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Sur quel plan déplacer le bras gauche pendant le backswing?

Comment placer le bras gauche pendant le backswing ?

Récemment un enseignant américain a réalisé une séquence d’images sur le placement du bras gauche pendant le backswing, et précisément jusqu’au sommet du swing. Il a surtout replacé cette partie spécifique du mouvement au centre d’une bonne question : Comment amener correctement le bras gauche pendant le swing, et quelles conséquences sur trajectoires de balles, distances, et régularités. A l’aide du trackman 4, nous allons essayé de distinguer en quoi cela peut être utile, et intelligible pour un amateur de golf.

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La bonne position du bras gauche au backswing

Pour Shawn Webb, un coach américain qui se met en avant sur les réseaux sociaux, on n’a jamais vu un golfeur professionnel talentueux déplacer le bras gauche de plus de 45 degrés à l’intérieur de la ligne par rapport à la cible, notamment du take-away jusqu’au sommet du swing,

A l'inverse, il constaterait chez beaucoup d’amateurs, un déplacement du bras gauche pouvant aller jusqu’à 45 degrés à l’intérieur, quand le club atteint son point le plus haut.

Ce sera illustré plus bas avec un graphique, mais cela voudrait tout simplement dire, selon ses propos, que les golfeurs auraient tendance à beaucoup trop déplacer le bras gauche derrière eux, et loin de la ligne idéale formée avec la cible.

Il a réalisé différentes mesures pour constater qu’il existait bien entendu des variantes selon les bons joueurs, et surtout dans le passé, avec les swings de Nicklaus, Hogan et d’autres, qui n’avaient pas accès à l’époque à toute la batterie d’outils technologiques qui nous permettent de mieux comprendre un swing de golf aujourd'hui, ce qui a pour conséquence d’ailleurs de favoriser une standardisation des swings, au moins chez les professionnels.

Il y a beaucoup moins aujourd’hui que par le passé de swing atypiques, même si l’exemple assez unique de Jim Furyk revient encore assez souvent à vos oreilles.

Pour beaucoup de golfeurs amateurs, souvent livrés à eux-mêmes sur un practice de golf ou pas toujours en cours avec un enseignant, finalement, Shawn Webb lance un bon débat : Où placer le bras gauche (pour un droitier) du début à la fin du backswing ? Le long de la ligne formée avec le Sol ? A l’extérieur ? A l’intérieur ?

Et finalement, posons-nous la question, quel intérêt ou impact sur le swing dans sa globalité ?

Pour la majorité des golfeurs amateurs, le swing doit permettre de délivrer une trajectoire de balle cohérente avec la cible visée, et en délivrant le plus d’énergie possible ou transmise à la balle.

Le bras gauche, souvent considéré comme directeur pour un droitier, ou inversement le bras droit pour un gaucher, va en fait jouer un rôle dans le déplacement du chemin du club pendant tout le swing.

D’un point de vue de la mécanique ou biomécanique d’un mouvement tel que le swing, il faut parler en segment, et même de synchronisation segmentaire.

Le bras gauche agit avec l’impulsion des épaules, du buste, et des hanches, tandis que son rôle est aussi de transmettre une vitesse dans la bonne séquence au club : C’est un relais.

Shawn Webb tend à démontrer qu’aucun bon joueur de golf, comprenez les professionnels, n’exagère le déplacement du bras directeur vers l’intérieur par rapport à une ligne à la cible.

Pour bien comprendre, il faut se placer au-dessus des épaules d’un golfeur pour comprendre qu’une ligne droite se matérialise au sol vers la cible.

Déplacer le swing trop à l’intérieur ou trop en profondeur, cela peut créer un risque d’aplatissement du swing, et en fait altérer le point d’impact le plus bas du swing avec le sol, ou créer un chemin très incurvé, ce qui en fin de compte, peut générer une plus forte dispersion latérale de la balle, ou en tout cas, un risque d’écarter la balle de sa cible finale.

Pour rappel, taper une balle droite demande de créer un chemin de club cohérent, et si possible, le plus neutre possible par rapport à la cible, et en même temps, déplacer la position de la face dans une direction convergente, et la plus neutre possible.

La position du bras gauche pendant le backswing peut donc en théorie dégrader ce double objectif, si incohérent ou pire, pas compris dans sa relation de cause à effet.

