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Revenons aux fondamentaux: Le take-away d’un swing de golf pour les amateurs

Dans ce sujet, nous avons voulu nous intéresser à un aspect du swing en particulier, le démarrage aussi connu en anglais, le take-away, qui veut littéralement dire « emporter », et comme si on voulait emporter le club loin de soi. Si c’est la première étape d’un swing de golf après s’être mis à l’adresse, qu’est-ce que cela conditionne ? Que faut-il bien faire ? Quel exemple ne faut-il pas suivre ? Revue de ce que nous avons trouvé sur le net pour y voir plus clair…

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Le take-away : Qu’est-ce que c’est ?

Commençons par définir le take-away pour un swing de golf… Selon les professionnels de golf, il s’agit d’une partie du backswing, sachant qu’un swing de golf se compose de plusieurs temps, et notamment un back…swing, puis un down… swing, d’abord vers l’arrière puis vers l’avant.

Le take-away est donc le déclenchement du mouvement du swing vers l’arrière, et on le délimite par le moment où le club arrive parallèle au sol.

De ce fait, le take-away n’est pas seulement le fait d’emporter ou d’arracher le club du sol… c’est tout le mouvement jusqu’à amener le club parallèle à une ligne imaginaire formée avec le sol…

Qui dit ligne ? Est-ce que cela veut dire que le club doit être strictement aligné avec la cible que l’on vise ???

Selon les basiques de l’enseignement du golf, si la tête de club se trouve être mal positionnée pendant ce mouvement de take-away, la trajectoire de la balle aura de grandes chances de partir dans une mauvaise direction, et quelle que soit la qualité du reste du mouvement ?

Il faut donc comprendre que le placement de la tête de club pendant le take-away est crucial.

Que déplace-t-on finalement pendant un take-away ? Ce n’est pas seulement un grip, un manche, et une tête de club que l’on pourrait résumer, dans un club dans son ensemble.

Il nous faudrait donc « checker » non seulement la position du manche, mais aussi celle de la tête.

C’est quoi un bon take-away ?

Toujours selon les bases de l’enseignement du swing de golf, un bon take-away devrait garder notre corps, nos mains, et notre club, le tout en parfaite synchronisation sur le bon plan de swing…

C’est l’objectif ou la mission du take-away.

Dans cette définition, il semble donc qu’il y ait deux points clés : Synchronisation des actions, et le plan de swing.

Mais au fait, c’est quoi un mauvais plan de swing ? Doit-on comprendre que c’est quelque chose qui sort du plan ? Il est où le plan ? Comment peut-on le visualiser ?

D’autant plus qu’à cette première définition d’un bon take-away pour le swing de golf, il faut ajouter « Le take-away doit maintenir votre swing sur le bon chemin le plus tôt possible, ce qui pourra conduire à une plus grande chance que votre swing suive ensuite le bon plan. »

Bref, il est toujours question de plan, mais là on ajoute aussi la notion de chemin.

Un swing doit suivre un chemin…celui qui va ramener le club vers la balle, et la lancer dans la trajectoire désirée, ce qui pour 99% des amateurs correspond déjà à simplement un coup devant soi, et si possible, sans trop d’effets.

Si vous avez un jour l’opportunité de prendre une leçon avec un radar type Trackman, vous verrez qu’il n’existe pas une mesure spécifique du take-away, en revanche, il y a bien une mesure du plan de swing.

Nous nous sommes justement intéressés à ce que la société Trackman appelle justement le plan de swing, pour y voir plus clair.

Tout d’abord, la définition du plan de swing est selon eux « Le plan de swing est un angle vertical relatif à l’horizon, et défini par le mouvement du centre de gravité de la tête de club avant d’impacter la balle de golf »

C’est là où pour beaucoup d’entre nous, la notion de plan de swing est très conceptuelle, et même difficile à appréhender : Relatif à l’horizon…

Le plan de swing est invisible à l’œil nu. Il faut un sacré effort d’imagination pour comprendre sur quel plan, il faut démarrer le take-away.

Dis autrement par Trackman, le plan de swing est un angle vertical formé avec le sol, sous la forme d’un cercle sur lequel chemine la tête de club sur la partie basse de l’arc de swing, soit aussi bien le take-away… que le downswing, moment équivalent où cette fois le club ne part plus de la balle, mais au contraire y revient.

Pour beaucoup d’amateurs, c’est déjà compliqué de comprendre comment faire un bon take-away, quand déjà la définition du plan de swing n’est pas très simple à se représenter.

