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Ouvrir les hanches avant l’impact pour des mains plus passives pendant le swing

Ouvrir les hanches avant l’impact pour des mains plus passives pendant le swing

C’est sans doute l’une des plus grandes différences entre le swing des golfeurs professionnels, et le swing des golfeurs amateurs ! Au moment de l’impact du club avec la balle, les hanches sont dites « ouvertes » par rapport à la ligne formée entre le club et la cible. Cette « ouverture » des hanches implique une rotation beaucoup plus rapide par rapport aux épaules. Les enseignants parlent alors de désynchronisation. En dehors de l’aspect esthétique ou de l’avantage de puissance donnée à la balle, ce mouvement du bassin permet de rendre les mains plus passives…

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La rotation des hanches : Point clé pour contrôler plus facilement la face du club de golf

Quand on filme le swing des amateurs, le plus souvent, au moment de l’impact, le golfeur présente ses hanches face à la cible, et rarement ouvertes en avant.

C’est probablement le mouvement le plus délicat à reproduire par rapport au swing idéalisé des golfeurs professionnels, comme par exemple, Gregory Bourdy illustré ci-dessus.

Avec son driver, sur le practice de l’Open de France au Golf National, on peut voir distinctement que ses hanches ont déjà largement pivoté en direction de sa cible, alors que la tête de son club arrive à peine, et à pleine vitesse sur la balle.

Sa tête est toujours fixée sur la balle. Ses épaules ne sont pas encore complètement ouvertes à la cible.

Le bas du corps a tourné alors que le haut du corps s’apprête à le faire.

Ce cliché est un instant bref du swing de golf qui peut durer légèrement plus d’une seconde, soit un rien de temps.

Si on peut largement envier la rotation des hanches quasi-parfaites du champion français, un autre détail a une grande importance pour le contrôle d’un coup de golf : La position de ses mains par rapport à la cible !

A cet instant précis, Bourdy n’a pas encore tourné, ni même sur-agit avec ses mains. Elles sont même relativement passives par rapport à tout le reste du mouvement.

Ses mains ont surtout pour objectif de contrôler la position de la face du club, et notamment dans le but de la ramener le plus square possible.

Square voulant dire que si on parle en degrés d’ouverture ou de fermeture d’un objet plat et perpendiculaire à une cible devant soi, la face est à une position dite de 0 degrés.

Si le chemin du club est aussi en ligne avec la cible, la balle peut alors partir rigoureusement dans l’axe.

On sait depuis quelques années, et grâce à des radars que la face est prédominante sur le chemin suivi par le club avant l’impact pour déterminer la direction.

Cependant, les deux paramètres du swing (chemin et face) agissent de concert sur la trajectoire de balle.

Quand on parle de biomécanique de swing, de désynchronisation du bas du corps par rapport au haut du corps, et enfin de séquences cinématiques, on sait que le bassin entraîne le torse qui entraîne les épaules, les bras, et en dernier ressort le club.

Cette parfaite séquence est en fait une série d’actions où chaque partie du corps transmet de la vitesse à la partie suivante.

Le but étant de transmettre la plus grande vitesse à la tête de club, qui elle-même a pour objet de transmettre la plus grande vitesse à la balle, après l’impact.

Dans toute cette définition, on parle relativement peu des mains, qui sont pourtant le seul lien entre le corps et le club.

Les mains doivent être en théorie les plus passives possibles, pour seulement transmettre de l’énergie, et surtout ne pas la faire dévier dans un sens ou un autre.

Pour un amateur, c’est pourtant le plus difficile.

Dans notre vie de tous les jours, nous nous servons énormément de nos mains : Dans tenir des objets, pour écrire, pour nous alimenter, pour toucher…

Pourtant, au golf, il faudrait les rendre plus passives.

La difficulté quand on débute le golf, et même pendant longtemps après, c’est d’essayer de ne pas swinguer avec le haut du corps, les bras, et les mains, mais de lâcher prise, et de laisser le bas du corps agir.

D’autant que le lâcher prise complet, et la passivité totale des mains semble un peu irréaliste.

Il faut tout de même tenir le club, et les mains peuvent intervenir pour diriger la tête de club.

Toute la finesse de la chose consiste à bien définir ce que sont des mains passives.

En réalité, ce sont surtout des mains, qui par un effet de rotation ne remplaceraient justement pas la rotation des hanches pour donner la direction à la balle.

Tourner les hanches plutôt que les mains

Pour Andrew Rice, l’un des plus célèbres enseignants PGA aux Etats-Unis, régulièrement cités parmi les 50 meilleurs de la profession, « s’ouvrir à l’impact », c’est justement tourner le corps en faisant en sorte que les hanches et votre poitrine s’ouvrent au moment de l’impact.

De dos, sur la photo ci-dessus de l’américain Justin Thomas, clairement, ses hanches sont pratiquement en face de la cible, alors que sa poitrine commence à tourner dans ce but.

Pour Andrew Rice, c’est la question à un million de dollars : Comment faire ?

Tout d’abord, il définit ce que Justin Thomas, Bourdy et leurs confrères réalisent pratiquement à chaque swing, tous les jours, et sur toutes leurs parties.

Les pros sont ouverts environ à 45 degrés par rapport au sol avec leurs hanches, et 25 degrés avec la poitrine au moment de l’impact.

Ces mesures peuvent varier d’un joueur à un autre, mais c’est globalement autour de ces deux valeurs.

Rice explique pourquoi c’est important.