Tout seul au practice et sans radar, comment évaluer les causes/conséquences d’un mouvement de golf particulier par rapport l’entièreté du swing ?

Comment focaliser seulement sur la position du bras gauche ? C’est presque conceptuel.

Pour Karen Palacios-Jansen, une enseignante PGA aux USA « La forme qui décrit le mieux un swing de golf est un cercle. »

En fait, le rayon de ce cercle, au backswing comme le follow-through jusqu’au finish, est défini par la longueur du bras gauche (toujours pour un droitier).

Jusqu’à présent, on a toujours entendu que plus ce cercle est ample, et mieux c’est.

Mais au-delà des mots, c’est quoi un swing ample ? Pourquoi c’est mieux ? Parce que plus long, plus le club parcoure de chemin, et accélère pour générer la plus grande vitesse de swing ?

Quand un arc de swing est correctement réalisé pendant le backswing, le golfeur est censé pouvoir mieux déplacer les bras dans une position correcte au moment du downswing.

Soit le mécanisme cause/conséquence. Ce que vous faites correctement au backswing génère un bon downswing.

Avant l’impact, la position du bras gauche est en fait la clé pour les deux enseignants.

On en revient donc toujours au bras gauche.

Et si un bon swing de golf était tout simplement un swing qui place le bras gauche dans une position idéale au backswing, et juste avant l’impact ?

Pour un droitier, souvent la tentation est d’agir plus avec le bras et la main droite, et donc cueillir la balle pour la lever.

En fait, c’est plutôt un réflexe naturel à combattre pour amener le bras gauche au-dessus de la balle, et créer un angle d’attaque descendant (sur un coup de fer), et non pas remontant sous l’effet du côté droit.

C’est bien le rôle du bras gauche d’amener le club sur le bon plan, et la balle sur la cible.

Pour Karen Palacios-Jansen, un bon frappeur de balle créé un arc de swing large et puissant au moment du backswing, en permettant aux poignets de s’armer, toujours dans le but de les mettre dans le bon plan.

Elle tend à démontrer que le rôle du bras gauche se limite au moment où ce sont les poignets qui prennent le relais.

On pourrait considérer que l’armement des poignets est la borne qui matérialise la fin du déplacement du bras gauche dans l’espace.

Au moment où les poignets s’arment, le bras gauche doit avoir correctement placer le club.

Une autre clé du mouvement concernant le bras gauche consiste à utiliser la rotation du haut du corps pour amener le club au sommet sans que le bras gauche ait à plier. C’est l’autre borne de ce mouvement.

En fait, la plupart des amateurs feraient le contraire, souvent à cause d’un mauvais grip, et ensuite parce qu’ils n’arriveraient pas vraiment à armer les poignets. Conséquence, le club ne serait pas sur le bon plan.

Facteur rassurant, les enseignants nous expliquent qu’il n’est pas absolument nécessaire de swinguer comme un pro pour taper une balle contrôlée.

Cependant, il ne faut pas tout à faire l’inverse de ce qui est le bon mouvement.

Un golfeur débutant a tendance à perdre le contrôle du rayon du swing établi à l’adresse, un problème qui exacerbe le fait de ne pas trop tourner, et de ne pas amener le bras gauche correctement après l’impact.

Pour Palacios-Jansen, qui à la différence de Shawn Webb dépasse les constats, pour nous proposer une solution, le bon placement du bras gauche commence avec le grip.

Quand le grip repose correctement à la base des doigts de la main gauche (pour un droitier) et pas au milieu de la paume, le fait d’armer le club au backswing devient plus naturel.

La bonne position du bras gauche est aussi dictée par la rotation des épaules. Un bon frappeur de balle arrive justement à synchroniser ses bras avec la rotation de ses épaules.

La synchronisation facilite à la fois une rotation solide, et un bras gauche tendu.

Pour la coach, au contraire, les amateurs avec un index élevé arrêtent de tourner leurs épaules trop tôt, alors que pourtant ils laissent leurs bras aller derrière eux. Cela a pour effet de raccourcir l’arc de swing, et de mal positionner le bras gauche.

La coach a un exercice pour nous aider à mieux positionner bras gauche et bras droit.

Sans club, il s’agit de placer le bras gauche au sommet du swing, et en même temps d’utiliser la main droite comme une butée avec le poignet en extension, et le dos de la main droite qui exerce une pression contraire sur le poignet de la main gauche (une sorte de poussée).

