GEARS GOLF : Le Bon outil pour l’enseignement et le fitting ?

Que faut-il faire pour baisser son score sur un parcours de golf ? Que faut-il faire pour mieux jouer au golf ? Que faut-il faire pour réaliser un meilleur swing ? Qu’est-ce qu’un meilleur swing ? Beaucoup de golfeurs, et de golfeuses sont passionnés par ces questions, et surtout la recherche de leur meilleure solution. Le débat n’est plus d’opposer technologie ou enseignement à l’ancienne, mais de mettre le doigt sur ce qui précisément freine la progression d’un golfeur, pour faire sauter le verrou…Après l’émergence et le succès des « launch monitor », l’analyse 3D et l’avatar peuvent-elles représenter l’avenir des golfeurs amateurs et en progressions ?

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Le système GEARS Golf a été présenté pour la première fois à l’occasion du PGA Merchandise Show d’Orlando en 2014, et depuis n’a cessé d’évoluer pour être aujourd’hui, la solution la plus aboutie en matière d’analyse exacte du swing de golf.

Tout golfeur ou toute golfeuse, désireux de réellement progresser, ne devrait se poser que trois questions simples :

Qu’est-ce que la balle a produit comme trajectoire ?

Qu’est-ce que le club a produit comme déplacement (chemin, face, plan…) pour justement créer cette trajectoire ?

Qu’est-ce que le corps a produit comme mouvement pour justement créer ce déplacement ?

Partir de la balle pour remonter au corps, c’est finalement la mission complexe d’un enseignant de golf voulant aider l’amateur, à la fois à mieux comprendre tout ce fonctionnement, et produire de meilleurs coups de golf.

Objectivement, réaliser toute cette analyse à l’œil nu est très difficile, de même que cela peut prendre beaucoup de temps à un élève de l’intégrer, et explique peut-être pourquoi sur 65 millions de pratiquants dans le monde, il y a aussi peu de joueurs « Scratch » ou 0 d’index !

Comprendre le corps, de chaque individu, la spécificité de chaque swing, et la résultante sur la trajectoire de la balle, c’est justement la fonction du GEARS.

J’ai découvert pour la première fois cet outil en 2017, à l’occasion de ma visite du centre de recherche et développement de la marque Cobra Golf, à Carlsbad.

Le GEARS est un outil de compréhension du swing de golf si puissant qu’il est utilisé par les plus grands fabricants de matériel, de même que certains clubfitters, et certains enseignants, dont Enrique Lopez au PGA Catalunya.

Il faut admettre que l’investissement est pour l’instant très conséquent.

Six ans après le PGA Show à Orlando, la « machine » est toujours commercialisée plus de 30 000 dollars, soit bien plus qu’un Trackman ou un FlightScope, qui eux s’intéressent principalement aux deux premières questions posées : La balle, et le club.

Le GEARS va donc encore plus loin en détaillant le corps, l’élément que nous, les amateurs, avons finalement le plus de mal à appréhender, et même quand on se filme de derrière ou de profil. 

Si le Trackman ou le FlightScope donnent chacun beaucoup de mesures et de détails, avec le GEARS, c’est encore plus de données, et donc de détails, ce qui peut alimenter la confusion.

Quand on parle de mesures et d’analyses, il faut déjà être très orienté « datas » ou alors s’en remettre à un expert capable de traduire les chiffres en mots plus simples.

En ce sens, le GEARS ne remplace pas l’enseignant, mais lui donne encore plus de légitimité, si cela était nécessaire, pour se faire le traducteur de la machine, et orienter l’élève dans la bonne direction.

De mon point de vue, la machine ne va non plus remplacer le, la ou les philosophies concernant l’apprentissage du swing.

Plus de données, oui, si c’est au service d’un meilleur profilage préalable de l’élève.

Pour les générations futures, il serait souhaitable que l’enseignement du golf commence par la détermination du profil, des compétences et caractéristiques réelles de l’amateur au point de départ, et ensuite, le contrôle et la correction de la « direction suivie », justement à l’aide d’outils qui ne doivent pas tromper, comme le GEARS.

Le GEARS n’est pas un outil qui vous dit comment swinguer ? Il vous dit comment vous swinguez ! Ce n’est pas tout à la fait la même chose.

En tant qu’amateurs, pour la plupart, nous sommes tous à la recherche de notre optimum.

Le problème, c’est que le plus souvent, nous ne savons pas vraiment ce qu’est notre swing, et encore moins, ce qu’il faudrait optimiser.

Il faut parfois plus d’une vie pour y arriver, et au passage beaucoup de frustrations.

Dans le cadre des entreprises qui courent après les certifications de qualité, on parle beaucoup d’auto-contrôle.

L’auto-contrôle, c’est un concept clé dans un sport individuel, où au practice et surtout sur le parcours, on se trouve seul face à sa balle, et le fairway.

Au golf, on parle souvent de déplacer le club dans le plan. C’est quoi le plan ? Comment on l’évalue ? Comment on mesure les causes et les effets ?

En réalité, c’est le brouillard.

