans la zone de l’impact.

Schématiquement, le club tourne autour du corps, alors que le club devrait se déplacer de manière plus linéaire vers la cible.

En gros, j’arrondi le swing, et le poignet droit y participe.

Pourtant, il y a plus de 25 ans, quand j’ai appris à jouer au golf en prenant des cours, on m’a bien enseigné l’importance de recouvrir le poignet gauche avec le poignet droit (pour un droitier, et inversement pour un gaucher).

Que se passe-t-il s’y j’arrête de le faire ?

C’est l’expérience que j’ai voulu mener avec un fer 6, et un driver, pour sentir l’importance du poignet droit sur la qualité du swing !

Au studio, en situation de practice, et avec le Trackman 4, j’ai placé une plaque de direction pour essayer de neutraliser le plus possible la question du chemin, en suivant une ligne vers la cible.

Vous pouvez utiliser une baguette ou tout objet vous indiquant une direction axiale.

L’objectif ici est d’isoler l’impact de la face sur la trajectoire de balle, et de remonter à la cause, les poignets.

Dans une première série de 10 frappes, je me suis concentré sur le fait de ne pas recouvrir le poignet gauche avec le poignet droit.

Pour caricaturer, cela consiste à forcer le finish après l’impact, avec le coude gauche qui lève le poignet gauche vers le ciel, et le poignet droit qui reste sous le poignet gauche, comme si on voulait taper… un fade.

Sinon, plus simplement, bloquez la rotation du poignet droit ! Il ne doit pas passer au-dessus du poignet gauche.

Avec une telle organisation, avec le fer 6, pour un chemin de club en moyenne proche de 0 à 1 degré, soit quasiment neutre, la face de club a été en moyenne de 3,6 degrés ouverte à la cible pour une moyenne de coups tapés à 10 mètres à droite du centre du fairway.

La moins bonne balle, mal centrée, et mal contactée a parcouru 106 mètres (à cause d’un coup trop décentré dans la face).

La meilleure balle a parcouru 135 mètres.

En fait, dans cet exercice, sur 10 balles, 8 avec un chemin de club parfait, une décentrée dans la face, et une balle parfaite dans l’axe, c’est la face qui explique bien une trajectoire en push à droite.

Pour des coups allant de 2 à 15 mètres à droite du centre, la face a bougé dans la zone d’impact de 0 à 6 degrés à droite (cause d’irrégularité).

C’est cela le premier point clé à retenir.

Pour bien comprendre, il faut savoir que ces variations d’angles de la face sont la cause première de l’irrégularité du swing, et donc du score.

A la rigueur, elle varierait de moins de 2 degrés, il n’y aurait pas de sujet…

Toujours est-il que sur 10 balles, une a été parfaite (chemin neutre, et face square).

Dans un deuxième exercice, toujours avec le même fer 6, toujours en neutralisant le chemin du club avec un repère visuel au sol, (j’ai utilisé une lame Muscle Back pour ce test pour éliminer le paramètre de l’offset du club, car cela peut accentuer un chemin intérieur-extérieur), cette fois, j’ai laissé le poignet droit recouvrir normalement le poignet gauche.

Pour 10 frappes, premier constat flagrant, la vitesse de swing augmente naturellement de 2 mph en moyenne.

Par conséquence, la vitesse de balle augmente aussi, mais dans une proportion plus forte, soit +5 mph. C’est logique, car en se refermant, la face ajoute de la vitesse à la balle.

Le smash factor est donc nettement supérieur.

L’angle d’attaque du club sur la balle se réduit.

On donne un peu moins de spin à la balle. Elle parcoure donc plus de distance, soit 131 mètres contre 124 mètres en moyenne, pour l’organisation précédente.

Pour cette série, au lieu d’ouvrir la face de 3,5 degrés en moyenne, ma face était de 0,4 degrés square à l’impact !

En théorie, ce devrait être parfait ! C’est ce que l’on recherche !

Sauf, qu’au-delà de la moyenne, pour 3 coups légèrement lâchés à droite par une face pas assez refermée dans la zone, il y a eu ce fameux « big miss » décrit par Hank Haney à propos de la crainte de Tiger Woods, ce fameux coup qui sort de nulle part, et vous fait perdre un tournoi.

Dans mon cas, sous « stress », sur le parcours, ce coup ne sort pas qu’une fois, mais bien plus souvent !

C’est un coup où plus que d’habitude, le chemin est plus intérieur-extérieur qu’il ne le devrait (2 degrés), mais surtout la face est complètement fermée, à -3,5 degrés vers la gauche. La balle termine sa course à 13 mètres du centre sur la gauche !

Plus vous prenez un club fermé, plus vous accentuez la vitesse de swing, et plus les conséquences s’aggravent…

Cette expérience ne permet pas de résoudre le problème.

Elle permet de prendre conscience de la finesse du « réglage » des poignets dans la zone d’impact, pour taper une balle parfaitement droite ou au moins contrôlée.

Il faut chercher des artifices pour tenter de contrôler la face dans la zone d’impact, surtout à un moment où tout se joue dans une fraction de seconde, et notamment chercher un point central à viser juste devant la balle.

Je n’ai pas la prétention d’avoir trouvé la solution, en revanche, j’ai la conviction que l’on peut espérer contrôler à minima la face du club, en se concentrant sur un point central juste après la balle.

J’ai reproduit l’exercice avec le driver.

La vitesse de swing agit comme un facteur aggravant !

