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Augmenter la vitesse de swing par l’exercice contre le « death grip »

Augmenter la vitesse de swing par l’exercice contre le « death grip »Augmenter la vitesse de swing par l’exercice contre le « death grip »

Deuxième article complémentaire sur le thème de la vitesse de swing, en particulier au drive, avec la revue d’un exercice proposé par Rick Smith, visant à combattre un problème qu’il identifie très régulièrement chez beaucoup de golfeurs amateurs : le death grip ou grip mort, qui avant-même le début du geste détruit toute chance de donner beaucoup de vitesse de swing. Cet exercice sera-t-il vraiment utile à tous les golfeurs ? Constate-t-on vraiment un gain de vitesse de swing ?

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Préambule

Cette série d’articles sur la vitesse de swing se rapproche dans l’esprit de notre rubrique Labo Golf qui consiste à tester des méthodes d’entraînement ou des leçons de coachs pour en comprendre les bénéfices ou au contraire détecter si cela n’apporte pas réellement grand-chose.

Si vous avez manqué le début…

Pour cette série d’articles sur le thème de la vitesse de swing, nous avons commencé par un premier sujet général sur les fondements de la vitesse de swing, et notamment la séquence cinématique.

Notre enquête nous a poussé à prendre contact avec la société SuperSpeed Golf basée à Chicago, pour en savoir plus sur leur outil et protocole, visant à nettement améliorer la vitesse de swing.

Cependant, il n’existe pas qu’une seule façon de travailler la vitesse de swing, sachant que ce n’est pas une garantie pour scorer plus bas sur le parcours.

Dans ce sujet introductif, on a aussi évoqué la question de l’écart-type entre les différents drives tapés sur le parcours.

C’est un bien plus gros problème pour le score quand vous tapez 14 drives avec une dispersion de profondeur de plus de 30 mètres entre chaque.

Le sujet suivant avait pour thème le test de l’exercice de propulsion à l’aide d’une baguette d’alignement.

Un exercice notamment recommandé par Billy McKinney à travers l’application ZEPP Golf à laquelle, nous allons souvent faire référence dans cette série de sujets.

Cette application, et le capteur sont très utiles pour justement contrôler la vitesse de swing, ainsi que nous suggérer des exercices à mettre en œuvre pour l’améliorer.

Encore une petite mise en garde…

Lors de la semaine du WGC-Bridgestone Invitational 2017, remporté par Hideki Matsuyama, Rory McIlroy a tout bonnement complété 52 drives sur 56 possibles au-delà de 300 yards !

Il a terminé premier pour la distance au drive sur ce tournoi avec une moyenne de 328,7 yards de moyenne, soit 10 yards de plus que le second, Jason Day qui a obtenu une moyenne de 319,2 yards !

Cependant, Rory n’a pas remporté le tournoi, terminant cinquième ex-aequo à -7 total, soit à 9 coups du vainqueur, Hideki Matsuyama.

Driver loin n’est donc pas nécessairement gagner !

Passé cette mise en garde, Rick Smith dont nous allons passer en revue l’exercice dans cet article est un coach PGA extrêmement reconnu aux Etats-Unis.

Rick Smith et le constat du Death Grip

En 2009, Rick Smith a été élu deuxième meilleur enseignant au monde par les joueurs du PGA Tour, et depuis 2000, il est régulièrement cité dans le top-10 des meilleurs instructeurs du magazine américain Golf Digest.

Quand il s’agit de parler de vitesse de swing, et en lien avec l’outil ZEPP Golf qui nous permet de réaliser ce sujet, Rick Smith met en avant un problème qu’il considère comme numéro un pour la plupart des amateurs : le « death grip ».

Qu’est-ce que le death grip ?

Le grip mort est selon la définition de Rick Smith, un grip qui bien avant de déclencher le swing, signifie la fin certaine de tout bon swing, capable de générer le bon niveau de vitesse pour un drive relativement long !

Le death grip se caractérise par deux choses : les deux mains sont très serrées autour du grip, et le manche du club repose très en profondeur dans la paume de la main gauche.

