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Coach de golf: Comment s'entrainer pour mieux jouer au golf

Le golf est un sport où on demande plus combien que comment. C’est un sport de score ! Pour scorer, il faut donc s’entraîner de manière pertinente, et notamment dans le domaine qui prend parfois plus de 50% du jeu : les approches et le putting.

Comment mieux jouer et surtout mieux scorer au golf?

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N’importe quel coach de golf pourra vous le dire, si vous n’êtes pas en mesure de réaliser un chip ou une approche lobée qui vous amène suffisamment près du trou, et que vous ne pouvez pas rentrer vos putts en deux ou même un coup, vous aurez beau taper des « avions » au drive, votre niveau de jeu et votre index avec lui ne baisseront pas.

Pour illustrer ce propos, nous avons essayé de «théoriser » une partie de golf pour trois niveaux de jeux distincts : le golfeur qui joue 6 au-dessus du par, 14 au-dessus du par (la grande moyenne des golfeurs) et 21 au-dessus du par, soit trois niveaux de jeux qui scorent moins de 80, moins de 90 et moins de 100.

Le but de cet exercice est de représenter la répartition des coups de golf sur une partie en fonction du niveau de jeu, mais surtout de démontrer l’importance du petit jeu et du putting.

Ce rappel semble important, car quand on se balade sur des practices de golf, il est toujours frappant de constater que la plupart des amateurs répartissent leurs temps d’entrainement entre 80% au tapis pour frapper des longs coups, et 20% autour du green et au putting, alors que cela devrait être l’inverse.

Répartition des coups des golf pour un amateur sur un parcours 18 trous

Sur ce tableau, nous avons travaillé à partir d’hypothèses :

Prenons un parcours de golf 18 trous et par 72, répartit en quatre par-3, dix par-4 et quatre par-5.

Partant du principe que l’on ne drive pas les par-3, on peut tabler sur une hypothèse de 14 drives joués au maximum par parties.

Pour les coups de fers, on doit au moins taper un coup pour tenter la régulation sur les par-3, et sur les pars-4, à moins de driver le green, on a systématiquement un deuxième coup à jouer depuis le fairway.

Pour rester dans le cas d’une hypothèse, on va prendre comme postulat de départ que le coup de départ et le deuxième coup sur chaque trou est nécessaire pour chaque golfeur quel que soit son index.

Par contre, on va aussi considérer que pour les trois niveaux de jeux, la distance et la précision vont varier, et c’est justement aux approches et au putting que la différence va se faire.

Tout ceci peut être contesté, mais il nous fallait un point théorique pour illustrer l’évolution de la part des approches et du putting dans le jeu de golf, et en fonction du niveau de maîtrise technique des différents joueurs.

Il en ressort que si par habitude, on a tendance à prendre un raccourci et dire que le putting, c’est 50% du jeu, en réalité, c’est plutôt entre 40 et 45%.

Par contre, si on ajoute les approches au putting, cela va de 59 à 65% du jeu !

A l’inverse, le driving ne représente en théorie que de 18 à 15% du jeu, et les coups de fers de 24 à 19% !

Certes, si vous êtes de plus en plus long et précis au drive et sur les coups de fers, vous diminuez la propension que vous avez à jouer des approches, et donc des putts.

Il y a donc bien une forme de logique dans l’entrainement classique de la plupart des golfeurs amateurs.

Mais le but de cet article qui s’adresse en réalité, majoritairement à des golfeurs qui jouent entre 90 et 100, et d’ouvrir des perspectives différentes sur l’entrainement, et illustrer qu’il y a un autre moyen pour faire baisser son handicap, tenant compte qu’en réalité, la part des amateurs capables de réaliser des progrès spectaculaires au jeu long est plus faible, car plus difficile à réaliser.

Et même les meilleurs golfeurs ont d’abord commencé par être des champions du « recovery », c’est-à-dire du sauvetage.

Ce que ne dit pas ce tableau, c’est combien de coups sont joués en-dehors du fairway !

Par exemple, une étude américaine à démontrer qu’un golfeur qui joue moins de 80, prend en moyenne 12 greens en régulations, plus de 80% de fairways en régulation, joue moins de 30 putts par tour, et rentre 3 birdies, et 12 pars par partie.

Niveau de jeu des golfeurs par index

A l’inverse, un golfeur d’index 15, la grande moyenne des golfeurs en France, ne prend que 46% de fairways en régulations, ce qui veut dire que dans plus de 50% des cas ou si vous préférez une fois sur deux, il va devoir se récupérer avec un coup d’approche.

Or ce n’est pas une fatalité, si on veut tout de même baisser son score !

La question est plutôt de savoir à quelle distance du trou, vos approches doivent-elles poser la balle pour que vous ayez une grande chance de rentrer un par ?

Astuce : Mesurer la proximité de vos approches par rapport à la cible.

1- Commençons par les chips en bord de greens tout en nous référant aux golfeurs sur le circuit professionnel pour les statistiques.

Marquer des points au chipping

A quelle distance du trou, les pros posent-ils leurs balles ?

Réponse : entre 60 et 90 centimètres, soit moins d’un mètre !

Combien de putts font-ils en moyenne depuis cette distance ?

Réponse : entre 95 et 99% de putts entrent dans le trou !