Entre ce qu’il faudrait faire, ce que nous faisons, et ce que font les professionnels, le risque de confusion est réel.

Le swing de golf est par définition un acte précis.

Nous avons besoin de réponses précises pour le comprendre, et éventuellement le dompter.

Si nous n’y arrivons pas, c’est justement parce que les informations dont nous disposons pour prendre des décisions, ne le sont peut-être pas assez.

Concrètement, le système GEARS, d’ailleurs expérimenté l’an passé par Guillaume et Xavier dans un épisode MyGolfLab au PGA Catalunya, est donc un système de capture de mouvement, capable de mesurer toutes les nuances d’un swing.

Quand un Trackman et un FlightScope se basent sur la technologie Doppler, le GEARS, très similaire à ce qui est utilisé par l’industrie du cinéma pour créer des avatars plus vrais que nature, occupe une pièce dédiée avec huit appareils photos de 1,7 mégapixels, capables de « shooter » à 360 images par secondes, et à 0,2 millimètres près.

Sans fil, le système implique que le golfeur « cobaye » porte une veste, des genouillères, une casquette et un gant avec des capteurs placés stratégiquement.

Pas besoin d’être un golfeur classé, le système fonctionne pour tout le monde, et de la même manière, y compris pour tous les clubs du sac, du driver aux wedges.

Le GEARS, ce qui signifie Golf Evolution and Research System, traite plus de 600 images en moins d’une seconde, pour vous retranscrire fidèlement votre swing à l’écran, en plus de prendre des tas de mesures.

Pour Guillaume Sauzet « C’est le seul outil qui permet de mesurer la déflection réelle d’un shaft. »

Le pro y voit ainsi un débouché fantastique dans le domaine du fitting.

Cet outil peut effectivement permettre de répondre avec plus de précision sur le manche idéal à conseiller à un golfeur, se basant sur le mouvement réel du joueur, mais aussi du club.

Le GEARS permet de mesurer concrètement la différence d’un manche regular par rapport à un manche stiff, dans les mains de n’importe quel joueur.

On imagine demain qu’un fitter pourra aller dans un niveau de détail plus élevé, et notamment déterminer non pas la seule rigidité du club, mais la rigidité idéale sur tout le long du manche, du butt jusqu’au tip.

John Lawson est justement un fitter qui a fait le choix du GEARS pour son studio à Paris.

Toujours selon Guillaume Sauzet, le GEARS est le seul outil à pouvoir combiner les informations sur la balle, le club, et le corps, d’autant qu’il est souvent utilisé en complément d’un launch monitor, et donc aider l’enseignant à détecter des liens de causes à effets, entre une tendance de trajectoire, et l’action du corps.

Toujours au moment de son test dans l’épisode MyGolfLab, Enrique Lopez, le pro du PGA Catalunya qui utilise l’outil lui a illustré la rotation de ses épaules, par rapport à la rotation réelle de ses hanches, de même qu’il aurait pu détecter un déplacement latéral des hanches (sway ou slide).

C’est précisément à cet endroit qu’il y a un cap à dépasser à la fois pour les enseignants, et les amateurs.

Apprendre à ne pas avoir peur de trop de données ou trop de détails.

C’est justement toujours le rôle de l’enseignant que d’agir comme un vulgarisateur, et aussi un sélectionneur, pour n’utiliser que ce qui est utile.

Les données sont la véritable « trace » de vos bras, de vos segments, et en fait de votre corps pour produire votre swing.

Un problème avec les poignets ? Un problème avec l’amplitude du backswing ? Une question sur la rotation des hanches ?

Le système donne le bon diagnostic, et des comparaisons avec la moyenne des meilleurs joueurs.

En 2017, quand j’avais fait le test, les ingénieurs Cobra avaient comparé mon avatar avec celui de Rickie Fowler.

Cependant, ce n’est pas encore la bonne démarche.

Le système GEARS ne définit pas votre profil de swing.

Il faudra réaliser cette étape par ailleurs, et avec un enseignant sensible à ces sujets, que ce soit Action Type ou Wright Balance…

Sinon, cela peut être le biais du système que de vous inciter à répliquer le swing d’un pro qui présente un profil radicalement différent du vôtre.

Je préfère y voir une opportunité de détecter des failles et des opportunités d’améliorations pour par exemple gagner en vitesse de swing, corriger le plan avec enfin une visualisation de ce qu’il faut faire, et pas simplement des mots sans illustration concrète.

La retranscription à l’écran du mouvement du corps, et celui du club est en ce sens le gros point clé de cette technologie.

Les launch monitor retranscrivent la trajectoire de la balle, pas celle du corps. Avec le GEARS, il faut surtout se focaliser sur le corps.

Vous ne tournez pas les hanches ? De combien en degrés ? Que se passe-t-il quand vous les tournez ?

C’est donc un moyen d’expérimenter tout en visualisant en un instant les liens de causes à effets.

Il reste devant nous un vaste sujet ! Est-ce que cela vaut le coût ?

