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La biomécanique présente-t-elle un intérêt pour un amateur de golf?

La biomécanique présente-t-elle un intérêt pour un amateur de golf?

Ce terme paraît bien compliqué pour décrire le mouvement du swing. Quand on veut progresser au golf, on peut tout essayer, améliorer le putting, les approches, faire des incantations… La réalité, c’est qu’il faut dompter son propre swing pour produire un minimum de régularité et de consistance. Pour faire sensiblement baisser le score, il faut vraiment toucher plus de greens en régulation. Est-ce qu’il faut absolument comprendre la biomécanique d’un swing de golf pour parvenir à cet objectif ?

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Retranscription d'une expérience de la biomécanique

Le golf a ceci d’ingrat qu’il n’y a pas de prime pour des petits progrès ou des avancées partielles.

La maxime « C’est à la fin du bal qu’on paie les musiciens » prend tout son sens.

Pendant des mois, voire des années, vous pouvez progresser, mais ne pas arriver à un résultat concluant. Tout simplement, parce que tous les ingrédients de votre recette ne sont pas encore placés au bon endroit, et au même moment.

Prenons un exemple concret.

Si vous lancez votre club trop à droite de 10 degrés par rapport au centre du fairway*, et que vous arrivez après des semaines de practice à ramener le chemin du club à seulement 8 degrés, ce qui est déjà une performance. Vous avez progressé !

Sauf que cela ne se voit pas encore concrètement dans le résultat sur le parcours, puisque le résultat ultime est bien 0 degré pour lancer parfaitement droit.

*Soit vous lancez directement à droite de la cible, soit par un effet des mains, vous essayez de ramener la balle dans l’axe, ce qui crée les conditions d’une trajectoire droite-gauche.

Au golf, vous pouvez produire le geste que vous voulez. Il y a seulement deux impératifs : être régulier et maîtriser ce geste pour obtenir le résultat voulu au moment voulu.

Définir simplement la biomécanique

La biomécanique est un concept qui schématiquement vise à expliquer que le corps peut créer des mouvements complexes.

Ces mouvements, quand ils sont optimisés, peuvent permettre de lancer une balle de manière plus performante que simplement d’essayer de taper de toutes ses forces.

La définition de la biomécanique étant « l’étude des actions liées à des forces externes et internes du corps, et en particulier le fonctionnement du squelette ».

Avant d'approfondir, et en lien avec l’exemple précédent sur le degré d'écarts de la direction du club avec le centre du fairway, il faut déjà parler d’instruments de mesures.

La biomécanique n’a rien de virtuel. Pour dépasser le concept, il faut mesurer ces actions.

Les « launch monitors » type Trackman ou Flightscope, les capteurs type MySwing ou K-Vest, les caméras hautes fréquences, permettent à la fois de comprendre le comment, et le résultat.

C’est le premier écueil à passer pour un simple amateur.

C’est bien beau de parler de biomécanique, mais si vous n’avez pas accès à des moyens d’autocontrôles, comment travailler dans la bonne direction ?

Un launch monitor vaut au bas mot entre 12 et 25 000 euros

Un launch monitor, un minimum fiable ne vaut pas moins de 10 000 euros. S’équiper à un tel niveau de coût ne parait ni raisonnable, ni approprié pour 99% des amateurs de golf.

Reste la solution du pro-enseignant qui lui est équipé et propose cet enseignement.

Attention, il ne s’agit pas d’aller voir un pro qui sait ce qu’est la biomécanique en théorie, mais n’a pas les instruments de mesures. Ce serait comme aller voir un chirurgien sans table d’opération.

Pour avoir creusé le sujet pendant plusieurs années, j’ai compris que la biomécanique mettait sur le même plan deux critères fondamentaux : les capacités athlétiques, et la compréhension logique de ce qu’est vraiment intrinsèquement un swing de golf. Autrement, ce que vous avez en tête à propos d'un swing de golf : la façon dont vous l'imaginez ou le visualisez.

Pour les capacités athlétiques, ou plus simplement, ce que sait faire le corps à un instant donné, vous rentrez dans une dimension où le swing de golf ne peut pas échapper à une considération déjà physique ou de mécanique corporelle.