Il existe d’ailleurs un excellent outil pédagogique, sous forme de planche posée au sol et qui doit vous inciter à suivre… le plan, et donc ne pas le couper en déplaçant trop vite la tête de club à l’intérieur ou à l’inverse, trop vite à l’extérieur de cette planche qui matérialise en fait la ligne droite vers la cible que vous cherchez à atteindre.

A ce stade, trop vite à l’intérieur, trop vitre à l’extérieur, bref, il faut comprendre que le take-away doit longer le sol tout droit ou plutôt dans la direction à l'opposé de la cible.

Comme écrit plus haut, le take-away conditionnerait en fait la façon dont le club est censé revenir sur la balle, une fois la prise d’élan effectuée.

Toujours sur la question du plan de swing, il faut retenir une petite subtilité : Il change selon le club utilisé, et notamment la longueur du manche.

Plus le club présente un loft ouvert avec une série standard (pas une série à longueur unique), et plus le club a des chances de présenter un manche plus court, ce qui va induire un plan de swing plus vertical (l’angle exprimé en degrés va augmenter).

Pourquoi ? Tout simplement parce que le joueur va se retrouver naturellement et obligatoirement plus près de la balle. Avec un club plus court, le swing de golf est plus vertical.

A l’inverse, avec le driver, le club censé être le plus long du sac, le swing peut commencer à s’horizontaliser… l’angle est moins marqué (baisse).

Selon Trackman, pour un driver, le plan de swing est généralement constaté entre 45 et 50 degrés par rapport au sol.

Si le plan est inférieur à 45 degrés, on peut considérer que le joueur déplace son club selon un plan trop horizontal, alors qu’à l’inverse, au-delà de 50 degrés, le plan est trop vertical.

Faut-il en déduire que le take-away change selon le club utilisé ? La réponse est oui.

*L'application Shot Tracer pour Iphone permet de prendre une vidéo de son swing, et de réaliser un swing tracer, pour justement constater de visu, son propre plan de swing...

Pourquoi un bon take-away est important ?

Au-delà du fait d’emmener le club sur le bon plan ou le bon chemin, un bon take-away consisterait déjà à déplacer le club dans les premiers instants, de manière cohérente avec le projet de trajectoire de balle.

Il doit être plus difficile d’imaginer que le résultat de la frappe de balle va être en phase avec notre intention, si dès les premières secondes, il y a une incohérence de déplacement.

Pour Eric Alpenfels, parmi le top-100 des coachs de golf américains, le take-away est bien la partie la plus importante d’un backswing : « Cela donne le ton de tout votre swing »

Il ajoute « Ratez cette étape, et vous aurez vraiment du mal à taper un bon coup de golf ».

Pour le coach, un bon take-away nécessite trois choses : Une bonne posture, un club parallèle à votre ligne de pieds au sol, et la pointe de votre tête de club qui pointe vers le ciel…

Et c’est tout !

Il n’y a que ces trois choses à retenir pour réussir un bon take-away.

Concernant la posture, considérée comme le point central et commun à tout bon swing de golf, si vous vous tenez trop voûté au-dessus de la balle ou à l’inverse trop droit comme un « i », cela va inévitablement affecter votre capacité à déplacer correctement le club sur le bon chemin.

La bonne position du corps au-dessus de la balle à l’adresse est donc la toute première chose à mettre en place.

Travailler avec un miroir peut être une bonne aide, comme le fait de tout simplement s’assurer que l’on a bien les yeux au-dessus de la balle…et non pas trop à l’intérieur entre vos pieds et la balle, ou inversement, trop à l’extérieur, au-delà de la balle…

C’est aussi le point le plus facile à mettre en place, car on peut faire la vérification avant de déclencher le swing, alors que pour les autres étapes, le plus souvent, le club est en mouvement…

C’est pourquoi un coach qui vous ferait travailler le take-away pourrait vous demander de décomposer le mouvement, avant de taper des pleins coups.

C’est notamment important pour la deuxième étape clé qui consiste à amener le club parallèle à votre ligne de pieds (qui définit la trajectoire que vous voulez donner à la balle).

A ce stade, le coach américain veut nous rassurer « Ne vous préoccupez pas de trop intérieur ou trop extérieur, si quand le club arrive parallèle au sol, votre club est directement parallèle à la ligne formée par vos pieds, vous avez déjà fait les 2/3 de « votre chemin » vers un take-away parfait !

Une bonne nouvelle, et une instruction claire concernant un swing de golf !