La question se pose aussi bien pour l’offre que pour la demande…

Pour les enseignants, est-ce qu’il faut investir plus de 30 000 dollars/euros ?

La réponse n’est pas évidente si la demande, les golfeurs, et les golfeuses, n’expriment pas clairement la volonté de progresser.

Combien de fois n’ai-je pas entendu des amateurs me dire « Ah non, moi je ne prends jamais de cours de golf ! », et pourtant, certains devraient.

Beaucoup des lecteurs de Jeudegolf, et avec lesquels j’échange, sont au contraire très passionnés, et voudront au moins tester. Ils ne sont pas encore la majorité du marché, et l’index médian en France ne progresse pas.

En premier lieu, parce que beaucoup d’amateurs n’en ont pas tant le désir, et en même temps, ne sont pas prêt à tant investir sur leur jeu, préférant tomber au hasard sur une vidéo gratuite qui pourrait éventuellement leur donner l’illusion de les aider.

Avis aux gourous du golf, et ils sont nombreux entre autres charlatans du web.

De l’autre côté, pour la demande, les golfeurs passionnés, il y a donc bien la question du coût puisque l’on parle de leçons au tarif supérieur, peut-être entre 180 et 250 euros.

Ce n’est plus du petit investissement à la semaine !

Et autre remarque ou question que j’ai souvent entendu « Est-ce que l’enseignant ne fait pas durer le plaisir, afin de gagner un peu plus en leçon ? »

Dans la relation enseignant-élève, c’est loin d’être simple de savoir qui est responsable d’une stagnation ? Le pro qui n’en donnerait pas assez ? L’élève qui n’en ferait pas assez ?

Je peux imaginer qu’un système tel que le GEARS donne des mesures objectives et finalement un état de la situation exact. Cela pourrait peut-être réconforter tout le monde, l’enseignant comme l’élève.

Le progrès est identifiable. Il devient aussi quantifiable !

30 000 euros ou plus la machine ou 180/250 euros la leçon, GEARS n’est pas encore une solution de démocratisation de l’apprentissage du golf, et il est clair que beaucoup vont hésiter longuement avant de franchir le pas.

Pourtant, c’est peut-être enfin la meilleure solution pour sortir du brouillard ou même pour les plus expérimentés de la chose du swing, analyser ou renforcer des convictions.

Que faut-il faire pour réaliser un meilleur swing ?

De bonnes informations mieux comprises et mieux appliquées…

Quoi qu’il en soit, le bon enseignant restera toujours celui qui sera plus curieux des nouvelles façons d’enseigner et de s’améliorer, de même que le bon joueur de golf sera toujours celui qui s’investira le plus dans son jeu.

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Commentaires   

golfnswing@gmail.com
0 #2 Magnifique, mais...golfnswing@gmail.com 14-02-2020 07:38
A l'évidence Gears est une technologie extraordinaire. Mais est-ce bien nécessaire ? Est ce que cela ne peut pas même être nuisible ? Pour citer Paul Valéry : tout ce qui est simple est faux, tout ce qui ne l'est pas est inutilisable.
La deflexion ? L'analyse du shaft sur toute sa longueur ? Il y a près de 20 ans que les clubfitters/clubmakers qualifiés savent analyser un shaft ainsi, grâce aux méthodes et outils développés par Tom Wishon, et utiliser ces analyses pour optimiser les trajectoires !
La deflexion, qui ne joue que si le golfeur a un relâchement vraiment tardif et beaucoup de vitesse, ce qui est assez rare, se décompose en deux parties : le droop, ou la courbure vers le bas, et le bend, la courbure vers l'avant.
Or l"effet du droop se traduit par le lie à l'impact que l'on analyse très exactement avec des moyens rudimentaires, et l'effet du bend, par la variation du loft dynamique à l'impact que les bons launch monitors relèvent tous et qui se traduit par la variation de l'angle d'envol, elle aussi mise en évidence par le launch monitor.
Après, pour ce qui est des mouvements du corps et, des outils téls que la K Vest ou le Hack Motion, ou encore les planches de force, voire, pour le retard, un outil à 150 € qui est le Swingrite, ils les montrent très bien pour un prix très loin de 30000 €.
Et puis, connaître tous ces éléments, c'est remarquable, mais encore faut-il savoir les interpréter, connaître les remèdes à appliquer, et comment faire en sorte que le golfeur les applique, et de façon régulière, ce qui est une autre paire de manche.
Toutes les mesures effectuées, sans exception, se traduisent dans la trajectoire et ce n'est finalement que ça qui compte. Et à partir de la trajectoire, le bon pro et le bon club maker saura parfaitement prendre les correctifs nécessaires.
Alors, attention à l'effet du lampadaire : on regqrde ce qui est éclairé. Impressionnant, certainement. Utile? C'est très loin d'être évident.
gleizedid@gmail.com
+1 #1 Gears en Francegleizedid@gmail.com 13-02-2020 15:55
Bonjour,
Savez vous où on peut trouver des cours / GEARS sur Paris ?
Merci
Bonne journée
Didier

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