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L’importance du jeu de jambes pour un swing plus consistant

L’importance du jeu de jambes pour un swing plus consistant

Au practice, les pros de golf usent de différentes techniques très personnelles pour s’échauffer, ressentir le swing du jour, et se préparer à prendre le départ d’une partie dont l’importance n’est pas relative, puisqu’il s’agit de gagner leurs vies. Pour ce sujet, nous nous sommes arrêtés sur l’échauffement du gallois Rhys Davies, joueur sur l’european tour vainqueur du Trophée Hassan II en 2010. L’occasion d’aborder l’importance des jambes pour un swing de golf le plus consistant possible, et ce, en particulier pour les amateurs qui ne peuvent pas jouer tous les jours...

Sommaire

  1. L’exemple Rhys Davies
  2. Le jeu de jambes…et le lancer
  3. Comment faire pour tirer parti de ce potentiel ?
  4. Pour vous aider, un exercice peut être intéressant

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L’exemple Rhys Davies

En difficulté dans sa carrière de pro, Rhys Davies a connu une année 2016 assez noire d’un point de vue des résultats sportifs.

Classé 315eme mondial au début de l’année 2016, il a terminé la saison au-delà de la 700eme place ne passant que 8 cuts en tout et pour tout sur le circuit.

Quand nous l’avons croisé au moment de l’Open de France, le gallois était au beau milieu de cette saison galère, sans doute en perte de repères, et à la recherche de son meilleur swing.

Davies a déjà connu par le passé des périodes de grands doutes. Entre 2012 et 2015, ayant perdu sa carte sur le « grand » circuit, il a d’abord été contraint de redescendre sur le Challenge Tour.

Dans une interview qu’il a accordée à Walesonline.co.uk, il a admis que ces deux dernières années dans l’antichambre du haut niveau avaient été horribles.

Force est de constater que le gallois enchaîne toujours les difficultés, et son passage sur l’European tour en 2016 n’a pas été couronné du succès qu’il espérait.

Passé cette introduction sur notre « support » visuel, nous avons sollicité les conseils du pro Jeff Richmond pour commenter les clichés pris, et des conseils pour améliorer le jeu de jambes d’un golfeur amateur.

Le jeu de jambes…et le lancer

Pour un swing de golf, les jambes sont évidemment très importantes, surtout dans l’optique d’être plus consistant, et plus long.

Pour le coach, souvent, les amateurs qui arrivent au practice donnent l’impression de porter des chaussures de plomb ou d’avoir des pieds coulés dans du béton !

Faites le test suivant : Prenez une balle de golf, installez-vous selon votre set-up habituel pour effectuer votre swing.

Essayez de lancer la balle avec la main droite sans bouger les jambes d’un iota comme si vous étiez figé, sans aucune action du bas du corps, vos pieds collés au sol.

Lancer le plus fort possible.

Recommencez cet exercice mais cette fois, utilisez vos jambes. Un peu comme un joueur de baseball qui prend son élan, lancez la balle le plus loin possible.

Ce faisant, vous déplacez votre poids vers l’arrière (jambe arrière) tout en levant le pied avant, si vous le souhaitez, tendant le bras vers l’arrière, enfin, vous déplacez votre poids très rapidement vers l’avant par l’action de vos hanches et de vos jambes qui poussent dans le sol.

Comparez l’écart de distance !

Si le lanceur type baseball envoie plus loin, imaginez que c’est la même chose pour un swing de golf.

Le lancer du joueur de baseball

C’est la même loi universelle entre un simple lancer et un swing avec un club de golf.

Comment faire pour tirer parti de ce potentiel ?

Quand vous vous mettez à l’adresse avec votre club, votre jambe arrière doit être légèrement fléchie, comme on peut le voir ci-dessous avec Rhys.

Ce dernier utilise un élastique attaché entre ses deux jambes pour ressentir plus distinctement l'action du bas du corps.

Rhys Davies utilise un élastique à l'adresse

Par la suite, quand vous démarrez votre backswing, cette flexion doit rester similaire. Il ne faut surtout pas raidir cette jambe, ce qui va engendrer un phénomène de pivot inversé.

