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Labo Golf: Améliorer la connexion bras-buste pour contrôler son swing

Labo Golf: Améliorer la connexion bras-buste pour contrôler son swing

Depuis l’acquisition du Trackman 4 dans le cadre de nos tests clubs de golf, j’ai eu l’occasion de découvrir certaines fonctionnalités très utiles, comme le fait d’enregistrer une vidéo de son swing, et de la comparer, étape par étape, à celui de golfeurs professionnels. Ce n’est pas en soi quelque chose de révolutionnaire. Parfois, ce n’est pas que la technologie qui est intéressante, mais la façon d’analyser une séquence, et d’en tirer un bénéfice concret pour son jeu. Ci-après, je vous propose une expérience sur l'amélioration de la connexion bras-buste, dans le cadre d’un swing au drive. Sur l’aspect purement technique, je me suis basé sur la méthodologie d’un coach de golf PGA.

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Pourquoi un sujet sur la connexion bras-buste ?

En explorant les différentes fonctionnalités du trackman 4, et en prévision de prochains articles sur la séquence de swings de golfeurs professionnels, je me suis intéressé aux vidéos des golfeurs professionnels pré-enregistrés dans le radar.

Des vidéos qui ont la particularité d’être des enregistrements de swings couplées avec des mesures chiffrées telle que la vitesse de swing, la vitesse de balle, le smash factor, l’angle de décollage, la distance, la roule, etc.

Bref, tout ce qui permet de comprendre la performance d’un golfeur professionnel.

Parmi les différents noms proposés, on retrouve Bernd Weisberger, Justin Thomas, Darren Clarke, Nick Faldo, Luke Donald, et beaucoup d’autres.

Par hasard, j’ai sélectionné le drive de l’anglais Paul Casey swingué à 115 mph pour une distance de 286 mètre.

Sans se prendre pour quelqu’un d’autre, je cherchais à mieux visualiser l’écart entre ce que je produisais naturellement, et l’idéal d’un swing de golf par un professionnel.

En faisant étape par étape des copies d’écrans des deux swings capturés au même moment, passé la vision d’effroi sur tous les défauts de mon swing, c’est surtout la dissociation des bras avec le buste qui a retenu mon attention, et l’envie d’y consacrer un sujet, avec le modeste espoir de vous partager les constats, les enseignements que j’en ai tiré, et les corrections que j’ai mis en place avec des résultats que je considère comme probant, essentiellement s’agissant de la dispersion.

Pour ne pas en faire un sujet seulement personnel, j’ai procédé à des recherches sur le sujet, pour vous proposer les travaux d’un PRO PGA américain, Robin Symes, qui illustre très bien cette question de la connexion bras-buste, et des erreurs à ne pas commettre.

Le constat : La déconnexion des bras avec le buste

Ci-dessus, retrouvez un écran comparatif que je considère comme très parlant du problème de la déconnexion bras-buste.

Qu’est-ce que veut dire déconnexion bras buste ?

Bien entendu, les bras ne sont pas « détachés » du buste. Une bonne définition pourrait consister à dire, trop écartés, et en fait trop déconnectés dans l’acte de rotation du corps qui entraîne le club.

Le cas présent, on voit de manière flagrante que Paul Casey monte le club dans le plan formé par la position de son club, et la ligne de ses épaules.

Dans ce « cadre », on ne distingue pas de dissociation entre son buste et ses bras, qui montent à l’unisson le club.

On peut dire de son swing que les bras sont connectés avec le buste au backswing.

Dans mon cas, au-delà de swinguer 18 mph moins vite, c’est surtout le fait que le club sorte complètement du plan qui constitue une énorme différence.

A la différence de Casey, notez à quel point mes bras sont déconnectés du buste, et écartent le club très loin du chemin idéal.

Alors que le club de Casey remonte déjà, le mien pointe à l’extérieur de la ligne.

Plus tard dans l’expérience, j’ai constaté que cette déconnexion pouvait se relier avec le chemin de club très intérieur-extérieur-intérieur qui peut expliquer une tendance à jouer en draw ou en hook, plutôt que tout droit.

En théorie, je devrais savoir qu’il faut connecter les bras et le buste, mais comme on se voit rarement jouer…c’est assez facile de perdre de vue cet aspect du swing, et de chercher des problèmes ailleurs.

Tout bon pro de golf pourra toujours vous dire que le fait de garder les bras connectés au buste est un pré-requis à un bon swing de golf, alors que la déconnexion des bras participera toujours au fait que les mains compensent, pour tout de même essayer de taper un coup de golf. La consistance et la régularité vont pourtant en souffrir.

Compenser au golf… consiste souvent à fixer un sparadrap sur une jambe de bois. Il est toujours préférable de soigner le mal à son point d’origine.

Dans mon cas, j’ai toujours beaucoup compensé avec les mains, sans réellement comprendre où était l’origine de ce qui était à compenser.