2- Sorties de bunkers à moins de 20 mètres du trou

Pour ce type de sortie de bunker, un professionnel du PGA Tour va poser sa balle entre 2,10 mètres et 2,70 mètres du trou en moyenne.

Réussir ses sorties de bunker

Cette statistique comprend le nombre de coups joués quel que soit l’état du bunker, du sable, la position de la lèvre, etc.

A moins de 3 mètres du trou, ces mêmes pros vont rentrer entre 45 et 55% des premiers putts qui vont suivre cette sortie de bunker.

Statistique qui monte entre 57 et 73% pour un golfeur faisant partie des 50 meilleurs joueurs du monde.

3- Approches depuis le rough en bord de greens

Quand un joueur professionnel manque le green et doit jouer depuis le green dans une distance inférieure à 25 mètres du trou, il excelle dans ce compartiment de jeu.

Approche depuis le rough en bord de green

Si ce golfeur fait partie du top 50 mondial, il arrive à sortir sa balle sans encombres dans 58% des cas.

En conséquence, les joueurs professionnels sont donc aussi bons pour sortir une balle du bunker que pour sortir une balle du rough.

Comprenez que les meilleurs golfeurs sont tout à fait capables de transformer un coup depuis le rough en opportunité de birdie ou de par.

En moyenne, un pro du PGA Tour qui va jouer une approche depuis le rough va poser sa balle entre 1,80 mètres et 2,40 mètres du trou.

Ce qui veut dire qu’à moins de 25 mètres du green, les pros peuvent taper un coup d’approche de n’importe quelle position, avec n’importe quel lie, et y compris le rough et se trouver en position de rentrer le putt derrière.

Entre 1,80 et 2,40 mètres, ils ont de 50 à 65% de chances de rentrer le putt suivant.

4- Coups de pitch autour du green

Quand un golfeur du top-50 du PGA Tour manque un green en régulation, et doit jouer entre 20 et 25 mètres du trou, il est toujours très bon dans ce compartiment de jeu, et notamment sur les balles lobées.

Réussir ses pitchs

A cette distance, et dans cette situation, il va réussir son coup entre 55% et 65% du temps, et va poser sa balle en moyenne entre 2,10 et 2,70 mètres du trou.

Derrière, il a entre 43 et 55% de chances de rentrer son premier putt.

5- Approches au sandwedge entre 45 et 70 mètres

A cette distance, un pro du PGA Tour va poser sa balle en moyenne entre 1,80 et 3,65 mètres du trou.

Sur le putt suivant, il a entre 50 et 75% de chances de rentrer son premier putt.

6- Approches au sandwedge entre 70 et 90 mètres

A cette distance, un pro du PGA Tour va poser balle entre 3,65 et 4,90 mètres du trou.

Approche à 100 mètres du mat

Sur le putt suivant, il a entre 20 et 30% de chances de rentrer son premier putt.

Une méthode infaillible pour mieux jouer au golf

Le pourcentage de chances de rentrer un putt dépend directement de la distance qui vous sépare du trou !

On peut ainsi parler d’une forte corrélation entre votre niveau de jeu aux approches, et votre score au putting.

C’est donc en travaillant les six situations que nous avons évoqué ci-dessus, que vous avez de grandes chances de pouvoir faire baisser votre nombre de putts, et de coups sur une partie de golf.

Pour cela, vous allez devoir être capable de mesurer vos propres performances au petit jeu.

  • A quelle distance moyenne du trou atterrissez-vous ?
  • Combien de fois arrivez-vous dans cette zone sur le nombre de coups joués ?

Ces deux notions sont indissociables.

Trop souvent, les amateurs ne peuvent répondre qu’à l’une des deux !

Rapport entre distance et nombre de putts

Par exemple, un amateur pourra dire que sur 45% de ses sorties de bunkers en bord de greens, derrière, il réussit le par !

Sauf que cela ne vous dit pas à quelle distance, il se trouve du trou en moyenne ?

Si la réponse est deux mètres, et bien, sachez qu’un pro rentre 56% de ses putts à cette distance.

Entre 45 et 56%, se situe votre exacte marge de progression possible par rapport à un pro qui passe son temps à jouer au golf.

Le fait de le savoir est indispensable pour savoir comment vous devez orienter votre entrainement.

Il ne sert à rien de passer des heures à vous entraîner dans un compartiment de jeu où votre potentielle progression est faible ou pire sans impact réel sur votre carte de score.

L’idéal pour bien s’entraîner quand on n’a pas un coach de golf à disposition (pour des raisons de budget), c’est de motiver un ami ou une amie pour s’entraîner à deux.

En plus de l’émulation et du fait que c’est plus amusant, et moins solitaire, l’entrainement devient plus motivant, et plus efficace, si vous êtes justement méthodique.

Choisissez une zone de travail, tapez dix balles, et mesurer exactement la distance qui vous sépare du trou.

Après avoir mesuré chaque balle, additionnez le total et divisez par dix pour connaître votre moyenne.

Poussez le bouchon à jouer chaque putt, et calculer ensuite le nombre de putts que vous avez entré dans cette situation.

Ainsi, vous aurez calculé votre degré de précision, et votre degré d’efficacité.

Une fois sur le parcours, ces deux éléments alimenteront grandement votre confiance, et cela vous aidera à mieux analyser votre jeu, et votre stratégie.

Bon entrainement,

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