La performance va nécessairement passer par un travail sur le physique.

Découvrez ou relisez les sujets réalisés au cours de l’expérience BeAthletik avec Loïc Gambardella, justement un expert de cette question.

Sans masquer la vérité, commencer à ajouter une dimension d'entraînement physique dans la maîtrise du swing de golf ajoute une étape que beaucoup ne vont pas considérer comme naturelle, ou tout simplement n'imaginaient même pas. Ce n'est que du golf !

A ce stade, il faut se poser la bonne question : Est-ce que vous voulez vraiment progresser sur des bases solides ? Et qu'est-ce que vous êtes prêt à faire pour répondre positivement à cette première question ?

Qu’est-ce qu’un mouvement de swing ?

Pour la compréhension d’un swing de golf, tout le monde sait vaguement ce qu’est ce mouvement.

C’est d’ailleurs la partie la plus intéressante avec ce sujet, et notamment ce qu’il peut apporter comme vulgarisation.

Un swing… C’est :

un chemin de club (comment il se déplace),

un plan du club (sous quelle forme... à l'horizontale, à la verticale, entre les deux ?),

une direction du swing (tout droit face à la cible, à gauche de la cible, à droite de la cible et dans quelle proportion),

une position de la face à l’impact (square, ouverte ou fermée),

un angle d’attaque du club à l’impact (positif, neutre ou négatif),

un loft dynamique du club (la tête arrive-t-elle sous ou sur loftée par rapport à son loft initial et propre ?),

et enfin, une relation entre la face et le chemin du club (club à droite avec une face à droite, ou club à gauche avec une face à droite, et ainsi de suite selon plusieurs configurations possibles). L'idéal étant que la face soit square avec un club qui dirige vers le centre dans le cas où l'on veut taper au centre sans effets.

Si un jour, vous creusez les questions de biomécaniques, vous serez forcément amené rentrer dans ce niveau de détail.

Il y aura le swing théorique idéal, et votre swing.

Toute la question sera alors de réduire les écarts entre les deux, justement en comprenant mieux votre biomécanique propre, pour influer sur tous les paramètres listés.

Exemple de courbes et de données

Grosso modo, du professionnel jusqu’au débutant, nous arrivons à peu près tous à générer un swing.

Ce qui va faire la différence… c’est ce qui va se passer au niveau de la balle.

La translation du geste par rapport à une balle propulsée plus ou moins vite, et avec plus ou moins de contrôle.

A ce stade, oui, tous les golfeurs gagneraient à connaître les éléments cités ci-dessus qui se mesurent avec un « launch monitor ».

Ce ne serait pourtant pas encore suffisant. Il faut aussi apprendre à lire les données pour les interpréter avec justesse.

L’enseignement du golf par un moniteur ne pourra plus se faire durablement sans ces notions et les outils adaptés, sauf à faire de la grande initiation.

L’une des raisons des entraves aux progrès enregistrés par les amateurs tient non pas dans l’ignorance des mesures liées à leurs swings, mais surtout à l’ignorance des écarts, et la performance des exercices menés pour réduire ces écarts.

Si vous ne savez pas que vous avez une direction du swing sur une tendance de +5 degrés ouvert, comment voulez-vous le corriger, et surtout, imaginer que c’est pour cette raison que vous créez d’autres compensations ?

Pire, si vous travaillez cet aspect du swing, et que vous corrigez d’un degré sans le savoir. Le résultat n’est pas encore suffisant, et vous pouvez vous décourager, sans savoir que vous êtes en fait sur la bonne piste.

A ce stade, je ne fais encore que parler du résultat, et pas encore réellement du « comment ».

Quels sont les objectifs de la biomécanique appliquée à un swing de golf?

En résumé, la biomécanique a deux objectifs : vous rendre plus efficace, et éviter les blessures en exécutant le bon geste. C'est donc plutôt vertueux.

C’est bien un mauvais geste qui entraîne des risques de blessures, pas le swing de golf en tant que tel.