Le dernier élément consiste à faire pointer la tête de club vers le ciel. Cela va de pair avec la club parallèle à la ligne formée par vos pieds.

Toujours pour le coach, cette obligation vous garantit que la face de club sera square à ce moment crucial du swing de golf…

C’est là où un exercice fondamental que tous golfeurs et de tous niveaux devraient régulièrement faire intervient : Démarrer son take-away, et faire une pause à la fin (quand le club est parallèle au sol) pour de là, vérifier si le club est bien parallèle à la ligne formée par les pieds, et si le club pointe bien vers le ciel.

Une fois que c’est vérifié, le golfeur ou la golfeuse peut reprendre le déroulement du back swing, et taper la balle.

Si vous constatez que votre club ne pointe pas complètement vers le ciel, peut-être devriez-vous regarder du côté de votre grip…

Un autre bon moyen de vérifier votre take-away est d’utiliser une baguette au sol, pour encore mieux matérialiser la position de votre club, une fois parallèle avec le sol…

Pourquoi certains pros miment un take-away avant de faire un plein swing ?

Vous l’aurez peut-être noté, en regardant des résumés des tournois de golf professionnel sur Youtube, beaucoup de professionnels réalisent un court mouvement, le take-away en fait, et seulement, avant de réaliser leur plein coup.

Plus que toute autre partie du swing, ils répètent le take-away, encore une preuve de son importance pour la suite.

A nouveau, pour beaucoup d’enseignants du swing, même les meilleurs joueurs du monde ont de temps en temps, des difficultés pour garder le take-away sur la bonne ligne.

Si vous-même, sur le parcours, vous commencez à balancer des balles à droite ou à gauche, c’est peut-être le moment de faire une pause, et de vous reconcentrer sur votre take-away.

Le fait d’incorporer une répétition de votre take-away avant un coup ou alors à l’échauffement au practice pourra vous être utile, pour aider votre cerveau à ne pas oublier ce grand basique du swing de golf.

Car oui, au golf, à moins d’être une machine, nous passons notre temps à oublier, et même les fondamentaux.

C’est pourquoi vous entendez souvent les plus grands coachs des plus grands joueurs vous dire qu’à l’occasion de l’entraînement, le travail porte sur un retour… aux fondamentaux.

A retrouver ci-dessous un ralenti du swing de l'anglais Andy Sullivan filmé en 2018 à l'Open de France par nos soins...

Qu’est-ce qui peut causer un mauvais take-away ?

Pour beaucoup d’enseignants, la première cause d’un take-away non contrôlé ou incohérent avec le projet de trajectoire souhaité vient d’une trop grande tension dans le corps, et les bras.

Quand un golfeur est trop tendu, il ajoute involontairement de la tension dans ses bras, et ses mains, ce qui peut l’amener à déplacer le club d’abord avec les mains, ce qui pourrait directement déplacer le club hors du plan de swing !

On en revient à un point clé cité plus haut : La synchronisation du corps et des bras !

Idéalement, le take-away devrait d’abord être déclenché par le haut du corps (les épaules) mais surtout pas par les mains.

Un exemple à ne pas suivre ?

Tout du moins au début de sa carrière, l’américain Rickie Fowler, rookie de l’année 2010 sur le PGA Tour était connu pour volontairement créer un take-away qui sortait systématiquement du plan.

C’était d’ailleurs la signature de son swing.

Bien qu’aujourd’hui, il a probablement corrigé ce phénomène, au début de sa carrière, cela ne l’a pas empêché de gravir très vite les échelons de la performance, parce qu’il maitrisait notamment assez bien les compensations à mettre en place pour accompagner un take-away qui sortait le club du plan.

Selon nombre d’enseignants, c’est toutefois un mauvais exemple à suivre, surtout si vous ne voulez pas avoir à lutter contre un hook très prononcé.

En réalité, plus tard dans le backswing, Fowler opérait un mouvement assez radical qui justement ramenait le club dans le bon plan. Cela lui demandait un excellent timing.

Le timing, c’est beaucoup de pratique, et tous les amateurs ne sont pas égaux sur ce point… Ne pas respecter les usages d’un bon take-away, c’est donc prendre le risque de mettre en place des compensations plus ou moins difficiles à maintenir… avec régularité.

Pour enlever un défaut de swing, ou au contraire, ancrer un bon mouvement, cela prend beaucoup… beaucoup de temps.

La prochaine étape clé du swing après le take-away : L’armement des poignets pour amener le club vers le sommet du swing. 

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