Plus le club est long, et plus il se déplace vite, et plus la moindre faute de visée engendre des conséquences gênantes.

C’est aussi plus difficile de créer un chemin de club neutre.

Toutefois, en empêchant le poignet droit de passer par-dessus le poignet gauche, la face s’ouvre en moyenne de 6 degrés avec des balles en push en moyenne de 37 mètres du centre du fairway (rough droit).

Sur 10 balles, 7 ont terminé en slice énorme à droite, mais tout de même 3 ont trouvé le centre du fairway avec des coups où chemin et face était proche de neutre, soit l’idéal…

Avec l’organisation normale, et donc le poignet droit qui recouvre le poignet gauche, la vitesse de swing a augmenté de 97 à 100 mph.

Comme pour le fer 6, même phénomène, la vitesse de balle a augmenté de +7 mph.

La trajectoire de balle s’est légèrement tendue, le spin a baissé de manière drastique (moins 1000 tours), et la distance moyenne a augmenté de 20 mètres (236 mètres contre 216 mètres).

Pour un chemin de club identique entre les deux exercices, c’est bien encore la face qui a bougé, et donc modifié la forme des trajectoires, par l’action des poignets.

La face était square de -0,2 degrés en moyenne ! Cela devrait être l’idéal !

Cependant, sur 10 balles, pour 5 parfaitement dans l’axe du fairway, on en trouve 3 trop nettement à gauche, celles que je réalise sous « stress », sur le parcours.

Dans les trois cas, le chemin a été plus intérieur-extérieur que d’habitude, et surtout la face s’est nettement fermée entre -2, et même -6 degrés à gauche !

C’est cette proportion exagérée qu’il faudrait définitivement annihiler.

Pour que je baisse mon score sur le parcours, il faut que je « tue » vraiment ces coups extrêmes, soit en m’assurant de ne jamais fermer la face à l’impact, soit en jouant au contraire tout en fade.

Ce deuxième cas me parait plus difficile, quand naturellement, on est un joueur de draw.

L’histoire du golf est remplie de professionnels qui se sont complètement perdus en essayant de changer leur swing naturel.

En définitive, si vous poussez des balles à droite, hautes, et avec moins de distance, demandez-vous si votre action du poignet droit est cohérente avec votre projet de trajectoire.

Si, comme moi, vous lancez des balles qui tournent à gauche, interrogez-vous sur la position de votre face de club à l’impact, et les moyens de la contrôler.

Pour tenter d’éviter une face qui se ferme trop ou ne s’ouvre trop, je me remémore le conseil du pro Philippe Allain, qui avait manipuler mon poignet gauche en m’invitant à le déplacer vers la cible avant le poignet droit.

Les poignets ont un rôle déterminant sur la direction du lancement d’une balle de golf avec un club.

Pour ma part, j’ai refait une série de 10 coups avec pour objectif de lancer le dos de la main gauche orienté droit vers la cible au moment précis de l’impact (le conseil de Philippe Allain) tout en veillant à ne pas « trop » recouvrir la main droite par-dessus la main gauche.

Sur 10 balles, une gratté trop courte, 8 autour du centre du fairway, et encore un « big miss » frappé trop à gauche.

C’est loin d’être une assurance tout risque, et cela demande en fait beaucoup de concentration, et sans doute, encore beaucoup de frappes pour arriver à un résultat excellent.

J’ai appliqué la même idée au drive pour 10 coups dont aucun avec une face fermée (angle négatif), ce qui n’empêche pas des petites fautes de chemin ou coups lâchés à droite (concentration). En revanche, là, je n’ai pas eu de « big miss ».

Sur 10 balles, Une seule est décentrée (courte dans l’axe). La courbure moyenne des balles est tombée de 14 mètres à moins de 3 mètres.

Prochaine étape et c’est la plus difficile, appliquer cette « concentration » pendant 4 heures ou plus sur le parcours pour obtenir un gain tangible sur le score !

Ce que j’ai justement fait quelques jours plus tard, pour un résultat décevant, et encore beaucoup de fautes, comme si je réservais pour le parcours, tous mes plus mauvais coups.

J’en tire plusieurs enseignements : Sur le parcours, le jeu prend le dessus sur la concentration technique. Ce qui n’est pas ancré en soi, dans son swing, ne résiste pas aux impératifs d’une partie de golf. Même si on a l’idée du problème, et commencé à travailler sur une correction, il faut en réalité des milliers de balles pour s’améliorer. Enfin, selon son propre niveau de fatigue physique ou mentale, on repart plus vite dans ses fautes naturelles.

Pour bien jouer au golf, c’est bête à écrire, mais il faut aussi être en bonne condition.

La qualité du contrôle de la face dans la zone d’impact est le véritable juge de paix entre le golfeur professionnel et l’amateur, entre le golfeur classé 5/10 d’index et le golfeur classé 15/20 et ainsi de suite…

Dépité par ce nouvel échec sur le parcours, j’ai repris un accessoire d’entraînement déjà présenté sur jeudegolf, le Eyeline Speed Trap, pour moins chercher à « intellectualiser » la gestion des poignets, et forcer des frappes en lignes, en suivant le guide…

Sur les 40 premières frappes, je n’ai pratiquement jamais fermé la face à l’impact. Il me faudra travailler dans cette direction sur au moins 1000 frappes ou plus, avant d’espérer transporter la correction sur le parcours, et cette fois, je l’espère avec succès.

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