Labo Golf : A la recherche de la frappe de balle parfaite !

Qu’est-ce qu’une frappe de balle parfaite au golf ? Tous les golfeurs, et les golfeuses, ont chacun leur propre définition d’une trajectoire pure. Pour moi, une frappe de balle parfaite, c’est surtout et d’abord une sensation pendant le swing, et particulièrement à l’impact. Le retour de sensation dans les bras et le haut du corps d’une balle tapée au plein centre de la face, ce fameux sweet spot, donne un feeling qu’il serait tout simplement difficile à exprimer ou décrire à un non-golfeur. Une balle parfaite, c’est non seulement une balle tapée au plein centre de la face, mais aussi une compression parfaitement ressentie. Enfin, la balle parfaite, c’est selon vos aspirations et vos rêves, une balle dramatiquement droite vers la cible, ou au contraire, courbée à souhait…La balle parfaite, c’est une sensation, une distance, une trajectoire, et peut-être une cible atteinte au millimètre.  Ce nouvel article n’a pas la prétention de vous expliquer comment faire une balle parfaite, en revanche, au détour d’un test, j’ai découvert le fonctionnement d’une partie du corps humain qui fait la différence entre une bonne balle, et une balle parfaite. Je vous propose de vous relater cette expérience qui a nécessité un Trackman 4, et un autre outil technologique…Cela a été une véritable révélation, et très « sensationnel ».

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Qu'est-ce qui peut nous aider à taper des balles parfaites ou pratiquement parfaites ?

A l’origine, mon projet d’article ne devait pas faire état d’une quête de la balle parfaite, sujet qui pourrait être jugé présomptueux, et peut-être encore plus de la part d’un simple amateur.

Initialement, je travaillais sur un sujet autour du petit-jeu, et notamment du pitching.

Pour cela, je comptais vous parler d’une vidéo mise en ligne depuis quelques jours par le golfeur professionnel suédois Fredrik Lindblom.

Ce nom vous est peut-être inconnu.

Fredrik Lindblom a joué le PGA Latinoamerica Tour en 2019.

Sur 11 tournois disputés en Amérique du Sud, et après être passé par des qualifications brillamment réussis aux USA (5ème de la session des PQ), Lindblom n’a malheureusement passé qu’un seul cut pendant la saison régulière, et pour terminer à la 66eme place.

Sa moyenne de score sur le circuit sud-américain a tout de même été de 73.5 coups (128eme) pour une saison où il a gagné en tout et pour tout… 604 dollars.

Le golf professionnel peut être terrible, tant le niveau est extrêmement élevé, et quel que soit le circuit.

Basé aux Etats-Unis (Atlanta), il a lancé cette année le site shortgamesgain.com, justement dédié au petit-jeu.

Si je suis arrivé jusqu’à lui, c’est par le biais d’une vidéo poussée par HackMotion, mon nouveau fournisseur d’un capteur dédié aux mouvements du poignet gauche (pour un droitier, ou inversement poignet droit pour un gaucher).

Je m’apprêtais donc à vous parler de pitching, de mouvement du poignet, et de Fredrik Lindblom…quand j’ai fait une découverte encore plus palpitante sur le fonctionnement du poignet, et en quoi, cela peut-être déterminant pour taper une balle parfaite.

Depuis 10 ans, et les débuts de JeudeGolf, Internet a beaucoup changé, et vous avez désormais des spécialistes du coaching en ligne pour vous expliquer comment driver 30 mètres plus loin, être plus régulier (régulier ? au golf ?), alors ce sujet de balle parfaite semble dans l’air du temps…

Pourtant, je voudrais réellement vous partager une expérience, et surtout une sensation, une impression, et presque plus une émotion ressentie, et un lien de cause à effet que je crois avoir identifié, avec à la fois deux outils, un Trackman 4 et un HackMotion.

Vous l’aurez compris, il s’agit dans cet article de parler du poignet, et notamment du poignet directeur du swing (le gauche pour un droitier).

A l’aide du HackMotion, nous allons évoquer deux grandes familles de mouvement du poignet : Extension/flexion et abduction/adduction.

Je vous rassure, ce n’est pas compliqué.

Le défi pour moi, cela va être de vous parler de technique, de mesures, mais surtout de feeling, de placement du poignet, et notamment la main gauche sur le grip.

Tant de golfeurs plus expérimentés m’ont tellement souvent parlé de l’importance décisive du grip…

Avant d’avoir la chance d’être touché un jour par un eurêka golfique, je dois avouer que pour moi, cela semblait encore très conceptuel.

Ok ! un bon grip ! C’est ce que nous essayons tous de faire…

Plus compliqué, nous savons qu’un grip peut être neutre, fort ou faible.

Un grip faible ? Est-ce pour autant un mauvais grip ?