Le premier thème est abordé par la cinétique qui est l’étude des forces qui produisent un mouvement.

On parle de force dans deux cas au golf : les mains sur le grip, et les pieds au sol.

La force s’exprime soit par la gravité (le club bouge dans l’espace), soit par la pénétration dans l’air (le club bouge dans l’espace), soit enfin par la pression des mains sur le grip.

Cette pression sur le grip ne doit pas être sous-estimée.

C’est de loin, l’un des éléments les plus importants s’agissant de comprendre comment un club se déplace.

Le deuxième thème abordé concerne la cinématique. Il s’agit d’étudier le mouvement sans prendre en compte la force.

N’importe quel mouvement est même une séquence cinématique.

Ma séquence cinématique

Depuis des années, et même plus, quand on parle ou décrit un swing de golf, en fait, on parle de séquence cinématique.

L’aspect le plus intéressant avec la séquence cinématique est le fait de relever les vitesses de mouvements des différents segments du corps.

C’est pour cela que les adeptes de l’enseignement de la biomécanique parlent souvent de dissociation segmentaire.

Ce qui m’amène à une autre façon de définir un swing de golf.

Produire un swing de golf revient à donner de la vitesse maximale à une tête de club, par une vitesse maximum de l’action des mains, elles-mêmes actionnées par les bras, eux-mêmes actionnés par les épaules, actionnées par le buste, et premièrement déclenché par le bassin.

Ainsi, c’est une séquence de mouvements qui se suivent. Chaque segment doit transmettre de l’énergie au segment suivant.

Il faut donner la bonne vitesse au bon moment, et dans le bon ordre. C’est cela la difficulté d’un swing de golf.

Comprendre votre biomécanique n’est pas de la magie ou le résultat de hautes études scientifiques.

C’est simplement comprendre ce que vous faites en réalité et dans le détail, comprendre l’écart avec l’optimum, pour finalement identifier ce qu’il faut faire.

C’est valable pour quelqu’un qui joue 100, 90, 80 ou moins ! In fine, toute la question n’est pas d’atteindre un objectif de performance, mais plutôt en combien de temps.

Sur cette définition, la biomécanique a un intérêt pour un amateur. Toutefois, je n'élude pas la question du coût de l'apprentissage, du temps nécessaire, et des phases de doutes. J'y reviendrai dans la conclusion.

Quel regard porté sur le swing de golf ?

A partir de toutes ces connaissances que j’ai développé à la rencontre des experts français (Michel Delbos, Loïc Gambardella, Xavier Bretin, Guillaume Sauzet, Olivier Raynal, Jean-Jacques Rivet…), j’ai effectivement changé mon regard sur un swing de golf, et le mien en particulier.

J’ai pris conscience de ce qui était réellement en jeu.

Par exemple, l’importance du chemin du club ou de l’angle d’attaque dans ce qui est produit au niveau de la balle.

Bien entendu, visualiser la balle au practice reste un excellent moyen de comprendre ce que l’on a produit pour la faire voler de la sorte.

Avoir en plus des éléments factuels sur le déplacement du club et du corps permet de ressentir, et de quantifier son propre swing.

Toutefois, la connaissance ne suffit pas.

Je n’arrive toujours pas à exécuter un swing parfait.

En revanche, j’ai réduit certaines tendances, comme ma tendance à produire une courbe de droite à gauche très prononcée.

Ce que j’ai pu vérifier et mesurer avec un launch monitor. J’ai « réduit » mais pas nécessairement complètement « curé ».

Le véritable bénéfice étant que j’ai considérablement augmenté ma capacité à prendre plus de greens en régulation, passant de 4 à 8 en moyenne par tranche de 18 trous en l’espace de 12 mois. Ce qui n’est pas une fin en soi.

Ce qui revient à dire que je peux faire mieux mais aussi moins bien...C'est seulement là qu'un entraînement régulier est pertinent.

Dépasser les constats pour progresser concrètement

Pour beaucoup, ceux qui auraient peut-être tendance à survoler cette question, la biomécanique résume forcément quelque chose de compliqué, et donc de rebutant.

Dommage que le terme en français, comme en anglais, exprime quelque chose de technique.

