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Qu’est-ce que le Gear Effect au golf ?

Qu’est-ce que le Gear Effect au golf ?

Dans le cadre de notre première vidéo « MyGolfLab », série co-présentée par Xavier Bretin et Guillaume Sauzet pour JeudeGolf.org, les deux pros abordent la question du « Gear Effect » pour expliquer le slice sur un coup de départ. Comme c’est une notion encore assez peu répandue sur le web, et relativement complexe, nous vous proposons un article complet pour défricher et vulgariser le sujet.

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Littéralement, la terminologie « Gear Effect » désigne un effet d’engrenage.

Au golf, on tape déjà un coup puis un autre dans une sorte d’engrenage.

Frapper une balle de golf est en soi un engrenage ou en fait une séquence qui met en scène plusieurs actions qui se déroulent l’une après l’autre. Cette séquence ne s’arrête pas à l’impact avec la balle.

Le phénomène d’engrenage se transmet de la tête du club à la balle. Nous allons vous illustrer comment…

Définition du Gear Effect

Ce terme sert principalement à décrire l’interaction entre la tête du club et la balle comme l’illustre Xavier Bretin dans la vidéo MyGolfLab.

Si la balle est touchée au niveau de la pointe du club, à savoir le bord extrême droit de la face, elle va commencer à courber selon la forme d’un draw ou même un hook, soit une trajectoire qui finit très à gauche de la cible.

Pourtant, schématiquement, la balle est touchée par la droite de la face, et elle part sur la gauche. C’est bien un phénomène d’engrenage qui inverse la trajectoire.

A l’inverse, si la balle est touchée au niveau du talon, à savoir le bord extrême gauche de la face (proche du shaft), elle va commencer à courber selon la forme d’un fade ou même d’un slice.

En réalité, l’impact de la tête de club lancée à pleine vitesse sur la balle statique crée ce que les anglais appellent un effet de « twist ».

La face du club « twist » ou vrille en français dans un sens opposé au lancement.

Plus précisément, quand la tête de club heurte la balle au niveau de la pointe, la face du club « s’ouvre », ce qui fait que la balle commence sa trajectoire sur la droite pour courber et revenir fort à gauche.

A l’inverse, si la tête heurte la balle au niveau du talon, la face du club « se referme ». La balle part d’abord à gauche puis courbe vers la droite.

De manière technique, cela crée ce qu’on appelle le sidespin.

Notion qui est différente du backspin, mais qui fait bien état d’une chose récurrente : Les effets donnés à la balle.

Sidespin : Une notion aussi importante que le Backspin

Comme une balle de golf est une sphère. Elle tourne sur elle-même.

Elle ne tourne pas seulement de haut vers le bas (backspin) à une plus ou moins grande vitesse selon la vitesse du swing, la forme du club et même la nature de la balle.

Elle tourne aussi (sidespin) de manière latérale, de gauche à droite ou de droite à gauche, comme elle peut rester sur un axe relativement neutre quand elle est prise parfaitement.

Le « Gear Effect »… c’est justement cette relation d’engrenage qui produit le backspin, et le sidespin.

A la télévision, on vous parle plus souvent du backspin, car le résultat chez les pros est spectaculaire.

La balle tournant dans le sens inverse de son lancement, au sol, selon la force donnée, pour une balle haute qualité, effectivement, elle peut reculer si le niveau de fermeté du green est adéquat.

Concernant le sidespin, le vol d’une balle est si bref que les commentateurs ne s’amusent pas à vous commenter le degré de sidespin pour justifier un draw, un slice, un hook, un fade ou même une balle parfaitement droite.

En vérité, ils n’ont pas nécessairement cette donnée sous les yeux, car elle ne peut être mesurée avec précision sans un « launch monitor » type Trackman, Flightscope ou Foresight.

La courbure d’un coup de golf arrive pourtant au moment où la tête de club tourne autour de son axe vertical aussi appelé centre de gravité.

C’est pourquoi de nos jours, tous les bois de parcours sont dessinés avec une légère courbe au niveau de la face dans son horizontalité (bombée). En anglais, on parle de « bulge » au niveau de la face.

Nous allons y consacrer un sujet entier.

Relation entre la face d'un driver et une balle dans un engrenage

Au premier regard, vous pourriez penser que vos faces de drivers sont plates ! Tapez un objet rond avec un club arrondi paraît en soi contre nature.

Pourtant, en bombant la face d’un driver, cela va contrer en partie les effets donnés à la balle par un club lancé pour faire du hook ou du slice.

Comment ?

En accentuant dans un premier temps l’effet !

Une balle tapée en pointe doit donner du draw ou un hook à l’extrême.

Avec une face bombée, la balle va encore plus partir à droite de la cible pour atténuer dans un second temps la forme de la courbe qui ramène la balle à gauche. Idem dans l’autre sens !

Pour être explicite, avec une face plate, la balle tournerait immédiatement dans la direction opposée au swing, alors qu’avec une face bombée, il y a ce mouvement qui « redresse » un peu la trajectoire de la balle, sans pouvoir toutefois complètement annihiler le « gear effect ».

Dans le cas où vous prenez la balle avec le centre de la face, l’impact va s’aligner parfaitement avec le centre de gravité en tête, et cette dernière ne va pas « twister ». C’est d’ailleurs le seul cas où un driver avec une face plate pourrait être utile.

Toutefois, peu de golfeurs arrivent à taper la balle toujours au centre de la face…

Précision : Plus la tête du club est large et plus grand est le gear effect.

Les pros qui utilisent des têtes 440 cc contre des têtes 460 cc pour les amateurs ont moins besoin de tolérance, mais par contre, ils veulent aussi réduire les effets du sidespin. Toute la question est de centrer plus régulièrement la balle dans la face… Toute une histoire pour nous les amateurs.

Jusqu’au milieu des années 90, on pensait que le gear effect s’appliquait aussi sur un axe vertical. Les faces de drivers étaient alors aussi bombés dans la verticalité.

Si vous tapiez la balle trop basse dans la face, elle allait grimper dans les airs, et prendre beaucoup de spin pour se freiner trop vite. Vous perdiez en distance.

On pouvait le mesurer avec le niveau de spin donné à la balle par angle de lancement, mais aussi tout simplement par la roule obtenue après le carry.

A l’inverse, une balle tapée trop haute dans la face devait générer trop peu de spin, ce qui allait lui faire perdre rapidement de l’altitude.

Par rapport à une face plate, l’aspect bombé de la face qui joue sur la roule était censé avoir pour effet de délofter la tête du club, pour justement produire une trajectoire plus basse, et donc plus favorable à la distance.

Dans l’article suivant, nous allons voir que ces arguments ont été en partie battus en brèche par Tom Wishon.

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