Le bras gauche est alors en pleine extension. Les deux bras forment ce fameux triangle que l’on voit systématiquement chez tous les professionnels au sommet du swing.

De cette position, l’idée de la coach consiste à déclencher le downswing en tirant avec le côté gauche alors que la main droite ainsi positionnée doit agir comme une résistance.

Pour Palacios-Jansen, le résultat de son exercice est justement de nous expliquer comment amener la face de club square.

Soit l’explication de la relation entre position du bras gauche, et position de la face.

Cette coach a le mérite d’aller plus loin que Shawn Webb, alors que son exercice me paraît simple à mettre en oeuvre, et assez intuitif.

Shawn Webb a donc seulement le mérite de mettre en lumière le sujet du bras gauche à travers des schémas très parlants, comme illustrés plus haut.

Un enseignant que vous pourriez aller voir sur un golf approfondira beaucoup plus cette question du bras gauche, à l’image de cette coach, beaucoup moins connue, mais qui dépasse les constats pour commencer à formuler de vrais solutions.

Pour aller plus loin

Test avec un fer 7 de 3 positions pour le bras gauche : - de 10 degrés intérieur par rapport à la ligne cible (légèrement intérieur), + de 30 degrés intérieur par rapport à la ligne cible (très intérieur et pas recommandé), et + de 10 degrés par rapport à la ligne cible vers l’extérieur (risque de déconnexion bras-buste).

Avec le Trackman 4, j’ai donc testé les trois positions, en focalisant principalement ma concentration sur la position du bras gauche à l’élan (backswing).

-10 degrés intérieur, cela signifiait pour moi d’essayer de garder la position du bras gauche dans une sorte d’horizontale avec le sol, et au moins jusqu’à l’armement des poignets.

J’avoue ici ne pas avoir cherché la rotation maximum des épaules de peur de décaler le bras gauche trop à l’intérieur.

Ma vitesse de swing n’a donc pas été aussi rapide, mais ce n’était pas ce que je cherchais à tester.

Pour analyser ce mouvement, je vous propose seulement quelques datas : L’angle d’attaque, la direction du swing, le chemin de club, la position de la face à l’impact, la direction du lancement, la dispersion moyenne, et la distance totale.

Avec le mouvement recommandé, la moyenne de dispersion n’est que de 2 mètres sur la gauche pour 11 balles tapées dont vous trouverez ci-dessus le résultat moyen. 6 balles sur 11 sont dans un rayon d'actions de moins de 5 mètres autour de la cible centrale.

Ce qui s’explique par un chemin de club à 0,7 degrés (pratiquement neutre) et une face square (-0,5 degrés).

Avec le bras gauche plus à l’intérieur de la ligne, et d’environ 30 degrés ou plus, le chemin de club commence effectivement à suivre un chemin plus intérieur-extérieur pour le même joueur (+3,2°), et dans le même temps, à l’impact, il devient naturel de vouloir refermer la face (-2,8°).

La dispersion moyenne monte alors à 4,5 mètres sur la gauche (le double du cas précédent).

C’est marginal, mais la distance baisse aussi de 3 mètres (138 au lieu de 141 mètres).

Cela s’explique en partie aussi par une vitesse de swing légèrement moins rapide, comme si dans cette position du bras gauche, cela contraignait la capacité à donner de la vitesse (77 mp/h au lieu de 79 mp/h).

En revanche, cela ne change pas vraiment la qualité du contact, mais bien seulement la direction du lancement qui passe de neutre (-0,3°) à négatif (-1,6°).

Comprenez que cela lance la balle à gauche.

Dernier commentaire, en plaçant le bras gauche très à l’intérieur, l’angle d’attaque du club vers la balle n’est pas très descendant (-2°) alors que dans le précédent cas, il était plus naturel et plus prononcé (-4°).

Sur 11 balles, il n'y a pas vraiment de balles à la cible. Elles sont ou trop à gauche, ou trop courte à droite.

Dernier cas de figure, en cherchant cette fois à placer le bras gauche légèrement à l’extérieur de la ligne (c’est plus délicat pour un droitier de placer les épaules sur un axe très décalé vers l’extérieur sans déplacer le reste du corps), et environs +10 degrés, il y a un petit risque de déconnecter les bras du buste.

Toutefois cet exercice n’est pas sans intérêt, car la direction du swing change de plan et passe d’intérieur-extérieur à extérieur-intérieur pour -5°.