Si j’ai souvent entendu parler de la connexion bras-buste, c’était tout de même une notion abstraite, et pour laquelle, je n’avais pas développé d’image mental ou de feeling.

Quels sont les bons exercices pour travailler cet aspect du swing ? Quelles sont les conséquences d’une bonne connexion versus une mauvaise ? Qu’est-ce qu’une mauvaise connexion ? Où faut-il connecter à l’adresse ?

Ce que j’ai appliqué pour corriger

Pour ne pas compliquer, pour ma part, j’ai compris qu’un tandem buste-bras connecté correspondait à l’intérieur de mon triceps droit touchant le plus longtemps possible à la montée mes cotes sur le côté droit de mon buste.

A la montée, voulant dire quand les épaules commencent à tourner et le bras droit se plie au moment de lever le club vers le ciel, et même lorsqu’il devient parallèle au sol.

Au cours de l’expérience, j’ai noté que l’on pouvait assez facilement perdre la connexion pendant le mouvement, surtout quand on accélère trop brusquement. Cela m’a incité à ralentir la montée pour rester concentré sur la connexion.

Je n’ai pas perdu en vitesse de swing…

En revanche, je ne suis pas encore capable de maintenir cette connexion au moment de relancer le club vers le sol (downswing), notamment côté gauche.

On parle bien de connexion des bras ! Pas du seul bras droit ! Le bras gauche doit aussi être connecté. Si je sens bien la connexion côté droit. Je trouve que c’est plus difficile côté gauche.

Pour autant, j’ai déjà noté plusieurs améliorations à l’aide du trackman : le chemin de club est plus axial (autour de 0 degré).

Selon les données du radar, ce faisant, je ramène le swing sur un angle inférieur à 4 degrés à droite, et mon chemin à l’impact est pratiquement à 0 degré (axial) alors qu’auparavant, avec les bras déconnectés, et du fait de compensation, la direction du swing était parfois à plus de 10 degrés à droite, d’où des frappes très enroulées de droite à gauche, dans les cas les plus extrêmes, et sans compensation des mains.

Jusqu’à présent, et toujours à cause d’une compensation des mains, je fermais beaucoup la face du club à l’impact, particulièrement au drive, et d’environ 3,5 degrés à gauche.

Chemin de club à droite, et face à gauche égal draw dans un cas limité, et hook dans un cas exagéré.

Avec le travail sur la connexion, j’arrive à réduire par trois la direction du swing à droite, et même à obtenir un chemin de club neutre à l’impact.

En revanche, comme je travaille moins avec les mains, dans un premier temps, je sors la balle à droite de la cible, car cette fois, l’angle de la face n’est plus 3,5 degrés à gauche, mais 3 degrés à droite !

Même si ce n’est pas encore parfait ! D'autant que s'agissant des mains, d'autres paramètres peuvent entrer en ligne de compte, et pas seulement la connexion.

Je préfère cette situation, car d’une part, le coup est plus prévisible.

Le chemin de club à 0 degré limite fortement la dispersion qui n’est plus qu’engendrée par la face, et justement avec une face à 3 degrés à droite pour ma vitesse de swing, cela suppose un écart avec le centre du fairway de seulement 22 mètres (à 238 mètres de distance totale).

En admettant que ce coup soit tapé sur un fairway d’une largeur raisonnable, la balle terminera sa course bord du fairway de droite, mais dessus, et pas dans les arbres !

Autre bénéfice que j’ai identifié en tentant de mieux connecter mes bras avec le buste au démarrage du backswing, bien que j’ai la sensation physique de déplacer le club plus lentement à la montée, je swingue plus vite au retour !

En moyenne, je swingue le driver à 96 mph.

Sur le coup ci-dessus, je suis monté légèrement au-dessus de 99mph, sans changer d’autres paramètres, et uniquement en travaillant cette connexion.

J’explique ce résultat par la conséquence logique d’une meilleure connexion : Le fait d’utiliser plus activement le corps. Soit la source principale d’énergie, plutôt que les segments les plus lointains de mon centre de gravité, à savoir les bras, et le club.

A retenir de l’expérience


En générant une rotation plus focalisée sur mon buste et mes hanches, et moins par les bras, comme une patineuse de vitesse, en rapprochant mes bras de mon corps, j’accélère plus naturellement.

A l’inverse, plus je vais écarter mes bras, et plus je vais agir comme un parachute qui freine l’accélération de l’ensemble.

Je pourrai chercher à frapper plus fort en agissant encore plus avec les bras, que j’irai moins vite, et moins loin !

Pour un golfeur qui serait plus débutant, cette notion de recherche d’accélération par les bras pourrait sembler naturel, mais en fait, c’est tout le contraire qui se produit.

En étant plus connecté, on transfère l’énergie plus vite, et on évite les déperditions.

J’ai testé cette technique sur le parcours. Dès que je suis resté connecté, j’ai gagné en contrôle de la direction, et en distance avec à la clé des bons résultats. Dès que j’ai perdu la connexion, j’ai lâché des coups à gauche.