Si vous prenez pourtant le temps de dépasser ce reflet, ce n’est pas si compliqué. C’est même l’expression simple du mouvement. Et des mouvements, nous en réalisons tous, de toutes sortes, tous les jours.

La biomécanique ne complexifie pas l’apprentissage du golf. Certes, on parle de chiffres.

Tout peut se résumer à une question de chiffres ou plutôt de datas. Avec les dernières technologies, vous pouvez capter tous les angles produits par le corps ou par le club.

Le piège, c’est à la rigueur de se perdre dans trop de chiffres, quand seulement quelques-uns suffisent.

Prenons un exemple.

Un jour où je testais le système MySwing avec plusieurs capteurs de la tête aux pieds, l’enseignant Guillaume Sauzet ne m’a parlé que d’un chiffre : celui de la rotation de ma hanche droite exprimée en pourcentage.

Comme je ne résistais pas avec ma hanche droite, la laissant partir au backswing avec le reste du haut du corps, je ne pouvais pas naturellement créer de retard entre le haut et le bas du corps, ce que d’autres appellent le X-factor stretch.

Il m’a fallu un instant pour comprendre ce qu’il fallait faire, à savoir restreindre l’action de ma hanche droite au démarrage du backswing.

En revanche, si j’étais parti à analyser tous les chiffres en même temps, à savoir toutes les datas pour la tête, les épaules, le buste, les hanches, les jambes, les genoux et les pieds… Je n’aurai jamais compris quoi faire.

Ce n’est pas compliqué… par contre, il faut savoir se concentrer sur un sujet à la fois.

Pour un pro, il ne s’agit pas simplement de s’équiper. Il faut aussi apprendre la pédagogie qui avec les outils. Savoir rendre des chiffres parlant comme si c’étaient tout simplement des phrases.

Exemple d'un golfeur pro qui réalise une parfaite dissociation entre le haut et le bas du corps

Est-ce que finalement la biomécanique présente vraiment un intérêt pour un amateur de golf ?

Oui, si vous allez au bout du processus.

C’est-à-dire qu’il faut du temps, prendre conseil auprès de véritables experts, qui en plus, savent vous simplifier les notions, et les objectifs, et enfin, pouvoir s’auto-contrôler le plus fréquemment possible avec des outils fiables et précis.

Non, si vous ne pouvez aborder le sujet que de manière parcellaire. S'intéresser aux données sur le swing sans s'intéresser au fonctionnement du corps ou l'inverse.

Ceci étant, pour des raisons de temps à passer, d'investissement (coût des équipements ou des formations) et aussi d'objectifs liés à ce qu'on attend de la pratique golfique (compétition plutôt que loisir), même si la biomécanique devrait s'adresser à tout le monde, ce n'est pas aujourd'hui réaliste de considérer que tous les golfeurs amateurs vont s'y intéresser, et s'y mettre résolument.

Mis à part la biomécanique, je n’aurai qu’un résumé de mon expérience à faire, fruit de nombreuses années, non pas à enseigner le swing de golf, mais à recevoir l’apprentissage d’un swing de golf… demandez-vous à quoi servent vos mouvements ?

Pour ma part, je suis arrivé à la définition suivante : le backswing ne sert qu’à placer le club dans l’espace (le plus loin possible et le plus dans le plan possible). Le downswing ne sert qu’à relancer le club vers la balle.

Tant et si bien que quand je joue au golf sur le parcours, je me répète seulement deux choses : Place le club, et relance.

« Place » me permet de penser à ne pas laisser partir le club trop à l’intérieur, ce qui justement produit une direction de swing et de lancement trop à droite pour ma part.

Alors que « Relance » me permet de penser à activer mon downswing, que par l’action des hanches, et non pas par le haut du corps, ce qui auparavant me faisait enrouler la balle trop à gauche de ma cible.

En résumé, c’est une synthèse de ma biomécanique. A vous de trouver la vôtre…

Tout est en fait une question de biomécanique… simplement comme Monsieur Jourdain dans le bourgeois gentilhomme : Faire de la prose sans le savoir.

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