Clairement, pour Rick Smith, à partir de là, vous n’avez tout bonnement aucune chance de développer de la vitesse de swing.

Pour contrer cette mauvaise habitude, qui pour beaucoup de golfeurs consiste à serrer très fort le grip, dans un but de se rassurer ou de gérer du stress sur un départ compliqué, Rick Smith suggère un exercice qu’il appelle l’exercice des « 10 doigts » !

La solution de Rick Smith : l’exercice des 10 doigts

Il s’agit de prendre le club dans les 10 doigts des deux mains, en ne liant pas les deux mains comme on pourrait le faire naturellement avec un grip classique.

Le grip du club doit vraiment reposer dans vos doigts, et non pas dans la paume d’une main.

Ensuite, le coach américain vous invite à manier le club avec très peu de pression dans les bras, et les mains. Si usuellement, vous grippez à 8 sur une échelle de 10. Il vous invite à descendre à 3 !

C’est une image, mais clairement, vous devez libérer la tension dans les bras et les poignets.

Il recommande de faire un premier swing à vide et de manière très douce pour laisser le club agir.

En tapant des balles, le golfeur doit ressentir l’action des mains, ce qu’il ne pouvait pas faire avec un « death grip ».

Pour le coach, il s’agit aussi d’un excellent exercice pour un sliceur.

Au début, il admet que cela va engendrer une légère perte de contrôle au niveau de la face du club, et donc sur la qualité du centrage de la balle.

Logiquement, cela veut dire moins de vitesse de balle pour commencer.

Par la suite, il certifie que l’exercice des dix doigts avec mains séparées va vous aider à gagner en vitesse de swing, essentiellement parce que cela combat le « death grip ».

L’exercice vous demande une dizaine de swings à vide en tenant le grip seulement dans vos doigts, et puis, tapez 50 drives avec les poignets détendus.

Mise en œuvre pratique de l’exercice demandé par le coach

J’ai effectué le test de cette méthode, tout en sachant que je ne suis pas forcément un bon cobaye.

Comme beaucoup de golfeurs amateurs, j’ai plein de défaut mais pas celui du « death grip ».

Néanmoins, j’ai voulu ressentir ce qu’avance Rick Smith, et notamment la prise avec 10 doigts.

Ce n’est pas particulièrement inconfortable.

La seule chose que j’ai noté, c’est une tendance à sentir moins de contrôle.

Cette astuce ne me semble pas opportune pour jouer durablement ainsi. C’est bien une simple correction à vocation curative. Ce grip est vraiment moins performant qu’avec des mains jointées.

Sur les premiers swings, j’ai perdu 4 à 5 mph de vitesse de swing, passant sous la barre des 90 mph.

Je pense que c’est essentiellement lié au fait qu’on ne se sent pas en capacité de swinguer à pleine vitesse, et en contrôle.

En revanche, je veux bien croire que pour un golfeur qui serre très fort le grip, cela libère de l’énergie, et au contraire, développe de la vitesse de swing.

Les mises en garde sur la performance à court terme de l’exercice proposé

Cet exercice sur le problème spécifique du « death grip » est donc seulement adapté à des golfeurs qui ne libèrent pas assez les bras.

On a vu dans les premiers sujets l’importance de transmission d’énergie d’un segment à un autre.

Du bassin vers le torse, du torse vers le bras dominant, et enfin du bras dominant vers le club.

Cet exercice vise à faire en sorte que le grip n’altère pas la transmission d’énergie du bras vers le club.

A la différence du précédent exercice qui peut s’adresser à tout le monde, y compris pour faire de l’entretien, ce sujet est vraiment utile que pour ceux qui serrent trop le grip, et donc casse la possibilité de transmission du segment bras vers le segment club.

Dans les autres cas de figure, ce n’est pas un exercice vraiment très utile.

Pour ma part, je n’ai rien obtenu de plus…En revanche, c'est un bon rappel sur l'intérêt de faire des petits mouvements types "waggles" pour être certain d'être relâché avant un swing.

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