De là, je me suis intéressé aux principes techniques enseignés par le Pro PGA américain Robin Symes, qui fait un commentaire très intéressant sur les erreurs et incompréhensions liés au travail sur la connexion.

Comprendre les éléments fondamentaux

Sur ce sujet, bien entendu, dans mon parcours de joueur amateur, j’avais vu ces nombreuses vidéos ou articles traitant de la connexion en plaçant une serviette sous les aisselles pour ressentir l’effet désiré.

Pour ma part, je n’ai jamais été vraiment convaincu par le résultat.

La démonstration de Symes a achevé de me convaincre.

Quand on place une serviette sous ses aisselles, on risque de créer une autre faute, et de faussement croire que l’on est plus connecté, or, ce n’est pas le cas.

En mettant une serviette sous les aisselles, vous accentuez la déconnection des épaules qui se déplacent vers l’avant par rapport au buste, croyant que vous avez rapproché les bras du buste, selon Robin Symes.

Résultat, alors que vous pensez être plus connecté au niveau buste-bras, vous avancez le club dans le plan, et vous créez un trop grand espace entre le club et votre corps.

Ce faisant, vous altérez le plan !

Au contraire, et j’ai trouvé son conseil beaucoup plus logique et cohérent, il vous invite à placer la serviette dans le dos, et non pas sur la poitrine, sous vos aisselles.

Cela vous invite à jouer avec le dos plus droit, les triceps connectés aux cotes, et les épaules ne sont pas en avant.

La correction est beaucoup plus pertinente car le club reste dans un espace restreint par rapport au corps. C’est l’exemple de la patineuse en recherche de vitesse qui rapproche les bras du corps.

Robin Symes illustre son propos, et décrit la faute.

Entre les deux exemples ci-dessus, on a l’impression que les deux swings sont connectés.

Pourtant, le deuxième est une faute, car le club n’est pas dans le plan à mesure que les épaules sont trop en avant, et créent un trop grand espace entre les bras et le ventre.

Concernant l’incompréhension s’agissant d’un swing de golf, Robin Symes relève le fait qu’il entend souvent « un takeaway en une seule phase ou un seul mouvement ».

Pour le pro, quand un golfeur essaie de tout déplacer en une seule fois (corps, bras, et club) tous ensembles, il crée plus tard dans le swing les conditions d’une déconnection.

Au contraire, il faut que les poignets restent relativement souples pendant le démarrage pour qu’ils puissent s’armer naturellement ensuite.

Une autre erreur pointée par le coach consiste à essayer de déplacer le club selon un plan très large, en éloignant le plus possible le club de son corps. Beaucoup d’amateurs tentent selon lui d’étirer leurs bras au maximum, tirant les épaules en-dehors de la posture. Naturellement, c’est ce qui crée une déconnexion.

On a vu plus haut que c’était une des fautes que je pouvais commettre.

En bref, tout ce qui pousse à changer le plan des épaules, et notamment à les pousser en avant (par exemple, en rentrant les épaules ou en les rapprochant du cou) crée une déconnexion.

Le meilleur moyen de bien comprendre une bonne connexion consiste encore à rester debout, se tenir naturellement droit, laisser les bras pendre, et vous verrez qu’ils tomberont naturellement le long du corps.

Testez, et vous verrez que cette position vous donne la même connexion quand vous tentez de faire un swing.

Si malgré cela vous avez les épaules en avant, ne cherchez pas à les reculer, mais au contraire, à faire des exercices pour améliorer votre posturologie.

C’est là où le travail avec un garçon comme Loïc Gambardalla, de BeAthletik peut avoir du sens : Corriger des problématiques de postures, qui par la suite, engendrent des compensations au niveau du swing.

Conclusion

Pour ma part, ce travail sur la connexion a changé mon swing bien que j’ai encore un sujet sur l’armement de mes poignets ou la trop grande rotation de ma hanche droite qui pourront faire l’objet de prochains sujets labo golf.

En attendant, une simple amélioration de cette connexion avec un feeling un peu étrange au début (pendant des années, j’ai swingué en déconnexion) m’a semblé améliorer la direction de mon swing, le chemin du club, et ma vitesse de swing.

Je pense avoir réduit plus naturellement ma direction de swing de 8-9 degrés à droite à moins de 4 degrés, et gagné entre 2 et 3 mph de vitesse de swing. Au driver, c’est une différence importante.

Et encore, si j’ai amélioré la connexion au démarrage, en ralentissant un peu mon geste à la montée, je n’ai pas encore le sentiment d’avoir su maintenir la connexion pleinement au retour, légèrement emporté par le driver avant la zone d’impact, sous l’effet de l’accélération.

Je vous encourage à ressentir cette connexion, et ou en discuter avec votre pro. Conclusion, de cet article, je ne dis pas que c'est facile. Cela demande du temps. En revanche, j'espère vous avoir sensibilisé à cette question de connexion pour que vous vous posiez la question sur votre swing.

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