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Face d’un club de golf square à l'impact - Débat d'enseignants

Comment ramener la face d’un club de golf square ?

En lien avec l’article sur le fait de contrôler la trajectoire de ses coups de golf, j’ai fait des recherches auprès d’enseignants, pour découvrir quelles méthodes ils pouvaient nous recommander pour ramener plus régulièrement la face du club square, ce qui agit directement sur la dispersion. Je vous présente ci-après les préceptes de deux enseignants, et finalement un point commun pour mieux gérer la face d'un club de golf.

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En finir avec les coups de golf incontrôlables

Chuck Quinton, enseignant PGA aux Etats-Unis commence son argumentation de la manière suivante: Est-ce que vous tapez occasionnellement des coups qui partent un peu dans tous les sens ? Est-ce que vous vous bagarrez avec des impacts très imprécis dans la face ?

Je me suis reconnu dans cette question, et beaucoup d’amateurs vont sans doute aussi se reconnaître.

Quinton affirme qu’avec sa méthode, nous allons pouvoir développer un swing de golf ramenant la face de club plus square, et en même temps une position de l’impact plus au centre de la face.

Précision : Une face peut être square, en ligne avec la cible, mais le point d’impact de la balle peut être en même temps décentré, ou en pointe, ou en talon.

Pour Quinton, la plupart des golfeurs tournent le club dans un effort pour rendre la face square à l’impact. « Ils sentent que la face de club est ouverte au downswing, et ainsi, ils pensent qu’ils ont besoin de faire quelque chose pour essayer d’envoyer la balle sur la cible. »

Pour le pro, c’est en fait impossible à réaliser de manière régulière, et cela conduit à perdre le contrôle du coup. Pour régler ce problème, il suggère d’apprendre à ramener la face du club square plus tôt dans le swing.

Exemple d'un pro qui ramène la face square à l'impact

Si la face de club est trop ouverte au moment du downswing, et précisément quand le club revient à l’horizontale par rapport au sol, ce qui pourrait conduire à du slice, et ce car, le golfeur veut en fait créer du retard (lag), le pro explique que le poignet gauche est alors dans une position dite « cupped » soit creuse.

C’est ce qui ouvre la face du club même quand ce golfeur croit avoir un grip plus fort.

De là, ce golfeur est obligé de tourner les poignets pour ne pas taper complètement à droite de la cible.

Pour Chuck Quinton, il faut éviter cette situation en préparant la face du club à être plus square plus tôt, y compris dans la phase de transition.

Il affirme que la face de club va alors tourner de manière graduelle vers la position square tout au long du downswing, et beaucoup plus lentement. Cela se mesure en degrés de rotation par seconde.

Des recherches démontreraient que Tiger Woods tourne la face du club à l’impact à près de 1000 degrés par seconde, ce qui serait en fait plus lent que la moyenne des golfeurs avec un index élevé.

Des recherches démontreraient que Tiger Woods tourne la face du club à l’impact à près de 1000 degrés par seconde, ce qui serait en fait plus lent que la moyenne des golfeurs avec un index élevé.

Ce serait une des raisons qui expliquerait pourquoi il a été et est toujours aussi consistant.

Si Tiger devait refermer la face du club à la dernière seconde, comme le font une majorité d’amateurs, Quinton affirme qu’il aurait du mal à taper la balle droite, et ce comme n’importe quel autre golfeur.

Ce n’est pas ce qu’il fait.

Ainsi, l’enseignant rappelle trois points clés : Le fait de rendre la face square plus tôt permet d’éviter un mouvement de rotation brusque pour fermer une face ouverte. Le fait de commencer à aplatir le poignet gauche au sommet réduit la vitesse de rotation à l’impact. Le dos de la main gauche tourne pendant le downswing à son point bas, mais pas extérieur à l’impact.

Il affirme que beaucoup d’amateurs ne comprennent pas ce qui se passe au moment où le club descend à son point bas vers l’impact avec la balle.

Premièrement, il relève le plus souvent chez les amateurs, une tendance à déplacer la face très ouverte pendant le downswing alors qu’elle devrait déjà être square.

Premièrement, il relève le plus souvent chez les amateurs, une tendance à déplacer la face très ouverte pendant le downswing alors qu’elle devrait déjà être square.

Il considère que dès qu’un golfeur amateur tire le club vers le sol, il créé la faute, alors qu’il faudrait même quand le club est parallèle au sol que la face du club pointe vers le ciel.

Au dernier moment, l’amateur tente de refermer la face, et c’est ce qui crée les conditions de coups décentrés, et imprécis.

Pour, au contraire, générer un bon swing de golf, il convient de ralentir la rotation ou même la diminuer pendant l’impact, et ce d’environ 250 à 300 degrés de rotation.

Le fait de ralentir la rotation du club de golf permet d’augmenter la consistance des coups les uns après les autres.