Une chose que j’ai apprise en plus de 20 ans de golf, c’est que pour ma part, quelque soit le descriptif de mon grip, j’ai bien du mal à le changer. Et même, je n’y suis jamais réellement arrivé. Je ne sais pas le faire. C’est physique ou mécanique.

En revanche, agir sur mon poignet gauche, cela je pense pouvoir le faire, et tout le monde peut y arriver.

C’est beaucoup plus simple, mais comme l’exprime Fredrik Lindblom, un outil comme le HackMotion nous propose une fonction dont je rêvais, et que je pourrais qualifier de révolutionnaire, mais pourtant si bête comme chou.

Si vous êtes comme moi, peut-être avez-vous rêvé un jour d’un capteur qui vous indiquerait pendant le swing, en temps réel, si vous faites un bon ou un mauvais swing ?

Le HackMotion est un outil de mesure des mouvements du poignet qui présente une fonction originale que même le Trackman ne propose pas : Le Biofeedback !

Soit un son paramétrable qui se déclenche selon le déplacement de votre poignet dans l’espace, et pendant que vous swinguez.

Une option permet de retranscrire ce son après l’exécution du swing, cependant, sa valeur ajoutée, c’est bien pendant !

La vidéo « Improve your pitching with Biofeedback » postée par Fredrik Lindblom m’a bien aidé, et mise sur la voie.

Fredrik y explique qu’il paramètre le Biofeedback pour percevoir les différences entre flexion et extension du poignet, et par exemple entre 0 et 40 degrés… d’extension du poignet.

Pour un pitch, Lindblom veut surtout inciter les amateurs qui envoient la balle exagérément vers la gauche à justement regarder du côté d’un poignet directeur beaucoup trop fléchi (entre -40 et 0 de flexion du poignet directeur)

Quand vous calibrez le capteur sur le poignet positionné à l’horizontal et plat au-dessus du sol, l’angle d’extension ou de flexion, deux mouvements qui s’opposent, est neutre, soit 0 degré.

Si vous mettez votre poignet en extension, la valeur mesurée devient positive. Créer une extension supérieure à 40 degrés, cela devient humainement difficile.

L’inverse est aussi vrai.

Quand vous fléchissez votre poignet au maximum, vous aurez du mal à atteindre -50 degrés…

Tant que votre poignet est en extension dans la plage de valeurs que vous définissez, le capteur sonne.

Dans le cas d’un pitch en bord de green, l’objectif de Lindblom est donc d’inviter les internautes à créer une extension plutôt positive, et en opposition à un poignet trop fléchi ou trop bombé, source d’irrégularités, et de coups tapés directement à gauche, selon lui… 

C’est justement à partir de là que j’ai fait une découverte sur les longs coups.

Un swing peut se résumer en trois grandes étapes : L’adresse, au sommet et à l’impact.

Pourtant, il me semble que beaucoup se joue à l’adresse, bien avant d’avoir démarré le swing.

Premier constat que j’ai pu faire sur un plein swing avec un fer 6 : L’extension naturelle de mon poignet gauche semble assez et même un peu très prononcé.

Au sommet du swing, elle se réduit considérablement.

A l’impact, l’extension de ma main gauche par rapport à mon poignet redevient assez importante.

A ce stade, j’en déduis une première hypothèse.

L’extension du poignet directeur doit être inférieur ou égal à celle constaté à l’adresse, mais pas supérieure, au risque de scooper la balle, ce qui réduit la compression, et donc la distance.

A ce moment précis, je ne me préoccupe pas encore de l’autre mouvement du poignet abduction/adduction.

Je commence à me familiariser, à tâtonner avec le biofeedback et l’extension de mon poignet.

Un an plus tôt, le coach Phillipe Allain, à qui j’avais déjà parlé de ma sensation d’avoir un poignet gauche en extension, et absolument pas en flexion, m’avait manipulé le poignet pour que je commence à percevoir justement un poignet plus neutre, entre extension et flexion dans la zone d’impact, ce qui en termes d’images mentales pour moi aurait pu s’apparenter à un poignet fléchi ou bombé, mais légèrement.

Je ne m’étais jusqu’à présent jamais vraiment penché sur cette perception du poignet.

Constatant cette fois des données chiffrées, toujours en avançant à tâtons, j’ai commencé à chercher à l’adresse une extension du poignet gauche moins prononcée, plus proche de neutre, et autour de 0 degré.

En parallèle, j’ai aussi commencé à augmenter légèrement l'adduction de mon poignet gauche, ce qui m’a en fait aidé à sentir conjointement une extension plus modérée.

Et c’est en fait le placement de ce poignet gauche moins en extension et plus en adduction qui m’a donné la sensation, et la preuve de taper des balles, comme je n’en avais rarement tapé jusque-là.