« Obtenir une rotation du corps et des hanches avant l’impact permet aux mains de jouer un rôle plus passif, surtout pour qu’elle soit plus « tranquille » dans la gestion de la position de là face à l’impact. »

Il ajoute « La plupart des amateurs frappent des balles hors de la ligne cible parce qu’ils sont justement incapables de contrôler la face du club à l’impact. »

Pourtant, amateur ou professionnels, toutes les golfeuses et tous les golfeurs aimeraient pouvoir mieux contrôler la face, et donc mieux prédire la trajectoire des balles.

Selon des recherches menées par des biomécaniciens comme Sasho MacKenzie, cette rotation du bas du corps rend tout simplement plus facile, le fait de contrôler l’angle de la face.

Pour Rice, la plupart du temps, les amateurs ne tournent pas les hanches, et dans la lancée du mouvement, pour néanmoins faire passer le club devant eux, ils tournent les poignets, et donc les mains, ce qui rend les coups très imprévisibles, notamment pour la direction.

Le problème posé et exprimé par Andrew Rice, c’est surtout le caractère difficilement reproductible de ce mouvement.

Reproductible au sens « toujours passer avec le même chemin de club, et la même position de la face » d’où des balles qui vont de droite à gauche, et sont très dispersées.

Le coach américain insiste sur le fait que l’ouverture des hanches va au contraire rendre plus facile la gestion de la face.

Pour avoir personnellement beaucoup tapé de coups dans l’optique d’ouvrir les hanches avant l’impact… à chaque fois que je regarde mon swing en vidéo à ce moment précis, bien que je ressente l’impression de faire l’exercice, je suis toujours avec des hanches en face de la balle, et non pas en face de la cible !

C’est donc bien plus facile à dire qu’à faire…

Andrew Rice explique qu’il faut au préalable qu’un certains nombre de paramètres soient en places.

3 solutions à mettre en place au préalable à la bonne rotation : La position du club au début du downswing, la gestion de la face par les poignets, et la position du bras dominant par rapport à la balle.

Premier paramètre, il évoque la position du shaft légèrement aplani au moment de la transition, à savoir le moment où le club repart du sommet du swing, pour se déclencher en downswing.

Attention, le club et le shaft ne doivent pas être complètement à l’horizontal, mais tendre à aller vers l’horizontal depuis une position verticale.

Rice définit ainsi une bonne position au tout début du downswing.

Au contraire, Rice constate que beaucoup d’amateurs déplacent le shaft de manière très verticale.

Or, depuis une position au downswing où le joueur tient son club très vertical, le seul moyen pour passer le club vers la balle jusqu’à l’impact consiste à se RELEVER.

Le corps ne tourne plus… Il se relève. Les bras sortent le club du chemin de club idéal, ce qui a pour conséquence de descendre le club à l’intérieur du chemin.

De là, jusqu’à la balle, c’est surtout le tempo du joueur qui va faire la différence… D’un coup à l’autre, notre timing n’est jamais exactement le même.

Pour Rice, avec une telle position du club, c’est quasiment impossible de tourner de manière correcte jusqu’à la balle.

Deuxième remarque, et préalable à une bonne rotation des hanches, Rice évoque la position de la face.

Si vous êtes un joueur qui envoie régulièrement des balles à gauche ou à droite, il se peut que vous fermiez trop la face ou l’inverse.

Il faut donc ajuster la position de la face à l’adresse, en tenant compte du vol de balle le plus fréquent.

Si la face du club est trop ouverte pendant le downswing, en conséquence, vous allez la fermer l’impact, et créer un mouvement de scooping (la main droite passe avant la main gauche).

Si la face du club est trop fermée pendant le downswing, en conséquence, vous allez avoir la tentation de « glisser » au lieu de tourner pendant l’impact.

Au lieu de tourner, vous allez pousser vos mains très en avant de la tête de club.

Pour Rice « Souvenez-vous que vous pouvez beaucoup plus influencer la position de la face par les angles de vos poignets par rapport aux angles formés par vos mains sur le grip. »

Troisième élément, Rice se focalise sur la position du bras dominant (gauche pour un droitier). Si ce bras est positionné trop près de la balle, le joueur va avoir tendance à horizontaliser le club, et à se relever. A nouveau, on ne tourne plus.

Au contraire, le bras dominant doit rester le plus longtemps possible parallèle au sol, et non pas se déplacer trop à l’intérieur ou trop à l’extérieur.

Si le bras conducteur (gauche pour un droitier) est trop loin du corps, au moment de déclencher le downswing, le joueur va être obligé de se relever pour rapprocher le club de la zone d’impact.

Ce n’est plus une rotation !

Inversement, le bras dominant ne doit pas être placé trop à l’intérieur.

Le bras conducteur doit diriger la rotation vers la cible.

La théorie d’Andrew Rice est parfaite. Cependant, pour un golfeur amateur, la solution la plus raisonnable consiste à travailler avec un enseignant, et si possible équipé d’un radar et de caméras pour contrôler ces 3 étapes, qui doivent derrière conduire à une meilleure rotation des hanches, ou plutôt à un swing mieux dirigé par la rotation des hanches.

Remerciements Andrew Rice, Top-50 Best Teacher in America en 2017 et 2018.

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Commentaires   

Avec
 
jeanlucfabre0@gmail.com
0 #1 Très bon articlejeanlucfabre0@gmail.com 07-10-2018 14:02
Grace à votre article, je comprend mieux la cause de certaines de mes fautes de swing.
Merci
 

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