Concrètement, cela signifie que votre poids va se porter sur votre pied avant au lieu de votre pied arrière, ce qui est une faute.

En résumé, votre jambe arrière doit rester dans la même position le plus longtemps possible entre l’adresse et le backswing.

Normalement, cela doit être plutôt naturel. Vous ne devriez pas avoir à y penser.

Arrive maintenant le moment clé de la transition, moment où vous passez du backswing au downswing par l’action du transfert de votre poids de votre pied arrière vers votre pied avant.

Un bon moyen de déclencher le downswing consiste à déplacer légèrement le genou de la jambe avant (gauche pour un droitier) en direction de la cible, comme le fait Rhys sur la photo ci-dessus.

Attention, c’est une bonne idée à condition que pendant ce temps, le genou de la jambe arrière reste dans sa position initiale, car c’est bien cette « séparation » qui va favoriser le « lag » écart que l’on cherche à produire, quand on veut créer du retard, et donc de la distance additionnelle.

Tous les plus longs frappeurs sur le tour effectuent cette séparation au niveau des genoux, et pour les meilleurs, cette séparation démarre même avant que le backswing ne soit terminé.

Pour essayer de ressentir cette action de séparation, le pro vous suggère :

Quand vous êtes sur le point d’arriver au sommet du backswing, veillez à « charger » votre pied droit au maximum de votre poids.

Ci-dessus, Rhys Davies apporte tout son poids sur la jambe droite.

Démarrez votre downswing par une action de votre genou gauche (pour un droitier), et votre hanche gauche en premier.

Ainsi, quand vous êtes sur le point d’atteindre votre point le plus éloigné pendant le backswing, vous devez déjà penser à démarrer votre downswing avec hanche et genou gauche !

Vous devriez avoir la sensation de vous déplacer dans deux directions opposées.

Ce n’est pas chose aisée, mais avec de l’entraînement, cela va vous générer une vitesse de swing très importante, et vous allez constater un gain de distance notable.

Pour vous aider, un exercice peut être intéressant

Prenez un ballon de plage, et placez-le entre vos genoux à l’adresse. Ce sera encore plus efficace pour débuter par rapport au fait d'utiliser un élastique, ce qui suppose que vous avez déjà une bonne perception du phénomène.

Disons que l'élastique est l'étape après le ballon...

Swinguez vers l’arrière comme d’habitude, et alors que vous aurez besoin de démarrer votre downswing, vous aurez aussi besoin de séparer vos genoux, ce qui va naturellement faire tomber le ballon, vous n’avez plus qu’à swinguer normalement.

Si vous maîtrisez cette séparation des genoux, vous allez gagner en longueur, et surtout, vous serez plus consistant dans votre frappe de balle.

Dernière étape importante du swing, le follow-through doit être le résultat d’un bon backswing.

Autrement dit, souciez-vous déjà de réaliser un bon backswing avant de penser au follow-through.

A la fin du geste, l’ensemble de votre poids doit être porté sur la jambe avant, la boucle de votre ceinture en direction de la cible ou même à gauche de cette dernière…

Le pro gallois est tout à fait dans cette organisation !

Dernier point mais très important, votre pied arrière doit être pratiquement complètement décollé du sol pour ne reposer que sur vos orteils.

Sur ce point, quelques années auparavant, tout le monde pensait qu’il fallait absolument conserver le pied arrière collé au sol, essentiellement parce que Tiger Woods faisait ainsi, mais depuis que Bubba Watson a battu des records de distance au drive, cet argument a volé en éclat, étant justement un adepte du pied décollé !

Travaillez tous ces conseils, et vous devriez gagner en puissance et en consistance.

Commencez par focaliser sur le backswing, puis sur le downswing, et enfin sur le finish.

Petite astuce en plus, essayez de « poser » au finish comme si vous aviez effectué le coup parfait, puis essayez de terminer dans cette pose idéale en faisant un vrai coup !

A la fin de tout swing de golf, vous devriez être capable de tenir la pose au finish jusqu’à ce que la balle ait arrêté de rouler…Un bon finish veut généralement dire que le coup a été bon dans son ensemble.


Remerciements : Jeff Richmond, coach de golf aux USA

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