La seule solution pour y parvenir consiste à être square au sommet du backswing par une bonne position du grip.

La clé numéro un consiste à aplatir le poignet gauche.

La clé numéro un consiste à aplatir le poignet gauche.

Avec le bon grip, un golfeur va justement pouvoir ramener la face square à l’impact avec moins de manipulation dans la zone d’impact.

C’est la partie critique d’un swing de golf. Si nous ne parvenons pas à ce résultat, selon le coach, nous serons toujours très inconsistants dans nos swings.

Il faut arriver à maîtriser la position de la main gauche (pour un droitier) pendant le backswing, puis pendant la transition entre back et downswing, travailler très lentement la rotation en aplatissant le poignet gauche de sorte qu’à l’impact, le dos de la main gauche pointe vers le sol au lieu d’être très ouvert avec le logo de votre gant qui pointe vers vous, avant de le retourner à la dernière seconde.

En résumé, maintenir le poignet gauche aplati pendant tout le mouvement au lieu d’agir avec lui.

J’ai testé sa recommandation, et franchement, j’ai eu beaucoup de mal à parvenir à un résultat immédiatement satisfaisant.

Je pense que l’outil d’entrainement swinggyde est alors indispensable pour sentir la position du club au backswing.

Pour tenter de place la face square au sommet du backswing, j’ai eu besoin de faire une pause pour m’assurer que la face n’était ni trop ouverte, ni trop fermé, et ce avant de déclencher le downswing.

Il me semble qu’il faut aussi apprendre à calmer la main droite (pour un droitier), et éviter de refermer la face du club par son intermédiaire.

Problème, je commence alors à ouvrir la face dans la zone d’impact, sans doute parce que je ne sens pas qu’elle est déjà ouverte au sommet. C’est donc très difficile à travailler seul sans un enseignant.

Le fait de ralentir la rotation des poignets pendant le swing me paraît compréhensible. En revanche, y parvenir au bout d’une cinquantaine de frappes est déjà beaucoup moins réaliste.

L’importance des angles avec les poignets

Andrew Rice est un excellent enseignant outre-Atlantique.

Les poignets sont décisifs dans le fait de positionner la face de club proprement pendant le swing.

Pourtant, il affirme que pendant des années, il n’a pas compris l’importance des angles formés par les poignets par rapport au swing de golf.

« La partie la plus importante de tout swing de golf réside dans la capacité d’un joueur de golf à contrôler la face du club en relation avec le chemin du club. Les poignets sont décisifs dans le fait de positionner la face de club proprement pendant le swing. »

Il ajoute « J’en suis venu à réaliser que la position des poignets, et notamment les angles formés avec le sol sont plus importants que la position du grip ou les angles formés avec le grip. Je vois beaucoup trop de golfeurs qui adoptent des grips très forts, et qui pourtant slicent la balle. »

Pour taper un draw, il faut fermer la face du club par rapport au chemin. Le coach explique qu’un poignet légèrement courbé pendant tout le swing va justement nous aider à y parvenir.

Il prend en exemple Dustin Johnson, bien connu pour taper des quantités de draw au driver.

Il prend en exemple Dustin Johnson, bien connu pour taper des quantités de draw au driver.

Toutefois, il prend une précaution « Je ne dis pas qu’un poignet légèrement courbé va vous garantir à 100% un draw, mais il va rendre ce type de trajectoire possible. »

Poursuivant « Quand vous embrassez l’idée qu’une relation de chemin à la face fonctionnelle est la première pierre de l’édifice d’un swing de golf réussi, cela vous permet d’entrevoir une forme de clarté dans la façon d’enseigner le swing de golf, et de s’extraire d’une pédagogie trop basée sur le positionnement du corps. »

Pour lui, un swing de golf ne doit pas avoir une certaine apparence qui prendrait le dessus sur la fonction.

Il faut seulement être capable de produire un chemin de club en relation avec la face qui soit prévisible et facilement répétable. Il conclut sur le fait que les angles des poignets sont vitaux pour gérer cette relation.

Je ne dis pas qu’un poignet légèrement courbé va vous garantir à 100% un draw, mais il va rendre ce type de trajectoire possible.

En conclusion, cupped ou bowed, creux ou bombé, aplati dans l’idéal, la principale manière de gérer la face à l’impact repose sur le placement des poignets pendant une majeure partie du swing, et bien entendu, principalement à l’impact.

Pour Chuck Quinton, plus tôt les poignets seront en mesure d’amener la face square et mieux c’est. Pour Andrew Rice, il est surtout important de fermer la face par rapport au chemin, et donc privilégier le plus souvent un draw.

Pour mieux jouer au golf, améliorer le score, gérer le placement des poignets au sommet du backswing est donc un paramètre vital pour le contrôle de la face de club.

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