Des fers 6 avec un smash factor allant de 1.37 à 1.40 et alors que je joue des lames Z-Forged !

Ci-dessus, une représentation au Trackman d'une balle qui s'approche sérieusement d'une balle parfaite pour moi... avec un smash factor (compression) de 1.37, aucune dispersion, et un rapport face-chemin très neutre (-0.8 degrés) qui explique une balle droite, sans oublier un centrage quasi-parfait dans la face.

Pour en revenir maintenant aux données mesurées, non plus avec le Trackman, mais avec le HackMotion sur le poignet directeur, a l’adresse, j’ai tourné entre -2 et +2 degrés d’extension du poignet gauche, c’est la partie la plus facile de l’exercice.

Au sommet du swing, je ne vais pas en parler, surtout sans coach expert. Je n’ai pas du tout focalisé mon attention là-dessus. Je peux seulement dire que l’extension du poignet a augmenté jusqu’à 13/14 degrés de moyenne.

En revanche, plus intéressant, à l’impact, l’extension est revenue proche de ce qu’elle était à l’adresse.

La difficulté était alors de ramener la valeur exactement ou sous la valeur d’extension à l’adresse.

C’est de ma perception un mouvement clé du swing de golf pour taper une balle parfaite.

Jusqu’à présent, et sans HackMotion, c’était difficile à estimer ou à imaginer. 

Cela pouvait être purement conceptuel. 

Ci-dessus, ce graphique barbare, permet à gauche de voir les courbes d'évolutions et de mouvements du poignet directeur selon flexion/extension ou abduction/adduction, et selon au moins trois phases du swing : Adresse, top et impact.

A droite de l'image, le HackMotion fournit les données précises en degrés du placement du poignet directeur pendant les trois phases clés du swing de golf. Il fournit en plus les rotations, et le tempo, données que je n'exploite pas dans cet article.

Visiblement, il y a beaucoup de différences entre mon mouvement, et celui d'un golfeur professionnel, notamment concernant les rotations du poignet, mais c'est un autre sujet que je ne voulais pas traiter dans cet article.

Avec cet outil, on peut mettre des valeurs sur des mouvements. 

On peut comprendre ce qui se passe, et surtout sur quoi agir pour corriger.

Avec le BioFeedBack, un son peut donc même nous aider à comprendre ce qui se passe pendant le swing...et c'est plus accessible au premier abord que les données chiffrées, surtout pour un amateur.

Des données issues des meilleurs joueurs et fournis par HackMotion, je ne crois pas distinguer une valeur exactement idéale. Ce sera la mission d'un coach expert que de nous expliquer l'incidence des valeurs.

A ce stade, concernant la balle parfaite, j'ai tout de même le sentiment d'avoir compris les tenants, et les aboutissants.

Les secrets de l'équation d'une balle de golf parfaite selon moi

Par exemple, un principe pour favoriser la compression de la balle : A l’impact, l’extension du poignet doit être égale ou réduite par rapport à la position de l’adresse.

C’est cela la première partie de la formule mathématique de la balle parfaite !

La seconde partie est liée au deuxième mouvement clé du poignet, et spécifiquement pour un golfeur : Abduction (vers le haut) /adduction (vers le bas).

Quel que soit le placement de votre poignet en adduction (le poignet s’incline vers le sol), la clé d’une balle parfaite, c’est de maintenir cette position exacte entre adresse et impact, ou légèrement plus en adduction.

Pour taper une balle parfaite, il faut donc cumuler deux mouvements du poignet directeur : Une extension moins prononcée à l’impact par rapport à l’adresse.

Une adduction du poignet directeur identique entre l’adresse et l’impact !

Le fonctionnement du poignet est donc critique pour la réussite d’un coup de golf.

Il n’est pas seul pour expliquer la position de la face à l’impact. En revanche, il agit comme l’un des derniers segments de la séquence de swing, et notamment sur la qualité de la frappe de balle…

L’usage d’un outil comme le HackMotion, et sans doute avec l’aide d’un coach expert peut s’avérer très intéressante, pour un golfeur désireux de creuser cette question, ce détail, et ressentir des différences à l’impact avec la balle.

Dans un prochain sujet, justement, Yannick Baduel a testé une séance de coaching avec cet outil et la collaboration de David Arrignon. Nous pourrons certainement approfondir l'intérêt de cet outil, et du coaching qui va avec pour progresser dans la qualité de la frappe de balle.

Pour ma part, cette expérience m'a permis de me focaliser sur la position de mon poignet gauche à l'adresse, moins en extension, plus neutre, et plus en adduction.

Le travail à effectuer demain consistera à faire en sorte que cette position soit mieux conservée tout au long du swing ou surtout à l'impact.

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