La position de la face dans ce cas de figure se retrouve plus souvent square en moyenne, par contre, la qualité de l’impact commence à faiblir franchement (le smash factor baisse, et l’angle d’attaque commence à être trop vertical).

La distance baisse nettement à 126 mètres de moyenne. La dispersion reste quant à elle assez contenue en largeur (seulement 1,4 mètres à droite en moyenne).

Sur 11 balles, il y a une grande irrégularité de profondeur.

En résumé, la position du bras gauche a bien un rôle majeur sur le chemin du club. Une position plus neutre (-10 degrés à l’intérieur) permet de neutraliser le chemin de club et réduire la dispersion.

L’angle d’attaque est plus naturel, et le contact permet une distance optimisée par rapport à sa vitesse de swing.

Un bras gauche trop à l’intérieur limite la vitesse de swing, réduit l’angle d’attaque, et augmente la dispersion en incurvant les balles de droite à gauche. Après on peut tout à fait vouloir rechercher cet effet dans un but bien précis…

Un bras gauche à l’extérieur de la ligne a pour conséquence de dégrader un peu la qualité du contact et aussi de limiter la vitesse de swing.

Le chemin change nettement de « intérieur-extérieur » à « extérieur-intérieur », ce qui peut avoir du sens pour certains profils de golfeurs et de swings, toutefois la précision n’en pâtit pas, la régularité est plus difficile, surtout chez un joueur qui n’a pas cette habitude.

La déconnexion des bras avec le buste est aussi une source d’irrégularité.

J’ai répété l’exercice avec le driver pour arriver au même constat.

Un bras gauche trop à l’intérieur de la ligne augmente l’écart du chemin de club avec la cible, ce qui favorise des balles en courbe, et dans mon cas, un draw à la limite du hook indésirable.

En revanche, à la différence d’un fer 7, c’est plus difficile dans mon cas, car contre-nature, de créer un chemin de club négatif (le club est plus long et le mouvement plus ample) par un placement du bras gauche à l’extérieur de la ligne.

A la rigueur, c’est un exercice pour m’aider à combattre la tendance naturelle à créer beaucoup de chemin intérieur.

Ci-dessus, le résultat Trackman avec une tentative de bras gauche plus neutre.

Comparativement au cas de figure du drive avec le bras trop à l’intérieur, le chemin de club n’est plus que de 2,2 degrés contre 4,7 degrés.

Résultat, et il reste bien à gérer la position de la face pour taper en ligne, cependant, les balles courbent beaucoup moins, soit ici 5,9 mètres à gauche contre 14 mètres à gauche dans le cas précédent !

Conclusion

Sans la démonstration de Shawn Webb, je n’aurai pas eu l’idée de m’intéresser à ce sujet en détail, et comprendre l’importance radicale du bras gauche par rapport au chemin du club.

L'enseignant pointe un élément clé du swing de golf pour réduire la dispersion.

Karen Palacios-Jansen va plus loin en donnant plus d’explications, et un début de solution.

Rien ne remplace l’expérimentation et les sensations, pour ma part, le fait de me focaliser sur le placement du bras gauche au-dessus de la ligne m’aide à générer un swing plus régulier et cohérent.

J’ai tapé d’excellentes balles, et des traits comme j’en ai rarement fait.

En revanche, cela ne fait pas tout.

J’ai remarqué que malgré un bon placement du bras gauche, je pouvais encore faire des fautes de rythme, et donc de position de la face à l’impact.

Malgré un chemin de club en ligne avec la cible, en précipitant mon mouvement, je pouvais fermer la face à l’impact, et donc sortir de la trajectoire.

En comprenant la relation entre bras gauche et chemin de club, je trouve que l’on contrôle mieux son swing, et on comprend mieux les différentes interactions, comme par exemple l’angle d’attaque, ou la position de la face à l’impact.

Ce que ne dit pas Shawn Webb ou Karen Palacios-Jansen, et c’est la limite des conseils en ligne, c’est vous de combien vous créez un écart, -10 degrés, -20 degrés, -30 degrés ou plus ?

C’est quelque chose à faire évaluer par un regard extérieur à défaut de le faire soi-même.

Pour vous aider, je trouve que le bon repère, c’est d’avoir la visualisation du bras gauche sur une ligne parallèle au sol et en relation avec la cible, jusqu'au moment d'armer les poignets.

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